Index Géant · Séfer Bamidbar
Parachat Mass'ei
Les 14 commentaires et histoires de Parachat Mass'ei dans La Paracha – Séfer Bamidbar de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.
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Pourquoi cinquante versets pour trente-huit campements : le mérite qu'Hachem a promis de ne jamais oublier
Pour faire l'éloge de la foi d'Israël, explique le Sforno, la Torah énumère longuement les trente-huit étapes du désert : le peuple suit Moshé et Aharon dans un lieu inadapté à la vie, sans savoir que la Manne tomberait ni qu'un puits l'accompagnerait. Jérémie rappelle cet amour du temps des fiançailles, quand Israël suivait D. au désert.
p. 425-426
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Pourquoi on décore de ballons la voiture des mariés : « sur l'ordre d'Hachem » comme méthode de survie conjugale
Pour le Rav Nissim Yagen, un mariage sans Torah ressemble à un ballon plein de vent : un petit trou suffit à le vider. Le verset en donne le remède : les Béné Israël voyagent « sur l'ordre d'Hachem », c'est-à-dire ni selon son esprit, ni selon son conjoint, ses enfants ou les autres, mais selon ce que décide D.
p. 426-427
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Pourquoi la terre porte le nom de Canaan : ce qu'on prouve rétroactivement en cédant ce qu'on possédait
Selon le Midrash Rabba, la terre d'Israël porte le nom de Canaan parce que ce peuple l'a cédée en apprenant l'arrivée d'Israël. Le Talmud (Brakhot 35a) enseigne que la terre n'appartient à l'homme qu'une fois la bénédiction prononcée : en partant, explique le Leka'h Tov, Canaan prouve rétroactivement qu'il reconnaissait que la terre appartient à Hachem.
p. 427-428
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Erets Tsvi, la terre-gazelle : pourquoi le tirage au sort est mentionné deux fois dans le même verset
Le tirage au sort est répété dans le verset, explique le Maayana chel Torah, parce qu'après lui le lot de chaque tribu s'élargit à sa mesure. Les Sages appellent en effet la terre d'Israël Erets Tsvi, terre-gazelle : comme la peau de la gazelle dépouillée, elle rétrécit quand ses habitants n'y demeurent pas et s'élargit à leur retour.
p. 429-430
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Pourquoi les villes refuges sont les villes des Levyim : on l'envoie là où tout le monde est étranger
Les meurtriers involontaires sont envoyés dans les villes des Levyim pour deux raisons : y côtoyer des hommes voués à l'étude et à leur perfectionnement, afin de faire une Téchouva complète, et, selon le Kli Yakar, ne pas souffrir de la honte d'être étranger, puisque dans ces villes, qui n'appartiennent pas aux Levyim, tout le monde l'est.
p. 436-437
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Le Rav Chakh, Sandak, heurté à la nuque pendant une Brit Mila
Le Rav Chakh enseigne par l'exemple jusqu'où peut aller le souci d'éviter la honte à autrui. Le récit, rapporté dans le Loulé Toratékha, se déroule lors d'une Brit Mila où le Rav est Sandak et où un convive maladroit le heurte involontairement.
p. 437
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Les verres de thé à moitié pleins de Rabbi Tsion Souied
Rabbi Tsion Souied, qui sert le thé à chaque cours de Torah d'Or Yéhouda, accepte pendant des années de passer pour avare, sans jamais s'en expliquer. Le récit, tiré du Barékhi Nafchi, montre qu'épargner la honte à autrui peut valoir le sacrifice de sa propre réputation.
p. 438-439
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Pourquoi les mères des Cohanim Guedolim allaient offrir des friandises aux exilés
Hachem aime et agrée la prière des cœurs brisés, enseignent 'Hazal : c'est pourquoi les mères des Cohanim Guedolim distribuent des friandises aux meurtriers involontaires exilés, dont la libération dépend de la mort du Cohen Gadol. Leurs supplications, venues d'hommes arrachés à leur famille, menacent l'homme le plus saint du peuple, dont les mérites font difficilement le poids.
p. 440-442
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Deux hommes en difficulté prient au Kotel, l'un après l'autre
Une prière vaut par l'objet de l'espoir de celui qui prie : placer tous ses espoirs en D., convaincu que Lui seul peut aider, n'est pas la même chose qu'attendre au fond de soi l'intervention d'un bienfaiteur. Le livre l'illustre par l'histoire de deux hommes en difficulté qui vont prier au Kotel, l'un après l'autre.
p. 442-444
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Pourquoi c'est la mère et non le Cohen Gadol qui apporte les cadeaux : elle mourra probablement avant lui
Si le Cohen Gadol distribuait lui-même les cadeaux, des personnes seules ou marginales pourraient rejoindre les villes refuges pour profiter de ces avantages. Confiés à sa mère, plus âgée que lui et donc susceptible de mourir avant lui, les dons deviennent un pari risqué : un profiteur pourrait se retrouver enfermé sans plus rien recevoir.
p. 444-445
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Tout est fait pour le sauver et il est pourtant fait prisonnier : les lois de la ville refuge
Rabbenou Bé'hayé explique que l'acte compte, mais que le cœur reste l'essentiel : une condamnation à mort suppose que le cœur et le corps s'associent au meurtre. Le meurtrier involontaire a commis un acte grave, d'où son exil obligatoire et rigoureux ; n'ayant pas voulu tuer, il doit être protégé, d'où les routes aplanies et les érudits qui l'escortent.
p. 445-446
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Le puiseur d'eau et la corde envoyée du Ciel
Seule l'intention distingue deux actes identiques, enseigne le 'Hafets 'Haïm : le même geste, aux mêmes conséquences, mérite la mort s'il est voulu et la vie s'il ne l'est pas. Il l'illustre par l'histoire d'un pauvre puiseur d'eau de la Russie d'antan, et en tire la différence entre un acte commis avec le cœur et un acte involontaire.
p. 447-449
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« Être dépourvu d'un esprit réfléchi est un mal » : ce qu'une faute involontaire révèle malgré tout
Selon le Metsoudat David, sur un verset de Michlé, celui qui transgresse une loi involontairement révèle que, sur ce commandement précis, il n'est pas Tsadik : sinon, Hachem l'aurait préservé même de la faute involontaire. Le livre en conclut qu'un dommage non prémédité trahit un manque d'égard pour le prochain et appelle à redoubler de prudence.
p. 451
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Pourquoi la libération dépend de la mort du Cohen Gadol : ce qu'un deuil collectif fait à une rancune privée
Selon l'Abarbanel, la mort du Cohen Gadol, qui met fin à l'exil du meurtrier involontaire, bouleverse toute la communauté : même le vengeur de sang en est ébranlé, perd son désir de vengeance et réalise que l'homme le plus saint d'Israël était, comme son proche parent disparu, un simple mortel.
p. 451-452