Index Géant · Séfer Vayikra
Parachat Chemini
Les 16 commentaires et histoires de Parachat Chemini dans La Paracha – Séfer Vayikra de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.
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Pourquoi les Béné Israël durent apporter bien plus de sacrifices qu'Aharon pour la même faute : la vente de Yossef s'ajoutait au veau d'or
Selon le Midrash Torat Cohanim, les Béné Israël avaient deux fautes à expier : la vente de Yossef, dont la tunique fut trempée dans le sang d'un chevreau, et le veau d'or. Le Mayana chel Torah explique, selon les Hagaot Maharid, que le veau d'or ôta aux frères la justification qu'ils donnaient à la vente.
p. 99-101
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La mort de 'Hour disculpe Yossef rétroactivement : ils comprirent alors qu'il ne pouvait pas les réprimander en face sans risquer sa vie
Le Mechekh 'Hokhema donne une seconde raison au sacrifice supplémentaire du peuple : les frères reprochaient à Yossef de rapporter leurs actes à Yaacov au lieu de les reprendre en face. En voyant 'Hour, fils de Myriam, tué pour avoir réprimandé le peuple au sujet du veau d'or, ils comprirent le danger que peut comporter une remontrance.
p. 101-102
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Le dossier explosif de la réprimande : avant de parler, vérifier son cœur, sa légitimité, son tact et l'utilité réelle de la remarque
Faire une remontrance à son prochain est une Mitsva, mais il faut d'abord examiner son intention, sa légitimité, son tact et l'utilité réelle de sa remarque ; à défaut, mieux vaut s'abstenir. Pour le versant halakhique, le livre renvoie au Michna Broura 608, au Biour Halakha et au Piské Techouvot, et propose des moyens plus doux.
p. 102-103
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« Racha ! Tu n'as pas honte de ne pas mettre les Tefillin ! » : les deux frères se disputent à l'auberge pour que l'aubergiste entende
Une remontrance peut atteindre son but sans viser directement son destinataire. Le livre le montre par l'histoire de deux frères qui allaient de village en village pour aider leurs coreligionnaires à mieux servir Hachem : l'un adresse à l'autre, à voix haute, des reproches destinés en réalité à un aubergiste qui délaissait les Tefillin.
p. 104-105
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Le Chla Hakadosh sur « ne réprimande pas le railleur » : il faut d'abord élever l'autre au rang de sage, et seulement ensuite le reprendre
Le Chla Hakadosh lit le verset de Michlé « Ne réprimande pas le railleur car il te haïrait » : celui que l'on fait passer pour un sot en le reprenant n'accepte rien et finit par haïr. Il faut d'abord élever l'autre et lui montrer qu'on le tient pour un sage ; il accepte alors la remontrance et aime davantage.
p. 105
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Aharon n'accuse personne d'autre que lui-même : pourquoi on sortait la Teiva dans la rue quand un malheur frappait la communauté
Selon Rachi, voyant que la Chekhina ne descendait pas, Aharon s'en attribua la faute, alors que sa génération comptait de nombreux pécheurs. Rabbi Y. Leybovitch, dans Da'at Torah, y voit une réaction exceptionnelle. Le Talmud (Taanit 16a) rapporte qu'on sortait la Teiva dans la rue lors d'un jeûne public : chaque Juif est garant des autres.
p. 108-110
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Les fils d'Aharon ne moururent que pour avoir enseigné une Halakha devant leur maître : une colombe sans ailes est vouée à la mort
Le peuple juif est comparé à la colombe, et ses ailes sont ses anciens et ses sages. Selon Rabbi Eliezer (Erouvin 63a), Nadav et Avihou moururent pour avoir enseigné une Halakha devant Moshé : quiconque ternit l'honneur des Sages ou leur influence crée une défaillance dans tout le système du peuple juif.
p. 113-114
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L'Iguéret Ha'Halom : une gifle en pleine rue à Salonique, et l'homme à la longue barbe qui apparaît en rêve
L'Iguéret Ha'Halom de Rabbi Mordekhaï de Ouchimina montre la gravité d'une atteinte à l'honneur d'un Sage : l'homme qui gifla en pleine rue le Mahari BéLèv, à Salonique, n'a toujours pas trouvé le repos des siècles plus tard, et il revient à l'un de ses descendants de réparer sa faute par l'étude.
p. 114-117
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Nadav et Avihou avaient atteint le niveau du monde futur : leur faute fut de vouloir prendre un raccourci vers le Tikoun final
En rapprochant le Talmud (Brakhot 17a) du Targoum Yonathan Ben Ouziel, le livre montre que Nadav et Avihou avaient atteint, avec un corps de chair, les niveaux du monde futur. Ils voulurent épargner au peuple un long chemin de souffrances en réalisant directement le Tikoun final, mais celui-ci passe par le respect de toute la Halakha.
p. 118-124
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« Imaginons que mon fils soit à l'étage supérieur, comblé de tous les délices, et que la porte soit fermée » : Rabbi Its'hak Izik Sar console ses élèves
Sur « Et Aharon garda le silence », le livre rapporte l'attitude de Rabbi Its'hak Izik Sar, Roch Yeshiva Knesset Israël – Slabodka : il enseignait que nos épreuves ne viennent pas des nations mais de notre Père céleste, qui éprouve Ses enfants, et appelait à bénir Hachem sur le mal comme sur le bien, Baroukh Dayan HaEmet.
p. 124-125
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Aharon fut récompensé non pour n'avoir pas critiqué, mais pour la noblesse de son silence : Léa sert D. par la louange, Ra'hel par le silence
Selon le Rachbam, Aharon fut récompensé pour s'être tu par noblesse d'âme, sans pleurer ni prendre le deuil, prouvant sa confiance absolue en D. Le silence est une expression qui dit souvent plus que des mots : Léa servit D. par la louange, Ra'hel par le silence, et cette force passa à ses descendants.
p. 126
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« Had beDara — unique en sa génération » : l'hommage à Rav Yaakov Poultorak (zatsal), inséré dans la paracha
Rav Yaakov Poultorak, fondateur du Beth-Din de Lyon, fut qualifié par Rav Ezra'hi, Roch Yéchiva de Mir, de « Had beDara », unique en sa génération. Les auteurs de La Paracha rendent hommage à leur maître : formé à la Yechiva de Gateshead, passé par Tanger, Strasbourg et Nice avant Lyon, il fuyait le kavod et l'argent.
p. 128-132
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Pourquoi la Torah ne nomme aucun poisson : ils sont cachés de notre regard, nous ne pouvons donc rien apprendre d'eux
Le Baal Hatourim explique que la Torah ne nomme aucun poisson parce qu'ils sont cachés du regard de l'homme. En Lachone HaKodeche, le nom dévoile l'essence d'une chose ; or, ne voyant pas les poissons, l'homme ne peut en tirer aucun enseignement moral. La Torah ne décrit jamais la nature pour elle-même.
p. 138-139
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La 'Halla partagée par le Imréi Emet : pourquoi la cigogne s'appelle « la pieuse » et n'est pourtant pas un oiseau pur
Selon le traité 'Houlin, cité par le Imréi Emet, la cigogne s'appelle 'Hassida parce qu'elle fait du 'Hessed à ses amies en partageant sa nourriture ; il la distingue de la souris, qui n'appelle les siennes qu'après s'être rassasiée. Les commentateurs expliquent qu'elle reste impure car elle ne partage qu'avec ses semblables.
p. 140-141
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L'Abarbanel : ceux qui expliquent la Cacherout par la santé abaissent la Torah au rang d'ouvrage de médecine
Pour l'Abarbanel, expliquer la Cacherout par la santé ravale la Torah au niveau d'un banal ouvrage de médecine : les peuples qui mangent du porc vivent en bonne santé, et ni le serpent, ni le scorpion, ni les plantes mortelles ne sont nommés parmi les interdits. Les aliments impurs nuisent à l'âme et sapent ses élans spirituels.
p. 142-143
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Trois poulets engraissés au porc par un moine : « aucune calamité ne surprend le Tsadik »
Le Sdé 'Hemed se demande si l'on peut manger sans vérification un aliment dont un Tsadik a mangé, puisque, selon 'Hazal ('Houlin 6a), D. protège les Tsadikim des embûches, notamment, précisent les Tossafot, en matière de nourriture. Le livre y rattache une histoire tirée de l'introduction du Koa'h Chor, autour du verset « Aucune calamité ne surprend le Tsadik ».
p. 144-148