Index Géant · Séfer Bamidbar
Parachat Mattot
Les 14 commentaires et histoires de Parachat Mattot dans La Paracha – Séfer Bamidbar de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.
-
Pourquoi les lois des vœux ne sont enseignées qu'aux chefs de tribu
Le Ramban explique que Moshé n'enseigne les lois des vœux qu'aux chefs de tribu pour deux raisons : savoir qu'un vœu s'annule facilement pousserait à en prononcer à tout propos, et le moindre détail mal compris peut être dommageable. Seuls des Sages capables de distinguer les plus fines nuances peuvent trancher tous les cas.
p. 387-388
-
À quelle condition un Sage peut annuler un vœu : la juxtaposition qui fait de la Hatarat Nédarim une affaire de foi
Pour le Torat Moshé, la formule « Voici la parole ordonnée par Hachem », placée avant les lois des vœux, enseigne qu'il faut écouter les Sages comme la parole de D. Tout vœu suppose donc la condition implicite d'être conforme à leur opinion : sans cette foi dans les Sages, leur pouvoir d'annuler un vœu ne s'exerce pas.
p. 388-389
-
« Vous êtes des moutons derrière vos Rabbanim » : et le reste du monde, qui le guide ?
À ceux qui reprochent aux religieux de suivre leurs Rabbanim comme des moutons, le livre répond que tout homme a un guide : médias, mode, publicité ou vedettes façonnent les choix plus qu'on ne le croit. La vraie question est de savoir qui l'on suit, et un érudit nourri de Torah agit pour le bien de son prochain.
p. 389-392
-
« Que l'eau s'arrête de couler ! » : deux formules de prophétie, et un homme qui prend la seconde au mot
Rachi relève que Moshé n'introduit pas toujours ses paroles par « Ainsi a dit Hachem ». Le No'am Elimelekh explique que certains Tsadikim doivent appuyer ainsi leur parole pour être écoutés, tandis que Moshé, reconnu d'emblée par tous, même par les érudits, n'a rien à prouver : il lui suffit de dire « Ceci est la chose qu'a ordonnée Hachem ».
p. 393-395
-
Il déclare à l'état civil un fils qui n'est pas encore né
Un 'Hassid à qui Rabbi 'Haïm de Sanz promet un fils vit aussitôt comme si la bénédiction était déjà accomplie. Sa confiance dans les Sages ne vacille pas, même lorsque cinq filles naissent l'une après l'autre, et chacune est accueillie avec joie. Le récit montre jusqu'où peut aller la foi dans la parole d'un Tsadik.
p. 395-396
-
Pourquoi il faut déjà posséder toutes les vertus avant de s'imposer une 'Houmra
Nul ne vainc son mauvais penchant sans l'aide divine, enseigne le Talmud (Kidouchin 30b), et cette aide n'est promise que pour ce que la Torah ordonne. Le Komets Hamin'ha en conclut que la 'Houmra qu'on s'impose doit être tenue par ses seules forces, d'où l'exigence de toutes les vertus de crainte de D. avant un vœu.
p. 397-398
-
Deux jeunes vagabonds de Babel jetés dehors devant toute l'assemblée
La force d'un serment peut propulser un homme vers des hauteurs qu'il n'imaginait pas : chacun peut recevoir la couronne de la Torah, sans être le fils d'Untel ni posséder de qualités particulières, s'il s'engage à étudier de toutes ses forces. Le livre l'illustre par un récit traduit par Rabbi Yossef Machach et rapporté dans le Na'halat Avot.
p. 402-405
-
Dix ans après, ils reviennent à Babel devant le Rav qui les avait chassés
Revenus à Babel en érudits, deux anciens vagabonds renoncent à se venger publiquement du Rav qui les avait chassés : l'un rappelle qu'ils lui doivent d'être devenus des Bné Torah. Le récit, tiré du Na'halat Avot, enseigne la reconnaissance, la discrétion dans la critique et le devoir de ne vexer personne, fût-ce quelqu'un de repoussant.
p. 405-408
-
Comment Hachem peut-Il ordonner une vengeance qu'Il a interdite ?
Le Rambam fait de la vengeance un mauvais trait de caractère, et pourtant Hachem ordonne de venger Israël de Midian. L'exemple du roi David répond : il renonce à punir Chim'i ben Guera pour son honneur personnel, mais charge Chlomo de le faire au nom de la royauté d'Israël, car insulter le roi d'Israël est un 'Hiloul Hachem.
p. 412-414
-
Hachem dit « venge les Béné Israël », Moshé répond « c'est Toi que nous vengeons »
Selon Rachi, celui qui s'en prend à un Juif se dresse contre Hachem. Hachem demande à Moshé de venger Ses enfants, que les Midianim ont fait fauter ; Moshé répond que la Torah a fait d'Israël un peuple à part, visé parce qu'il représente D. : frapper Israël, c'est viser Hachem, et c'est donc Lui que l'on venge.
p. 415-416
-
« Les hommes venant à la guerre » : ceux qui en reviennent partent pour la plus longue
Les combattants reviennent de la guerre, mais Eléazar parle des hommes « venant à la guerre » : il s'adresse aussi à ceux qui partent pour la guerre contre le mauvais penchant. Le 'Hovot Halévavot rapporte qu'un Tsadik la dit plus grande, car cet ennemi n'abandonne jamais, même vaincu cent fois. Il persuade aussi l'homme que ses défauts sont innés.
p. 416-417
-
« Il ne manque personne » : pourquoi les officiers apportent-ils si tard leur expiation ?
Ce n'est qu'en apprenant d'Eléazar les lois de cachérisation des ustensiles, explique le 'Hidouché HaRim, que les officiers revenus de Midian comprennent leur faute de pensée : comme le goût interdit absorbé dans les parois d'une casserole, une mauvaise pensée reste en l'homme sans se voir, et il faut l'expulser. D'où leur offrande d'expiation.
p. 418-419
-
Pourquoi Réouven et Gad avaient-ils tant de troupeaux : deux conceptions endommagées
Un défaut d'intention au moment de leur conception, enseigne le saint Ari, empêche Réouven et Gad d'hériter d'Erets Israël ; le livre y rattache leurs troupeaux nombreux, qui motivent leur demande d'une terre au-delà du Jourdain. Le même raisonnement explique que seule la moitié de la tribu de Ménaché y reste.
p. 420-422
-
Pourquoi leurs troupeaux étaient si nombreux : un prétexte pour épargner leur honneur
Pour épargner toute honte à Réouven et Gad, explique le 'Hida, Hachem multiplie presque miraculeusement leurs troupeaux : Il leur fournit ainsi un prétexte présentable de ne pas entrer en Erets Israël, sans que personne n'apprenne la vraie raison. Le Michpaté Hatorah en tire qu'une décision même justifiée doit ménager la dignité de celui qu'elle touche.
p. 422