Index Géant · Yamim Noraïm

Eloul

Les 25 commentaires et histoires de « Eloul » dans Les 'Haguim — Yamim Noraïm de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.

  1. L'« atmosphère » de la faute et l'« atmosphère » du pardon : pourquoi la Techouva reste possible à tout stade

    Rabbi Nathan Meïr Vakhtfoigel explique qu'Eloul fait entrer dans une atmosphère nouvelle. Après la faute, un esprit impur pousse au désespoir et à d'autres fautes, comme un criminel traqué qui refuse de se rendre. La Techouva reste pourtant possible à tout stade, et les bonnes actions ont un pouvoir bien plus grand que celui de la faute.

    p. 18-25

  2. Le mois de Eloul comme temps de semailles spirituelles : une fenêtre qui se referme, qu'on soit prêt ou non

    Les lois spirituelles sont aussi fixes que celles de la nature : Eloul revient chaque année porter son pouvoir de Techouva, sans attendre que l'homme soit prêt, puis repart. Pour Rav Yé'hezkel Levinsteïn, Eloul est le temps de semer, à ne pas repousser : le paysan qui manque les semailles ne peut plus rien récolter.

    p. 25-26

  3. « Je suis à mon bien-aimé et mon bien-aimé est à moi » : l'acrostiche d'Eloul et la gratitude de Rabbi Its'hak Blazer

    Le nom Eloul est l'acrostiche du verset « Je suis à mon bien-aimé et mon bien-aimé est à moi ». 'Hazal y voient un mois où le lien entre Israël et son Créateur atteint une force sans pareille, où le Roi sort de Son palais pour Se rendre accessible. Ce cadeau appelle d'abord la reconnaissance envers Hachem.

    p. 27

  4. Pourquoi Yom Kippour est une nécessité et non une contrainte : le Sefer Ha'hinoukh, le Ramban et le Mikvé

    Le Sefer Ha'hinoukh explique que sans un jour annuel d'expiation, l'accumulation des fautes détruirait le monde en quelques années. Le Ramban voit déjà une bonté dans l'annonce anticipée du jugement, et Rav Chlomo Levinsteïn, au nom de Rabbi Akiva, compare la Techouva au Mikvé, où l'on entre calmement, sans sauter.

    p. 28-30

  5. « Hachem est ton ombre à ta droite » : Rabbi Eliaou Lopian et la réciprocité entre l'homme et Hachem

    Rabbi Eliaou Lopian lit dans le verset « Je suis à mon bien-aimé et mon bien-aimé est à moi » une stricte réciprocité : Hachem rend à l'homme dans la mesure exacte de ce qu'il donne. Un verset des Tehilim le confirme en comparant Hachem à une ombre, qui reproduit fidèlement chaque geste du corps.

    p. 30

  6. Comment Hachem, immuable, peut-Il favoriser une période plutôt qu'une autre ? La réponse du Sfat Emet

    Hachem ne change pas : selon le Sfat Emet, c'est la capacité d'Israël à recevoir Sa bonté qui s'accroît en Eloul. Les Treize Attributs de Miséricorde posent des bornes à une bonté infinie pour la rendre assimilable, et l'homme doit à son tour se fixer des limites pour devenir un réceptacle adéquat.

    p. 30-32

  7. Les quarante jours de Moché sur le Sinaï et l'effort d'Eloul : « aucune goutte de sueur n'est perdue »

    Moché reste sur le Sinaï du premier jour d'Eloul jusqu'à Yom Kippour et obtient le pardon : cette période demeure propice aux Sli'hot pour toutes les générations. Rabbi Nathan Meïr Vakhtfoïgel transmet de ses maîtres qu'il n'existe ni recette ni truc : l'effort fourni en Eloul façonne l'homme, et aucune goutte de sueur n'est perdue.

    p. 32-34

  8. Eloul, mois d'« exploration » : les frères de Yossef pris pour des espions, et l'introspection

    Le mot Eloul vient de la racine araméenne Mealel, « explorer » : le mois appelle une introspection minutieuse. L'allusion se trouve dans l'accusation de Yossef contre ses frères, « Vous êtes des espions ! » (Berechit 42 ; 9). Il faut découvrir ses défauts cachés, mais aussi réveiller les qualités refoulées par crainte du regard d'autrui.

    p. 35-36

  9. Deux pièges opposés de l'introspection d'Eloul : le mirage qui dispense d'agir et la tension qui paralyse

    L'introspection d'Eloul échoue de deux façons opposées. Le mauvais penchant la dénigre, en grossissant la miséricorde et en rapetissant les fautes, alors que seuls la Techouva, la prière et la Tsedaka changent la réalité. À l'inverse, Rav Its'hak Zilbersteïn met en garde contre la tension : la crainte Divine élève, le stress bloque toute réflexion.

    p. 36-39

  10. Vierge et balance : les Mitsvot qui « pèsent lourd » et l'objection d'hypocrisie

    Même une Techouva incomplète vaut mieux que l'abandon, répond Rav Yé'hezkel Levinsteïn à qui juge hypocrite de se redresser soudain en Eloul. Ce sursaut montre au moins que l'on craint le Juge suprême, et éveille Sa clémence. À Kelem, l'accent portait sur les Mitsvot qui pèsent lourd, comme le Chabbat et l'étude de la Torah.

    p. 39-42

  11. La crainte du jugement s'est amoindrie : Rabbi Chalom Chvadron et les témoignages d'Eloul d'autrefois

    Rabbi Chalom Chvadron constate que la crainte du jugement de Roch Hachana s'est amoindrie, alors que ni les malheurs ni la foi n'ont manqué aux générations. Pour mesurer la différence, il rassemble des témoignages sur la manière dont on vivait Eloul il y a soixante-dix à cent ans, de Kelem à Jérusalem, du Maroc au Yémen.

    p. 42-49

  12. Pourquoi la crainte s'est éteinte : les sens et l'intellect désaccordés, selon Rabbi Chalom Chvadron

    Selon un principe du Saba de Kelem, repris par Rabbi Chalom Chvadron, une connaissance reste sans effet tant que les sens ne la perçoivent pas, comme chez le fumeur qui connaît les dangers du tabac. Trop absorbés par le confort matériel, nous savons que Roch Hachana est un jugement sans parvenir à le ressentir.

    p. 49-52

  13. C'est l'homme qui fait grandir son mauvais penchant : « le péché est tapi à ta porte »

    Le mauvais penchant ne peut forcer l'entrée : c'est l'homme qui le laisse pénétrer et s'installer, explique Rabbi 'Haïm Friedlander dans son Sifté 'Haïm. Il le tire de l'avertissement adressé à Caïn (Berechit 4 ; 7), et Rabbi Chimon ben Pazi lit la même progression dans le premier verset des Tehilim.

    p. 53-55

  14. L'Avrekh qui voulait « juste » deux heures de travail par jour, et le sac de farine rempli sans que le vendeur dise stop

    Le mauvais penchant ne se rassasie jamais : plus on lui cède, plus il grandit. Dans un récit rapporté par Rabbi Avraham Hacohen de Sfax, 'Hazal donnent deux remèdes : ajouter de l'étude de Torah, créée comme antidote au Yétser Hara, et prier, car sans l'aide de Hachem l'homme ne peut le vaincre.

    p. 55-58

  15. « Je rêverais d'avoir votre Yetser Hara ! » : le Maguid de Douvno et le Gaon de Vilna

    Plus un homme est grand, plus son mauvais penchant l'est aussi, enseignent 'Hazal. Les Tsadikim luttent autant que les autres, sinon davantage ; ils réussissent parce qu'ils n'accordent pas d'importance aux désirs du Yétser Hara, dont les promesses ne sont que des mirages. Un échange entre le Gaon de Vilna et le Maguid de Douvno l'illustre.

    p. 58-59

  16. Avoir pitié de son prochain : le Or Ha'haïm et l'enfant bègue humilié « pour rire » à Pourim

    Hachem n'est miséricordieux qu'envers ceux qui le sont, enseigne le Or Ha'haïm. La vraie miséricorde ne se réduit pas à un billet donné pour apaiser un malaise : elle consiste à ressentir la peine d'autrui, de la fillette qui a perdu sa poupée au bébé qui souffre ou à l'ami au chômage, et à l'aider.

    p. 60-65

  17. Une précieuse Segoula : le songe du Saba de Kelem et la conférence de Rabbenou Yona

    Un songe du Saba de Kelem, Rabbi Sim'ha Zissel, rapporté par Rabbi Nathan Vakhtfogel, illustre la parole de 'Hazal : quiconque a pitié des créatures, dans le ciel on a pitié de lui. Le rêve survient une nuit d'Eloul, alors que Rabbenou Yona, auteur du Chaaré Techouva, doit parler de la Techouva à Kelem.

    p. 65-66

  18. Être utile au public : les Gma'him et le Tafkid de Rabbi Israël de Koznits

    Un Juif jugé isolément l'est plus sévèrement que s'il fait partie de l'assemblée d'Israël. S'y inclure en se rendant utile à tous, en rangeant les livres de prières ou en tenant un Gma'h, rend une personne indispensable à la communauté, donc méritante. Rabbi Israël de Koznits veille ainsi à occuper sans cesse un Tafkid utile.

    p. 66-67

  19. Juger favorablement son prochain : « écris-nous dans le livre des mérites » et le prêt refusé à Rabbi Arié Lévine

    Celui qui juge son prochain favorablement est jugé favorablement, enseigne le Talmud (Chabbat 127b). Rav Grinhoïz explique ainsi une requête de l'Avinou Malkénou : nos Mitsvot sont rarement parfaites, et c'est notre propre façon de juger les actes d'autrui qui fixe la mesure avec laquelle le Tribunal Céleste examine les nôtres.

    p. 72-74

  20. Maavir Al Midotav : celui qui passe sur les offenses, et l'intercession du Saba de Slabodka

    Quiconque passe sur les offenses reçues sans les faire payer voit toutes ses fautes effacées, enseigne la Torah, car Hachem agit mesure pour mesure : celui qui n'est pas pointilleux envers son prochain trouve un Juge qui ne l'est pas envers lui au jour du jugement. Un récit de la Yeshiva de Slabodka en donne la mesure.

    p. 82-83

  21. Tova Bernaïm et 'Hanni : l'accident d'autobus et une amitié de séminaire éprouvée

    Hachem se comporte envers l'homme comme celui-ci se comporte envers les créatures : celui qui passe sur les offenses et reste bienveillant malgré l'ingratitude attire en retour la miséricorde Divine. Un récit le montre à travers l'amitié éprouvée de deux élèves de séminaire, l'une endeuillée, l'autre patiente.

    p. 83-87

  22. Les dix élévations promises à qui passe sur les offenses, selon le Réchit 'Hokhma

    Le Réchit 'Hokhma énumère dix niveaux d'élévation promis à qui est Maavir Al Midotav : vie prolongée, pardon de toutes les fautes, protection contre les morts non naturelles, mauvais décret déchiré, prières exaucées, mérite de la Torah, dévoilement du prophète Eliahou, et Présence Divine qui repose sur lui, car elle ne repose que sur les humbles.

    p. 88

  23. « Le Juste échappe à la détresse et le méchant prend sa place » : le Ari zal et l'histoire de Madame Naomi de Emanuel

    Un mauvais décret ne peut être annulé, explique le Ari zal, car la parole Divine se maintient pour toujours (Yéchayahou 40 ; 8) : il ne peut qu'être transféré du juste à l'impie. De même, celui qui passe sur les offenses verra, devant le Tribunal Céleste, les passages honteux du film de sa vie défiler en accéléré.

    p. 89-91

  24. S'attacher aux Tsadikim : Hachem tient compte de la peine infligée à l'entourage innocent

    Hachem, à la différence d'un juge humain, ne commet pas d'injustice : avant d'exécuter un décret, Il calcule la peine qu'il infligerait aux innocents de l'entourage et peut le repousser. C'est pourquoi il est conseillé de s'attacher à des Rabbanim et des Tsadikim, par égard pour lesquels un mauvais décret peut ne pas s'accomplir.

    p. 97-98

  25. Répondre Amen de toutes ses forces : Chabbat 119b et le Talmid 'Hakham qui engage dix jeunes pour répondre avec force

    Selon Rabbi Yéhochou'a ben Levy (Chabbat 119b), celui qui répond de toutes ses forces le troisième Amen du Kaddich, « Amen ! Yéhé Chémé Rabba Mévorakh », voit déchirer la sentence de son jugement. Rav Its'hak Zilbersteïn précise que l'efficacité de cette Segoula dépend de l'attachement personnel à Hachem et de la qualité du Minyan.

    p. 98-99

Les thèmes de cette partie

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