Index Géant · Séfer Bamidbar

Parachat Bamidbar

Les 23 commentaires et histoires de Parachat Bamidbar dans La Paracha – Séfer Bamidbar de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.

  1. Pourquoi la Torah n'a pas été donnée en Terre Sainte : sept des vingt réponses de Rabbi 'Haïm Palaji

    Moshé, seul capable de recevoir la Torah, ne pouvait pas entrer en Terre Sainte : c'est l'une des vingt réponses de Rabbi 'Haïm Palaji. D'autres réponses expliquent que la Torah devait sortir du domaine privé de D. pour être acquise, et que, donnée dans un désert sans propriétaire, elle rend les étudiants égaux et ôte aux nations toute excuse.

    p. 11-13

  2. L'humilité qui empêche d'étudier : pourquoi le lépreux apporte aussi du cèdre

    Le cèdre, symbole de grandeur, accompagne l'hysope et le ver dans la purification du lépreux pour rappeler que l'humilité a ses dangers. Indispensable au service de D., elle devient fausse et interdite lorsqu'un homme se juge incapable d'étudier la Torah. Le Rav Wolbe enseigne qu'il faut connaître ses qualités avant même ses défauts.

    p. 13-14

  3. Pourquoi Parachat Bamidbar se lit à Chavouot : tous comptés exactement de la même façon

    Un Juif risque de se juger trop insignifiant pour étudier la Torah : c'est pourquoi, explique Rabbi Moshé Feinstein, on lit Parachat Bamidbar à la période de Chavouot, fête du don de la Torah. Le recensement montre que chaque Juif est compté comme son voisin ou son Rav, et porte la même responsabilité envers la Torah.

    p. 14-15

  4. Le boxeur qui met un an à apprendre une page de Talmud et veut faire un Syoum

    La mesure de l'effort dans l'étude est propre à chacun, mais l'obligation de placer la Torah au centre de sa vie est la même pour tous. Rabbi Moshé Feinstein, qui achève le Talmud pour la trois centième fois, honore pourtant de sa présence un homme qui veut célébrer l'étude d'une seule page.

    p. 15-16

  5. « Moi ça ne me concerne pas, je ne suis pas religieux » : ce que le recensement interdit de dire

    Le recensement rappelle que chaque Juif, pratiquant ou non, fait partie du compte des enfants d'Israël au même titre que tout autre : la communauté forme un seul tout. À celui qui se dit non concerné parce que non religieux, le livre rappelle que les persécuteurs de la Shoah n'ont jamais fait cette distinction.

    p. 16

  6. « Est-ce que tu sais qui je suis, moi ? » : la réplique d'un Tsadik sans ascendance illustre

    Sur le verset qui place « un homme par tribu » à la tête des maisons paternelles, le livre rapporte la réplique d'un Tsadik sans ascendance illustre à un homme hautain, issu d'une grande famille de Rabbanim. La noblesse héritée ne remplace pas le mérite personnel, et chacun peut devenir le commencement d'une lignée.

    p. 17

  7. L'arbre généalogique parti en fumée, et l'enfant de cinq ans qui promet d'en fonder un autre

    Celui qui vit uniquement de l'héritage et des mérites de ses ancêtres quitte ce monde en pleurant, comme le porteur de semences du psaume 126 ; celui qui plie sous ses propres gerbes s'en va joyeux. D'où l'ordre de placer à la tête de chaque tribu un homme méritant par lui-même, premier maillon de sa lignée.

    p. 17-19

  8. Ce qu'un aïeul Tsadik transmet réellement : des vertus devenues seconde nature

    Rabbi 'Haïm de Vologin explique, dans Roua'h 'Haïm, pourquoi les enfants du Juste sont heureux après lui : les vertus que le Tsadik a peiné à acquérir deviennent chez ses descendants une seconde nature, qu'un minimum d'effort suffit à réveiller. Appartenir à une grande famille ne dispense pourtant pas de poursuivre soi-même dans son sillage.

    p. 19

  9. Binyamin, dix fils et la plus petite tribu ; Dan, un fils sourd-muet et l'une des plus nombreuses

    Le 'Hafets 'Haïm compare deux chiffres du recensement : Binyamin, fils de l'épouse principale et père de dix fils, donne la plus petite tribu, tandis que Dan, fils d'une servante et père d'un seul fils sourd-muet, donne l'une des plus nombreuses. La réussite ne dépend pas des atouts humains, mais de la Providence divine.

    p. 19-20

  10. « Amenez-Moi votre arbre généalogique » : pourquoi la Torah ne pouvait pas être donnée aux nations

    Selon Rabbi Israël Yaacov Fisher, dans Even Israël, la Torah ne se transmet que si chaque génération tient la précédente pour plus sage et plus digne de foi qu'elle. En demandant leur arbre généalogique aux nations, D. vérifie l'estime qu'elles portent à leurs ancêtres ; sans elle, la transmission s'arrêterait après une ou deux générations.

    p. 21-24

  11. « Attribue » : le mot qui ne revient qu'une fois, et qui attribue un accusateur

    Le Baal Hatourim rapproche le mot « attribue », employé pour la garde du Mishkan confiée aux Levyim, de sa seule autre occurrence, dans les Tehilim : « Attribue-lui un méchant ». Celui qui reçoit une fonction spirituelle importante se voit attribuer un Yétser Hara plus fort, ce que le Imréi Emet appuie sur une parole de 'Hazal.

    p. 25-26

  12. Pourquoi le nom de Yossef ne figure sur aucune bannière : il n'a pas porté le cercueil de son père

    Le Baal Hatourim explique que Yossef n'a pas porté le cercueil de son père Yaacov, en raison de l'honneur dû à sa royauté : c'est pourquoi D. ne donne pas son nom à sa tribu, recensée à travers Ephraïm et Menaché. Or Yossef n'était pas fautif, ce qui pose la question de cette sanction.

    p. 28-29

  13. Être empêché n'est pas être quitte : l'élève dont toutes les absences étaient justifiées

    Le Saba de Kelem enseigne que celui qui est empêché d'accomplir une Mitsva n'est ni condamnable ni puni, mais ne reçoit pas non plus le salaire de la Mitsva, puisqu'il ne l'a pas réalisée. Ainsi Yossef, malgré la meilleure excuse du monde, ne reçoit pas la récompense liée au transport du cercueil de son père.

    p. 29-30

  14. Les deux sortes de force majeure : à laquelle appartient Yossef ?

    Selon Rav Achi (Brakhot 6a), celui qui voulait accomplir une Mitsva et en a été empêché est considéré comme l'ayant accomplie. Mais cela suppose l'intention, et il existe deux sortes de force majeure : celle qu'on subit et celle qu'on s'est créée. Le livre remonte ainsi, sans abaisser Yossef, les causes qui l'empêchèrent de porter le cercueil.

    p. 30-32

  15. Pourquoi Levy est la plus petite tribu alors qu'on la compte dès l'âge d'un mois

    La bénédiction de multiplication que reçurent les Béné Israël en Égypte était liée à l'oppression elle-même, explique le Ramban : plus on les asservissait, plus ils se multipliaient. Les Levyim, épargnés par l'esclavage, n'en bénéficièrent pas, et restent la tribu la moins nombreuse bien qu'on les compte dès l'âge d'un mois.

    p. 33-34

  16. À chacun son lot : l'homme jaloux de la voiture et de la maison de son voisin

    Chacun a son lot de difficultés, et c'est précisément sa peine qui peut lui valoir le mérite de vivre, comme les Béné Israël se sont multipliés grâce à leur servitude en Égypte. Rabbi Chalom Chvadron l'illustre par sa réponse à un homme jaloux de la belle voiture et de la belle maison de son voisin.

    p. 34-35

  17. « Quand il voyage, on le descend ; quand il campe, on le dresse » : deux allusions

    Les voyages entraînent généralement une descente spirituelle, alors qu'une vie installée permet de s'élever. Rabbi Moshé de Kovrin le lit dans les verbes du transport du Mishkan, et Rabbi Naphtali de Rofchits dans les Tehilim : « Heureux ceux qui sont installés » s'achève sur la louange, « Heureux ceux dont le chemin est droit » sur l'errance.

    p. 35-36

  18. La pipe de Berlin : la commande inattendue d'un Rabbi à son 'Hassid

    Un Juif qui séjourne longtemps dans un lieu pauvre en Torah se protège des tentations en gardant à l'esprit son maître, sa maison d'étude et sa communauté. Un Rabbi de Pologne l'enseigne à un 'Hassid parti pour affaires à Berlin, alors gagnée par la Haskala, au moyen d'une commande en apparence anodine.

    p. 36-37

  19. « La descendance de Aharon et de Moshé » : pourquoi seuls les fils d'Aharon sont nommés

    Le verset annonce la descendance d'Aharon et de Moshé, puis ne nomme que les fils d'Aharon. Selon le Talmud (Sanhedrin 19b), celui qui enseigne la Torah au fils de son prochain est considéré comme s'il l'avait enfanté : Aharon a engendré ces fils, Moshé leur a enseigné la Torah, et le verset les compte aussi comme les siens.

    p. 39

  20. L'homme sans enfant qui « adopta » un Ba'hour Yeshiva

    Le 'Hafets 'Haïm conseille à celui qui n'a pas d'enfants de prendre en charge un Ba'hour Yeshiva, pour accomplir l'enseignement de 'Hazal sur celui qui enseigne la Torah au fils de son prochain. Son gendre, Rabbi Aharon Cohen, rapporte l'histoire d'un homme qui suivit ce conseil avec une générosité sans cesse renouvelée.

    p. 39-40

  21. Chakhav ou Mèt : pourquoi le verset dit que Nadav et Avihou « moururent »

    Le Talmud (Baba Batra 116a) distingue deux verbes : de David, qui laisse un fils semblable à lui, il est dit qu'il « reposait » ; de Yoav, qui n'en laisse pas, qu'il était « mort ». Le verset emploie pour Nadav et Avihou le même mot que pour Yoav, car ils n'avaient pas eu d'enfants.

    p. 40-41

  22. Par le mérite de qui vivons-nous ? Le 'Hatam Sofer : peut-être par celui de nos enfants

    Le 'Hatam Sofer explique qu'un homme sur qui la mort a été décrétée peut recevoir des années de vie supplémentaires parce que ses enfants ont besoin de lui pour être conduits dans la voie de la Torah. Nadav et Avihou, sans enfants, n'en bénéficièrent pas ; chacun peut ainsi vivre par le mérite de ses propres enfants.

    p. 41-42

  23. Les 273 premiers-nés en surplus, et le tirage au sort qui désigna ceux qui devaient payer

    Vingt-deux mille Levyim remplacent autant de premiers-nés d'Israël dans le service sacré ; restent 273 premiers-nés en surplus, qui rachètent leur sainteté pour cinq sicles chacun, versés à Aharon. Rachi explique que Moshé désigne ceux qui paient par un tirage au sort, en mêlant des bulletins « Levy » et des bulletins « cinq sicles ».

    p. 43

Les thèmes de cette paracha

Découvrir La Paracha – Séfer Bamidbar

← Retour à l'accueil de l'Index Géant