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Parachat Nitsavim

Les 19 commentaires et histoires de Parachat Nitsavim dans La Paracha – Séfer Dévarim de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.

  1. Un roseau se casse, un tas de roseaux liés ne se casse pas : l'unité, source de bénédictions selon le 'Hafets 'Haïm

    Selon le Midrash Tan'houma, le peuple ne « se tient » devant Hachem que lorsqu'il forme une seule assemblée : un roseau seul se casse aisément, un tas de roseaux liés presque jamais. Le 'Hafets 'Haïm ajoute que l'unité n'est pas seulement une force pour résister au mal, mais aussi une source de bien et de bénédictions.

    p. 303-304

  2. « Vous » devient « vérité » : le Ben Ich 'Haï et les lettres du mot Emet

    Le Ben Ich 'Haï remarque qu'en inversant les deux dernières lettres du mot hébreu « vous », on obtient « vérité » : c'est par le mérite de la vérité que l'on peut se tenir devant Hachem. Le Deguel Ma'hané Ephraïm y joint une parole du Zohar : la vérité se maintient, tandis que le mensonge ne se maintient pas.

    p. 304-305

  3. Quatorze sentences de 'Hazal sur la puissance du Emet

    Pour 'Hazal, la vérité recèle une puissance insoupçonnée : celui qui l'aime sauve son âme du jugement du Guéhinom, allonge ses jours, protège ses fils et ses filles et se garde de la faute de Lachone Hara. L'homme droit qui possède ce trait rapproche la Guéoula, car la qualité de vérité est le fondement de tout le Judaïsme.

    p. 305-306

  4. « As-tu étudié ? — Non. As-tu prié ? — Non. » : Rabbi Lévy Its'hak de Berditchev devant le Tribunal Céleste

    Rabbi Lévy Its'hak de Berditchev se dit certain d'avoir sa part au Monde Futur par le seul mérite de dire la vérité : devant le Tribunal Céleste, il s'imagine répondre sans détour à chaque question sur son étude, ses prières et ses Mitsvot. Le livre précise en note que ce Sage était d'une humilité peu commune.

    p. 307

  5. Le mensonge, dénoncé dans la Torah, les Prophètes et les Hagiographes

    Selon les sentences de 'Hazal réunies dans le Sidrat Tikoun Hamidot, le mensonge est plus grave qu'on ne le pense : le meurtre ou l'adultère ne sont mentionnés qu'une fois comme interdits, alors que le mensonge est dénoncé dans la Torah, les Prophètes et les Hagiographes. Celui qui s'y habitue est considéré comme reniant Hachem, D. de Vérité.

    p. 307-308

  6. Un livre jamais rendu pendant vingt ans et un Chidoukh décisif

    Un petit livre emprunté et jamais rendu pendant vingt ans revient par la poste chez la veuve de son propriétaire, le soir même où ses enfants débattent : faut-il révéler au jeune homme qui rencontre leur sœur Tirtsa une maladie rare dont elle a guéri ? Le volume s'intitule « Tu t'éloigneras de toute parole mensongère ».

    p. 308-311

  7. « On peut aimer très sincèrement le mensonge, mais on ne peut pas aimer faussement la vérité »

    Rabbi Yaacov de Pchis'ha explique pourquoi beaucoup aiment le mensonge et très peu la vérité : on peut aimer le mensonge en toute sincérité, mais il est impossible d'aimer la vérité de façon feinte. L'attachement au mensonge peut être authentique, tandis qu'un amour simulé de la vérité n'en est pas un.

    p. 311-312

  8. Du fendeur de bois au puiseur d'eau : le calendrier de la Téchouva selon le Kehilat Its'hak

    Le Kehilat Its'hak lit dans « depuis le fendeur de bois jusqu'au puiseur d'eau » le temps idéal de la Téchouva : du 15 Av, jour où l'on cessait de couper le bois pour l'Autel, jusqu'à l'avant-dernier jour de Souccot, où l'on puisait l'eau des libations et priait pour la pluie, quand les décrets de l'année sont définitivement fixés.

    p. 313-314

  9. « Elle a misé toute sa fortune sur le rouge et le rouge est sorti » : la parabole du casino et le choix d'une école

    Le succès d'un précédent ne rend pas un pari raisonnable : à une mère qui veut inscrire sa fille très pieuse dans une école aux mauvaises fréquentations, parce qu'une autre jeune fille y est passée sans dommage, un Rav répond que l'on n'a pas le droit de risquer tout ce que l'on possède, encore moins des âmes pures et innocentes.

    p. 316-317

  10. Des représentants des Juifs d'Allemagne demandent une bénédiction au Rabbi de Tchortkov

    Après l'arrivée de Hitler au pouvoir, des représentants des Juifs d'Allemagne demandent à Rabbi Israël miTchortkov de prier tout particulièrement pour leur pays, déjà frappé de lourds décrets. Le Rabbi bénit d'abord tous les Juifs, où qu'ils se trouvent, puis leur répond par une parabole : deux rois, un mariage princier et une grossesse annoncée très difficile.

    p. 317-318

  11. Deux versets apparemment sans lien, lus comme une question et sa réponse : « quand viendra notre délivrance ? »

    Rabbi Yehouda Ftaya relie deux versets apparemment sans rapport en y lisant une question et sa réponse : exilés, les enfants d'Israël demandent quand viendra leur délivrance. Moshé répond qu'elle peut venir de deux façons : au moment fixé par Hachem, qu'Il a caché aux hommes, ou selon les bonnes actions, qui dépendent de nous et de nos enfants.

    p. 318-319

  12. Le salaire des Mitsvot est caché pour qu'on ne trie pas les mieux payées, et les deux exceptions

    Selon 'Hazal, Hachem cache le salaire des Mitsvot pour que les hommes ne délaissent pas les moins récompensées au profit des mieux payées. Seules deux Mitsvot ont leur salaire écrit : le respect des parents, la plus difficile, et le renvoi de la mère oiseau, la plus facile, pour enseigner que toutes les Mitsvot méritent le même intérêt.

    p. 319-320

  13. L'homme d'affaires enfermé au quarantième étage et les passants qui ne lèvent pas les yeux

    Tant que tout va bien, l'homme trouve normal ce qu'il reçoit ; il ne se tourne vers Hachem que lorsque les épreuves surviennent, souvent pour se plaindre. Un récit rapporté notamment par le Rav Zilberstein illustre la formule d'un grand Rav : « Hou Rotsé Et Hakéchère », Hachem veut le contact, et les soucis nous incitent à prier.

    p. 324-327

  14. Hachem ne nous a pas jetés parmi les nations, Il nous a repoussés

    Rabbi Moshé Alchikh distingue l'objet jeté, aussitôt hors de portée, de l'objet repoussé, que l'on garde à portée de main jusqu'à sa place. Le verset dit que Hachem a repoussé Israël parmi les peuples : les nations se trompent en croyant qu'Il l'a abandonné, car Il reste tout proche et le ramènera sur sa Terre lors d'une vraie Téchouva.

    p. 327-328

  15. Avi Golan, une phrase lancée par dérision et un voyage en Afrique

    Hachem tend des « perches » à chacun de Ses enfants, même au plus éloigné : certains n'y voient que hasard, d'autres les saisissent, et d'autres encore ne reviennent qu'après un signe flagrant venu du Ciel. Le livre l'illustre par l'histoire d'Avi Golan, jeune Israélien laïc parti en Afrique après une phrase lancée par dérision.

    p. 328-332

  16. « Je préfère ta compagnie à tous les délices de la terre » : la parabole du 'Hafets 'Haïm sur l'exil

    Le 'Hafets 'Haïm enseigne que Hachem a décrété l'exil d'une grande partie d'Israël sans préciser qui partirait : l'homme sage prie donc de tout son cœur pour rester chez lui, près de sa maison d'étude et de sa synagogue, plus précieuses que tout l'or qu'il pourrait gagner en terre étrangère, où il n'y a rien à apprendre.

    p. 333-334

  17. Rachi répond à l'objection : « Tu punis la collectivité pour la faute d'un seul ?! »

    Rachi répond à l'objection du peuple : comment punir la collectivité pour la faute d'un seul, puisque nul ne connaît les pensées de son prochain ? Les pensées cachées n'appartiennent qu'à D., et l'individu seul en répond ; mais les choses manifestes relèvent de tous, et si la collectivité ne fait pas justice, c'est elle qui est punie.

    p. 334

  18. « La chose est très proche de toi » : l'étude profonde n'est pas réservée aux Avrekhim

    Contrairement à une idée répandue même chez des pratiquants, l'étude profonde de la Torah n'est pas réservée aux Avrekhim : le verset « la chose est très proche de toi » enseigne qu'il suffit de préparer son cœur. Rabbi Chalom Chvadron, le Maguid de Jérusalem, rapporte à ce sujet une parabole du 'Hafets 'Haïm.

    p. 338-340

  19. Les huit demandes de la prière du matin et l'aide Divine préparée par les anges

    Chaque matin, l'homme demande dans sa prière de comprendre, d'étudier, d'enseigner et d'accomplir toutes les paroles de la Torah, et les anges lui préparent l'aide Divine nécessaire. Mais à peine sorti de la synagogue, il se jette dans les affaires du monde sans venir la prendre. La parabole est du 'Hafets 'Haïm, rapportée par Rabbi Chalom Chvadron.

    p. 340-341

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