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Parachat Ekev

Les 20 commentaires et histoires de Parachat Ekev dans La Paracha – Séfer Dévarim de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.

  1. Les promesses du verset ne sont pas un salaire mais des conditions de travail : la question du 'Hafets 'Haïm

    Les bénédictions promises par le verset ne sont pas un salaire, explique le Rambam, puisque nos Sages enseignent qu'une Mitsva ne se paie pas en ce monde : ce sont de bonnes conditions pour accomplir les commandements. Le 'Hafets 'Haïm répond par une question inattendue à un homme qui se plaint de ne pas avoir de quoi vivre.

    p. 89-90

  2. Ceux qui touchent bien leur salaire ici-bas, et pourquoi c'est la pire nouvelle possible

    Ceux qui rejettent toute spiritualité reçoivent leur salaire ici-bas, explique Rav Nissim Yaguen : Hachem ne veut pas d'eux dans le Gan Eden, mais leurs quelques mérites appellent une rétribution, qu'Il leur verse donc en ce monde. Rav Dessler enseigne que tous les plaisirs de ce monde réunis ne valent rien face à ceux du Monde Futur.

    p. 90-91

  3. Cinquante dinars pour le salaire d'une Brit Mila : le Rav prend au sérieux la moquerie d'un homme riche

    Hakadoch Baroukh Hou paie Ses ennemis ici-bas pour leurs quelques Mitsvot, afin de les priver du Monde Futur, affirme Rabbi Mordekhaï Lébaton à un homme riche qui se vante de son bonheur. Même celui qui croit n'avoir jamais accompli de Mitsva en a une à son actif, faite sans qu'on lui demande son avis : la Brit Mila.

    p. 91-93

  4. Le salaire retenu jusqu'à la millième génération : pourquoi on n'identifie pas le paiement de ses actes

    Le salaire d'une Mitsva peut être retenu en faveur des enfants et des petits-enfants, enseigne le Gaon de Vilna, et cela jusqu'à mille générations : c'est un descendant Tsadik qui le recevra. On le déduit de la jonction entre la fin de Vaet'hanan, sur la bonté gardée jusqu'à la millième génération, et le premier verset d'Ekev.

    p. 93-94

  5. Le rasoir, le médicament et le médecin : la réponse de Rabbi David Aboukara à celui qui exige des raisons

    Les 'Houkim, lois incompréhensibles à l'esprit humain et souvent délaissées, sont aussi claires aux yeux de Hachem que les Michpatim, avertit le Kli Yakar, et le salaire dépend aussi de leur accomplissement. Rabbi David Aboukara le fait comprendre, par un détour inattendu, à un homme qui exige des raisons.

    p. 94-95

  6. « Il t'a fait endurer la faim et t'a nourri de la Manne » : six façons dont un aliment éduque un peuple

    La Manne nourrissait sans rassasier, car elle avait surtout un rôle éducatif. S'appuyant sur deux enseignements de Yoma 74b, le Malbim et d'autres commentaires expliquent que l'absence de réserves et une apparence toujours identique apprenaient au peuple à dépendre de D., à ne pas satisfaire tous ses désirs et à savoir que la subsistance vient de Lui.

    p. 95-99

  7. Ce que la bénédiction sur le pain active : la parole de Hachem contenue dans l'aliment

    L'âme se nourrit de l'aliment parce que le monde, créé par la parole de Hachem, continue d'exister par elle, explique Rabbi 'Haïm Vital au nom du Ari, cité par le Nefech Ha'haïm. La partie matérielle du pain nourrit le corps, sa partie spirituelle nourrit l'âme, et la bénédiction active la parole Divine qu'il contient.

    p. 99-100

  8. Deux bâtons, dont l'un s'appelle « bienveillance » : le parent coléreux reste tenu d'éduquer

    Le verset des Proverbes sur le bâton est mal compris, explique Rav Wolbe dans Semer et construire : le prophète Zacharie parle de deux bâtons, dont l'un s'appelle « bienveillance » et dirige sans faire mal, par l'encouragement et l'éloge. Le parent coléreux, que Rabbi 'Haïm de Vologine dispense de réprimander, doit donc se corriger pour éduquer.

    p. 100-103

  9. Deux sucrettes et une pilule de ritaline : l'enseignant qui ne voulait pas garder un élève trop vif

    Rav Zilberstein rapporte l'histoire d'un élève de dix ans, studieux et respectueux, que son enseignant refuse de garder en classe s'il ne prend pas de ritaline. Elle invite, avant de juger un enfant vif et remuant, à se demander si le problème vient vraiment de lui ou de l'adulte chargé de canaliser son énergie.

    p. 103-104

  10. La boulette de couscous du vendredi soir : comment avoir une intention quand on a surtout faim

    Agir Lechem Chamaïm, pour servir Hachem et non pour son seul plaisir, reste exigé même quand c'est le plus difficile, par exemple affamé devant le repas du vendredi soir. Il suffit de penser à Ses bienfaits au moment de manger et de se régaler pour L'honorer : le plaisir prend alors une face spirituelle et une face matérielle.

    p. 105-106

  11. « Sculpte-TOI » : l'ordre des mots qui sépare les Tables de la Loi d'une idole

    Pour les Tables de la Loi, le verset dit « sculpte-toi » : l'acte vient d'abord et le « moi » ensuite, explique le Sfat Emet, et cet acte produit la chose la plus sainte de la Torah. Pour l'idolâtrie, il dit « tu ne feras pas pour toi une sculpture » : agir d'abord pour soi mène à l'idole.

    p. 106-107

  12. Ne lis pas Ma mais Méa : cent morts par jour, et cent bénédictions pour les arrêter

    Le roi David instaure les cent bénédictions quotidiennes lorsqu'une épidémie emporte chaque jour plus de cent hommes, mortalité qu'il attribue par esprit prophétique à un relâchement de la Émouna. 'Hazal lisent Méa, « cent », dans le Ma du verset. Chaque bénédiction fait prendre conscience des bienfaits Divins et maintient le lien avec Hachem.

    p. 108-109

  13. Le grain de blé qui a prié à chaque étape, et le bretzel avalé sur une bénédiction inaudible

    Une bénédiction prononcée à la hâte gâche le but même de l'aliment, enseigne la Rabbanite de Belz, épouse du Rabbi Sar Chalom, à un 'Hassid qui vient d'avaler un bretzel en marmonnant. Sa réponse prend la forme d'une parabole qui suit un grain de blé depuis les semailles, et invite à réfléchir avant chaque bénédiction.

    p. 109-111

  14. La lumière du visage, dans deux rêves à un an d'intervalle : le mérite d'un Tsadik de Bagdad

    Un geste quotidien, accompli méticuleusement et avec une grande concentration, peut valoir à un homme un mérite particulier. Rabbi Yé'hezkel Moshé Halévy de Bagdad, maître en Torah et grand bienfaiteur, apparaît en rêve à son fils, le visage baigné d'une lumière particulière, et lui révèle à quel mérite il la doit.

    p. 114

  15. « Vos pensées ne sont pas Mes pensées » : pourquoi l'esprit droit que D. nous a donné ne suffit pas à trancher

    L'homme est naturellement porté au Bien et doté d'un esprit droit, mais ses intérêts l'aveuglent, explique le Rav Pinkous à partir du verset de Yéchayahou « vos pensées ne sont pas Mes pensées ». On consulte le Choul'han Aroukh pour la couleur des Tefillin, mais on tranche soi-même dès qu'un intérêt financier ou affectif est en jeu.

    p. 116-119

  16. Le 'Hafets 'Haïm hésite à enterrer sa mère à côté d'une femme exceptionnelle

    Hachem se lie aux pauvres et aux plus misérables à nos yeux, enseigne le prophète Yéchayahou, à l'inverse des hommes qui admirent la richesse, la beauté et les relations prestigieuses. Le 'Hafets 'Haïm s'en souvient au moment d'enterrer sa mère, en exprimant une réserve sans rien retirer à la piété d'une femme exceptionnelle.

    p. 120-121

  17. Le tuteur des orphelins habillé avec élégance : Rav Na'ham l'autorise, et c'est la règle du monde

    Le Talmud, dans Guittin 52b, autorise le tuteur d'orphelins à s'habiller élégamment : une bonne présentation donne du poids à sa parole et du crédit auprès des hommes d'affaires, au profit des orphelins eux-mêmes. Ainsi va le monde, où l'apparence compte, alors que Hachem ne considère pas du tout les hommes de cette façon.

    p. 121

  18. Trois prières et un classement : celle du pauvre passe devant celle de Moshé et celle de David

    La prière du pauvre surpasse celles de Moshé et de David, parce qu'elle vient d'un cœur brisé, et les Tehilim disent que « Hachem est proche des cœurs brisés ». Pourtant David est l'homme de prière par excellence, et 'Hazal racontent que Hachem fit fermer les portes du ciel devant la prière de Moshé.

    p. 122

  19. Sous les obus, dans l'abri de la Yeshiva de Mir : la prière qui a réellement sauvé l'assemblée

    Une prière sincère, jointe au renoncement à toute rancune, peut briser les décrets les plus terribles. C'est ce qu'enseigne Rabbi 'Haïm Chmoulevitch aux élèves de la Yeshiva de Mir après les bombardements de la guerre des Six Jours, en leur désignant la prière qui, selon lui, les a réellement sauvés.

    p. 122-123

  20. Nous croyons nos prières bonnes pour un chèque, pas pour un cancer

    Nous croyons à nos prières pour nos besoins personnels, mais doutons qu'elles puissent hâter la Guéoula ou guérir un malade, constate le Rav Pinkous. Pourtant, rapporte-t-il au nom du Rav de Brisk, une prière sincère transperce les cieux, et le psaume « par la bouche des enfants » montre que Hachem élève le plus petit.

    p. 124-127

Les thèmes de cette paracha

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