Index Géant · Séfer Bamidbar
Parachat Kora'h
Les 26 commentaires et histoires de Parachat Kora'h dans La Paracha – Séfer Bamidbar de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.
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Le jour où la Manne n'est pas tombée
Chaque jour au désert, la Manne tombe du ciel, même le jour de la faute du veau d'or ; selon 'Hazal, elle manque un seul jour, celui de la querelle de Kora'h. Rav Nissim Yagen y mesure le pouvoir destructeur de la Ma'hloket : un seul homme jaloux entraîne deux cent cinquante grands sages contre Hachem.
p. 191-192
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L'Isma'h Moshé se souvenait de ses réincarnations : où était-il lors de la querelle de Kora'h ?
Kora'h n'est pas un personnage vulgaire : la Torah ne s'étendrait pas autant sur un homme sans grandeur. Un récit attribué à l'Isma'h Moshé, qui disait se souvenir de ses réincarnations, montre combien la querelle fut confuse pour ceux qui la vécurent : trois camps s'y formèrent, dont un qui resta à l'écart.
p. 193
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Ce que Kora'h aurait dû devenir, et ce que sa femme a pourtant obtenu
Selon le Zohar cité par le 'Hidouché Harim, Hachem destinait Kora'h à devenir le plus grand des Levyim, comme Aharon devint Cohen Gadol. Sa femme, que le Midrash Tan'houma associe à la querelle, avait tant de Mitsvot que le feu du Guéhinom s'éteignit par son mérite. Les acteurs du drame étaient donc des serviteurs d'Hachem.
p. 193
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Pourquoi la querelle éclate précisément à ce moment-là
Le Ramban explique que tant que le peuple était au Sinaï, la prière de Moshé limitait les pertes et nul n'aurait osé se lever contre lui. À Paran, après Kivrot HaTaava et la faute des explorateurs, Moshé ne prie pas pour annuler les décrets : le moral s'effondre, et Kora'h sait que les désabusés le suivront.
p. 194-196
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Néguiout Badavar : l'intérêt qui dérègle les instruments
Rachi répond que Kora'h n'agit ni pour le peuple ni pour s'élever, mais par jalousie envers Elitsafan fils d'Ouziel. Cet intérêt personnel, la Néguiout Badavar, aveugle même les juges et les plus grands sages, et Kora'h lui-même n'en est sans doute pas conscient : la jalousie enfouie dans son cœur a déréglé ses instruments.
p. 197-198
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Le Mohel de Ramat Hacharon et la Brit Mila repoussée au dimanche
Celui qui n'a aucun intérêt dans une affaire peut avoir à le montrer. Le livre l'illustre par Rabbi Chalom Tsidkiaou, Mohel de Ramat Hacharon, contraint de repousser une Brit Mila prévue un Chabbat, l'enfant étant né treize minutes après l'entrée du Chabbat, et par ce qu'il fait pour qu'aucun soupçon ne pèse sur lui.
p. 198-199
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« Au matin, Hachem fera savoir qui est à Lui » : et le matin, on sait qui s'est levé
Pour le Rav Baroukh Rozenblum, le verset où Moshé annonce que Hachem fera savoir au matin qui est à Lui fixe un critère quotidien : c'est le matin qu'on sait qui appartient à Hachem, selon qu'on s'est levé ou non pour la prière. Il insiste ainsi sur les trois prières quotidiennes, même pendant les vacances.
p. 201
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« Rav Lakhem » : la liste de tout ce que Kora'h avait déjà, et pourquoi Moshé pouvait la lui réciter
Le Sfat Emet explique que plus un homme est grand, plus il apprécie la plus petite Mitsva. Moshé, qui reproche à Kora'h de ne pas se contenter de ses nombreux privilèges, n'est donc pas un riche qui console un pauvre : ce qui les distingue n'est pas leur rang, mais la valeur qu'ils accordent aux Mitsvot.
p. 201-203
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Le vieil homme qui a seulement ACCEPTÉ de compléter le Minyan
La récompense d'une Mitsva dépasse ce que l'homme imagine, même lorsqu'il a seulement accepté de l'accomplir. Le livre l'illustre par le récit d'un vieil homme qui ne savait pas prier, sollicité pour compléter un Minyan de Min'ha au Mochav Chorèch, et en tire un calcul sur celui qui prie trois fois par jour toute sa vie.
p. 204-205
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« Crèveras-tu les yeux de ces hommes ? » : trois lectures d'une même menace
Rachi prend au sens propre la réponse de Dathan et Aviram : même aveuglés, ils ne monteront pas. Le Kli Yakar y lit le pot-de-vin, qui aveugle les yeux des sages selon Devarim : ils croient que Moshé, venu faire la paix, cherche à les acheter. D'autres commentateurs y voient une vantardise : même aveugles, ils verraient ses intentions.
p. 206-207
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Le voisin du fonctionnaire des registres, au temps des cantonistes
Le 'Hafets 'Haïm montre jusqu'où la querelle peut conduire un homme par l'histoire d'un voisin brouillé avec le fonctionnaire chargé des registres, au temps des cantonistes. Elle permet de lire au premier degré la réponse de Dathan et Aviram, prêts à se faire crever les yeux plutôt que de faire la paix avec Moshé.
p. 207-208
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Le voile de Moshé : « même si tu l'enlèves, nous ne monterons pas »
Le Sfat Emet rappelle que le visage de Moshé rayonnait et qu'il portait un voile pour ne pas éblouir. S'il l'ôtait, il devenait évident qu'on se querellait avec Hachem. Dathan et Aviram déclarent donc que même cette certitude ne les ferait pas venir : selon 'Hazal, l'impie ne se repent pas même devant la porte du Guéhinom.
p. 209
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L'engrenage du Ba'al Ma'hloket : pourquoi il ne peut plus voir une perche tendue
La querelle enferme dans un engrenage : selon le Kli Yakar, Dathan et Aviram croient que Moshé a voulu les soudoyer et le font savoir, car leur haine leur fait mal comprendre une démarche de paix sincère. Le querelleur peut alors accepter les pires sévices et rester fermé à la vérité plutôt que de donner raison à son opposant.
p. 209-210
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Deux 'Hévrot Kadicha, deux anges de la mort
Le 'Hafets 'Haïm montre le danger de la querelle à une ville divisée au sujet de la direction de sa 'Hévra Kadicha, où deux clans se disputent chaque tombe. Il écoute patiemment les deux camps puis leur fait voir une conséquence de leur division qu'ils n'avaient pas aperçue.
p. 210-211
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« Nous ne monterons pas » : leur bouche a annoncé leur sort
Rachi relève que Dathan et Aviram, en refusant de monter vers Moshé, annoncent eux-mêmes leur sort : il n'y aura plus pour eux qu'une descente. 'Hazal en tirent qu'il faut surveiller ce qui sort de sa bouche, car l'homme appelle parfois lui-même ce qui lui arrive. Le livre l'illustre par un récit contemporain.
p. 211-212
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« Assez pour toi ! » : les cinq cent quinze prières de Moshé arrêtées par sa propre formule
Rabbi 'Haïm Chmoulevitch relève que le reproche « Assez pour vous » adressé par Moshé à Kora'h, bien que justifié, manque de compassion pour leur aspiration à grandir. Mesure pour mesure, quand Moshé prie cinq cent quinze fois pour entrer en Erets Israël, Hachem lui répond « Assez pour toi ». La punition ne vise qu'à réveiller l'homme.
p. 213-214
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Ce que Kora'h a vu dans sa descendance, et ce que 'Hanna a demandé pour son fils
Rachi explique que Kora'h, pourtant intelligent, est induit en erreur par sa vision de l'avenir : il voit par esprit prophétique que Chemouël sortira de sa descendance. D'autres commentaires, fondés sur ce Rachi, expliquent que 'Hanna demande un fils « ni intelligent, ni stupide » pour qu'il ne soit pas les deux à la fois, comme Kora'h.
p. 216-218
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La parabole du renard rusé : pourquoi Kora'h entraîna toute l'assemblée
Kora'h sait qu'il ne peut se soulever seul contre Moshé : il entraîne toute l'assemblée en promettant des fonctions honorifiques, persuadé que ni la rancœur de Moshé ni la colère Divine ne pourront atteindre une communauté entière. Une parabole des 'Hakhamim de Tunis, celle d'un renard rusé, illustre ce calcul.
p. 218-220
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Pourquoi Chemouël eut peur du jugement, et pourquoi il demanda Moshé pour défenseur
Le 'Hatam Sofer explique que Chemouël, comme Moshé, ne profitait de personne, au point d'emporter en voyage sa nourriture et sa literie. Ses fils ne suivirent pas ce chemin, le peuple réclama un roi avant l'heure, et Chemouël craignit qu'on lui reproche une voie trop stricte : il demande Moshé, qui suivit la même règle, pour le défendre.
p. 220-223
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« Séparez-vous » : l'ordre qui était en réalité une invitation à prier
L'Alchikh Hakadoch explique que l'ange destructeur frappe sans distinguer le juste du méchant, alors que Hachem, agissant en Personne, les différencie. En disant « Je les détruirai », Hachem rend inutile l'ordre de s'écarter : Moshé et Aharon comprennent qu'Il attend leur prière, comme après le veau d'or, et tombent aussitôt sur leurs faces.
p. 226-227
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Le Talit tout Tekhelet, et le Talit Katan arraché à Rabbi Amram 'Hassida
Selon le Midrash Rabba, Kora'h tourne en dérision la Mitsva de Tsitsit en demandant à Moshé si un Talit entièrement Tekhelet en reste astreint, pour l'accuser d'avoir inventé ces lois. Le livre y rattache un récit sur Rabbi Amram 'Hassida, alors âgé de six ans, qui fait lui-même le lien entre cette moquerie et le sort de Kora'h.
p. 228
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Pourquoi même une aiguille empruntée a roulé jusqu'au trou : trois réponses
Trois réponses expliquent la destruction totale des biens de Kora'h. Le Midrash Léka'h Tov y voit l'effacement de leur souvenir ; le Rambam, dans le Guide des égarés, la crainte qu'un objet voué au 'Hérèm ne conduise à l'idolâtrie ; Rabbi Tsvi Elimelekh, le principe selon lequel l'essence de celui qui fait s'imprègne dans son œuvre.
p. 229-231
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L'argent d'un prêteur de Francfort, que Rabbi Yom Tov Elgazi refusa de ramener à Jérusalem
Un argent issu d'une source impure peut nuire à l'œuvre qu'il finance, et de nombreux Rabbanim le refusent. Le livre l'illustre par Rabbi Yom Tov Elgazi, Roch Yeshiva de Bet E-l à Jérusalem, qui renvoie le don d'un homme de Francfort, puis par la façon dont ce donateur tente malgré tout de faire servir son argent à la Yeshiva.
p. 231-232
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Rabbi 'Hiya semait du lin : la chaîne complète, de la graine au parchemin
Si l'argent impur nuit, l'argent d'une source pure influence en bien l'œuvre qu'il sert. Le Talmud, en Baba Metsia, rapporte comment Rabbi 'Hiya raconte à Rabbi 'Hanina ce qu'il fait pour que la Torah ne soit pas oubliée d'Israël : tout part du lin qu'il sème lui-même et aboutit à l'enseignement d'enfants sans maîtres.
p. 232
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Les jumeaux dont on ne sait lequel est l'aîné, et la chaîne des Cohanim rompue
Le Ben Ich 'Haï, dans Torah Lichma, règle un litige de rachat : le tour de rôle des Cohanim d'une ville est rompu par des jumeaux dont on ignore lequel est l'aîné. Sans trancher le doute, il le rend inopérant en transposant une solution du Talmud, rapportée au nom de Rav Yossef, sur un champ vendu deux fois.
p. 234-238
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Pourquoi le Maasser Richone pouvait se manger jusque dans un cimetière
Selon Rachi, les Levyim peuvent manger le Maasser Richone même dans un cimetière. Rabbi Yaacov Kaufchteïn l'explique par la fin du verset : cette dîme est un salaire, et dédaigner ce qu'on a reçu en paiement n'offense personne. Les dons de la prêtrise, eux, sont un cadeau : les manger sans respect humilierait D., qui les a offerts.
p. 239