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Comment préparer un bon Dvar Torah pour la table de Chabbat ? 🍷📖

Comment préparer un bon Dvar Torah pour la table de Chabbat ? 🍷📖

Dans cet article, nous allons répondre à deux grandes questions essentielles 🤔

La première :

Comment construire un bon Dvar Torah ?

Autrement dit :

  • comment choisir une idée simple mais profonde,
  • comment formuler une bonne question,
  • comment apporter une réponse claire,
  • comment utiliser une histoire ou une anecdote,
  • comment captiver son public,
  • et comment transmettre un message agréable, vivant et marquant.

La deuxième :

Où trouver une bonne idée de Dvar Torah ?

Nous verrons aussi :

  • dans quels livres chercher,
  • comment repérer une idée intéressante,
  • comment choisir une question qui parle au public,
  • comment transformer une idée lue ou entendue en un enseignement personnel,
  • et comment éviter de répéter mécaniquement un texte sans l’avoir vraiment compris.

Dans les articles précédents, nous avons vu pourquoi l’étude de la Torah est essentielle, puis comment étudier la Paracha de manière vivante et progressive.

Mais après l’étude vient une étape extrêmement importante :

la transmission 🎙️

Après une bonne semaine d’étude, le véritable accomplissement arrive souvent lorsque nous devons transmettre ce que nous avons appris :

  • à des amis,
  • à des élèves,
  • en famille,
  • ou à la table de Chabbat.

Et c’est justement là que beaucoup de personnes se sentent perdues.

Comment préparer un Dvar Torah intéressant ?

Comment parler sans ennuyer ?

Comment trouver une belle idée ?

Comment la construire pour qu’elle touche vraiment ceux qui nous écoutent ?

Essayons ensemble de répondre à ces questions.

La première chose : se mettre à la place du public 👥

Lorsque nous préparons un Dvar Torah, nous faisons souvent une erreur.

Nous pensons d’abord à :

  • ce que nous voulons dire,
  • ce qui nous impressionne,
  • ou ce qui nous semble profond.

Mais avant toute chose, il faut penser à l’auditeur.

En général, les personnes présentes veulent nous faire plaisir. Elles veulent nous écouter et nous encourager.

Mais elles veulent aussi passer un bon moment.

Notre objectif doit donc être de transmettre :

  • un enseignement enrichissant,
  • original,
  • profond,
  • mais surtout agréable à entendre.

À qui s’adresse votre Dvar Torah ? 👨‍👩‍👧‍👦

Avant de préparer un Dvar Torah, il faut absolument se poser une question simple :

Qui va m’écouter ?

On ne parle pas de la même manière à des adultes, à des débutants, à des personnes avancées ou à des enfants.

Si le public est composé d’adultes déjà habitués à l’étude, on pourra proposer une question plus fine, une réponse plus construite et une réflexion plus approfondie.

Si le public est composé de débutants, il faudra expliquer davantage le contexte, mais sans alourdir inutilement l’introduction.

Mais si le public est composé d’enfants, la méthode doit être très différente.

Un enfant n’écoute pas comme un adulte.

Avec des enfants, il faudra mettre davantage de réguech, de chaleur et de vie. Il faudra insister beaucoup plus sur l’histoire, sur les images, sur les émotions, et beaucoup moins sur la question et la réponse.

C’est pourquoi nous encourageons vivement les papas et les mamans à préparer des histoires de Torah à raconter à leurs enfants à la table de Chabbat.

C’est essentiel.

Une belle histoire racontée avec douceur peut parfois marquer un enfant pour toute sa vie.

Si le public est mixte — adultes et enfants — on pourra construire le Dvar Torah de façon équilibrée :

  • la question, la réponse et la conclusion parleront davantage aux adultes ;
  • l’histoire, elle, parlera aux enfants.

Et il ne faut pas croire que seuls les enfants aiment les histoires.

Les adultes aussi aiment écouter une belle histoire racontée avec simplicité et émotion.

Bien entendu, il faudra faire très attention à ne jamais effrayer les enfants.

Un Dvar Torah à la table de Chabbat ne doit jamais devenir un moment de tension, de peur ou de traumatisme.

Au contraire.

Il doit être un moment agréable, chaleureux, lumineux, qui donne envie aux enfants d’aimer la Torah et d’attendre avec joie la prochaine parole de Torah.

Une idée simple… mais pas simpliste ✨

L’idée choisie doit être simple.

Attention : simple ne veut pas dire vide ou sans profondeur.

Cela signifie qu’elle doit être :

  • claire,
  • fluide,
  • facile à suivre,
  • et compréhensible par le public.

Un Dvar Torah trop abstrait ou trop compliqué fatigue rapidement l’assemblée.

Très souvent, une idée courte mais bien expliquée marquera beaucoup plus qu’un développement extrêmement complexe.

La structure idéale d’un Dvar Torah 🏗️

En général, un bon Dvar Torah peut se construire autour de cinq éléments :

  1. Une courte introduction
  2. Une question
  3. Une réponse
  4. Une histoire ou une anecdote
  5. Une morale ou un message pratique

Bien entendu, l’ordre peut parfois changer.

Parfois l’histoire vient avant la réponse.

Parfois après.

Tout dépend du sujet.

L’introduction : aller à l’essentiel 🎯

L’introduction doit être courte.

Très courte.

Bien entendu, tout dépend du public.

Si nous parlons devant des personnes déjà avancées, inutile de refaire de longues introductions historiques.

Si nous parlons devant des débutants, nous devons simplement leur donner les informations nécessaires pour comprendre le sujet.

Pas davantage.

Le danger des longues introductions est immense :
avant même d’avoir commencé… nous avons déjà perdu l’attention du public.

La question : le cœur du Dvar Torah ❓

La question doit elle aussi être :

  • claire,
  • précise,
  • et relativement courte.

N’hésitez pas à vérifier que le public a bien compris la question.

Parfois, une personne veut immédiatement répondre. Dans ce cas, il peut être bon de lui demander d’attendre encore un instant et de se concentrer d’abord pleinement sur la difficulté.

Car si le public apprécie réellement la question… il appréciera beaucoup plus la réponse.

Attention à l’équilibre ⚖️

Il existe une erreur fréquente.

Parfois, on pose une question extraordinaire, impressionnante, presque spectaculaire…

… mais la réponse n’est finalement pas du tout au niveau de la question.

Le public reste alors un peu déçu.

Et parfois, c’est l’inverse :
nous possédons un enseignement magnifique, mais nous l’avons mal introduit.

Il ne produit donc presque aucun effet.

Il faut réussir à équilibrer :

  • la question,
  • la réponse,
  • et la manière de les présenter.

La réponse doit être :

  • vraie,
  • vérifiée,
  • solide,
  • et surtout répondre réellement à la question posée.

L’histoire ou l’anecdote 📚😊

L’anecdote est extrêmement importante.

Très souvent, le public oubliera une grande partie du développement… mais retiendra :

  • votre sourire,
  • et votre anecdote.

L’histoire ne doit pas forcément être celle d’un grand Rav.

Un vécu personnel peut parfois être encore plus fort.

S’il est bien raconté, bien présenté et bien intégré au sujet, il peut toucher énormément les gens.

L’anecdote permet :

  • de détendre l’atmosphère,
  • de renforcer la morale,
  • de faire sourire,
  • et surtout de marquer les esprits.

Le véritable trésor : l’histoire 📖✨

S’il fallait retenir une seule chose, ce serait probablement celle-ci :

Ne sous-estimez jamais la puissance d’une bonne histoire.

Très souvent, l’histoire constitue la pierre angulaire du Dvar Torah.

Tous les messages du monde passent plus facilement lorsqu’ils sont accompagnés d’une anecdote captivante.

Une histoire permet :

  • de faire sourire,
  • d’émouvoir,
  • de maintenir l’attention,
  • de rendre une idée concrète,
  • et surtout de la rendre mémorable.

L’histoire est tellement importante que, même si le début ou la fin de votre Dvar Torah est un peu confus, même si votre question n’était pas parfaitement claire ou si votre conclusion aurait pu être mieux formulée, le public vous pardonnera presque tout si l’histoire était bonne et bien racontée.

Pourquoi ?

Parce qu’une bonne histoire parle directement au cœur.

Elle crée une image, une émotion, un souvenir.

Et souvent, c’est précisément cette image qui restera dans l’esprit des auditeurs longtemps après que les détails du développement auront été oubliés.

N’oubliez jamais que dans bien des cas, le public oubliera une partie du raisonnement… mais se souviendra encore longtemps de l’histoire.

La morale : attention à ne pas écraser le public 🌱

Lorsque nous arrivons à la morale ou à l’application pratique, il faut faire très attention.

Ne soyons pas :

  • trop moralisateurs,
  • trop angoissants,
  • trop agressifs,
  • ni trop culpabilisants.

Le but d’un Dvar Torah n’est pas de matraquer l’assemblée.

Le but est d’élever, d’inspirer et de donner envie d’avancer.

Le plus grand défi : garder l’attention du public 👀

C’est probablement la chose la plus difficile.

Si vous réussissez à capter l’attention du public, alors vous avez déjà gagné une grande partie du travail.

Pour cela, il faut faire attention à certains détails très importants.

Par exemple, certaines expressions sont dangereuses.

Dire :
“Nous allons maintenant développer…”

… peut parfois effrayer inconsciemment le public.

Cette phrase donne l’impression :
“Préparez-vous… cela va être long.”

Et immédiatement, l’attention commence à retomber.

De la même manière, les introductions longues et compliquées font souvent perdre l’assemblée avant même que le Dvar Torah ait réellement commencé.

Faire vivre son Dvar Torah 🎙️

Il faut :

  • sourire,
  • regarder le public,
  • balayer la salle du regard,
  • créer un lien vivant avec les personnes présentes.

N’hésitez pas à dire :

  • “Comme toi, tu me l’avais raconté…”
  • “Tu te rappelles ce que nous avions vécu…”
  • “Comme nous l’avons déjà vu ensemble…”

Le public se sent alors intégré au récit.

Et lorsqu’un public se sent concerné… il écoute beaucoup plus attentivement.

Ne pas jouer un personnage 🎭

Dernier conseil très important :

Ne dites pas des choses qui sont totalement éloignées de votre personnalité ou de votre niveau.

Si l’idée développée est très élevée, présentez-la comme un objectif à atteindre, une direction, un idéal.

Le public ressent très vite lorsqu’une personne parle avec sincérité… ou lorsqu’elle joue un rôle.

Et finalement… combien de temps doit durer un Dvar Torah ? ⏳

Voici probablement la question la plus difficile…

Et pourtant la réponse est simple :

Entre 7 et 10 minutes maximum.

Le public ne peut généralement pas supporter davantage.

Mieux vaut un Dvar Torah court, vivant et agréable… qu’un long discours que personne n’écoutera jusqu’au bout.

Où trouver une idée de Dvar Torah ? 🔎📖

Maintenant que nous avons vu comment construire un Dvar Torah, une autre question se pose :

Où trouver les idées ?

Avant tout, il faut savoir de quels outils nous disposons.

Il est vrai que nous ne sommes pas toujours de grands adeptes d’une étude basée principalement sur Internet. Toutefois, il faut reconnaître qu’en voyage, en voiture ou pendant un trajet, écouter un cours de Torah peut être extrêmement profitable.

Les conférences et les cours audio constituent souvent une excellente source d’inspiration.

Un Rav peut développer plusieurs idées durant son cours. Il suffit parfois d’en saisir une seule pour construire tout un Dvar Torah.

Mais attention à un piège très fréquent.

Lorsque nous entendons une idée bien racontée, avec un bon ton, un sourire, une belle anecdote et un excellent rythme, nous sommes parfois tentés de la répéter exactement de la même manière.

Or, nous ne possédons pas tous le même talent d’orateur.

Ce qui a parfaitement fonctionné dans la bouche d’un conférencier expérimenté ne produira pas forcément le même effet dans la nôtre.

Parfois même, ce qui nous avait semblé très drôle ou très marquant tombe complètement à plat.

Le bon réflexe consiste donc à prendre l’idée, à la comprendre, à la digérer, puis à la reformuler avec ses propres mots.

Les livres : une source inépuisable 📚

La deuxième grande source d’idées reste bien évidemment les livres.

Je ne prétends pas que tous les livres disent la même chose.

Mais il est vrai que chaque Paracha possède plusieurs grands thèmes qui reviennent régulièrement.

Chaque auteur les développera avec :

  • sa sensibilité,
  • son expérience,
  • ses exemples,
  • ses histoires,
  • et sa façon particulière de présenter les choses.

Ainsi, en consultant plusieurs ouvrages, on découvre souvent différentes approches d’un même sujet.

Comment préparer ses notes ? 📝

Chaque personne possède sa propre méthode.

Certains préfèrent apprendre leur Dvar Torah par cœur.

D’autres écrivent l’intégralité de leur intervention.

D’autres encore préparent simplement quelques repères ou quelques titres de chapitres.

Toutes ces méthodes peuvent fonctionner.

Mais il existe un principe qui reste essentiel :

La fluidité.

Lorsque l’orateur passe son temps à regarder ses feuilles, à chercher ses idées ou à retrouver le fil de son raisonnement, le public perd rapidement sa concentration.

Le regard se détourne.

L’attention s’affaiblit.

Le rythme disparaît.

C’est pourquoi il est généralement préférable de connaître suffisamment son sujet pour pouvoir parler naturellement.

Ce que l’on peut lire… et ce qu’il vaut mieux éviter 📜

Bien entendu, certaines choses peuvent être lues.

Par exemple :

  • un verset précis,
  • une parole de nos Sages,
  • une citation exacte,
  • une formulation particulièrement importante.

Dans ces cas-là, la lecture est parfaitement légitime.

En revanche, lire tout son Dvar Torah du début à la fin est rarement une bonne idée.

La transmission de la Torah est avant tout une rencontre entre celui qui parle et ceux qui l’écoutent.

Plus cette rencontre est vivante, plus le message a de chances de toucher les cœurs.

Comment vérifier qu’une histoire est authentique ? 📚

La question revient souvent :

Peut-on raconter n’importe quelle histoire ?

Comment savoir si elle est vraie ?

Si l’histoire est un vécu personnel, il n’y a généralement pas lieu de s’inquiéter de sa véracité puisque nous en sommes nous-mêmes les acteurs ou les témoins directs.

Si l’histoire provient d’un cours ou d’un conférencier, il est souvent préférable de préciser simplement :

“J’ai entendu cette histoire de tel Rav” ou “J’ai entendu ce récit dans un cours.”

Concernant les livres, les sources sont généralement fiables.

Bien entendu, il arrive parfois que certains détails changent légèrement d’un ouvrage à l’autre.

Mais dans la majorité des cas, ce n’est pas très grave.

Ce qui compte avant tout, c’est le fond du message et l’enseignement que l’histoire vient transmettre.

En revanche, lorsqu’on rencontre deux versions très différentes d’un même récit, avec des éléments qui se contredisent réellement, il convient alors d’être plus prudent et de vérifier davantage avant de raconter l’histoire publiquement.

Faut-il préparer plusieurs idées ou une seule ? 🎯

Pour un débutant, je recommande très clairement :

Une seule idée.

Beaucoup de personnes pensent qu’elles vont impressionner leur public en apportant trois, quatre ou cinq idées différentes.

En réalité, elles obtiennent souvent l’effet inverse.

Le public finit par mélanger les notions.

Les messages se brouillent.

La conclusion devient moins claire.

Très souvent, une seule idée bien construite, bien racontée et bien développée aura beaucoup plus d’impact que plusieurs idées présentées rapidement.

L’objectif n’est pas de montrer tout ce que l’on sait.

L’objectif est de transmettre un message.

Que faire si le public n’écoute pas ou si quelqu’un interrompt ? 👂

C’est une situation que tous les orateurs rencontrent un jour ou l’autre.

Parfois, les conversations continuent.

Parfois, l’attention baisse.

Parfois encore, quelqu’un interrompt ou détourne involontairement l’attention du groupe.

Dans ces situations, j’ai souvent utilisé une méthode très simple :

Passer directement à l’histoire.

Si les personnes présentes n’ont pas suivi le début du développement, elles ne vont généralement pas se demander quel était exactement le lien avec ce qui précède.

En revanche, une bonne histoire capte immédiatement l’attention.

Elle crée un silence.

Elle réveille l’intérêt.

Elle redonne envie d’écouter.

J’ai utilisé cette méthode des dizaines de fois et elle fonctionne remarquablement bien.

Le but n’est évidemment pas de tromper le public.

Le but est de réussir à transmettre malgré tout au moins un message, une idée ou une émotion qui restera dans les esprits.

Et très souvent, l’histoire permet justement d’y parvenir.

Il existe également un petit “truc” d’orateur très efficace.

Si le public n’écoute plus, ne cherchez pas forcément à parler plus fort.

Au contraire.

Baissez légèrement le ton.

Ralentissez.

Puis dites d’une voix plus douce, presque confidentielle :

“Et maintenant… je vais vous raconter une histoire.”

Très souvent, ce simple changement de rythme et de ton capte immédiatement l’attention.

Le public sent qu’il se passe quelque chose de différent.

Les conversations s’apaisent.

Les regards reviennent vers vous.

Et l’histoire peut alors commencer à produire son effet.

Questions fréquentes ❓

Peut-on raconter plusieurs histoires dans un même Dvar Torah ?

Bien entendu.

Toutefois, si vous devez animer tout un Chabbat, il faut savoir gérer ses munitions.

Si dès le vendredi soir vous racontez toutes vos meilleures histoires et développez toutes vos meilleures idées, que vous restera-t-il pour le repas de Chabbat midi ?

Il est souvent préférable de conserver quelques cartouches pour les autres moments du Chabbat.

Est-il préférable de raconter une histoire personnelle ou une histoire de grands Rabbanim ?

Les deux ont leur charme.

Les histoires des grands Rabbanim nous inspirent et nous élèvent.

Mais les histoires personnelles possèdent un avantage extraordinaire : elles permettent de partager des sentiments, des détails vécus et des émotions authentiques.

Les gens demandent souvent :

“Où trouver de bonnes histoires ?”

En réalité, beaucoup n’ont qu’à puiser dans leur propre vécu.

Ils découvriront qu’ils possèdent déjà une multitude d’anecdotes intéressantes et parfois très enrichissantes à partager.

Peut-on lire entièrement son Dvar Torah sur une feuille ?

Je le déconseille fortement.

La lecture permanente d’une feuille casse le rythme, diminue le contact avec le public et disperse l’attention.

Le public sent immédiatement la différence entre quelqu’un qui lit et quelqu’un qui parle.

Les seules choses qu’il est généralement permis de lire sont :

  • un verset,
  • une citation précise,
  • une parole de nos Sages,
  • ou une formulation que l’on souhaite rapporter exactement.

Que faire si l’on oublie une partie de son intervention ?

Pas de panique.

Respirez profondément.

Souriez.

Le public est beaucoup plus indulgent qu’on ne l’imagine.

Il est souvent préférable de reconnaître simplement que l’on a perdu le fil plutôt que de paniquer.

Et si nécessaire, passez directement à l’histoire.

Très souvent, cela suffit pour relancer immédiatement l’attention de l’assemblée.

Est-ce grave d’être timide ?

La timidité peut effectivement représenter un obstacle lorsqu’il faut parler devant des inconnus.

Mais dans la majorité des cas, le Dvar Torah est présenté devant la famille ou des amis.

Dans ce contexte, la timidité devient beaucoup moins gênante.

Et il faut savoir une chose rassurante :

Une grande partie des excellents conférenciers sont en réalité des personnes naturellement timides.

Simplement, le public ne le sait pas.

Peut-on faire un Dvar Torah sans raconter d’histoire ?

Bien entendu.

Le modèle proposé dans cet article n’est qu’une méthode parmi d’autres.

Cependant, ne sous-estimez jamais la force d’une histoire.

Vous découvrirez avec l’expérience qu’elle possède quelque chose de presque magique.

Une bonne histoire permet souvent de transmettre un message avec beaucoup plus de force qu’un long développement théorique.

Faut-il faire participer le public ?

Bien sûr.

Lorsque l’attention commence à diminuer, il peut être très utile de solliciter l’avis du public.

Chacun aime donner son opinion ou proposer une réponse.

Toutefois, il faut savoir encadrer ces interventions.

Le but est de faire participer l’assemblée, pas d’ouvrir un débat interminable qui ferait perdre le fil du Dvar Torah.

Que faire lorsqu’on ne trouve aucune idée intéressante dans la Paracha de la semaine ?

Pour être honnête, je connais assez peu ce problème.

Chaque Paracha contient une quantité impressionnante d’idées, de questions, d’enseignements et de sujets passionnants.

Si malgré tout l’inspiration ne vient pas, relisez la Paracha.

Puis relisez-la encore.

Et si l’idée tarde toujours à apparaître, racontez simplement une histoire.

Comme nous l’avons déjà expliqué, cette histoire peut être personnelle.

Un souvenir, une anecdote ou un événement vécu peuvent parfaitement servir de point de départ.

Il ne restera alors qu’à en dégager une morale ou un enseignement pratique.

Conclusion 🌟

Préparer un Dvar Torah ne consiste pas seulement à transmettre des informations.

Il s’agit avant tout de :

  • transmettre une émotion,
  • faire aimer la Torah,
  • éveiller une réflexion,
  • et créer un moment vivant autour de la table de Chabbat.

Parfois, une seule phrase dite avec sincérité peut rester gravée pendant des années dans le cœur d’une personne.

Et c’est justement cela, la beauté de la transmission de la Torah.

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