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Parachat Vaet'hanan

Les 20 commentaires et histoires de Parachat Vaet'hanan dans La Paracha – Séfer Dévarim de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.

  1. Cinq cent quinze prières, et le Cohen Gadol qui prie contre la prière de quelques voyageurs

    Selon le Saba de Kelem, cité par Rabbi Yé'hezkel Levinstein à partir du Talmud (Yoma 53b), le Cohen Gadol conclut Yom Kippour en priant pour que D. n'agrée pas la prière des voyageurs qui redoutent la pluie. Une prière sincère a une telle force que l'homme le plus saint doit mobiliser toute sa ferveur pour la contrer.

    p. 47-49

  2. « Il tourna sa face vers la paroi » : la prière du roi 'Hezkyaou et les parois de son cœur

    Le roi 'Hezkyaou, à qui le prophète Isaïe annonce sa mort prochaine, tourne sa face vers la paroi : selon Rabbi Chimon ben Lakich, il s'agit des parois de son cœur. Sa prière et ses larmes sont aussitôt entendues, et Hachem renvoie Isaïe, encore dans le palais, lui annoncer quinze années de vie supplémentaires.

    p. 50

  3. Deux heures du matin, une route désertique : le Rav Pinkous conduit un homme là où personne ne peut l'entendre

    Une prière sincère suppose de s'adresser à D. sans retenue, comme un homme supplie son ami. Le Rav Pinkous l'enseigne à un homme de sa communauté qui souffre depuis des années de ne pas avoir d'enfants : plutôt que de lui donner un conseil, il crée les conditions matérielles d'une véritable prière.

    p. 50-51

  4. « Assez ! Ne parle pas davantage » : la question est fausse — une seule prière de plus et Moshé entrait

    Hachem dit à Moshé : « Assez, ne Me parle pas davantage de ce sujet. » Une seule prière de plus l'aurait donc fait entrer en Erets Israël, ce qui prouve la force de la prière. Il faut prier et espérer sans jamais désespérer ; une prière non exaucée ne servait pas le Bien que seul D. connaît.

    p. 51-52

  5. L'élève dont tous les Rabbanim s'émerveillent, et le souvenir d'un enseignant

    Les prières sincères des parents façonnent l'enfant. Le livre l'illustre par un récit situé dans une Yeshiva, un jour d'examens d'entrée : un candidat admiré pour ses qualités et son intelligence est accepté par tous les Rabbanim, lorsqu'un enseignant demande la parole pour raconter un souvenir de ses années d'étude.

    p. 52-54

  6. « Vous n'ajouterez rien » s'adresse surtout aux Juifs bien intentionnés : la marchandise jetée au fleuve

    L'interdit d'ajouter ou de retrancher aux commandements s'adresse surtout aux Juifs bien intentionnés, tentés de modifier une loi pour protéger le judaïsme. Le 'Hafets 'Haïm l'explique par la parabole d'un homme qui jette au fleuve la marchandise d'un magasin : fou ou non, une chose est sûre, cette marchandise ne lui appartient pas.

    p. 54-55

  7. Pourquoi Moshé revient tant sur l'idolâtrie juste avant de mourir : parce que personne n'a prié pour lui

    Rav Israël Grossman s'appuie sur une règle des Sages : quiconque est ingrat envers son prochain finit par l'être envers son Créateur. Or les enfants d'Israël n'ont pas prié pour que Moshé entre en Terre Sainte, alors qu'il avait demandé à être effacé du livre pour les sauver. Moshé les met donc en garde contre l'idolâtrie avant de mourir.

    p. 59-61

  8. L'inventaire du matin : ce que nous croyons banal ne relève pas moins que du miracle

    Tout ce que l'homme possède, il le doit à Hachem : le réveil de chaque matin, sa famille, l'air qu'il respire, la joie de Chabbat. Les efforts, la Hichtadlout, sont nécessaires, mais il ne faut jamais penser « c'est ma force ». Même la santé, qui paraît banale, est un état miraculeux qui mérite une prière constante.

    p. 61-62

  9. Dans la salle d'attente de la réanimation, elle remercie au lieu de se lamenter

    La reconnaissance envers Hachem est une Segoula, un conseil pratique des Sages pour sortir des malheurs. Le livre l'illustre par l'histoire d'une femme qui, apprenant que son mari vient d'avoir une attaque cérébrale, s'assoit dans la salle d'attente de l'hôpital et, au lieu de se lamenter, remercie Hachem pour toutes les bontés passées.

    p. 62-63

  10. La prière n'est pas un privilège juif : ce qui l'est, c'est que la prière collective ne revient jamais vide

    Les prophètes montrent que la prière n'est pas réservée à Israël : Isaïe appelle le Temple maison de prière pour toutes les nations, le roi Salomon prie pour l'étranger, et Ninive est sauvée par ses prières. Le privilège d'Israël tient au « nous » du verset : la prière collective d'au moins dix hommes produit toujours un effet.

    p. 64-65

  11. Chapeaux, bottes et manteaux sous un ciel sans nuages : la prière de Rabbi Moshé Galanti

    La prière collective faite avec une foi entière peut renverser un décret. Le livre l'illustre par Rabbi Moshé Galanti, sommé en pleine sécheresse par le gouverneur ottoman de faire tomber la pluie sous peine d'expulsion des Juifs de Jérusalem : après trois jours de jeûne, il conduit la communauté prier au tombeau de Chimon Hatsadik.

    p. 66-67

  12. « Dans le ciel en haut, ici-bas sur la terre » : une règle d'ambition, et l'Avrekh endetté

    Le verset sur Hachem « dans le ciel en haut et ici-bas sur la terre » indique, par allusion, où placer ses ambitions : pour la spiritualité et les Mitsvot, regarder toujours plus haut ; pour les biens matériels, regarder vers le bas. Rabbi Yehouda Tsadka l'applique à un Avrekh endetté pour un logement plus grand.

    p. 67-69

  13. « Afin qu'ILS allongent tes jours » : l'Admor de Vijnits rend son jugement sur l'héritage à la Séouda Chlichit

    Le verset dit « honore ton père et ta mère afin qu'ils allongent tes jours », au pluriel, là où l'on attendrait « afin qu'Il allonge ». L'Admor de Vijnits y voit les enfants : en entourant un père malade, ils allongent réellement sa vie, et leurs propres enfants, prenant exemple sur eux, allongeront plus tard la leur.

    p. 70-71

  14. Deux cents enfants dans un réfectoire, une chaise et quelques mots : le Rav de Poniovitch au monastère

    Ce qu'une mère transmet à son jeune enfant peut survivre à des années d'éloignement. Le livre l'illustre par Chmouël Zmirsky, arraché à ses parents à trois ans pendant la guerre et placé dans un monastère, où le Rav de Poniovitch, Rabbi Yossef Chlomo Kahaneman, vient après la guerre rechercher les enfants juifs.

    p. 71-73

  15. Vingt-cinq millions de dollars contre une tombe juive : l'héritage qui ne lui appartient pas encore

    Selon un grand décisionnaire de la génération, un héritage n'appartient à l'héritier qu'après trois étapes : l'enterrement du défunt avec son propre argent, les besoins de la veuve, puis le partage. Chmouël Zmirsky reçoit cette réponse alors qu'un demi-frère exige toute sa part de vingt-cinq millions de dollars pour accepter une sépulture juive.

    p. 73-75

  16. Il entre dans l'église à reculons pour ne pas s'incliner devant la statue

    Kobi, agent de police appelé au monastère de Bet Gemal, doit franchir une porte basse qui donne sur une grande statue : baisser la tête reviendrait, à ses yeux, à se prosterner devant une idole. Son geste illustre le courage et la fierté des Juifs face à l'interdit des idoles, quelles qu'en soient les conséquences.

    p. 75-77

  17. « Tu t'en entretiendras » et non « ils s'en entretiendront » : une consigne d'éducation

    Le verset ordonne d'inculquer la Torah à ses enfants, puis dit « tu t'en entretiendras » et non « ils s'en entretiendront ». Il n'y a là aucune anomalie : pour que son fils étudie et accomplisse les Mitsvot, le père doit d'abord montrer l'exemple en s'adonnant lui-même à l'étude de la Torah.

    p. 78

  18. Une pochette de Tefillin posée sur un dossier de siège, et dix-huit minutes de dispute devant la porte d'un avion

    David Miller, homme d'affaires orthodoxe, oublie sa pochette de Tefillin près de la porte d'embarquement et refuse de partir sans elle. Son histoire, transmise par un courriel que relaient Efraïm Berda puis le journaliste Koby Lévy, est présentée comme un exemple de Providence divine liée à son attachement à la Mitsva de Tefillin.

    p. 78-81

  19. Le ticket de loterie après la Mitsva : pourquoi les bénédictions matérielles ne sont pas un salaire mais des outils

    Le verset « n'éprouvez point Hachem » enseigne de ne pas guetter une récompense après chaque Mitsva, car le vrai salaire vient dans le Monde Futur. Selon le Rambam, les bénédictions matérielles promises par la Torah ne sont pas des récompenses mais des conditions favorables pour accomplir d'autres Mitsvot, comme les outils d'un représentant de commerce.

    p. 81-83

  20. Sept raisons pour lesquelles le salaire des Mitsvot n'est pas versé ici-bas

    Les Sages donnent plusieurs raisons à l'absence de salaire des Mitsvot ici-bas : préserver le libre arbitre, proportionner la récompense à l'effort, éviter un service intéressé, et une récompense qu'aucun plaisir terrestre n'égale. Le salaire de certaines Mitsvot ne se calcule pas de son vivant, car leurs effets se prolongent, ou un regret peut les annuler.

    p. 83-85

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