Index Géant · Séfer Bamidbar

Parachat 'Houkat

Les 25 commentaires et histoires de Parachat 'Houkat dans La Paracha – Séfer Bamidbar de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.

  1. « Voici la Torah : un homme qui mourra dans la tente »

    Resh Lakish enseigne, en Brakhot, que la Torah ne se maintient que chez celui qui se tue sur elle, alors que Michlé et les Pirké Avot la disent source de vie. Le 'Hafets 'Haïm explique que mourir désigne ici l'indisponibilité : pendant son étude, l'homme doit faire comme s'il était mort et ne jamais s'interrompre.

    p. 244-247

  2. Le 'Hafets 'Haïm appelé à l'aide dans sa boutique pendant son étude

    Le 'Hafets 'Haïm vit lui-même ce qu'il enseigne sur l'étude : selon Rabbi Avraham Its'hak Holander, cité dans l'introduction du Pné Mena'hem, sa parabole du commerçant fait allusion à sa propre expérience. Dans la petite boutique tenue avec son épouse, il refuse d'interrompre son étude, même un instant, lorsque les clients affluent.

    p. 247

  3. Rabbi David Glik confie les clés de sa boutique à un inconnu

    Le dévouement à l'étude de la Torah peut l'emporter sur le gain. Rabbi David Glik, marchand de papier peint, ferme chaque jour sa boutique à heure fixe pour se rendre à son cours, quoi qu'il advienne. Le livre raconte ce qui se passe le jour où un client exigeant se présente un quart d'heure avant la fermeture.

    p. 247-248

  4. Le dos qui plie : le procédé de Rabbi Yehouda Ha'hassid, et les bêtes envoyées à Essaw

    Selon Rabbi Yehouda Ha'hassid, on vérifie qu'une bête est Kéchéra en passant la main sur son dos : s'il se plie, elle l'est. Des commentateurs y rattachent les bêtes envoyées par Yaacov à Essaw. Chacun peut s'appliquer ce critère : selon Brakhot, l'homme doit être tendre comme le roseau, capable de se plier et de ne pas garder rancune.

    p. 250-251

  5. Rabbi Dov Ber Eliezrov insulté au Tribunal rabbinique, et le « huitième de huitième »

    L'humilité peut aller jusqu'à pardonner une insulte publique. Rabbi Dov Ber Eliezrov, insulté devant tous par un plaideur qu'il vient de débouter, garde le silence. Interrogé sur la règle selon laquelle un Talmid 'Hakham doit conserver un huitième de huitième d'orgueil, il répond par une remarque pleine d'humilité sur ses propres connaissances.

    p. 251

  6. Pourquoi Moshé voulut Rabbi Eliézer pour descendant : une vache de deux ans qui disculpe tout un peuple

    Rabbi Baroukh Chimon Shniourson rappelle que, selon le traité Békhorot, une vache ne peut enfanter avant trois ans. Si la vache rousse n'a que deux ans, comme l'enseigne Rabbi Eliézer, elle ne peut venir expier la faute du veau d'or, et le peuple n'a pas fauté volontairement. Moshé, défenseur d'Israël, reconnaît en lui un plaideur semblable.

    p. 252-253

  7. Les cendres qui purifient l'impur et rendent impur le pur, comme la mort du Juste

    Rachi explique que la mort de Myriam suit les lois de la vache rousse pour enseigner que la mort des Justes procure l'expiation. Comme ces cendres purifient l'impur et rendent impur le pur, la disparition du Tsadik prive les hommes de bien d'une force spirituelle et épargne le mécréant, selon la formule du Min'hat Cohen.

    p. 254-255

  8. Les chaussures échangées de Rabbi Tsvi Hirch Lévinson

    Rachi enseigne que, comme les sacrifices, la mort des Tsadikim apporte l'expiation des fautes de toute la génération. Le 'Hafets 'Haïm s'appuie sur cet enseignement face à l'épreuve qui touche sa propre famille, à travers son gendre, Rabbi Tsvi Hirch Lévinson, surnommé « le deuxième 'Hafets 'Haïm ».

    p. 255-256

  9. Pourquoi le Puits fut donné par le mérite de Myriam, et pourquoi de l'eau

    Rachi déduit du manque d'eau qui suit la mort de Myriam que le Puits accompagna Israël quarante ans par son mérite. Il s'agit d'eau parce que Myriam aida, au péril de sa vie, les femmes d'Égypte à se rendre au Mikvé, la femme étant appelée « puits » ; pour Rabbénou Bé'hayé, parce qu'elle attendit Moshé au bord du Nil.

    p. 257-258

  10. Le Puits de Myriam dans la vallée de la mort

    La foi peut demeurer entière au cœur des pires épreuves. Le Rabbi de Klausenbourg, qui perdit dans la Shoah sa femme et ses onze enfants, affirme n'avoir jamais perdu Hachem. Le livre rapporte un épisode de la marche de la mort de 1944 qu'il rattache lui-même, des années plus tard, au Puits de Myriam.

    p. 258-262

  11. La vérification par un survivant : le témoignage de Maxi Librati

    Un récit raconté pendant des années trouve un témoin inattendu. Le livre cite le résumé des mémoires de Maxi Librati, ancien déporté et oncle de madame Hassan, qui y décrit la marche de la mort de Varsovie vers Dachau en juillet 1944 et la soif endurée par les prisonniers, un épisode qui rejoint celui du Rabbi de Klausenbourg.

    p. 262

  12. Pourquoi Moshé frappa le rocher : le dilemme des deux rochers

    Rabbi 'Haïm Chmoulevitch explique que des sceptiques désignent à Moshé un autre rocher que le Puits de Myriam : y faire jaillir l'eau sanctifierait le Nom, mais trahirait l'ordre reçu. Moshé refuse de faire « mieux » que ce qu'Hachem a ordonné ; sa colère le fait se tromper de rocher, puis frapper celui auquel il devait parler.

    p. 263-264

  13. La colère fait perdre les acquis : ce qui distingue la sagesse de la Torah de celle des nations

    Selon le Talmud, en Pessa'him, la colère fait oublier son savoir à l'érudit. Rabbi 'Haïm Chmoulevitch montre que Moshé, à chaque emportement pourtant justifié, oublie des lois : ce n'est pas une punition mais une conséquence. La sagesse des nations reste un acquis intellectuel ; la Torah exige aussi la perfection morale.

    p. 265-266

  14. Pourquoi frapper le rocher a coûté l'entrée en Terre Sainte

    Le 'Hafets 'Haïm explique que Hachem ne reproche pas à Moshé et Aharon d'avoir profané Son Nom, mais de n'avoir pas saisi l'occasion de le sanctifier, faute grave à leur niveau. Or la Terre Sainte est le lieu choisi pour sanctifier Son Nom aux yeux des Juifs et des nations : mesure pour mesure, ils n'y entrent pas.

    p. 267-268

  15. Le bataillon envoyé au Pôle nord : l'homme et l'ange au service du Roi

    Rachi relève que Moshé est appelé « ange » dans le verset, les prophètes étant ainsi nommés. Le 'Hafets 'Haïm rappelle que le mot signifie messager : l'homme, comme l'ange, est créé pour une mission, et la différence entre eux n'est qu'extérieure. Servir Hachem dans un corps de chair n'enlève rien au mérite de l'homme, au contraire.

    p. 269-270

  16. Les deux craintes d'Edom : être inondé, et perdre de la surface

    Rabbi Yonathan Eïbeshits explique que le roi d'Edom craint d'abord que le Puits de Myriam, qui entourait chaque tribu d'un fleuve, n'inonde son pays : Moshé promet d'acheter l'eau. Il craint ensuite que les Nuées, qui aplanissaient le terrain, ne rabotent ses montagnes et ne lui fassent perdre de la surface : Israël traversera donc à pied.

    p. 271-272

  17. Amaleq change de langue, et Israël prie sans nommer le peuple

    Rachi rapporte qu'Amaleq adopte la langue de Canaan pour que la prière d'Israël vise le mauvais peuple et reste sans effet ; Israël prie donc sans nommer de peuple. Les ennemis d'Israël savent que la prière est sa force, et sa formulation compte : selon Rabbi 'Haïm de Vologin, le Machia'h tarde parce que nous prions sans assez de précision.

    p. 273-275

  18. « Envoie-moi un âne qui me chevauche »

    La prière est exaucée telle qu'elle est prononcée, d'où l'importance de la formuler avec précision. Le Ben Ich 'Haï, dans Od Yossef 'Haï, rapporte un Midrash sur un homme épuisé qui, marchant dans le désert, demande à Hachem de lui envoyer un âne, mais se trompe dans la formulation de sa prière.

    p. 275-276

  19. Pourquoi Amaleq a changé de langue et non de vêtements : l'habit fait l'homme

    Changer de vêtements était plus simple que changer de langue, mais en prenant les habits des Cananéens, les Amaléqim seraient réellement devenus cananéens, et la prière d'Israël contre Canaan les aurait atteints. Le vêtement reflète la personne et agit sur elle : c'est pourquoi, selon le livre, le Juif doit se distinguer des nations par une tenue sobre.

    p. 276-277

  20. « LES serpents » : ce sont les fautes qui donnent le feu vert

    Le verset parle « des » serpents, que les Béné Israël connaissaient : en quarante ans de désert, aucun ne fut mordu, car les Nuées brûlaient tout serpent trop proche. Dès qu'ils médisent d'Hachem et de Moshé, ces mêmes serpents attaquent : les créatures dangereuses ne nuisent que lorsque les fautes de l'homme le leur permettent.

    p. 278

  21. Daniel dans la fosse aux lions

    Le livre de Daniel, au chapitre 6, illustre le principe selon lequel les bêtes féroces ne nuisent que sur permission. Jalousé par les ministres du roi Dariavèche, le prophète est jeté dans la fosse aux lions pour avoir prié Hachem, et la suite du texte écarte d'avance toute explication naturelle de ce qui s'y passe.

    p. 278-281

  22. Au temps du Machia'h, la bête féroce n'aura plus rien à faire

    Au temps du Machia'h, enseignent 'Hazal, les bêtes dangereuses deviennent inoffensives, comme l'annonce le prophète Isaïe. La terre entière reconnaît alors la royauté d'Hachem : il n'y a plus de dilemme entre le bien et le mal, donc plus de fautes. Sans besoin d'expiation, les souffrances cessent, les animaux féroces ne nuisent plus et la paix règne.

    p. 281

  23. Le chien de garde et la visite de Rabbi El'hanan Wasserman

    Une bête dangereuse ne nuit pas sans permission, même en temps ordinaire. Le livre l'illustre par un récit de la veuve elle-même, rapporté à Rabbi Chalom Chvadron : à New York, avant la Seconde Guerre mondiale, Rabbi El'hanan Wasserman rend visite à une famille gardée par un chien dressé à aboyer contre quiconque se présente.

    p. 281-282

  24. Né'hachim et Sérafim : pourquoi les serpents envoyés pour Moshé sont plus dangereux que ceux envoyés pour Hachem

    Le Midrash explique que Hachem envoie deux espèces de serpents : les Né'hachim pour la médisance contre Lui, les Sérafim, plus dangereux, pour celle contre Moshé. Hachem est donc plus exigeant sur l'honneur des Tsadikim que sur le Sien, comme le montre Jéroboam, épargné malgré ses fautes mais paralysé en levant la main contre un prophète.

    p. 282-284

  25. Pourquoi Moshé craignit Og et non Si'hon : le mérite d'une course intéressée

    Moshé ne craint ni la force ni la taille de Og, mais un mérite : Og avait couru prévenir Avraham de la capture de Loth, entraînant un grand Kidouch Hachem, même si son intention était intéressée. La justice Divine ne lui retire pas ce mérite, et Hachem rassure Moshé : les mérites du peuple juif sont bien plus grands.

    p. 285-287

Les thèmes de cette paracha

Découvrir La Paracha – Séfer Bamidbar

← Retour à l'accueil de l'Index Géant