Index Géant · Pirké Avot — Tome I
Chapitre I, Michna 17
Les 10 commentaires et histoires de « Chapitre I, Michna 17 » dans Pirké Avot — Tome I de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.
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Trois maximes d'un homme trop jeune pour porter son titre, et 'Hava qui ajoute à l'interdit
Chimon n'est désigné que par son prénom car il était jeune lorsqu'il rapporta cet enseignement. Il n'a trouvé de bon pour le corps que le silence ; l'essentiel du salaire est dans l'acte plus que dans l'étude, selon Rachi et le Ma'hzor Vitry ; et parler beaucoup attire la faute, comme 'Hava qui ajouta à l'interdit de manger celui de toucher.
p. 211
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Le Bartenoura : le silence dont il s'agit est celui de l'insulté qui ne répond pas
Le silence que Chimon a trouvé bon pour le corps est, selon Rabbi Ovadia MiBartenoura, celui de l'homme qui se fait couvrir d'injures et pourtant ne répond pas. Le silence visé est donc celui que l'on garde face à l'offense, sans répliquer.
p. 212
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Trois théories qui n'ont jamais été essayées : le régime, la machine, le penseur
Une théorie ne vaut que si quelqu'un l'a essayée : c'est la leçon que le livre tire de trois vignettes. Un vendeur de formule magique séduit son auditoire par des termes savants, un inventeur présente une machine qui n'existe encore que sur le papier, et un penseur révolutionnaire maintient sa doctrine même quand personne ne peut l'appliquer.
p. 214-215
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Le prédicateur, le refus de l'objection « pas d'amalgames », et la Torah donnée comme éprouvée par l'Histoire
L'essentiel n'est pas le discours mais son application, et une doctrine se juge à ses conséquences, affirme le livre. À l'inverse de celles qui conduisent à la violence, la Torah a prouvé sa valeur à travers toutes les générations : la formule est exacte et parfaite, il n'y a donc aucune raison de vouloir la changer.
p. 215-216
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Les anges voulaient la Torah pour sa protection, et Moché leur répond qu'elle ne protège que si on l'accomplit
Les anges voulaient garder la Torah dans le Ciel parce qu'ils pensaient qu'elle protège même si on ne l'accomplit pas. Or la réponse de Moché, dans le récit de 'Hazal (Chabbat 88b), montre qu'elle ne protège que celui qui l'accomplit et s'y investit : la Torah n'est ni une amulette, ni un talisman, ni un porte-bonheur.
p. 217-218
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Le judaïsme d'apparat décrit sans indulgence, puis retourné contre le lecteur pieux
Considérer la Torah comme une amulette, c'est en enfreindre les préceptes tout en multipliant les signes extérieurs d'attachement. Le livre ne blâme pas ceux qui agissent ainsi, souvent par ignorance, mais retourne la question vers le lecteur pieux : chapeau, redingote et comportements pieux sont nécessaires, mais il ne suffit pas de paraître, il faut être.
p. 218-219
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Ce n'est pas à la synagogue qu'on juge un homme : les vrais héros sont ceux de la vie ordinaire
Ce n'est pas à la synagogue ou au Bet HaMidrach que l'on juge un homme, mais dans sa vie active : au travail, à la maison, avec ses enfants ou des étrangers, dans sa façon de parler, de se conduire et de manger. Le véritable examen est la routine quotidienne, et les vrais héros sont ceux de la vie ordinaire.
p. 219
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Rabbi Yédidya Hapanini : deux oreilles et une seule langue, et la dette qu'on a envers elles
L'homme doit écouter deux fois plus qu'il ne parle, rapporte Rabbi Yédidya Hapanini : c'est pourquoi Hachem l'a créé avec deux oreilles et une seule langue. Adralgavane, un personnage important, le fit remarquer à un homme qui parlait sans cesse et écoutait très peu, en lui disant qu'il devait payer sa dette à ses oreilles.
p. 220
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Rabbi Itsélé Peterbourguer : accueilli à Yaffo, refuse de prendre la parole
Hachem donne à chacun deux barrières contre les paroles incorrectes, les lèvres et les dents, explique Rabbi Itsélé Peterbourguer, élève de Rabbi Israël Salanter. Accueilli en grande pompe à son arrivée en Erets Israël, il en tire une raison inattendue de refuser de prendre la parole.
p. 220
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Le 'Hafets 'Haïm, un notable de Moscou et un télégramme
Il faut compter ses mots plus encore pour éviter le Lachone Hara que pour économiser de l'argent. Chez un notable de Moscou, le 'Hafets 'Haïm le fait comprendre grâce au télégramme que rédige son gendre, Rav Tsvi Hirsh Levinson, où chaque mot est facturé.
p. 219-221