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Parachat Vayéchev

Les 20 commentaires et histoires de Parachat Vayéchev dans La Paracha – Séfer Béréchit de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.

  1. « Yaacov s'installa dans le pays de son père » : le Tsadik désire la paix, D. lui répond par l'épreuve

    Rachi explique que les Tsadikim aspirent à s'installer paisiblement dans ce monde, mais que D. leur répond que ce qui leur est réservé dans le monde à venir devrait leur suffire. Au moment même où Yaacov espère enfin la paix en Canaan surviennent les tourments liés à Yossef.

    p. 379

  2. La parabole du jeune homme et l'ami de son père : pourquoi la privation enrichit

    Refuser à Yaacov le repos immédiat n'est pas une punition mais une exigence proportionnée à ses grandes capacités, qui accroît ses mérites. Le Saba de Kélem enseigne que l'épreuve seule mesure le niveau réel de l'homme, et Rabbénou Yérou'ham de Mir que l'homme ne grandit que par les épreuves traversées et surmontées.

    p. 380-382

  3. « Yossef rapportait des médisances » : Mida Kénéguède Mida, ou pourquoi voir sa propre erreur est la pire punition

    Selon Rachi, chacune des trois accusations que Yossef porte contre ses frères lui revient mesure pour mesure. Rabbi 'Haïm Chmoulévits explique que voir l'agneau égorgé est déjà un châtiment : il n'existe pas de plus grande punition que de constater de ses propres yeux sa propre erreur.

    p. 382-385

  4. Introduction : pourquoi nos jalousies n'ont rien à voir avec celle des Chvatim

    La jalousie des frères de Yossef n'a rien de commun avec nos jalousies ordinaires, car les Chvatim sont les futurs Pères des tribus. Le livre pose une règle pour toute l'étude des Textes Saints : chercher l'enseignement pratique des actes des patriarches, sans jamais s'y comparer au pied de la lettre ni les réduire à de vulgaires jaloux.

    p. 384-385

  5. Pourquoi le mérite revient à Réouven et non à Yehouda : la victoire spirituelle de 'Hanouka, plutôt que la militaire

    Rabbi Yehouda Tsadka, Roch Yeshiva de Porat Yossef, explique que le puits proposé par Réouven menaçait le corps de Yossef, alors que la vente en Egypte, pays de la débauche, mettait son âme en péril. Préserver l'âme primant sur sauver le corps, la Torah crédite Réouven, comme 'Hanouka retient le miracle spirituel de la fiole.

    p. 386-389

  6. Pourquoi les frères retirèrent la tunique de Yossef avant de le juger comme rodef

    La Guémara impose d'habiller de façon équivalente deux plaideurs, pour que les vêtements n'influencent pas le jugement. La tunique étant à l'origine du conflit, les frères la retirent avant de juger Yossef comme rodef, craignant qu'il ne veuille les écarter de l'héritage spirituel comme l'avaient été Ichmaël et Essaw.

    p. 389-392

  7. 'Hanouka et Pourim : pourquoi la menace sur l'âme provoqua la guerre, et la menace sur le corps le jeûne

    À Pourim, Haman menaçait les corps et Israël répondit par le jeûne et la prière ; à 'Hanouka, les Grecs menaçaient les âmes et Israël fit la guerre. La menace sur l'âme étant plus grave, la réaction fut plus forte. Le geste des frères de Yossef mesure ainsi l'importance qu'ils accordaient au spirituel.

    p. 391-393

  8. Le 'Hafets 'Haïm et le mur du Mikvé écroulé

    Un Rav raconte au 'Hafets 'Haïm que le mur du Mikvé de sa communauté s'est écroulé depuis des mois et que l'argent manque malgré la présence de plusieurs riches en ville. Devant la froideur résignée de son récit, le 'Hafets 'Haïm lui demande si, à défaut de solution, il ne peut pas au moins s'évanouir.

    p. 392-393

  9. Le puits sans eau mais rempli de serpents : ce que le silence partiel de la Torah enseigne sur le Lachon Hara

    Rachi (Chabbat 22a) explique que le puits n'avait pas d'eau mais contenait des serpents et des scorpions, mentionnés seulement par allusion. Le Rav Sorotskin en tire que, si la Torah use de tact pour évoquer le danger d'un objet inerte, il faut à plus forte raison parler des défauts d'une personne avec discrétion.

    p. 392-394

  10. Les miracles « inutiles » : le parfum de la caravane, la fiole d'huile de 'Hanouka, et Goliath tombé face contre terre

    Selon Rachi (Béréchit Rabba 84 ; 17), la caravane transportait des parfums pour épargner à Yossef une odeur incommodante. Ce miracle apparemment inutile, comme la fiole d'huile de 'Hanouka ou la chute de Goliath face contre terre, est un signe adressé à celui qui traverse l'épreuve : D. ne l'a pas abandonné.

    p. 393-397

  11. Le sang du chevreau sur la tunique et l'accusation de meurtre rituel : mida kénéguède mida selon Rav El'hanan Wassermann, et un Chabbat dans la synagogue de la 'Hourba

    Le Rav El'hanan Wassermann écrit que les accusations de meurtre rituel portées contre Israël viennent, mesure pour mesure, d'une faute à réparer dans chaque génération. Il propose, avec une prudence explicite, d'y voir la tunique de Yossef trempée par ses frères dans le sang d'un chevreau, en ajoutant : « si je me trompe, que D. me pardonne ».

    p. 398-400

  12. La discrétion de Tamar (Sota 10b) : pourquoi il vaut mieux se laisser jeter dans une fournaise que de faire honte à son prochain, et ce que le monde aurait perdu

    Rachi explique que Tamar, condamnée à mort, envoie à Yehouda ses gages sans le nommer, pour ne pas lui faire honte en public. Selon 'Hazal (Sota 10b), mieux vaut se laisser jeter dans une fournaise que faire honte à son prochain. Yehouda, qui par droiture n'avait pas repris ses gages de force, préserve la lignée de David et du Machia'h.

    p. 402-404

  13. La droiture jusque dans les petites choses : Rabbi David Louria refuse d'espionner la délibération qui pouvait lui sauver la vie

    Accusé de révolte contre la royauté, Rabbi David Louria refuse d'écouter la délibération que ses juges tiennent en français pour ne pas être compris, alors qu'il comprend cette langue et risque la mort. Il juge incorrect de voler leurs pensées : la droiture s'impose jusque dans les petites choses, même au péril de sa vie.

    p. 404

  14. Tamar et la femme de Poutifar, toutes deux « LéChem Chamaïm » : la différence entre un homme et un singe, selon Rabbi Chalom Chvadron

    Selon Rachi, la Torah juxtapose Tamar et la femme de Poutifar parce que toutes deux agissaient « pour le nom du Ciel ». Rabbi Chalom Chvadron en tire que l'intention pure ne suffit pas sans pureté du cœur : Tamar préfère risquer la mort plutôt qu'humilier Yehouda, tandis que la femme de Poutifar se croit tout permis.

    p. 405-407

  15. La pointe de fer sous le menton de Yossef, et pourquoi le Ramban explique qu'il ne récupéra jamais son vêtement par respect pour sa maîtresse

    Le Ramban explique que Yossef, par respect pour la femme de son maître, refuse de la brusquer pour retirer la pointe de fer placée sous son menton, comme de lui reprendre son vêtement par la force. Cet emprisonnement, apparemment coûteux, le conduit ensuite à interpréter les rêves de Pharaon et à gouverner l'Egypte.

    p. 407-409

  16. Pourquoi Yossef mobilisa des arguments d'une portée universelle plutôt qu'une simple interdiction, selon Rabbi Meïr Robeman

    Selon le Midrash Rabba, Yossef se disait que D. pourrait se dévoiler à lui comme à ses pères, ou le choisir pour un sacrifice. Rabbi Meïr Robeman enseigne que chaque bonne action doit s'inscrire dans un grand projet : qui aspire à vivre proche de D. trouve la faute grossière impensable, tandis que l'homme moyen la côtoie.

    p. 409-413

  17. L'image de Yaacov à la fenêtre : « veux-tu être surnommé le berger des prostituées ? », et l'histoire de Nathan Détsoutsita et de 'Hanna

    Selon une opinion de 'Hazal, l'image de Yaacov apparut à Yossef à travers une fenêtre et lui demanda s'il voulait voir son nom effacé du Ephod et être surnommé « le berger des prostituées ». Le souvenir de son père et la honte anticipée l'arrêtent au bord de la faute, et il s'enfuit.

    p. 412-416

  18. L'enfant enlevé par un monastère et la mélodie de Kol Nidré

    Rabbi Yossef Wolf rapporte comment le Na'hal Echkol, face à un enfant enlevé et élevé depuis des années dans un monastère, ne prononce aucun argument et fredonne la mélodie de Kol Nidré. Il en tire qu'il incombe aux parents et aux enseignants de transmettre l'amour des Mitsvot et des coutumes plus que les interdits.

    p. 416-418

  19. Deux semaines de marche jusqu'à la Yeshiva de Grodno : l'examen d'entrée de Rabbi Chimon Chkop

    Le livre relie ce récit à l'image de Yaacov apparue à Yossef : le visage d'un maître, gravé dans la mémoire par un acte de bonté, devient une ancre intérieure. Le souvenir du visage rayonnant de Rabbi Chimon Chkop, Roch Yeshiva de Grodno, empêcha ainsi un ancien élève de perdre la tête et la foi dans les camps.

    p. 417-420

  20. Pourquoi Yossef comprit que le panetier allait mourir : la parabole du peintre et de l'oiseau trompé, selon le Maguid de Douvno

    Yossef annonce la mort du panetier à partir d'un détail de son rêve : un oiseau vient picorer sans crainte dans la corbeille posée sur sa tête. Le Maguid de Douvno l'éclaire par la parabole d'une fresque d'homme qu'un oiseau tente de picorer : un oiseau craint les humains, il ne voyait donc plus un homme vivant.

    p. 420-422

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