Par quoi commencer quand on veut Ă©tudier la Torah ? đâš
Dans cet article, nous allons rĂ©pondre Ă plusieurs questions essentielles đ€
- Pourquoi lâĂ©tude de la Torah est-elle si importante dans le judaĂŻsme ?
- Pourquoi ne suffit-il pas simplement dâaccomplir les mitsvot ?
- Hachem veut-Il rĂ©ellement que lâhomme comprenne ce quâil fait ?
- Par quoi un débutant ne doit-il surtout pas commencer ?
- Faut-il commencer par la Kabbale ou le Talmud ?
- Peut-on étudier uniquement grùce à Internet ?
- Lire la Bible en français est-il suffisant ?
- Quels livres sont les plus adaptés pour débuter ?
- Comment étudier concrÚtement un livre de Torah ?
- Pourquoi les questions sont-elles si importantes dans lâĂ©tude?
Pourquoi lâĂ©tude de la Torah est-elle essentielle? đ
Avant mĂȘme de se demander par quoi commencer, il faut comprendre un principe fondamental : lâĂ©tude de la Torah nâest pas un simple complĂ©ment dans la vie juive. Elle en est le cĆur.
La vie dâun Juif tourne autour de la Torah. Bien sĂ»r, beaucoup de Juifs nâĂ©tudient pas, ou trĂšs peu. Mais cela ne change pas le principe : peut-ĂȘtre ne savent-ils tout simplement pas Ă quel point lâĂ©tude occupe une place centrale dans le judaĂŻsme authentique.
Ă travers le Talmud, les commentateurs, les maĂźtres du Moyen Ăge jusquâĂ nos jours, nous voyons que lâamour de la Torah a brĂ»lĂ© dans le cĆur de millions de Juifs, gĂ©nĂ©ration aprĂšs gĂ©nĂ©ration.
Pourquoi ne suffit-il pas simplement dâaccomplir les mitsvot? đŻïž
Il existe plusieurs réponses essentielles.
Dâabord, les mitsvot seules ne remplissent pas toujours toute la vie intĂ©rieure de lâhomme. La Torah ne nous demande pas seulement dâagir, mais aussi de comprendre, de rĂ©flĂ©chir et dâintĂ©rioriser.
Ensuite, lâĂ©tude de la Torah est elle-mĂȘme une immense mitsva.
Enfin, Hachem veut que lâhomme comprenne ce quâil fait. Certes, dans un premier temps, il faut accomplir mĂȘme lorsquâon ne comprend pas encore. Mais Ă long terme, la volontĂ© divine est que nous pĂ©nĂ©trions le sens de nos actes.
NaassĂ© VĂ©nichma : accomplir et comprendre đ
Au moment du don de la Torah, le peuple juif proclama : NaassĂ© VĂ©nichma â nous accomplirons et nous comprendrons.
Nos Sages enseignent que chaque Juif reçut alors deux couronnes : une pour le ânous accomplironsâ et une autre pour le ânous comprendronsâ.
Cette idĂ©e est extraordinaire. AprĂšs tous les miracles de la sortie dâĂgypte, les Juifs auraient pu accepter la Torah simplement comme des soldats reçoivent un ordre. Pourtant, Hachem les couronna aussi pour leur volontĂ© de comprendre.
Cela nous enseigne que la Torah ne veut pas seulement une obĂ©issance extĂ©rieure. Elle veut former lâesprit, le cĆur et la comprĂ©hension de lâhomme.
La Torah : une sagesse infinie âš
LâĂ©tude de la Torah permet de dĂ©couvrir les finesses des commandements, la profondeur de la volontĂ© divine, et la diffĂ©rence entre une Torah authentique et des idĂ©es inventĂ©es par les hommes.
Plus on lâĂ©tudie, plus on dĂ©couvre sa grandeur.
Certains commentateurs comparent cela Ă un avion aperçu dans le ciel. Vu de loin, il paraĂźt minuscule. Mais plus on sâen approche, plus il grandit, jusquâĂ apparaĂźtre dans toute son immensitĂ©.
La Torah ressemble Ă cela. De loin, certains pensent quâil sâagit dâun simple livre ancien. Mais lorsquâon commence Ă lâĂ©tudier rĂ©ellement, on dĂ©couvre un monde immense, profond et vivant.
Par quoi ne faut-il pas commencer? â ïž
TrĂšs bien. Soyons maintenant concrets.
Par quoi un débutant doit-il commencer ?
Mais avant de répondre à cette question, il faut dire clairement par quoi il ne doit pas commencer.
Ne pas commencer par la mystique
Les livres de Kabbale, de mystique ou de secrets profonds de la Torah sont à écarter absolument pour un débutant.
Non, le terme nâest pas trop fort.
On ne construit pas une maison par le toit. Avant dâentrer dans les dimensions les plus profondes de la Torah, il faut acquĂ©rir des bases solides, claires et Ă©quilibrĂ©es.
Ne pas commencer seul par le Talmud
Commencer seul lâĂ©tude du Talmud avec une Guemara traduite en français est fortement dĂ©conseillĂ© dans un premier temps.
LâĂ©tude du Talmud demande une mĂ©thode, des introductions, des repĂšres et de nombreuses connaissances. Sans cela, le dĂ©butant risque de se perdre et de passer Ă cĂŽtĂ© des finesses qui donnent justement tout le plaisir de lâĂ©tude.
Si vous voulez commencer le Talmud, cherchez une maison dâĂ©tude, un Rav compĂ©tent ou un cadre sĂ©rieux.
Internet peut aussi aider : certaines plateformes proposent des Ă©tudes en binĂŽme par Zoom ou par tĂ©lĂ©phone, parfois gratuitement. Câest une possibilitĂ© extraordinaire pour celui qui nâa pas encore de cadre dâĂ©tude proche de chez lui.
Internet : utile, mais pas suffisant đ
Internet offre aujourdâhui de nombreux cours de Torah de grande qualitĂ©. On y trouve des Rabbanim remarquables, des cours clairs, des messages puissants.
Mais il ne faut pas construire toute son étude uniquement sur des vidéos.
Les cours en ligne doivent rester un complĂ©ment, une inspiration, un ajout. La vraie construction passe par le texte, la rĂ©flexion, les questions, lâeffort personnel et, autant que possible, la transmission dâun maĂźtre Ă un Ă©lĂšve.
Il faut aussi ĂȘtre prudent : tout ce qui se prĂ©sente comme Torah sur Internet nâest pas forcĂ©ment Torah authentique. Il faut privilĂ©gier des sites sĂ©rieux, des Rabbanim reconnus, et se mĂ©fier des discours trop sĂ©duisants, trop flous ou trop Ă©loignĂ©s de la tradition.
Lire la Bible en français : est-ce suffisant? đ
On pourrait penser quâil suffit de commencer par lire la Bible en français.
Câest utile, bien sĂ»r. Une traduction française aide Ă comprendre certains mots et le sens gĂ©nĂ©ral des versets.
Mais lue seule, comme un simple texte français, elle ne donne pas toujours le goĂ»t vivant de lâĂ©tude.
La Torah nâest pas seulement un texte Ă lire. Câest un monde Ă dĂ©couvrir.
Alors par quoi commencer? â
Le meilleur conseil est de commencer par un livre accessible, vivant et structuré sur la Paracha.
Un livre qui ne se contente pas de traduire, mais qui accompagne.
Un livre qui explique, Ă©claire, pose des questions, apporte des rĂ©ponses, raconte des histoires, et donne progressivement le goĂ»t de lâĂ©tude.
Câest prĂ©cisĂ©ment dans cet esprit quâa Ă©tĂ© conçue la collection La Paracha â Leket Eliaou.
Certains diront peut-ĂȘtre : âVoilĂ , il fait maintenant la publicitĂ© de son livre.â
La remarque est lĂ©gitime. Mais la rĂ©ponse est simple : ce livre a justement Ă©tĂ© Ă©crit pour cela. Il a Ă©tĂ© conçu pour aider le lecteur francophone, mĂȘme dĂ©butant, Ă entrer dans lâĂ©tude de la Torah de façon claire, agrĂ©able et structurĂ©e.
Dans un autre style, Le Midrach raconte est également un excellent ouvrage pour acquérir des connaissances de base sur la Torah à travers les récits et les enseignements du Midrach.
Comment Ă©tudier concrĂštement? đ§
La Torah ne se lit pas comme un roman.
Elle se travaille.
Il faut sâarrĂȘter sur une idĂ©e, rĂ©flĂ©chir, relire, poser des questions, essayer de comprendre ce quâun enseignement vient changer dans notre maniĂšre de voir les choses.
Un excellent conseil est dâessayer de ressortir ce que lâon apprend : en parler avec quelquâun, lâexpliquer, le partager, poser ses questions.
Je me souviens dâune personne qui mâavait achetĂ© une collection de livres. Je lui avais proposĂ© de mâappeler lorsquâil aurait des questions. Finalement, nous avons eu une correspondance tĂ©lĂ©phonique presque chaque semaine pendant plus dâun an et demi.
Il me racontait ce quâil avait lu, ce quâil avait compris, ce qui lâavait surpris, ce qui lâavait marquĂ©, et les points qui nĂ©cessitaient une explication plus profonde.
Cette expĂ©rience fut trĂšs enrichissante, pour lui comme pour moi. Elle mâa permis de mieux comprendre comment les lecteurs perçoivent les enseignements de la Torah.
Jâai aussi remarquĂ© une chose magnifique : chacun est touchĂ© par des idĂ©es diffĂ©rentes. Un commentaire qui bouleverse lâun peut laisser lâautre indiffĂ©rent. Une histoire peut amener une personne Ă une conclusion, et une autre personne Ă une rĂ©flexion totalement diffĂ©rente.
Câest toute la beautĂ© de la Torah.
Lâimportance des questions â
Nos maĂźtres enseignent que la valeur numĂ©rique du mot Adam â homme â est 45, comme le mot Mah â quoi.
Le âquoiâ reprĂ©sente lâinterrogation.
Cela nous enseigne que lâessence de lâhomme est de poser des questions, de rĂ©flĂ©chir, de ne pas rester passif face Ă un enseignement reçu.
Dans lâĂ©tude de la Torah, une bonne question vaut parfois plus quâune rĂ©ponse rapide.
Il faut mĂȘme apprendre Ă sâarrĂȘter devant une question. Si nos Sages ont posĂ© une question, câest quâelle contient dĂ©jĂ une profondeur. Se prĂ©cipiter vers la rĂ©ponse risque de nous faire perdre la richesse de lâenseignement.
Réfléchir, méditer, retourner la question dans son esprit : voilà ce qui ouvre parfois les plus grandes portes de compréhension.
Car la Torah ne veut pas seulement transmettre des informations.
Elle veut apprendre Ă lâhomme Ă penser.
Questions frĂ©quentes â
Peut-on Ă©tudier la Torah mĂȘme lorsquâon travaille toute la journĂ©e ?
Bien entendu. Des centaines de milliers de Juifs le font chaque jour.
Ceux qui Ă©tudient constamment toute la journĂ©e sont malheureusement peu nombreux. Pour la majoritĂ© des gens, la vie juive consiste justement Ă allier le travail et lâĂ©tude.
Dâailleurs, nos Sages enseignent quâil sâagit lĂ dâun Ă©quilibre magnifique : le travail permet Ă lâhomme dâexploiter les capacitĂ©s de son corps et dâagir dans le monde matĂ©riel, tandis que lâĂ©tude de la Torah Ă©lĂšve son potentiel spirituel et nourrit son Ăąme.
Une femme doit-elle également étudier la Torah?
Bien entendu.
Il est vrai que certains domaines de lâĂ©tude ne sont pas forcĂ©ment adaptĂ©s Ă la nature fĂ©minine, comme certaines formes dâĂ©tude approfondie du Talmud.
Mais les femmes sont pleinement concernĂ©es par lâĂ©tude de nombreux sujets : les lois qui les concernent, le Moussar, les rĂšgles morales, la foi, lâĂ©ducation, la pensĂ©e juive et bien dâautres domaines encore.
Et dâailleurs, nous encourageons les femmes Ă Ă©tudier la Torah le plus possible.
Est-ce grave si lâon Ă©tudie peu au dĂ©but ?
Rien de grave.
Respirons profondément.
LâĂ©tude de la Torah doit ĂȘtre vĂ©cue avec joie, passion et sĂ©rĂ©nitĂ©.
Chacun avance Ă son niveau. Bien entendu, le but est de progresser, dâajouter peu Ă peu, de grandir. Mais cela doit se faire sans stress excessif ni tension permanente.
LâĂ©tude de la Torah est-elle rĂ©servĂ©e uniquement aux religieux ?
Non.
Tout Juif est concernĂ© par lâĂ©tude de la Torah.
La Torah est lâhĂ©ritage de tout le peuple juif.
En revanche, il sera interdit de lâĂ©tudier avec des intentions mauvaises ou perverses.
Peut-on aimer la Torah mĂȘme sans tout comprendre ?
En réalité, personne ne comprendra jamais totalement la Torah.
Il sâagit dâune sagesse infinie.
MĂȘme lorsquâon pense avoir compris une idĂ©e, on dĂ©couvre ensuite des profondeurs nouvelles, des nuances supplĂ©mentaires et des dimensions encore cachĂ©es.
Et justement, cette recherche permanente de comprĂ©hension dĂ©veloppe lâamour de la Torah.
Comme lâenseignent nos maĂźtres : la Torah, Hachem et IsraĂ«l ne font quâun.
Celui qui veut se rapprocher dâHachem et dĂ©velopper lâamour de Dieu doit donc se lier Ă la Torah.
Peut-on commencer Ă Ă©tudier la Torah Ă nâimporte quel Ăąge ?
Bien sûr.
Mieux vaut tard que jamais.
Nous avons personnellement connu des personnes qui ont commencé trÚs tardivement et qui ont pourtant atteint un niveau remarquable.
Leur expĂ©rience de vie fut mĂȘme parfois pour elles une aide prĂ©cieuse.
Nos Sages enseignent dâailleurs que le grand Rabbi Akiva commença sĂ©rieusement son Ă©tude de la Torah Ă lâĂąge de quarante ans. Et câest justement grĂące Ă toute son expĂ©rience de vie quâil rĂ©ussit ensuite Ă atteindre des sommets extraordinaires.
Pourquoi certaines personnes étudient-elles la Torah jour et nuit ?
Comme nous lâavons expliquĂ© prĂ©cĂ©demment, la Torah est une sagesse infinie, profonde et passionnante qui Ă©veille lâĂąme.
Il nâest donc pas Ă©tonnant que certaines personnes veuillent sây consacrer jour et nuit.
Dâautre part, dans toutes les gĂ©nĂ©rations, ces hommes ont assurĂ© la pĂ©rennitĂ© du peuple juif et la transmission de la Torah.
Nous leur devons énormément.
Faut-il ĂȘtre trĂšs intelligent pour Ă©tudier la Torah?
Non.
La Torah aide justement lâhomme Ă dĂ©velopper son intelligence.
Selon nos maĂźtres, lâĂąme possĂšde une immense capacitĂ© de comprĂ©hension, mais celle-ci est parfois recouverte par diffĂ©rentes âĂ©corcesâ spirituelles qui empĂȘchent lâhomme dâexprimer pleinement son potentiel.
GrĂące Ă lâĂ©tude de la Torah, lâhomme affine progressivement son esprit, purifie son Ăąme et dĂ©veloppe sa comprĂ©hension.
La Torah apporte avec elle la sagesse et lâintelligence.
Pourquoi certaines personnes abandonnent-elles rapidement lâĂ©tude de la Torah ?
Les raisons peuvent ĂȘtre nombreuses.
Parfois, certains comportements ou certaines fautes empĂȘchent lâĂąme de sâĂ©lever correctement et rendent lâĂ©tude plus difficile.
Mais trĂšs souvent, le problĂšme vient aussi dâun mauvais dĂ©part : une mĂ©thode inadaptĂ©e, des sujets trop complexes, ou des thĂšmes qui ne correspondaient pas encore au niveau ou Ă la personnalitĂ© du dĂ©butant.
Câest prĂ©cisĂ©ment pour cette raison que nous avons insistĂ© dans cet article sur lâimportance de bien choisir ses premiers sujets dâĂ©tude.
Il existerait encore beaucoup dâautres raisons, et peut-ĂȘtre consacrerons-nous un jour un article entier Ă cette question.
LâĂ©tude de la Torah peut-elle rĂ©ellement transformer une personne ?
Absolument.
En plusieurs dizaines dâannĂ©es dâenseignement du Talmud et de la Torah, nous avons assistĂ© Ă de vĂ©ritables mĂ©tamorphoses.
De nombreuses personnes se sont confiĂ©es Ă nous en affirmant que sans lâĂ©tude de la Torah, elles seraient devenues des personnes extrĂȘmement dures ou dĂ©sagrĂ©ables.
La Torah leur a permis de mieux se connaĂźtre, de travailler leur personnalitĂ© et de sâĂ©lever intĂ©rieurement.
Peut-on étudier la Torah uniquement pour développer sa culture générale ?
Dans un premier temps, oui.
Nos Sages enseignent :
âŚŚąŚŚŚ ŚŚąŚĄŚŚ§ ŚŚŚ ŚŚȘŚŚšŚ Ś©ŚŚ ŚŚ©ŚŚ Ś©ŚŚȘŚŚ Ś©ŚŚ ŚŚ©ŚŚ ŚŚ ŚŚ©ŚŚâ
âLâhomme doit toujours Ă©tudier la Torah, mĂȘme avec des motivations imparfaites, car Ă travers cela il finira par lâĂ©tudier pour les bonnes raisons.â
Bien souvent, lâĂ©tude commence pour une raison extĂ©rieure⊠puis peu Ă peu lâhomme dĂ©couvre la beautĂ© profonde de la Torah elle-mĂȘme.
Pourquoi lâĂ©tude de la Torah procure-t-elle autant de plaisir Ă certaines personnes ?
Goûtez-y⊠et vous comprendrez.
Câest probablement la meilleure rĂ©ponse que lâon puisse donner Ă cette question.
Conclusion đ
Commencer lâĂ©tude de la Torah ne signifie pas tout comprendre immĂ©diatement, ni devenir en un jour un grand Ă©rudit.
Cela signifie ouvrir une porte.
Avancer avec sérieux, mais sans pression.
Choisir de bons livres, de bons maĂźtres, de bons repĂšres.
Ătudier avec joie, poser des questions, rĂ©flĂ©chir, relire, partager.
Et surtout, comprendre que la Torah nâest pas seulement un savoir Ă acquĂ©rir.
Elle est une lumiĂšre qui accompagne lâhomme, lâĂ©lĂšve, le transforme et lui apprend peu Ă peu Ă regarder la vie avec davantage de profondeur, de vĂ©ritĂ© et de proximitĂ© avec Hachem.
Cet article a été rédigé par Eliaou Hassan. En savoir plus sur l'auteur
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