Index Géant · Séfer Vayikra
Parachat Emor
Les 17 commentaires et histoires de Parachat Emor dans La Paracha – Séfer Vayikra de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.
-
Le Cohen enfermé dans un musée : comment sortir d'un bâtiment sans passer sous son toit
La Torah interdit au Cohen de se trouver sous le même toit qu'un cadavre. Un Talmid 'Hakham Cohen, piégé dans un musée devant un squelette exposé, se réfugie dans la cour sans toit, puis se réjouit d'être menacé d'expulsion forcée : ce qui est subi sous la contrainte n'est pas une transgression.
p. 324-325
-
Pourquoi l'endeuillé peut manger de la viande et boire du vin, mais n'a pas le droit d'étudier
Selon le Rav Chakh, l'étude est interdite à l'endeuillé non parce qu'elle réjouit, puisque la viande et le vin restent permis par la loi stricte, mais parce que son esprit doit rester libre pour scruter ses actes. La Torah, explique le Sforno, défend de s'affliger à l'excès, et une mort ne survient jamais par hasard.
p. 325-327
-
Sommé de marier un Cohen à une divorcée : la parade du Noda Biyéhouda
Sommé par l'impératrice Marie Thérèse de marier un Cohen à une divorcée, union que la Torah interdit, le Noda Biyéhouda fait réciter au marié « d'après la loi de Marie Thérèse » au lieu de « d'après la loi de Moshé et d'Israël ». L'impératrice est obéie, rien n'est consacré, et le délateur ne peut plus le dénoncer.
p. 330-331
-
Le Kidoush qu'on ne pense pas à faire : es-tu quitte parce que D. t'a exaucé vite ?
Le Rav Chakh répond à un Avrekh qui lui demande s'il doit offrir un Kidoush pour la naissance de sa fille, après un an de mariage : s'il avait attendu quinze ans, il aurait remercié sans poser la question. Être exaucé vite, sans peines ni souffrances, ne dispense pas du devoir de reconnaissance envers le Créateur.
p. 332
-
Un homme en larmes au Kottel à minuit : ni malade, ni pauvre
Au Kottel, à minuit, le Rav Elimelekh Fhirer et un philanthrope proposent leur aide à un homme qui sanglote : ni malade ni pauvre, il pleure de gratitude, venu remercier D. après avoir marié le dernier de ses douze enfants. Il observe que l'on vient au Mur pour demander, et qu'on oublie parfois de revenir remercier.
p. 333-335
-
Acheter de la viande et ne pas payer tout de suite : le 'Hilloul Hachem de celui qui n'a rien fait de mal
Le Talmud (Yoma 86a) donne pour exemples de 'Hilloul Hachem l'achat de viande payé en retard par Rav et les quatre coudées de Rabbi Yo'hanan sans Torah ni Tefillin. Rachi explique que l'observateur en déduira une conduite relâchée : qui représente la Torah doit éviter tout acte susceptible d'être mal interprété, même pleinement justifié.
p. 335-336
-
« Quels religieux ? — Tous ! Même ceux qui ne le sont pas » : la place occupée un soir de Kippour
Aux yeux du public, une kippa fait déjà un Talmid 'Hakham, et la faute d'un seul est imputée à tous les religieux. Chaque Juif représente D. sur terre et n'a pas le droit de se sous-estimer : s'il existe une Mitsva de mourir pour sanctifier le Nom, une autre commande de vivre en le sanctifiant.
p. 336-337
-
Doit-on courir vers le bûcher ? La question posée avant l'histoire de Rabbi Avraham ben Avraham
Donner sa vie plutôt que d'être contraint à l'idolâtrie, aux relations interdites ou au meurtre est une Mitsva, que beaucoup ont accomplie dans la joie. Une question en découle : faut-il s'y empresser comme pour toute Mitsva, ou ralentir pour gagner quelques minutes de vie ? L'histoire de Rabbi Avraham ben Avraham y répond.
p. 338-343
-
« Je Suis le premier, Je Suis le dernier » : ce que le Gaon répond à un homme sans père, sans frère et sans enfant
Le Gaon réconforte Rabbi Avraham, triste de n'avoir ni parents juifs, ni frère, ni descendance, par un Midrash sur Yichaya 44 ; 6. « Je Suis le premier » s'adresse à qui n'a pas de père, « Je Suis le dernier » à qui n'a pas de frère, et pour qui n'a pas de fils, D. vaut mieux que vingt fils.
p. 344
-
« Rabbi Avraham ! Avec zèle !… » : une Halakha tranchée depuis une fenêtre
Au passage de Rabbi Avraham vers le bûcher, le Gaon de Vilna lui crie depuis sa fenêtre : « Avec zèle ! » Puisqu'il voulait mourir pour sanctifier le Nom, il devait le faire avec empressement ; mais celui qui peut éviter la mort en gagnant du temps n'a aucune Mitsva de se hâter, précisent les commentateurs.
p. 345-346
-
Après le bûcher de Rabbi Avraham : trois épilogues
Après le martyre de Rabbi Avraham ben Avraham, le Gaon de Vilna fait récupérer ses cendres pour qu'il repose dans une sépulture juive. Il révèle aussi que l'âme de Rabbi Avraham est redescendue brièvement dans un nourrisson pour réparer la seule chose qu'il n'avait pu réparer : n'avoir pas été conçu dans la sainteté.
p. 346-347
-
Un Chofar en Sibérie, vingt-quatre heures avant Rosh Hachana
Envoyé en Sibérie par les bolcheviques, Rabbi Its'hak Izik Roth prie pour obtenir un Chofar avant Rosh Hachana. Vingt-quatre heures avant la fête, la corne d'un bélier pris dans un buisson lui reste dans la main lorsqu'il veut le libérer : un Chofar reçu comme du Ciel, sonné dans la forêt malgré le danger.
p. 350-351
-
Pourquoi une cabane pour les Nuées, et rien pour la Manne ni pour le Puits
Selon le Mabit, la Manne et le Puits répondaient à des besoins vitaux, alors que les Nuées de Gloire étaient un luxe : les commémorer par la Soukka, c'est louer Hachem de ce que rien n'a manqué. Le 'Hida répond aussi que Manne et Puits furent donnés après une plainte, non après une prière.
p. 353-355
-
Et s'ils n'avaient pas réclamé ? Deux hypothèses, et l'égalité de tous les miracles
Que se serait-il passé si Israël avait prié au désert au lieu de se plaindre ? Deux hypothèses, entendues d'un Talmid 'Hakham : D. aurait peut-être seulement attendu quelques heures ou quelques jours avant d'envoyer la Manne et le Puits, ou le peuple aurait atteint un niveau où boire et manger devenaient inutiles, tous les miracles se valant.
p. 355
-
Le « petit croyant » qui a du pain dans son panier, et le nourrisson repu du roi David
'Hazal (Sota 48b) appellent « petit croyant » celui qui a du pain dans son panier et s'inquiète du lendemain. Selon des commentateurs, cet homme est certain de se réveiller demain matin ; s'il fait confiance à D. pour sa vie, pourquoi pas pour ses besoins ? Le Gaon de Vilna compare la confiance au nourrisson rassasié qui dort paisiblement.
p. 355-356
-
Le Griz, sa ration de pain et la veille de Kippour
À Varsovie en 1939, le Griz partage chaque jour sa ration de pain sans rien garder pour le lendemain, selon l'enseignement de 'Hazal sur le « petit croyant ». Ayant fait une provision pour la veille de Kippour, il conclut que, peut-être, une confiance entière lui aurait valu ce jour-là un potage de poisson.
p. 356-357
-
« Qu'est-ce que cela peut te faire si la Manne tombe dans ta cour ? »
Deux Avrekhim sans argent se renvoient la charge d'un mariage entre leurs enfants. Le 'Hazon Ich répond à celui qui se plaint de l'autre : puisque ni l'un ni l'autre n'a d'argent, il faut de toute façon un miracle, comme la Manne tombée du ciel, et peu importe alors dans quelle cour elle tombe.
p. 357-358