Index Géant · Séfer Béréchit
Parachat Lekh Lékha
Les 22 commentaires et histoires de Parachat Lekh Lékha dans La Paracha – Séfer Béréchit de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.
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Le palais illuminé : Avraham ne doutait pas d'un Créateur, il découvrit qu'Il dirige le monde
Le Rav Chalom Chvadron montre qu'Avraham ne cherchait pas à prouver l'existence d'un Créateur, dont personne ne doutait à son époque, mais à savoir s'Il dirige encore le monde. Le Rambam décrit comment l'humanité, croyant la direction confiée aux astres, glissa vers l'idolâtrie ; Avraham, en méditant, reconnut qu'un Maître continuait de tout diriger.
p. 95-98 · Genèse 12,1
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Un poème ne s'écrit pas tout seul : deux répliques contre le hasard
Un monde aussi beau et ordonné ne peut s'être fait tout seul, de même qu'une œuvre suppose un auteur : c'est l'argument que l'Ibn Ezra et le Rav Chalom Chvadron opposent, chacun à sa manière, à l'hypothèse du hasard. Un corps parfaitement assemblé, souligne le second, rend cette hypothèse absurde.
p. 97-99 · en marge de Genèse 12,1
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Pourquoi tant de sceptiques ne cherchent pas la vérité mais fuient la responsabilité
Selon le livre, la plupart de ceux qui remettent en cause la Torah ne cherchent pas la vérité : ils fuient la responsabilité qu'implique un monde voulu et dirigé. Le Rambam, dans son commentaire sur les Pirké Avot, enseigne que la jalousie et la recherche des honneurs peuvent faire perdre la foi à l'intelligence la plus brillante.
p. 98-101 · en marge de Genèse 12,1
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Le 'Héssèd d'Avraham : la tente ouverte aux quatre vents, et le poulet d'une vie
Avraham comprit que la bonté divine est le ciment du monde et s'efforça d'y ressembler : sa tente restait ouverte aux quatre points cardinaux. Le 'Héssèd consiste ainsi à imiter D., et le livre l'illustre par l'hospitalité du Rav Yona Sloutsker, qui vivait très simplement malgré sa grande tsédaka.
p. 102-103 · Genèse 12,4
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Pourquoi « ta terre, ta ville, la maison de ton père » et pas l'inverse
Le Rav 'Hasman explique que l'ordre du verset vise la sortie spirituelle d'Avraham et non son départ physique : on se défait plus facilement des mœurs d'un pays que des habitudes de son environnement proche, et plus difficilement encore de celles de la maison familiale, où Téra'h fabriquait et vendait des idoles.
p. 104 · Genèse 12,1
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Loth toujours cité à part : proche d'Avraham, jamais transformé par lui
La Torah cite Loth à part dans la caravane d'Avraham, alors qu'elle ne cite jamais à part Eliézer, son plus grand élève, pour signaler que Loth resta indépendant de lui. Malgré la proximité, il ne reçut d'Avraham que ce qui l'arrangeait, sans jamais se laisser transmettre la vérité pure.
p. 105-106 · Genèse 12,4
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Les tentes de Loth (au pluriel) : la richesse comme seule boussole
La Torah dit « sa tente » pour Avraham et « ses tentes » pour Loth, non qu'Avraham, bien plus riche, en ait eu moins, mais parce que pour Loth le nombre de tentes prouvait sa richesse. Le Rav Dessler dresse le bilan de cet amour démesuré de l'argent : Loth y perd ses biens, sa famille et son nom.
p. 105-107 · Genèse 13,3-5
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Pourquoi « Lekh Lekha » fut une épreuve si dure : Avraham n'avait aucune raison de partir
Selon 'Hazal, l'ordre de partir, l'une des dix épreuves d'Avraham, fut redoutable précisément parce qu'il n'avait aucune raison de quitter 'Haran : il partait avec sa femme, avec Loth, avec tous ses biens et tous ses élèves, et sa renommée y grandissait. Il obéit pourtant sans poser une seule question, en confiance absolue.
p. 106-108 · Genèse 12,5
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« Il fut bien traité à cause d'elle » : la bénédiction passe par l'épouse honorée
La Guémara (Baba Métsia 59a) lit dans l'enrichissement d'Avraham « à cause d'elle » un principe général : un homme doit toujours honorer sa femme, car la bénédiction n'habite une maison que grâce à elle. Rava le disait aux habitants de Mé'hoza : « Honorez vos femmes afin de vous enrichir. »
p. 109-110 · Genèse 12,16
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La dispute des bergers et les peuples qui occupent le pays : la paix comme rempart
Selon l'Or Torah, le verset associe la dispute des bergers d'Avraham et de Loth à la présence du Cananéen et du Phérézéen dans le pays pour enseigner que, lorsque la paix manque au sein du peuple juif sur sa terre, ce sont des peuples étrangers, voire ennemis, qui viennent l'occuper.
p. 111 · Genèse 13,7
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« Nous sommes frères » : pourquoi deux Justes qui se disputent font pire qu'un Juste face à un impie
Selon le Midrash Agada rapporté par Rachi, Avraham et Loth se ressemblaient de visage. Quand un Juste se dispute avec un homme mauvais, personne ne s'y trompe ; mais une dispute entre deux Justes apparents laisse croire que l'un a mal agi, un 'Hiloul Hachem terrible. Avraham préféra donc se séparer de Loth.
p. 111-112 · Genèse 13,8
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Les puits de bitume et le roi de Sodome sauvé : un miracle pour prouver un autre miracle
Selon le Midrash Agada rapporté par Rachi, un ange sauva le roi de Sodome des puits de bitume pour que ceux qui doutaient du miracle de la fournaise d'Avraham y croient rétroactivement. Selon le Lèv Chalom, le sauvetage d'un parfait impie prouva aussi que D. s'occupe de chaque créature, même la moins méritante.
p. 113-115 · Genèse 14,10
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Na'houm Ich Gam Zou et la caisse de sable : « cela aussi est pour le bien »
Na'houm, dit Ich Gam Zou, répétait « cela aussi est pour le bien » face à chaque revers. Le livre rapporte comment cette confiance en D. fut mise à l'épreuve lors d'une mission auprès du César, et montre qu'un malheur apparent peut cacher le bien que prépare la Providence.
p. 114-117 · en marge de Genèse 14,13-14
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Pourquoi Avraham risqua tout pour sauver Loth : un 'Hiloul Hachem à réparer
Selon le livre, Avraham risqua tout pour Loth parce que sa capture par Nimrod passait pour une victoire symbolique du mal sur le bien, un 'Hiloul Hachem intolérable. Loth ressemblait à Avraham et était son proche parent : aux yeux du monde, un juif entre les mains du mal reste un juif.
p. 116-119 · Genèse 14,14
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'Hanikhav, « ses formés » : la vraie définition de l'éducation
Selon Rachi, « 'Hanikhav » désigne en réalité Eliézer seul ; le mot vient de « 'Hinoukh », l'éducation : disposer une chose ou une personne en vue de sa fonction propre. Une éducation réussie ne plaque donc pas une forme superficielle ; elle ancre de vraies valeurs en suivant les prédispositions de l'enfant, dans le cadre du service divin.
p. 119 · Genèse 14,14
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318, la valeur d'Eliézer : un chiffre pour ne jamais oublier d'où vient la victoire
Le Kli Yakar explique qu'Avraham, sans aucune chance objective de vaincre quatre rois, voulut se rappeler que la victoire viendrait de D. seul : il choisit le nombre 318, valeur numérique d'Eliézer, nom qui signifie « mon D., mon aide ». Ainsi, il ne pourrait jamais attribuer la victoire à sa propre force.
p. 119-121 · Genèse 14,14
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Malki-Tsédek et le pain-vin : deux géants qui apprennent l'un de l'autre
Le verset montre Malki-Tsédek sortant le pain et le vin avant de le nommer Cohen du D. suprême. Rabbi Méïr de Permichlan y voit qu'il apprit d'Avraham l'hospitalité, tandis qu'Avraham apprit de lui la piété, illustrant les Pirké Avot : « Quel est le sage ? Celui qui apprend de tout homme. »
p. 120-123 · Genèse 14,18
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« Pas même un fil » : le serment d'Avraham face au roi de Sodome
Le roi de Sodome offrait le butin à Avraham pour pouvoir prétendre ensuite l'avoir enrichi et réduire sa victoire à un mercenariat. Avraham jura donc de ne rien prendre, pas même un fil, alors qu'il accepta les cadeaux de Pharaon et d'Avimélèkh, qui reconnaissaient sincèrement le miracle divin.
p. 123-127 · Genèse 14,21-23
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L'alliance des morceaux et l'annonce de l'exil : associé de D., pour le meilleur et pour le pire
Le Rav Pinkous explique qu'Avraham avait refusé le statut d'employé à salaire fixe pour devenir l'associé de D., partageant son sort pour le meilleur et pour le pire. Or la Chékhina devait elle-même connaître l'exil avant d'être pleinement reconnue : c'est pourquoi l'annonce de l'exil de 400 ans suit l'alliance.
p. 127-130 · Genèse 15,13
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Circoncis à soixante-dix ans : le mérite d'Ichmaël réfuté par les immigrants soviétiques
Selon le Midrash, Ichmaël revendiqua plus de mérite qu'Its'hak pour avoir été circoncis à 13 ans, et non à 8 jours. Le Rav Zilberstein suggère qu'avant la venue du Machia'h, D. brise cet argument par des immigrants soviétiques âgés, venus se faire circoncire dans les hôpitaux israéliens faute d'avoir pu le faire en URSS.
p. 130-133 · Genèse 17,10.25
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Sarah, mère de nations : la Rabbanite Kook et le conseil du Rav Shakh
Avraham rit en apprenant que Sarah enfanterait à quatre-vingt-dix ans et serait mère de nations. Le livre en tire que D. ne lui donna pas seulement un enfant : Il lui donna aussi la force physique de l'élever, comme le montre l'histoire vécue d'une grand-mère encouragée par le Rav Shakh.
p. 132-134 · Genèse 17,16-17
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Les trois conseillers d'Avraham : un seul accepta de le voir grandir au-dessus de lui
Selon le Sfat Emeth, Aner et Echcol déconseillèrent à Avraham de se circoncire parce qu'ils refusaient de le voir s'élever au-dessus d'eux et des nations ; Mamré seul accepta cet éloignement par amour de D. Le Rav Eliahou Mizra'hi précise que la décision d'Avraham était déjà prise : il éprouvait leur sincérité.
p. 133-134 · Genèse 17,24