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🌵 Les étapes difficiles de la vie : faut-il fuir ou réparer ?

🌵 Les étapes difficiles de la vie : faut-il fuir ou réparer ?

🌵 Les étapes difficiles de la vie : faut-il fuir ou réparer ?

Dans la paracha de Bamidbar, la Torah nous raconte l'épisode tragique des explorateurs. Envoyés pour découvrir la Terre d'Israël, ils reviennent avec un regard négatif et découragent le peuple. Au lieu de voir les bénédictions de cette terre extraordinaire, ils s'attardent sur ses difficultés.

La conséquence est terrible : toute cette génération devra errer quarante ans dans le désert, et seuls leurs enfants auront le mérite d'entrer en Terre Sainte. Comme le dit le verset :

« Quant à vous, vos cadavres tomberont dans ce désert. Vos enfants erreront dans le désert pendant quarante ans. »

Mais pourquoi ces quarante années de pérégrinations ? 🤔

Le désert devait être purifié

Rabbi 'Haïm de Volozhin explique une idée étonnante : les déplacements du peuple juif dans le désert n'étaient pas de simples voyages. Chaque étape avait pour but de purifier un endroit particulier de son impureté spirituelle.

Lorsque la nuée divine s'arrêtait quelque part, le peuple installait son camp et le Michkan. Puis, après quelques jours, quelques mois ou parfois même plusieurs années, la nuée se remettait en marche et tout le monde repartait vers une nouvelle étape.

Pourquoi certaines étapes étaient-elles très courtes alors que d'autres duraient longtemps ?

Parce que certains lieux nécessitaient davantage de réparation que d'autres.

Le grand paradoxe

Voici le paradoxe surprenant :

📍 Dans les endroits où il y avait peu d'impureté, les choses se passaient bien. On priait avec facilité, on étudiait avec enthousiasme, l'ambiance était agréable. Pourtant, on ne restait que peu de temps.

📍 En revanche, dans les endroits où il y avait beaucoup d'impureté, les difficultés se multipliaient. Les tensions apparaissaient, le découragement aussi, et pourtant c'est précisément là que l'on restait le plus longtemps.

Autrement dit :

✅ Les endroits où l'on avait envie de rester, on les quittait rapidement.

❌ Les endroits où l'on voulait partir, on devait y demeurer.

Pourquoi ? Parce que c'était là que se trouvait le travail à accomplir.

Les jours d'amour et les jours de haine

Rabbenou Tam parle dans son Séfer Hayachar des « jours d'amour » et des « jours de haine ».

❤️ Les jours d'amour sont ces périodes où tout semble sourire :

  • La santé est bonne.
  • La famille est unie.
  • La parnassa est stable.
  • L'étude progresse.
  • La prière est agréable.

On a alors l'impression que le Roi a ouvert les portes de son trésor et nous invite à nous servir.

Mais il existe aussi des jours plus difficiles.

💔 Les jours de haine sont ces moments où rien ne semble fonctionner :

  • La fatigue s'accumule.
  • Les tensions familiales apparaissent.
  • Le travail devient compliqué.
  • L'étude manque de saveur.
  • La prière paraît plus difficile.

Face à ces périodes, beaucoup sont tentés de baisser les bras.

Pourtant, la Torah nous enseigne exactement l'inverse.

C'est précisément là qu'il faut travailler

Lorsque le peuple arrivait dans un endroit chargé d'impureté, il ne fuyait pas.

Il restait.

Il travaillait.

Il réparait.

Il transformait l'endroit.

C'est une leçon fondamentale pour notre vie.

🏠 Lorsque le chalom baït traverse une période difficile, ce n'est pas le moment d'abandonner. C'est le moment de reconstruire les liens.

👨‍👩‍👧 Lorsque les relations avec les enfants deviennent compliquées, c'est le moment de leur consacrer davantage de temps, d'écoute et d'attention.

💼 Lorsque le travail traverse une crise, c'est parfois l'occasion de repenser son organisation, de corriger certaines erreurs ou même d'envisager une nouvelle direction.

Le robinet qui fuit

Imaginez un robinet qui goutte légèrement.

On a tendance à repousser la réparation.

Mais lorsqu'il éclate soudainement et que l'eau jaillit partout, que fait-on ?

🚰 On appelle immédiatement le plombier.

On agit.

On répare.

On ne baisse pas les bras.

Les difficultés de la vie fonctionnent souvent de la même manière.

Les crises nous signalent qu'il y a quelque chose à corriger, à renforcer ou à reconstruire.

Grandir grâce aux épreuves

Bien sûr, personne ne demande des épreuves.

Nous demandons tous à Hachem des jours d'amour, de réussite et de sérénité. 🙏

Mais lorsque les moments difficiles se présentent, la Torah nous enseigne à ne pas les considérer uniquement comme une souffrance.

Ils peuvent devenir des occasions de croissance.

Car ce sont souvent les périodes les plus difficiles qui nous permettent de nous élever le plus haut.

🌟 Ne fuyons donc pas systématiquement les défis.

🌟 Cherchons ce qu'ils viennent nous apprendre.

🌟 Utilisons-les pour réparer, progresser et grandir.

C'est précisément le message que nous transmet le long voyage du peuple juif dans le désert : lorsque la difficulté apparaît, ce n'est pas toujours le signal de partir... c'est parfois l'invitation à travailler et à transformer l'endroit où nous nous trouvons.

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