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Parachat Chela'h-Lekha

Les 22 commentaires et histoires de Parachat Chela'h-Lekha dans La Paracha – Séfer Bamidbar de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.

  1. Véyatourou contre Véya'hperou : ceux qui ont creusé creuseront leur propre tombe

    Le Sifté Cohen relève qu'Hachem dit Véyatourou, de la racine de Yitaron, « avantage », quand Moshé dira plus tard Véya'hperou, de la racine de « creuser ». Les explorateurs ont fouillé pour trouver des défauts à la Terre promise ; mesure pour mesure, selon le Talmud (Ta'anit 30b), leur génération creuse chaque Ticha Béav sa propre tombe.

    p. 149-151

  2. Pourquoi les derniers survivants se relevèrent : parce qu'ils étaient certains de ne pas se relever

    D'après l'Ech Dat, la dernière année du désert, n'ayant plus aucun espoir d'échapper au décret, les derniers survivants font une Téchouva sincère, et Hachem leur pardonne : c'est l'origine de Tou BéAv. Les années précédentes, chacun pensait que la mort frapperait le voisin. L'optimisme reste une qualité, à condition de ne pas empêcher l'introspection et le repentir.

    p. 151-153

  3. Que la prière soit la première Hichtadlout : les deux pauvres partis voir le Baron de Rothschild

    Le Saba de Novardok enseigne que celui qui dit à Hachem « je n'ai confiance qu'en Toi » reçoit Son secours, mais pas celui qui cherche de l'aide partout et se tourne aussi, entre autres, vers Lui. Il faut ainsi faire de la prière la première démarche, avant le docteur, l'avocat et l'ami qui connaît le juge.

    p. 153-155

  4. « Selon la parole d'Hachem » : pourquoi désigner dix hommes dont Il savait qu'ils fauteraient

    Le Midrash Léka'h Tov explique qu'Hachem choisit comme explorateurs des hommes dont Il savait que dix fauteraient, car l'homme est guidé dans le chemin où il veut aller : le libre arbitre lui appartient, et le Ciel ne l'entrave pas forcément. La réussite ne prouve donc pas la bénédiction, ni l'épreuve l'erreur de celui qui suit la Torah.

    p. 156-157

  5. Le genou cassé de Nathan Strauss

    L'histoire de Nathan Strauss, généreux donateur d'une soupe populaire pour les pauvres de Jérusalem, montre qu'un événement qui ressemble à une punition peut être une bénédiction, et l'inverse. Celui qui marche dans les voies de D. doit toujours se rappeler qu'il marche dans le Bien et qu'Hachem est à ses côtés.

    p. 158-159

  6. Pourquoi Moshé n'a prié que pour Yehoshou'a : quatre réponses tirées de la même humilité

    L'humilité de Yehoshou'a pousse Moshé à prier pour lui plus que pour les autres. L'humble refuse de diriger, selon l'Avodat Israël ; il reçoit des années de vie qui prolongent le risque de fauter, selon l'Or 'Hadach ; il s'efface devant des hommes importants, selon l'Admour de Gour, d'où l'idée qu'il est parfois interdit d'être modeste.

    p. 160-162

  7. Rabbi El'hanan Wasserman dans le couloir

    Lors d'une grande réunion de Rabbanim, Rabbi El'hanan Wasserman réagit de manière inattendue à une consigne de l'organisateur. Rapportée par Rabbi Moché Bloï, l'anecdote montre l'écart entre ce qu'un grand homme représente aux yeux des autres et l'idée modeste qu'il a de lui-même.

    p. 162

  8. Léragèn : le mot qui explique comment de si grands hommes ont pu tomber si bas

    Rabbi Yé'hezkiel Lévinstein explique la chute des explorateurs, hommes d'une grande valeur, par un seul mot du verset, Léragèn, murmurer. Celui qui se plaint sans cesse soupçonne les autres et, selon Rabbénou Yona, voit même le bien reçu d'Hachem comme un mal déguisé. Faute d'avoir travaillé ce défaut, les explorateurs ne voient plus le bien du pays.

    p. 163-165

  9. L'humilité comme antidote exact du grognement : les mêmes phrases, retournées

    À l'opposé des explorateurs, Calev et Yehoshou'a regardent d'un œil bienveillant. L'humble ne réclame jamais son dû, ne pense pas que les autres lui doivent quelque chose et donc ne se plaint pas. Yehoshou'a dispose lui-même les bancs des élèves de Moshé. Celui qui regarde ainsi autrui n'éprouve même plus le besoin d'en dire du mal.

    p. 165-166

  10. L'Admour de Boyan ne lève pas les yeux sur les Alpes, et ne les baisse plus en Erets Israël

    Rapportée par le Rav Zilber, l'histoire de l'Admour de Boyan, qui ne lève pas les yeux de ses Michnayot devant les Alpes mais contemple sans cesse le paysage d'Erets Israël, illustre l'éloge de Yehoshou'a et Calev, « ce pays est bon ». Elle s'appuie sur un verset de Devarim : Erets Israël est constamment sous l'œil d'Hachem.

    p. 167-169

  11. Deux versets qui se contredisent : les enfants payent-ils pour la faute des pères ?

    Le Talmud (Sanhedrin 27b) confronte un verset selon lequel D. fait payer la faute des pères aux enfants et un verset de Devarim selon lequel chacun meurt pour son propre méfait. La réponse dépend des enfants : ceux qui suivent le mauvais chemin de leurs pères paient pour eux, ceux qui s'en détournent ne répondent que de leurs fautes.

    p. 169-170

  12. Le lion, le renard et l'homme assis dans l'herbe : la parabole de Rav 'Haï Gaon

    Rav 'Haï Gaon illustre par une parabole la règle du Talmud sur la faute des pères : un lion hésite à dévorer un homme de peur d'être puni, et un renard le rassure en lui disant qu'au pire ses petits-enfants paieront. La parabole enseigne qu'avant de se demander pourquoi l'on paie pour ses ancêtres, il faut penser à sa descendance.

    p. 170-171

  13. « Il faut se décider : on a peur, on n'a plus peur ?! »

    Rabbi Chalom Chvadron relève une incohérence : la veille, le peuple refuse d'entrer en Erets Israël par peur ; le lendemain, quand Hachem le lui interdit à cause d'un danger réel, il n'a plus peur et veut monter. C'est l'œuvre du Yétser Hara. Quand une action paraît sans difficulté, il faut vérifier s'il ne s'y est pas infiltré.

    p. 172-174

  14. Reb 'Haïm de Vologin refuse de donner à un envoyé venu collecter la Tsedaka

    Une véritable Mitsva rencontre toujours la résistance du Yétser Hara. Lorsqu'une action paraît sans aucune difficulté, il faut donc vérifier si le mauvais penchant ne s'y est pas infiltré. Le refus inattendu de Reb 'Haïm de Vologin, connu pour donner largement, face à un envoyé venu collecter la Tsedaka, en offre un exemple vivant.

    p. 174

  15. Le gala de bienfaisance rêvé pendant la Amida

    Le Yétser Hara peut faire accomplir en pensée une multitude de Mitsvot virtuelles pour faire manquer la vraie Mitsva du moment. Celui qui organise en rêve, pendant la Amida, un gala de bienfaisance délaisse sa prière ; et à la sortie de la synagogue, le même penchant lui fournit les raisons de ne pas réaliser son projet.

    p. 174-175

  16. L'indignation à deux vitesses : la tolérance réclamée dans un sens et refusée dans l'autre

    Le Yétser Hara peut aussi orienter la sévérité : dans des conversations avec des personnes éloignées de la Torah, les religieux sont critiqués sans aucune circonstance atténuante, mais dès qu'ils critiquent à leur tour certaines évolutions de la société, on leur oppose l'exigence de tolérance. La même personne applique alors deux mesures selon la direction de la critique.

    p. 175-176

  17. Réchit : le mot qui fait de la 'Halla l'une des raisons de la création du monde

    Selon 'Hazal, le monde n'a été créé que par le mérite de la 'Halla : le verset l'appelle Réchit, « prémices », mot qui ouvre aussi la Torah et doit se lire « pour les prémices, D. créa le ciel et la terre ». Prélever la 'Halla attire la bénédiction sur la maison, selon Yé'hezkiel ; l'omettre la retire.

    p. 177-178

  18. Pourquoi la maîtresse de maison brûle elle-même la 'Halla : « la vraie vaillance, c'est d'éviter le combat »

    Les maîtresses de maison brûlent elles-mêmes la 'Halla parce que nos Sages ont voulu épargner au Cohen une épreuve : recevoir un pain appétissant qu'il n'a pas le droit de manger. Il est interdit de se mettre, ou de mettre autrui, à l'épreuve : selon les commentateurs de Tehilim 147, Hachem préfère ceux qui évitent le combat aux lutteurs.

    p. 178-179

  19. Pourquoi le pain de Chabbat s'appelle « 'Halla », du nom de ce qu'il est interdit d'en manger

    Le pain de Chabbat porte le nom de la portion prélevée parce qu'il a été fait pour elle : la veille de Chabbat, les Juifs pétrissaient une pâte assez grande pour atteindre la quantité de farine à partir de laquelle on prélève la 'Halla avec bénédiction. Ces pains, préparés pour accomplir la Mitsva, ont reçu le nom de la Mitsva.

    p. 179

  20. Les 'Hallot de madame Lévy, préparées dans la prière pour son fils

    Le moment qui suit le prélèvement de la 'Halla est, selon une Rabbanit, un instant favorable où les prières sont agréées, et une prière faite en préparant le pain donne au plat une force spirituelle qui influence celui qui le mange. Une mère, inquiète pour son fils qui a quitté la Yeshiva, décide de mettre cet enseignement en pratique.

    p. 179-181

  21. Quel rapport entre la faute des explorateurs et la 'Halla ? L'avarice, et le donneur qui reçoit le plus

    La Torah place la Mitsva de la 'Halla après la faute des explorateurs, selon le Sforno, pour rétablir la bénédiction dans les maisons, et selon le Rav B. Ch. Salomon, pour réparer l'avarice qui est à l'origine de leur faute. Celui qui fait du 'Héssèd donne surtout à lui-même : il s'élève spirituellement et attire la bénédiction sur sa maison.

    p. 181-182

  22. La salle des trésors ouverte pour une petite heure

    'Hazal comparent la vie à une heure accordée par un roi dans la salle de ses trésors, avec la permission d'emporter ce que l'on veut : un homme normal n'y perd pas une seconde. Cette image décrit la réalité même, car Hachem place l'homme dans ce monde, non pour l'éternité mais pour y acquérir l'éternité, en amassant les Mitsvot.

    p. 186-187

Les thèmes de cette paracha

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