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Parachat Michpatim
Les 22 commentaires et histoires de Parachat Michpatim dans La Paracha – Séfer Chémot de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.
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Pourquoi les lois civiles suivent immédiatement les lois de l'autel : le Sanhédrin près du Mikdach, et pourquoi un tribunal juif est une cérémonie religieuse
Rachi enseigne que les lois civiles suivent celles de l'autel pour placer le Sanhédrin près du Mikdach. Pour le Maharal de Prague, l'autel fait régner la paix entre Israël et D., le tribunal entre les hommes ; l'Avné Nézel ajoute que le droit juif, de source divine, renferme une parcelle de Kédoucha.
p. 251-252
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Ne jamais soupçonner un Beth Din, même quand on a l'impression d'avoir eu raison : le marchand de vin de Rabbi Lévy Its'hak de Berditchov
Le 'Hafets 'Haïm demande de ne jamais laisser naître de soupçon envers un Beth Din, même chez le perdant convaincu d'avoir eu raison : le juge ne juge que ce que ses yeux voient, et un décret divin peut faire perdre celui qui semblait avoir raison. Le gagnant doit lui ôter ce soupçon plutôt que de lui donner raison.
p. 252-255
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Pourquoi le juste souffre et l'impie prospère : la question de Moché, et la parabole de la bourse oubliée près de la source
Le juste qui souffre et l'impie qui prospère ne contredisent pas la justice divine, car l'homme ne voit qu'une partie de l'histoire. Selon le Méam Loèz, Moché lui-même posa la question à D., qui lui montra que la logique d'un jugement ne se révèle qu'en remontant aux générations précédentes.
p. 255-256
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Pourquoi la Torah commence les lois civiles par l'esclave hébreu, ce voleur condamné à servir : la réponse du père aux deux fils
Un père qui a deux fils, l'un érudit en Torah et l'autre voleur, pense toute la journée au voleur. Le Rav Karlinshteïn, au nom du Darkéi Moussar, explique ainsi que la Torah ouvre les lois de Michpatim par l'esclave hébreu, voleur condamné à servir : la première préoccupation de D. va à celui qui s'est égaré.
p. 256
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L'oreille percée de l'esclave, le mariage réduit aux préparatifs, et la villa que l'architecte n'a jamais construite : entendre la Torah avec les oreilles ne suffit pas
Rabbi Yo'hanan ben Zakaï explique qu'on perce l'oreille de l'esclave parce qu'elle a entendu « Tu ne voleras pas » au Sinaï, et que l'homme a volé malgré tout. Le 'Hidouché Harim précise qu'il n'a écouté qu'avec les oreilles, non avec le cœur : accomplir les commandements sans le cœur manque l'essentiel.
p. 257-261
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Le kidnapping d'un enfant de veuve pour compléter le quota des cantonistes, et Rabbi Israël Salanter qui joue l'ignorant jusqu'au repas du Chabbat
Sous le tsar Nicolas Ier, la loi des cantonistes arrache des enfants juifs à leurs familles pour près de vingt-cinq ans d'armée. Le livre montre comment Rabbi Israël Salanter affronte une communauté qui a livré l'enfant d'une veuve de passage, en rappelant l'interdit de vendre un homme et celui d'humilier la veuve et l'orphelin.
p. 261-263
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« Guérir, il fera guérir » : pourquoi un Rabbi envoie un malade désespéré chez le plus obscur des médecins
Les médecins ont reçu de la Torah la permission de guérir, mais les malades risquent alors d'oublier D. Le fils de Rabbi Israël de Tchortkov explique ainsi que son père envoie un malade, déjà tourné vers le Tsadik, chez un médecin très simple : la guérison ne peut alors être attribuée qu'à D.
p. 263-264
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Pourquoi D. commence par les dédommagements plutôt que les Mitsvot « nobles » : le vendeur de diamants et les brigands trompés
L'homme ignore la valeur des Mitsvot qui se présentent à lui, explique Rabbénou Vidal HaTsarfati : c'est pourquoi la Torah, juste après le don au Sinaï, commence par des lois de dédommagement en apparence modestes plutôt que par les Téfilin ou les fêtes. Aucune Mitsva, même la plus petite, ne doit être négligée.
p. 264-266
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« Guérir, il fera guérir » (bis) : Rabbi Méïr Chapira rend visite à un donateur grippé
En voyage aux Etats-Unis, Rabbi Méïr Chapira de Loubline tient à accomplir la Mitsva de visiter les malades auprès d'un donateur retenu chez lui par un début de grippe. L'anecdote, rattachée au verset « guérir, il fera guérir », se conclut par une plaisanterie du Rav au profit de sa Yeshiva.
p. 266
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Pourquoi l'esclave frappé à l'œil ou à la dent est libéré, et non celui frappé au bras ou au nez : la faute de 'Ham selon le Gaon de Vilna
Le statut d'esclave vient de la malédiction de Noa'h contre 'Ham, qui avait fauté par l'œil, en voyant la nudité de son père, et par les dents, en allant le raconter à ses frères. Selon le Gaon de Vilna, l'esclave qui perd un œil ou une dent expie cette faute d'origine et retrouve la liberté.
p. 266-267
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Cinq bœufs, quatre agneaux : pourquoi la Torah allège la sanction du voleur humilié par son propre vol
D. Se soucie de la dignité de Ses créatures, même du voleur, selon Rabbi Yo'hanan ben Zakaï cité par Rachi : celui qui vole un agneau paie quatre têtes et non cinq, car il a dû s'humilier en le portant sur ses épaules, alors que le bœuf marche de lui-même.
p. 267-268
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Lire le Birkat Hamazone plutôt que le réciter par cœur : la promesse de Rav Moshé Eyviyer face aux incendies
Avant de mourir, Rav Moshé Eyviyer promet à sa communauté que le feu n'atteindra pas leurs maisons s'ils s'engagent à toujours lire le Birkat Hamazone dans un Sidour au lieu de le réciter par cœur. La promesse pèse lourd à une époque où les maisons de bois, serrées, brûlaient par quartiers entiers.
p. 269-270
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Le gardien bénévole traîné en justice après un cambriolage : pourquoi la Torah n'y voit pas une dissuasion au 'Hessed, mais son contraire
Être « emmené chez les juges », el haélohim, peut aussi se lire « rapproché de D. », explique le Maamar Mordékhaï. Le gardien bénévole soupçonné après un vol ne doit donc pas renoncer à rendre service : faire le bien sans contrepartie, même au risque d'être soupçonné, rapproche l'homme de son Créateur, à l'image de D.
p. 270-271
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« Si affliger tu l'affliges, si crier il crie » : pourquoi la Torah emploie trois fois un langage de répétition au sujet de la veuve et de l'orphelin
La veuve et l'orphelin n'ont personne vers qui se tourner : ils subissent une double affliction, le tort lui-même et l'absence de recours. Rabbi Mordekhaï Man explique ainsi la répétition des verbes dans le verset, « si affliger, tu l'affliges », « si crier, il crie », « écouter, J'écouterai » : D. entend ce double cri.
p. 271-272
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« Ne sois pas pour lui comme un usurier » : Rabbi 'Haïm de Brisk et Rabbi Yaacov Berline face à leurs débiteurs
Seul l'argent donné aux pauvres accompagne l'homme dans le monde futur, enseignent 'Hazal, et le livre en voit une allusion dans « au pauvre qui est avec toi ». Le même verset interdit l'attitude de l'usurier, et le livre montre jusqu'où des Sages ont poussé ce scrupule envers leurs débiteurs, pour éviter jusqu'à l'apparence d'une réclamation.
p. 272-273
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La viande laissée sans surveillance : le Rosh Yeshiva, ses boulettes et son voisin d'avion
Le Pardès Yossef lit dans la juxtaposition de la sainteté et de l'interdit de l'animal déchiré une promesse : si vous êtes des hommes saints, le Ciel veillera à ce que vous ne mangiez pas de viande non cachère par mégarde. Les Sages enseignent en effet que D. ne met pas d'embûches devant les Tsadikim.
p. 274-275
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S'éloigner du mensonge : les lettres de la vérité aux deux bouts de l'alphabet, celles du mensonge collées ensemble, et deux Rabbanim face à un document à signer
Emet, la vérité, s'écrit avec des lettres éloignées dans l'alphabet, et Chéker, le mensonge, avec trois lettres consécutives, explique le 'Hessed LéAvraham. Aussi Eliahou, à la Rédemption, éloignera-t-il le mensonge et rapprochera-t-il la vérité. Pour Reb Zouché, le verset enseigne aussi que le mensonge éloigne l'homme de D.
p. 276-278
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La corruption trouble la vue des clairvoyants : pourquoi seul l'érudit doit ralentir le pas, et le dayan devenu aveugle face aux médisants
Selon le Talmud Brakhot, le Talmid 'Hakham ne doit pas marcher vite, car une allure rapide use la vue. Les commentateurs expliquent pourquoi lui seul est visé : si un érudit devient aveugle, tous soupçonneront qu'il a accepté des présents, conformément au verset « la corruption trouble la vue des clairvoyants ».
p. 278-280
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Que même le bœuf et l'âne se reposent le Chabbat : Rav Chakh sur la frontière invisible entre Bné Brak et Ramat Gan
L'Admour de Gour explique que le Chabbat doit être si précieux qu'il influence tout l'entourage, au point que même les animaux domestiques semblent vouloir s'y reposer. Le Griz, Rabbi Its'hak Zéèv Soloveitchik, ajoute que le respect inspiré par un jour saint dépend de la gravité que lui donne le monde religieux.
p. 279-281
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Le renégat qui changea une lettre du Sefer Torah écrit par Ezra Hassofer
Un Sefer Torah écrit par Ezra Hassofer lui-même, légué par un père à ses fils, est rendu Passoul par un renégat qui change une seule lettre, le Aïn de Vaavadetem en Alef, pour former « vous serez perdus ». Le livre rattache ce récit au verset « Vous servirez Hachem votre D. ».
p. 282-283
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Prier pour ne plus être peiné du succès d'un concurrent, puis pour s'en réjouir : la Parnassa vient de D., jamais du magasin
La Parnassa vient de D., jamais du magasin, qui n'est qu'une Hichtadlout, un effort demandé par D. Un récit rapporté par l'Admour Beth Avraham de Slonin montre qu'on peut prier pour ne plus souffrir du succès d'un concurrent, puis pour s'en réjouir ; un élève du 'Hazon Ich va jusqu'à aider le sien.
p. 283-285
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« Nous ferons et nous comprendrons » : pourquoi tout le peuple s'exprime au pluriel, comme des prisonniers assoiffés à qui l'on offre à boire
Les enfants d'Israël, assoiffés depuis deux cent dix ans de la Parole de D., n'avaient besoin d'aucune concertation pour répondre d'une seule voix. Le Rabbi de Pschiskhe explique ainsi pourquoi le peuple entier déclare au pluriel « Nous ferons et nous comprendrons », Naassé Vénichma, sans connaître le cœur de chacun.
p. 286-287