Index Géant · Séfer Vayikra
Parachat A'haré Mot
Les 15 commentaires et histoires de Parachat A'haré Mot dans La Paracha – Séfer Vayikra de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.
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Chmouël, deux ans, enseigne une Halakha devant 'Eli : pourquoi le Cohen Gadol préfère qu'il meure, et ce que 'Hanna lui oppose
Selon le Talmud (Brakhot 31b), Chmouël enseigne une loi devant 'Eli, faute passible de mort par le Ciel. 'Eli redoute en cet enfant, descendant de Kora'h, l'esprit de révolte de son aïeul. 'Hanna répond que sa sagesse vient de sa prière et non de son ancêtre ; le Maharcha souligne la grandeur d'un enfant né des larmes.
p. 231-237
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Le Maguid de Mizritch réclame deux cent cinquante mille pièces d'or pour un fils
Le Maguid de Mizritch, élève du Baal Chem Tov, renvoie une femme qui lui demande un fils à la force de sa propre prière : il lui réclame une somme démesurée, jusqu'à ce qu'elle décide de prier Hachem elle-même. Demander des bénédictions est une grande chose, mais nous oublions trop souvent de prier.
p. 237
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Le Steïpeler au célibataire endurci : « tu crois que toutes les jeunes filles du monde t'appartiennent, donc conclure serait pour toi une immense perte »
Le Steïpeler explique à un célibataire incapable de conclure que son raisonnement est faussé : se croyant maître de toutes les prétendantes, il vit chaque engagement comme une perte, alors qu'un jeune homme normal a le sentiment d'avoir trouvé un trésor. Le livre précise que l'anecdote n'explique pas le célibat de Nadav et Avihou.
p. 238-240
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« Qu'il ne vienne pas à n'importe quel moment… de libre » : le Cohen faisait son Service, soucis ou pas
Le Divré Israël lit ainsi le verset « qu'il ne vienne pas à n'importe quel moment dans le Kodesh » : qu'il ne vienne pas seulement à ses moments libres. Le Cohen fait son Service à l'heure fixée, soucis ou non ; de même, l'homme doit fixer ses temps d'étude malgré les difficultés, car D. ne l'a pas créé ange.
p. 243-246
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L'avare qui se disait dispensé de Tsédaka parce qu'il élève ses enfants, et la réplique de Rabbi Na'houmké de Hourdener
Rabbi Na'houmké de Hourdener répond à un riche avare, qui se dit dispensé de Tsédaka parce qu'élever ses enfants serait déjà « pratiquer la charité à tout moment », en lui retournant le verset de la paracha : cette façon de donner « à tout moment » ne lui ouvrira pas le Kodesh, le monde futur. Il doit donner davantage.
p. 246-247
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Rabbi Sim'ha Bonam de Pchiss'ha et le puiseur d'eau : pourquoi revenir le lendemain avec une nouvelle liasse ?
Rabbi Sim'ha Bonam de Pchiss'ha enseigne que la Tsédaka doit être donnée Lichma, uniquement parce qu'Hachem l'a ordonnée, et non pour apaiser la peine que l'on ressent devant la misère. Après avoir comblé de dons un ancien puiseur d'eau malade, il revient le lendemain lui donner encore, cette fois par pure obéissance au commandement.
p. 247-250
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« Si tu as fait des paquets d'Avérot, fais en compensation des paquets de Mitsvot » : le sens que Rabbi Ben Tsion ajoute au Midrash
Le Midrash (Vayikra Rabba 21 ; 5) invite à compenser de nombreuses Avérot par de nombreuses Mitsvot, le mot 'Havilot désignant des « paquets ». Rabbi Ben Tsion Aba Shaoul y ajoute un autre sens : un seul geste ou un seul mot peut entraîner toute une chaîne de Mitsvot, ou au contraire de transgressions graves.
p. 250-251
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« Tout était bon mais… manquait de sel » : les cinq interdits que le 'Hafets 'Haïm déplie d'une seule remarque, puis va vérifier en cuisine
Le 'Hafets 'Haïm montre à un élève qu'une simple remarque faite à une aubergiste, « cela manquait de sel », peut entraîner cinq interdits : dire du Lachone Hara, le faire écouter, provoquer du colportage, pousser la cuisinière au mensonge et causer de la peine à une veuve. Un seul mot peut produire des paquets d'Avérot.
p. 251-252
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Le voleur jugé pour meurtre et pour Bitoul Torah : la porte fermée à Rabbi Yaacov Kaminetsky dans la tempête
Un seul vol peut entraîner des paquets d'Avérot : au Tribunal Céleste, un voleur pourrait se voir accusé de meurtre et de Bitoul Torah. Son méfait pousse sa victime à fermer sa porte aux étrangers, au risque de laisser mourir de froid l'épouse de Rabbi Yaacov Kaminetsky, futur bâtisseur d'un empire de Torah en Amérique.
p. 252-255
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L'objet emprunté qu'on ne rend pas : pourquoi suis-je réticent à prêter de l'argent ?
Rendre en temps voulu ce que l'on emprunte, casserole, vélo ou argent, protège ceux qui sont dans le besoin. Celui qui hésite à prêter le fait souvent parce qu'un autre ne lui a jamais rendu : une petite négligence ferme ainsi la porte à des inconnus et produit, selon l'expression du livre, des paquets d'Avérot.
p. 256
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Ce que pensait le bouc pour Azazel en voyant son jumeau se faire égorger : « heureusement que je n'ai pas été choisi pour être le "religieux" »
Le bouc envoyé à Azazel, en voyant son jumeau sacrifié, pourrait se croire le plus chanceux : il vit, on lui a bâti un pont et des cabanes, un homme saint l'accompagne. L'impie raisonne de même et se félicite de profiter de la vie, sans penser, comme le bouc, à ce qui l'attend à la fin.
p. 257-259
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Pourquoi le mal a reçu le qualificatif de « très bien », et pourquoi le bouc pour Azazel n'est pas un sacrifice mais une destruction
Rabbi Shimshon David Pinkous explique que le mal, qualifié de « très bien » au sixième jour, est utile parce qu'il donne à l'homme son libre arbitre. Mais il existe pour être détruit, non honoré : le bouc pour Azazel n'est donc pas un Korban, qui veut dire « être rapproché » de D., mais une destruction.
p. 259-263
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Pourquoi le bouc jeté de la falaise expiait plus de fautes que celui sacrifié par le Cohen Gadol lui-même
Le but du Korban est en partie d'éveiller le fauteur au repentir en lui montrant ce qui aurait dû lui arriver, explique Rabbi Zalman Sorotskin au nom du Rav Walkin. Le bouc sacrifié par le Cohen Gadol connaît un sort presque enviable ; celui jeté de la falaise fait frémir et expie ainsi toutes les fautes du peuple.
p. 263-265
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« Je suis un Juif de Yom Kippour » : le vieil homme de l'autobus qui demanda qu'on compte ses dents
Selon un récit rapporté par Meorot Daf Hayomi, l'expression « Juif de Yom Kippour » prend un tout autre sens dans la bouche d'un ancien soldat de l'armée de Staline : chaque veille de Kippour, il simule une rage de dents pour obtenir, au prix d'une extraction sans anesthésie, vingt-quatre heures d'exemption, et peut ainsi jeûner sans travailler.
p. 265-266
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« Les pratiques du pays d'Égypte ne les imitez pas » : même ce qui est permis, ne le fais pas comme les autres le font
Le verset « les pratiques du pays d'Égypte ne les imitez pas » vise, selon le Tiferet Chlomo, même ce qui est permis, puisque les interdits sont détaillés ensuite : le Juif doit agir en Juif, non comme les autres peuples. D'où les tenues propres aux communautés juives, et le devoir de créer sa propre mode, selon la pudeur.
p. 267-268