Index Géant · Séfer Béréchit
Parachat Vayé'hi
Les 12 commentaires et histoires de Parachat Vayé'hi dans La Paracha – Séfer Béréchit de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.
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« Une vraie bonté » : pourquoi le bien fait à un mort est un bien totalement gratuit
Rachi explique que le bien fait aux morts s'appelle 'Hessed Chel Emeth, une vraie bonté, parce qu'on n'en attend jamais rien en retour, alors qu'envers un vivant subsiste toujours une petite attente. Le Chla Hakadoch ajoute qu'il rapproche ainsi l'homme de D., qui fait le bien à chaque instant sans rien attendre de nous.
p. 505-507
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Le bien fait à un mort, profitable à cent pour cent : le rêve de Yaacov Feldman
Le Maguid de Douvno explique que l'on ne sait jamais si le bien fait à un vivant lui sera réellement profitable, comme l'aumône qui pourrait financer une addiction. Le bien fait à un mort, au contraire, lui est garanti à cent pour cent profitable : c'est une autre raison de l'appeler 'Hessed Chel Emeth.
p. 507-509
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Le bien fait à un mort continue bien après l'enterrement : Kaddish et Michnayot, et une prière dans un aéroport isolé
Le bien fait à un défunt ne s'arrête pas à l'enterrement : c'est ensuite que l'âme affronte les souffrances du Jugement et a le plus besoin d'aide, par le Kaddish et l'étude de Michnayot. Selon le Pné Baroukh, Acher, fils de Yaacov, gardien de l'entrée du Guéhinom, en sauve quiconque a mérité cette étude.
p. 508-511
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Pourquoi Ra'hel fut enterrée sur le bord du chemin
Rachi explique que Yaacov enterre Ra'hel en chemin, et non à Beth Le'hem même, sur ordre divin, afin qu'elle puisse un jour secourir ses descendants exilés passant près de son tombeau. Un Midrash sur la destruction du premier Temple montre qu'elle seule fait fléchir la colère divine, là où les Patriarches et Moshé échouent.
p. 512-517
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Pourquoi Yaacov lie l'adoption des fils de Yossef à l'enterrement de Ra'hel : le droit d'aînesse transmis par la retenue
Rabbi Chalom Chvadron explique que Yaacov justifie ainsi le droit d'aînesse accordé aux fils de Yossef. Réouven l'avait perdu, selon Rachi, pour avoir déplacé par emportement la couche de son père ; Yossef, peiné que sa mère n'ait pas sa place au caveau de Makhpéla, ne fit pourtant jamais le moindre reproche à Yaacov.
p. 517-519
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Pourquoi Yaacov croise ses mains sur Ephraïm plutôt que sur l'aîné Ménaché : le ministre des armées contre le compagnon d'étude
Le Ktav Sofer révèle un désaccord de fond : Ménaché est le ministre des armées de Yossef, Ephraïm le compagnon d'étude de Torah de Yaacov. Yossef juge le rôle militaire plus déterminant, tandis que Yaacov estime qu'un étudiant en Torah protège davantage qu'une armée entière, d'où sa main droite posée sur le cadet.
p. 520-522
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« Que mon nom soit perpétué avant ceux de mes pères » : la Torah avant tout, même avant la subsistance
En plaçant son propre nom avant ceux d'Avraham et d'Its'hak, Yaacov enseigne que l'étude de la Torah, qu'il représente, surpasse la Bienfaisance et le Service divin. Rabbi Yehouda Tsadka y lit, à partir des Pirké Avot, « sans farine, pas de Torah », l'idée de consacrer d'abord ses jeunes années à l'étude, la subsistance venant ensuite.
p. 521-523
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« Chimon et Lévy sont frères » : Rachi identifie par élimination les auteurs du complot contre Yossef
Rachi procède par élimination : Réouven et Yehouda s'opposaient au meurtre, les fils des servantes ne haïssaient pas Yossef si violemment, Yssakhar et Zevouloun ne prenaient pas la parole devant leurs aînés. Il ne reste que Chimon et Lévy, que Yaacov appelle « frères » dans sa bénédiction, Chimon ayant donné l'ordre à Lévy.
p. 524-525
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Pourquoi Chimon voulait tuer Yossef : l'échange de fœtus entre Léa et Ra'hel, et un désaccord sur qui est la vraie mère
Selon la Guémara Brakhot 60a, Léa, enceinte d'un garçon, pria pour un échange de fœtus afin d'épargner à Ra'hel l'humiliation d'avoir moins de fils que chaque servante. Chimon tenait que la vraie mère est celle qui porte l'enfant : Yossef était donc à ses yeux fils de Léa, un petit frère dont les rêves trahissaient une soif de pouvoir.
p. 525-526
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« De la proie, mon fils, tu t'éloignes » : pourquoi Yehouda, complice du complot, reçoit une bénédiction que Réouven l'opposant n'obtient pas
Rachi explique que Yehouda s'est retiré du complot de meurtre et a reconnu publiquement sa faute face à Tamar. Contrairement à Réouven, opposé dès le départ, il dut revenir sur sa propre décision, ce qui va contre la nature humaine et contre la définition même de la royauté. Cet amour de la vérité lui vaut sa bénédiction.
p. 526-529
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« Zevouloun se réjouira dans ses sorties, Yssakhar dans ses tentes » : le marchand associé à parts égales dans la Torah de son frère
Le Zohar demande pourquoi la bénédiction de Zevouloun précède celle de Yssakhar, alors que la Torah est toujours prioritaire. Il répond que Zevouloun, commerçant, « sort le pain de sa bouche » pour nourrir son frère dédié à l'étude ; Rachi ajoute que la Torah de Yssakhar n'existait que grâce à Zevouloun.
p. 529-531
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La Torah, bouclier contre le Yétser Hara : deux donateurs apparaissent en rêve
'Hazal enseignent que D. a créé la Torah comme antidote au mauvais penchant : l'étude de Yssakhar protège donc Zevouloun dans ses voyages, d'où la bénédiction « réjouis-toi dans tes sorties ». Deux récits liés à Rabbi 'Haïm de Vologzine et à Rabbi Ben Tsion Bamberger concernent des donateurs qui avaient soutenu l'étude de la Torah.
p. 530-533