Index Géant · Séfer Dévarim
Parachat Réé
Les 19 commentaires et histoires de Parachat Réé dans La Paracha – Séfer Dévarim de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.
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Pourquoi « bénédiction » et « malédiction » plutôt que richesse et pauvreté ?
Le contenu de ce que Hachem donne ne change pas, explique le Or Ha'haïm : abondance, richesse et réussite seront là dans tous les cas, mais elles seront une bénédiction pour qui écoute Sa voix et une malédiction pour qui la dédaigne. Pour le mécréant, cette richesse paie ici-bas ses Mitsvot et lui fait perdre son Monde Futur.
p. 131-133
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« Y a-t-il au monde quelqu'un de plus heureux que nous ? » — puis l'effroi du Chaagat Aryé
Selon le Tokhe'hot 'Haïm, la bénédiction consiste à écouter la parole de Hachem, et la malédiction à dédaigner Ses commandements. Pour l'homme droit, richesse et savoir deviennent des moyens de faire le Bien ; pour l'homme sans moyens, l'écoute elle-même donne un sens à sa pauvreté. Faire le Bien procure ainsi le plus grand des bonheurs.
p. 134-135
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Le cimetière vu depuis la fenêtre de Rabbi Aïzik Chèr, et le don du Steïpeler pour le dessin
Chacun rendra compte des talents que Hachem lui a donnés et de l'usage qu'il en a fait pour Le servir. Rabbi Aïzik Chèr, Roch Yeshiva de Slabodka, en fait la démonstration à Rabbi Chalom Chvadron, et l'exemple des parents du Steïpeler, devant le don exceptionnel de leur fils pour le dessin, montre l'enjeu d'un tel choix.
p. 135-137
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Le puiseur d'eau béni par un Tsadik : par quelle voie la bénédiction va-t-elle s'accomplir ?
Rabbi Zalman Sorotskin, Rav de Sloutsk, rapporte l'histoire d'une bénédiction donnée par un Tsadik à un vieux puiseur d'eau, sans que personne n'en voie les effets pendant un an. Elle éclaire le Bircat Hamazone : être rassasié de ce que l'on possède est la plus complète des bénédictions, et conduit de soi-même à rendre grâce à Hachem.
p. 137-138
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Une asymétrie de deux mots : l'intention de faire le Bien vaut acte, celle de fauter non
Pour la bénédiction, le verset dit seulement « si vous écoutez », mais pour la malédiction il ajoute « et que vous vous détourniez du chemin ». Le Malbim explique, selon 'Hazal, que Hachem compte la bonne intention comme un acte, mais pas la mauvaise, sauf pour l'Avoda Zara : il faut fauter réellement pour subir la malédiction.
p. 139
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« Vous ne ferez pas AINSI » : servir Hachem par imitation ne sert à rien
Servir Hachem en imitant autrui ne revient pas à Le servir, lit le Rabbi de Kotsk dans le mot Ken, « ainsi », du verset. Une pratique plus stricte que la Halakha doit venir d'une raison personnelle. Le Talmud le montre avec ceux qui ont voulu faire comme Rabbi Chimon bar Yo'haï, et avec Mar Oukva dans 'Houlin 105a.
p. 140-141
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248 organes, 365 tendons : pourquoi ajouter une Mitsva est aussi grave qu'en retrancher une
Ajouter une Mitsva déséquilibre autant qu'en retrancher une, explique Rabbi Baroukh Avraham Tolédano : les 248 Mitsvot positives et les 365 négatives correspondent aux 248 organes et aux 365 nerfs et tendons du corps. Comme un corps souffre d'un manque autant que d'une excroissance, les 613 Mitsvot ne supportent ni ajout ni retranchement.
p. 148-149
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Deux cadavres à Berlin, un tendon manquant à chacun : le Gaon de Vilna intervient
Chacune des 613 Mitsvot donne la vie à une partie du corps, et l'histoire rapportée par le Avnéi Nézer en tire une illustration saisissante : à Berlin, le Gaon de Vilna intervient dans une controverse avec des savants qui contestent le compte des organes et des tendons, afin de sanctifier le Nom de Hachem.
p. 149-150
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Même s'il arrête le soleil : les faux messies de l'histoire, et l'épreuve qu'ils constituent
Le faux prophète est une épreuve voulue par Hachem pour vérifier si nous L'aimons réellement : même s'il arrête le soleil, celui qui incite à l'idolâtrie ou à transgresser la Torah ne doit pas être écouté. L'histoire en donne la mesure, de Chabtaï Tsvi, démasqué par Rabbi Yaacov Sassportésse, aux communautés du Yémen sauvées par la correspondance du Rambam.
p. 150-151
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Cent mille faux billets contre trente mille vrais : l'affaire du siècle d'un notable de Varsovie
Celui qui sait qu'il détient la vérité ne se laisse séduire par aucun discours ni aucun miracle, alors que celui dont la foi est bancale se laisse prendre. Le Saba de Novardok l'illustre par l'histoire authentique d'un notable de Varsovie et d'une bande de brigands, qui explique pourquoi certains résistent à l'épreuve des faux messies.
p. 151-153
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« La guerre avant la venue du Machia'h sera une guerre de la foi » : trois heures, et un homme qui arrête le soleil
La guerre qui précède la venue du Machia'h sera une guerre de la foi, selon le Gaon Rabbi Yé'hezkel Levinstein : peu avant, un homme arrêtera le soleil et entraînera la grande majorité. Pour surmonter cette épreuve, il faut s'attacher aux grands Rabbanim de la génération, les prodiges n'ayant jamais prouvé, dans le Judaïsme, la sainteté d'un homme.
p. 153-154
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Marabouts, gourous et voyantes : boire de l'eau salée pour étancher sa soif
Face aux maladies, à la pauvreté ou à l'insécurité, la Torah ouvre la voie de la prière, portée par la foi que D. veille sur chacun comme un père bienveillant. Se tourner vers les marabouts, voyantes ou forces occultes revient à boire de l'eau salée pour étancher sa soif, et s'en retenir est compté comme un mérite.
p. 154-156
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La première Segoula est le Chalom : deux institutrices en guerre froide se réconcilient pour une troisième
La paix est le meilleur réceptacle que Hachem ait trouvé pour contenir Ses bénédictions, enseignent 'Hazal : c'est la Segoula la plus efficace contre le malheur. Quand un foyer traverse des difficultés financières ou affectives, maintenir la paix à tout prix fait revenir la bénédiction, alors que les disputes ne font qu'envenimer la situation.
p. 156-157
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Il change de place dans le bus par pudeur, et s'endort au-dessus du moteur
Un petit effort de pudeur est parfois plus efficace que tout pour conjurer le malheur, répètent les Rabbanim. Une histoire rapportée dans Aleinou Léchabéa'h Bamidbar l'illustre : un étudiant d'une Yeshiva de Nétivot renonce à sa place confortable dans un autobus pour préserver son regard, et le récit se poursuit jusque chez Baba Salé.
p. 157-158
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Le paysan dans l'autobus de la capitale : la parabole de Rabbi Yehouda Tsadka pour consoler des endeuillés
Celui qui quitte ce monde avant un grand âge part parce qu'il a fini de jouer son rôle, enseigne Rabbi Yehouda Tsadka pour consoler des endeuillés : il n'était pas nécessaire qu'il continue à vivre. Sa parabole met en scène un paysan qui, dans un autobus de la capitale, ne comprend pas pourquoi des passagers descendent en chemin.
p. 160-161
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Pourquoi la bénédiction va au donneur et non au pauvre : un fait divers à Bné Brak
Le donneur est le véritable gagnant, explique le Saba de Kelem : la bénédiction ne repose sur lui que grâce au 'Hessed qu'il fait, et Hachem met sur son chemin des occasions de donner pour continuer à le bénir. 'Hazal enseignent ainsi que le receveur fait plus pour le donneur que le donneur ne fait pour lui.
p. 164-165
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L'étudiant qui a fini son assiette, et l'âne de Rabbi Pin'has ben Yaïr
Le Noda Biyéhouda répond à un hôte qui se plaint de la gloutonnerie d'un étudiant pauvre non par un reproche, mais par une question de Guemara sur l'âne de Rabbi Pin'has ben Yaïr, qui ne mangeait que d'une récolte dont le Maaser était prélevé. L'histoire invite celui qui donne à s'interroger sur la générosité de sa propre part.
p. 165-167
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L'esclave hébreu : une permission qui est une punition
Le mot « hébreu », employé dans la Torah par des non-Juifs pour désigner les Juifs, comme la femme de Putiphar parlant de Yossef, signale que l'esclave a perdu au niveau spirituel autant que social. Plus on s'élève, plus les restrictions augmentent ; or l'esclave juif reçoit une permission refusée à tous les autres, ce qui forme un paradoxe.
p. 167-170
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Les deux émissaires : celui qui réussit vite, et celui que le Ciel fait traîner
Les villes refuges sont signalées pour que les meurtriers involontaires aient peu de contacts avec la population, et Jérusalem ne l'est pas pour que les pèlerins en aient beaucoup, explique le 'Hafets 'Haïm. L'émissaire d'une cause sainte doit donc rencontrer beaucoup de monde, alors que Hachem abrège la tournée de celui dont l'influence causerait des dégâts.
p. 171-172