Index Géant · Séfer Dévarim
Parachat Haazinou
Les 21 commentaires et histoires de Parachat Haazinou dans La Paracha – Séfer Dévarim de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.
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« Écoutez les cieux » : le décret d'un Tsadik et la condition posée à la terre
Selon la lecture du premier verset de Haazinou, lorsque le Tsadik demande au Ciel de l'écouter, sa requête est acceptée, mais à une condition : que la terre, c'est-à-dire les hommes, écoute ses paroles. Si l'on respecte son Rav, accorde de l'importance à ses paroles et suit ses conseils, le Ciel exécute ce que ce Tsadik a décrété.
p. 383
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Remariée sur l'autorisation du Maharchal, une veuve tombe gravement malade
Quand le Ciel semble contredire la décision d'un Sage, le Maharchal, Rav de Lublin, rappelle à D. Sa promesse : la Torah ordonne d'écouter la voix des Sages et promet la vie à celui qui s'y plie. Il défend ainsi la validité des paroles de la Torah, selon lesquelles il l'a autorisée à se remarier.
p. 383-385
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Le jeune veuf de Lublin, la promesse faite à sa femme mourante et l'autorisation du Maharchal
Le Maharchal permet à un jeune veuf de se remarier malgré la promesse faite à sa femme mourante ; lorsqu'il meurt aussitôt après ses noces, la ville attribue sa mort à la promesse non tenue. Rabbi Méïr Chapira raconte la réponse du Maharchal : un écrit adressé au Ciel, portant les sources sur lesquelles il s'était appuyé.
p. 384-385
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« Donne-moi une cuillère » : un témoignage de la marche de la mort sur la parole du Rebbe de Sanz
Les mémoires de Sylvain Kaufmann, ancien déporté, font écho à un récit de Maxi Librati rapporté dans La Paracha Bamidbar : pendant la marche de la mort, le Rebbe de Sanz, le Rav Halberstam, annonce que le puits de Myriam accompagnera les prisonniers cette nuit-là. Le témoin admire la foi d'un compagnon dont toute la famille a été exterminée.
p. 385-387
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Sans la Torah orale, rien de la Torah écrite ne peut être accompli tel qu'il est écrit
Rachi compare la Torah à la pluie, vitale au monde. Mais la Torah écrite, sans voyelles ni ponctuation, ne peut être ni lue ni comprise seule : aucun commandement ne s'y accomplit tel qu'il est décrit, des franges à la Mila. Sans la Torah orale, mise par écrit après la destruction du deuxième Temple, rien ne s'y comprend.
p. 388-389
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Les miracles des Prophètes et ceux des Sages du Talmud : pourquoi le Talmud s'en étonne à peine
Le Talmud raconte comme des faits banals des miracles que le Tanakh présente comme extraordinaires : Mor Oukva sort indemne d'un four, Rabbi Tan'houm survit aux lions, 'Honi Hama'agal fait pleuvoir d'une seule prière. Les Sages, éloignés du niveau des Prophètes, agissent sans effort particulier, ce qui pose la question de l'origine et de la permanence de ce pouvoir.
p. 390-393
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Pourquoi la nature obéissait aux Sages : la Torah orale reçue par amour depuis Pourim
Depuis l'époque de Mordekhaï et Esther, les Béné Israël acceptent par amour la Torah orale, qui exige peine et efforts ; les Sages en reçoivent les secrets. Le Nefech Ha'haïm explique que le monde est soumis à la Torah, créée avant lui : celui qui l'étudie pour elle-même s'élève au-dessus des forces naturelles, qui lui sont alors soumises.
p. 393-400
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Condamné à tort par un tribunal : « la justice appartient à D. », la parabole de Rav Israël Grossman
Rav Israël Grossman explique par une parabole la parole de Rachi « la justice appartient à D. » : si un tribunal condamne à tort un homme à payer mille pièces, celui-ci n'a pas à s'inquiéter. Ce que le Ciel lui a décrété à Roch Hachana lui reviendra, car D. veille sur ses biens et les lui rendra autrement.
p. 401-402
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Le 'Hafets 'Haïm et Avraham le cocher : pourquoi son cheval est mort subitement
Le 'Hafets 'Haïm explique à un cocher qui se plaint d'avoir perdu son cheval que chaque petite somme prise injustement est inscrite dans le Ciel : quand ces pièces accumulées égalent le prix d'un cheval, celui-ci meurt. Il s'appuie sur Jérémie : celui qui acquiert l'opulence illégalement devra l'abandonner au milieu de ses jours.
p. 402-403
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Tsour, le Rocher, et Tsayar, le dessinateur : ne pas juger une toile inachevée
Rav Lap de Matitiahou explique pourquoi nos Sages comparent D. à un dessinateur, Tsayar, mot de même racine que Tsour, « Rocher ». Un profane qui regarde une toile au milieu du travail n'y voit que des taches ; de même, le dessin que D. fait de nous dure six mille ans, et seule l'œuvre achevée en révèle la beauté.
p. 403-404
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Un tribunal humain qui condamne un homme punit aussi sa famille : la justice parfaite n'appartient qu'à D.
Rabbi Itsalé Blazer explique qu'un tribunal humain, en condamnant un criminel à perpétuité, punit aussi sa femme et ses enfants, car nul ne peut calculer toutes les conséquences d'un acte. Seul D., dont toutes les voies sont justice, examine la peine de chaque proche avant d'appliquer une sentence, ou la repousse. Le 'Hafets 'Haïm l'illustre par une histoire.
p. 404-406
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Par quel mérite Rabbi Chimon MiRouslèv a-t-il tant allongé ses jours ?
Rabbi Chimon MiRouslèv attribue son grand âge à une attitude : les gens qui demandent sans cesse « pourquoi » se croient victimes d'une injustice, et D., par pitié, les retire de ce monde pour leur prouver qu'il n'y en a aucune. Lui-même n'ayant jamais posé cette question, rien ne presse le Ciel de lui répondre.
p. 406
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Le cœur du père comme un chauffage : la parabole du 'Hafets 'Haïm pour une génération glacée
Le 'Hafets 'Haïm compare le cœur d'un père à un chauffage : tiède, il suffit quand le climat est doux, mais dans une génération glaciale, la moindre faiblesse se ressent. Il lit ainsi le verset : la corruption du père, même sans mauvaise intention, l'atteint peu, mais devient un défaut chez ses fils, qui vivent dans une génération tortueuse.
p. 406-408
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Pourquoi les voitures circulent d'un côté de la route et pas de l'autre : la question du Rav Chakh
Pour le Rav Chakh, ce n'est pas la limite municipale qui fait que les voitures ne roulent pas le Chabbat d'un côté de la route entre Bné Brak et Ramat Gan : c'est la force de l'observance du Chabbat qui rayonne jusque-là. Rabbi Its'hak Zeev Soloveytchik explique de même que la pratique des Juifs laïcs reflète celle des religieux.
p. 408
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Comment dire de Hachem qu'Il est « satisfait de Son sort » ? La réponse du Gaon de Vilna
Le Tana Débé Eliaou dit que D. est « satisfait de Son sort », ce qui surprend Rabbi 'Haïm de Vologine : rien ne peut Lui manquer. Le Gaon de Vilna répond par le verset « la part de Hachem est Son peuple » : quel que soit le niveau d'Israël, même très bas, D. reste satisfait de Son peuple.
p. 409
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Devant le Tribunal Céleste, la seule faute que le mauvais penchant n'excusera pas
Rabbi Baroukh Avraham Tolédano, juge rabbinique à Meknès, explique que devant le Tribunal Céleste, l'homme peut rejeter bien des fautes sur la force du mauvais penchant. Mais ne pas avoir éduqué ses enfants reste sans excuse, car ce domaine échappe à la tentation : c'est ce qui outrage D. « par ses fils, par ses filles ».
p. 410-411
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Deux versets qui semblent se contredire sur la Délivrance : la réponse du 'Hafets 'Haïm
Le 'Hafets 'Haïm concilie deux versets : l'un lie la Délivrance à l'épuisement d'Israël, l'autre à un repentir sincère. Selon lui, deux groupes la hâtent à la veille de la venue du Machia'h : ceux qui résistent au laxisme ambiant malgré les moqueries, et ceux tombés si bas que D., par pitié, accélère la Délivrance pour les sauver.
p. 411-413
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Monsieur Veïnstein, deux rencontres et une prière de Yzkor à Yom Kippour
Une démarche, même minime, pour se rapprocher de D. peut ouvrir la porte à des événements miraculeux. Le livre du Rav Na'hman Seltser rapporte le récit d'un érudit qui rencontre deux fois un rescapé d'un camp ayant abandonné toute pratique après qu'on lui a arraché son fils, et l'invite à Yom Kippour à la prière de Yzkor.
p. 413-416
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Pourquoi appeler « Cantique » une paracha de remontrances ? La parabole de Rav Pinkous
Parce qu'elle retrace toute l'histoire, de la Création au dévoilement de l'unité de D. à la fin des temps, la Parachat Haazinou s'appelle « Cantique » malgré ses remontrances, explique Rav Pinkous. Vus dans leur ensemble, même les événements les plus douloureux deviennent louanges, comme le récit complet d'une chute qui mène à un trésor.
p. 417-419
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Le capitaine anglais et les valises des réfugiés juifs jetées par-dessus bord
Une souffrance peut se transformer en source de joie et de reconnaissance envers D. Le récit, tiré du Cha'al Avikha, suit des réfugiés juifs expulsés d'Angleterre par bateau vers l'Australie pendant la Seconde Guerre mondiale ; le capitaine, par vengeance, fait jeter leurs bagages à la mer. Trente ans plus tard, un professeur allemand en raconte la suite.
p. 419-420
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« Voir est une forme de contact » : pourquoi Moshé voulait au moins voir Erets Israël
Selon le Rav Falk, dans Oz vehadar levoucha, le regard agit comme un toucher : celui qui voit l'impureté en reçoit une part, même sans aucune attirance. Il faut donc éviter de regarder un impie et chercher à regarder un Juste ; le Kli Yakar explique ainsi que Moshé souhaite au moins voir Erets Israël, pour en absorber la Kedoucha.
p. 420-422