Index Géant · Yamim Noraïm
Yom Kippour
Les 40 commentaires et histoires de « Yom Kippour » dans Les 'Haguim — Yamim Noraïm de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.
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Veille de Yom Kippour : Rav David Benichou et la petite décision sincère selon Rav Israël Salanter
Selon Rav Israël Salanter, rapporté par Rav David Benichou, nul n'est tenu de faire Techouva sur toutes ses fautes pour profiter de Yom Kippour : une petite décision sincère, prise honnêtement et au maximum de ses capacités, est déjà « très bien ». Le meilleur outil pour s'y préparer est l'étude du Moussar, qui apprend à s'analyser.
p. 326-328
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Le tirage au sort des deux boucs, le fil de laine rouge et l'Avoda de Yom Kippour au Temple
À Yom Kippour, le Cohen Gadol tire au sort entre deux boucs, l'un « pour Hachem », l'autre « pour Azazel », chargé de porter les fautes d'Israël. Un fil de laine rouge attaché au rocher et aux cornes de ce bouc blanchit alors, signe visible que Hachem a blanchi les fautes d'Israël, selon le traité Yoma.
p. 329-330
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Le privilège de Yom Kippour : le Midrach sur Essaw et Yaacov, selon Rav Benichou
Le Midrach enseigne qu'Essaw se salit de ses fautes toute l'année sans rien pour s'en laver, alors que Yaacov, lui aussi sali, trouve à Yom Kippour le jour où Hachem le purifie. Rav David Benichou y lit la vision des Sages : tous les hommes sont jugés à Roch Hachana, mais la purification de Yom Kippour est un privilège d'Israël.
p. 330-331
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Yom Kippour, un Mikvé de Chekhina : Rabbi Akiva — « Heureux vous, Israël ! Devant qui vous purifiez-vous ? »
Rabbi Akiva conclut le traité Yoma en disant qu'Israël se purifie devant son Père qui est aux cieux, car « Mikvé Israël Hachem ». Le mot Mikvé signifie à la fois l'espoir et le bain rituel : pour Rav David Benichou, entrer dans Yom Kippour, c'est entrer dans un Mikvé de Chekhina, où Hachem Lui-même purifie.
p. 331-332
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« Le bouc, c'est Essaw ! » : Avonot Tam, le Maharal et le Sair qui vaut 580 comme HaYetser Hara
Selon le Maharal, la faute d'un Juif ne vient jamais du plus profond de son être mais du Yetser Hara, que représente Essaw : le mot Sair, bouc, a la valeur numérique de HaYetser Hara. À Yom Kippour, Hachem replace ces fautes sur leur source, et se révèle l'identité d'Israël, Tam, intègre.
p. 332-335
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Le sang du bouc dans le Saint des Saints, et le tirage au sort comme clarification (Maharal)
Le Maharal explique que le sang du bouc ressemble au sang humain, comme le montre la tunique de Yossef : l'asperger dans le Saint des Saints, seul moment de l'année, révèle la sainteté du sang d'Israël. Le tirage au sort opère une clarification : l'un consacré à Hachem, l'autre part à Azazel, comme les fautes séparées d'Israël.
p. 336-338
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Cinq questions sur la Mitsva de Techouva : à quoi sert-elle ? (Méchekh 'Hokhma)
Le Méchekh 'Hokhma demande à quoi sert la Mitsva de Techouva, puisque l'ordre initial de la Torah subsiste après la faute. Rav David Benichou y ajoute quatre questions : pourquoi la Techouva fut créée avant le monde, pourquoi elle atteint le Trône de gloire, ce que signifie « heureux l'homme élevé au-dessus de sa faute », et le sort du Bénoni.
p. 338-341
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Pourquoi la seule issue du Bénoni est-elle la Techouva, et non des mérites en plus ?
Le Rambam ne conseille pas au Bénoni d'accumuler des mérites mais de faire Techouva, car les bonnes actions ne suffisent pas à celui qui refuse de choisir. Rav David Benichou le compare à une enseigne qui s'allume et s'éteint, « Cachère, pas Cachère » : à Yom Kippour, on ne peut plus jouer à cache-cache.
p. 341-343
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Pourquoi voit-on des Réchaim vivre riches ? L'image du chèque
Les quelques Mitsvot d'un Racha, explique Rav David Benichou, sont comme un chèque qu'il peut encaisser en ce monde, en richesse ou en longue vie, aux dépens du monde futur. Hachem ne commet aucune injustice : ce monde n'est qu'un couloir, et mieux vaut ne pas vider son compte pour un bien passager.
p. 343-345
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Le Vidouy, réponse du Méchekh 'Hokhma : la Mitsva de Techouva est la Mitsva de l'aveu
Selon le Méchekh 'Hokhma, la Torah ordonne la Techouva pour enseigner ce que l'homme n'aurait pas deviné : le Vidouy, l'aveu de sa faute, puisque cesser de fauter découle déjà de l'ordre initial. Le Rambam décrit ensuite la Techouva : abandonner la faute, l'écarter de sa pensée et décider de ne plus la commettre.
p. 345-346
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« On ne lutte pas contre les mauvaises pensées, on les écarte » : Rav Benichou
On ne lutte pas contre une mauvaise pensée, car lutter la renforce : le Rambam demande de l'écarter, en pensant à autre chose, de préférence à la Torah. Rav David Benichou rappelle que la Techouva n'est pas magique, et que l'occupation de l'esprit, comme l'enseignent les Pirké Avot, aide à oublier la faute.
p. 346-349
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Le regret qui grandit avec la pratique, et l'engagement sur un seul point (Rav Israël Salanter)
Le regret, deuxième composante de la Techouva selon le Rambam, grandit avec la pratique : plus on étudie, plus on mesure le temps perdu. La troisième, la résolution, est très difficile ; Rav Israël Salanter conseille à qui craint de s'engager sur tout de choisir un seul point, et d'y être pleinement sincère.
p. 349-352
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Le lézard dans le Mikvé : la force du Vidouy de celui qui n'abandonne pas sa faute
Le Rambam compare celui qui avoue sa faute sans l'abandonner à un homme qui se trempe au Mikvé en tenant un animal impur. Pour Rav David Benichou, son aveu n'est pas nul : il suffit de lâcher ce qu'il tient pour que le Mikvé agisse, car reconnaître sincèrement sa faute est déjà un grand pas.
p. 352-356
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Le Mabit : la Techouva, un processus réversible créé avant le monde
Selon le Mabit, la Techouva ne se limite pas à effacer la punition : elle abolit la distance créée par la faute. Hachem a créé ce processus avant le monde, indépendamment de toute faute, et, contrairement à une amitié humaine blessée, la proximité avec Lui redevient entière. Le Maharal la décrit comme un retour de l'âme à sa source.
p. 357-361
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La « nuque raide » selon le Sforno : ce qui ôte l'espoir de Techouva, ce n'est pas la faute mais la rigidité
Pour le veau d'or comme pour les explorateurs, le Sforno relève que le reproche d'Hachem n'est pas la faute elle-même, qui se répare, mais la « nuque raide » : celui qui ne tourne plus la tête pour écouter un maître de morale perd tout espoir de Techouva. Faire Techouva demande de la souplesse et du recul.
p. 361-364
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Le Bénoni selon le Pa'had Its'hak : ni Tsadik ni Racha par le nombre, mais par le camp auquel on s'identifie
Selon Rav Its'hak Houtner, dans le Pa'had Its'hak, Tsadik, Racha et Bénoni ne sont pas des comptes de mérites mais des traits de caractère acquis : le Bénoni est celui qui ne s'identifie à aucun camp. Ajouter des Mitsvot ne change donc pas son statut ; seule la Techouva, le choix d'un camp, le fait sortir.
p. 364-367
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Chaque Mitsva rapproche, mais Talmoud Torah rapproche le plus : le Ram'hal
Le Ram'hal écrit, dans le Derekh Hachem, que Hachem a décrété que chaque Mitsva rapproche d'un échelon et que chaque faute éloigne, l'étude de la Torah étant la Mitsva qui rapproche le plus. Rav David Benichou en tire qu'il ne faut pas attendre de ressentir ce rapprochement : on suit le mode d'emploi d'un décret.
p. 367-369
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La Neïla, moment de l'engagement : un point à choisir, et la porte qui s'ouvre
La Neïla, quand les portes vont se refermer, est le moment de prendre une décision préparée à l'avance, conclut Rav David Benichou : un seul point si deux semblent trop, en commençant par ce qui est facile, et pour un mois si l'année fait peur. Renforcer son étude est ce qui rapproche le plus.
p. 369-371
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La Haftara de Yona à Min'ha de Yom Kippour : Techouva, clémence, et « on ne fuit pas Hachem »
La Haftara de Yona, lue à Min'ha de Yom Kippour, réunit les deux thèmes du jour : le repentir et la clémence divine, puisqu'Hachem annule Son décret contre Ninevé dès que ses habitants s'amendent. Le 'Hafets 'Haïm, dans le Michna Broura, y lit aussi qu'on ne peut fuir Hachem, et le Zohar en donne une allégorie de l'âme.
p. 372-375
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Yona, disciple d'Eliahou : la veuve de Tsorfat et l'envoi à Ninevé
Hachem ne révèle d'abord à Yona qu'une partie de la prophétie, pour le récompenser à chaque étape et, sachant qu'il désobéirait, pour atténuer sa culpabilité. S'Il envoie un prophète d'Israël à Ninevé, c'est que les Assyriens, futurs instruments de l'exil, sont tenus à un minimum de morale ; le Midrach invoque aussi le mérite d'Achour.
p. 375-377
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Le refus de Yona : l'amour d'Israël qui déforme le jugement
Yona refuse d'aller à Ninevé par amour d'Israël : il est certain que la ville fera Techouva, ce qui accuserait son peuple, dont les prophètes ne sont pas écoutés. Son motif est pur, mais cet amour déforme son jugement : il ne voit pas que l'honneur d'Hachem est de pardonner à ceux qui reviennent.
p. 377-380
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La fuite de Yona : Yaffo, quatre mille dinars, la tempête qui ne touche que son bateau, et le sommeil dans la cale
Yona fuit, convaincu que la prophétie ne se révèle pas hors d'Erets Israël, et prend pour un signe d'approbation un navire revenu au port. Quand la tempête frappe ce seul bateau, il descend dormir au fond du bateau : selon le Rana'h, il espère accomplir en dormant le décret de souffrir, le sommeil étant comparable à la mort.
p. 380-383
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Le tirage au sort, la confession de Yona et la leçon du Griz
Face à une catastrophe, enseigne le Griz, Rabbi Its'hak Zeev Soloveytchik, chacun doit faire reposer la responsabilité sur lui-même au lieu de pointer un coupable du doigt. Le livre le rapporte à propos des marins de Yona, qui tirent au sort pour connaître la cause de la tempête, et de Yona, qui reconnaît avoir fui sa mission.
p. 383-385
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Yona dans le poisson : deux poissons, la Tefila comme cantique, la « tombe » et le Beit Hamikdach (Yona 2:3-8)
Yona ne prie pas dans le premier poisson, soit par confort, soit parce qu'il a accepté de mourir. Transféré dans un second poisson où il souffre à l'étroit, il se repent et compose un cantique écrit au passé. Il parle de « tombe » parce qu'il croit y mourir ; d'après le Zohar, il passe trois jours dans le poisson mort.
p. 386-390
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Yona rejeté à terre, la conversion des marins, et les « quarante jours » de Ninevé (Yona 2:9-3:4)
Quarante jours sont probablement la durée minimale d'une transformation spirituelle complète, comme la formation du fœtus, les séjours de Moché au Sinaï ou l'écart entre Roch 'Hodech Eloul et Yom Kippour. Après sa Techouva et sa promesse d'offrir des Chlamé Toda, Yona est rejeté sur la terre sèche et annonce à Ninevé ce délai.
p. 391-393
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Le roi Asnapar et la Techouva de Ninevé : sacs, animaux affamés, briques rendues — et pourquoi elle ne dure pas
Hachem accepte la Techouva de Ninevé, pourtant superficielle, parce que le décret avait été scellé à cause du vol, et que cette faute est réparée. Sur l'ordre du roi Asnapar, les habitants jeûnent, se couvrent de sacs et restituent les objets volés à l'extrême, mais quarante jours plus tard ils reprennent leurs habitudes.
p. 393-395
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Le Kikayone et la conclusion de la Haftara : la compassion d'Hachem pour Ninevé (Mikha 7:18-20)
Hachem fait pousser puis détruire par un ver le Kikayone pour enseigner à Yona la vraie compassion : s'il regrette une plante qu'il n'a ni plantée ni arrosée, combien plus Hachem a-t-Il pitié de Ninevé, Ses créatures. Les trois versets de Mikha qui concluent la Haftara expliquent pourquoi Israël est jugé selon une exigence plus élevée.
p. 395-399
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Yona selon le Gaon de Vilna (Remez) : Yona, c'est l'âme (Yona 1:1-3)
Selon le Gaon de Vilna, l'Alchekh Hakadoch, Rabbi Tan'houm Hayerouchalmi et le Zohar, Yona, la colombe, figure l'âme envoyée dans ce monde contre son gré. Ninevé, de « navé », résidence, désigne ce monde ; Tarchich, ses plaisirs ; Yaffo, sa beauté ; le vaisseau, le corps. L'âme fuit vers les plaisirs et s'éloigne d'autant de sa source.
p. 400-404
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Selon le Gr"a : la tempête, le vaisseau et le sommeil de l'âme (Yona 1:4-6)
Selon le Gaon de Vilna, la tempête du livre de Yona figure l'attribut de rigueur, qui frappe chaque homme par la maladie quand vient son heure. Le vaisseau qui pense se briser est le corps qui découvre qu'il est mortel ; le sommeil de Yona, l'âme qui descend dans les pieds au jour de la mort.
p. 405-407
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Selon le Gr"a : le tirage au sort, les questions aux matelots et la réponse de l'âme (Yona 1:7-12)
Dans la lecture du Gaon de Vilna, le sort désigne Yona, c'est-à-dire l'âme, parce qu'elle entraîne tout le corps au bien ou à la faute. L'Alchekh ajoute que, dotée d'une conscience et partie de D., elle n'aurait jamais dû suivre le corps. Aux questions des membres, l'âme répond qu'elle vient du Gan Eden supérieur et qu'elle craint Hachem.
p. 407-411
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Selon le Gr"a : les rames qui ne suffisent plus, le « sang innocent » et l'âme jetée à la mer (Yona 1:13-16)
Pour le Gaon de Vilna, les rameurs qui ne peuvent regagner la côte sont les forces du corps qui veulent revenir au droit chemin quand le décret est déjà rendu. L'âme quitte alors le corps et accepte la sentence en bénissant Hachem, comme l'enseigne Erouvin 19a ; selon le Maharcha, l'homme devient lui-même le sacrifice qui expie.
p. 411-413
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Selon le Gr"a : le poisson est la tombe, la Tefila de l'âme du Guéhinom, et le Vidouy « sacrifice » (Yona 2:1-11)
Selon le Gaon de Vilna, le poisson qui avale Yona figure la tombe, près de laquelle l'âme reste trois jours avant de se retirer. Du Guéhinom, elle comprend que ses souffrances la purifient, et rappelle ses mérites : sa prière avant la mort, son 'Hessed et son Vidouy, qu'Hachem reçoit comme un sacrifice.
p. 413-418
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Selon le Gr"a : la seconde vie de l'âme et les quarante jours d'Eloul à Yom Kippour (Yona 3:2-6)
Le verset « trois jours pour la parcourir » fait allusion, selon le Gaon de Vilna, à la majeure partie du peuple juif, qui ne marche pour D. que trois jours par an : Roch 'Hodech Eloul, Roch Hachana et Yom Kippour. Les quarante jours de Ninevé sont ceux qui séparent Roch 'Hodech Eloul de Yom Kippour.
p. 418-421
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Selon le Gr"a : le décret « du Roi et de ses dignitaires » et « celui qui sait » (Yona 3:7-10)
Dans la lecture du Gaon de Vilna, « le Roi et ses dignitaires » du verset 3:7 désignent Hachem et les Sages du Sanhédrin, dont la fixation de la nouvelle lune détermine le jour de Yom Kippour. Comme l'enseigne Taanit 16a, ni le cilice ni le jeûne n'obtiennent le pardon, mais le repentir et les bonnes actions.
p. 421-423
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Selon le Gr"a : la colère de l'âme réincarnée et les deux signes de la faute du Guilgoul précédent (Yona 4:1-3)
Selon le Gaon de Vilna, l'âme réincarnée se met en colère parce que sa subsistance dépend du Mazal et non du mérite, et qu'elle jalouse ceux qui ont fait Techouva dans leur vie précédente. Deux signes révèlent ce qu'elle doit réparer : la faute où l'on trébuche le plus et celle qui attire le plus.
p. 423-426
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Selon le Gr"a : la cabane à l'orient, la Torah d'avant le monde et la Souca (Yona 4:4-5)
Selon le Gaon de Vilna, la cabane que Yona dresse « à l'orient » de Ninevé figure la Souca, et l'orient, « kédem », renvoie à la Torah créée avant le monde. S'asseoir à l'ombre plutôt qu'au soleil, source de l'abondance, exprime le détachement de la matérialité. Le Radak explique pourquoi un Kikayone devient pourtant nécessaire : le Skhar avait séché.
p. 426-428
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Selon le Gr"a : le Kikayone, un salaire du Gan Eden avancé en ce monde, et Rabbi 'Hanina ben Dossa (Yona 4:6)
Le Mazal d'une âme réincarnée ne change pas, explique le Gaon de Vilna, mais quand l'homme insiste, Hachem prélève une part de son salaire du monde futur pour la lui donner ici : c'est le Kikayone. Le Talmud (Taanit 25a) l'illustre par Rabbi 'Hanina ben Dossa, qui reçoit du ciel, après sa prière, un pied de table en or.
p. 427-429
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Selon le Gr"a : le Kikayone décrit par Raba bar 'Hana, image de la richesse non méritée
Selon le Gaon de Vilna, chaque détail du Kikayone décrit par Raba bar 'Hana dit ce que devient une richesse non méritée : arbre stérile, elle ne produit rien de bon ; suspendue à l'entrée des boutiques, elle n'est qu'un prêt à rembourser, d'après la Michna d'Avot (3 ; 16) ; ses descendants peuvent pourtant l'employer à soutenir des Talmidé 'Hakhamim.
p. 429-430
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Selon le Gr"a : le ver du matin, la Klipa et l'« 'Olat Tamid » (Yona 4:7-8)
Selon les Mekoubalim, rapporte le Gaon de Vilna, une Klipa, force négative appelée « Tola'a », le ver, s'élève chaque matin pour s'emparer de l'abondance du monde, et Hachem a instauré le sacrifice du matin, l'« 'Olat Tamid », dont le nom a les mêmes lettres. Ce ver dessèche le Kikayone : les biens de ce monde ne sont rien.
p. 431
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Selon le Gr"a : « peiné jusqu'à la mort » pour une richesse perdue, et les cent vingt mille de Ninevé (Yona 4:9-11)
Selon le Gaon de Vilna, les cent vingt mille hommes de Ninevé qui ne distinguent pas leur droite de leur gauche sont les érudits, un cinquième du peuple juif d'après le Maharcha : ils servent Hachem avec leur bon et leur mauvais penchant. Pour celui qui, né pauvre, s'enrichit puis s'appauvrit, perdre sa richesse équivaut à perdre la vie.
p. 432-433