Index Géant · Séfer Béréchit
Parachat Mikets
Les 21 commentaires et histoires de Parachat Mikets dans La Paracha – Séfer Béréchit de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.
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Pourquoi Pharaon se rendort après un rêve divin, alors que les Tsadikim se réveillent : le cœur contre l'intellect
Le cœur de l'homme, siège des passions, n'obéit pas à l'intellect : chez les impies, même une révélation divine ne brise pas l'emprise du sommeil. Comme Avimélekh ou Bilaam, Pharaon se rendort ; Yaacov et Chlomo, au contraire, se réveillent, car chez les Tsadikim l'intellect commande et perçoit aussitôt le poids de la révélation.
p. 425-428
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« A la fin de deux années, Pharaon rêve » : la cause n'est jamais celle que l'on croit
Le Beth Halévy explique que l'homme se trompe presque toujours sur la véritable cause des événements. Ce n'est pas le rêve de Pharaon qui fait sortir Yossef de prison : c'est le terme de ses deux années supplémentaires de détention qui provoque le rêve. Ce que l'homme prend pour la cause n'est que l'effet visible du décret divin.
p. 427-430
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Les vaches maigres qui dévorent : l'installation progressive du Yétser Hara
Le Sfat Emet voit dans les vaches maigres du rêve de Pharaon une allusion à la méthode du mauvais penchant. Elles montent du fleuve, se tiennent près des vaches grasses, puis les dévorent : le Yétser Hara se présente d'abord comme un passant inoffensif, s'invite peu à peu, puis finit par se rendre maître des lieux.
p. 431
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« Ce n'est pas moi, c'est D. » : l'humilité de Yossef face à Pharaon, et celle du Baba Salé sur un bateau en perdition
Interrogé par Pharaon sur sa capacité à interpréter les rêves, Yossef répond aussitôt : « Ce n'est pas moi, c'est D. qui répondra pour le bien-être de Pharaon ». Il refuse ainsi de s'attribuer le moindre mérite et renvoie tout l'honneur à D., une humilité que le livre retrouve chez le Baba Salé, Rabbi Israël Abou'hatsira.
p. 431-432
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Pourquoi Pharaon fut si bouleversé, et pourquoi il refusa toutes les interprétations de ses astrologues
Pharaon affirme lui-même n'avoir jamais vu de vaches aussi misérables dans toute l'Egypte : son songe n'est donc pas un souvenir mais un rêve prophétique, d'où son trouble. Selon 'Hazal, il en avait vu l'interprétation puis l'avait oubliée, et ses astrologues échouent en croyant à deux rêves distincts au lieu d'un seul.
p. 434-435
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Pourquoi Pharaon changea des détails dans son récit, et pourquoi Yossef seul réussit à l'interpréter
Pharaon ne raconte pas son rêve avec exactitude : il dit s'être tenu « près » du fleuve et non « sur » lui, car le Nil était l'une des grandes divinités égyptiennes, et il omet un détail sur les vaches maigres. Yossef, lui, connaît le rêve par Roua'h Hakodesh, l'inspiration divine, et l'interprète parfaitement.
p. 435-436
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La vision de Rabbi Chmouël au cimetière : la photographie reçue en rêve sur la tombe de son grand-père
Le verset « Ce que D. prépare, Il l'a annoncé à Pharaon » ouvre sur une histoire, citée d'après Ich Léréou, qui montre que les décrets célestes, même sombres, restent entre les mains de la providence et du mérite : le mérite d'avoir servi un Tsadik peut commuer une épreuve, et une honte jamais réparée envers un ami pèse encore.
p. 435-438
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Pourquoi Yossef se permit de conseiller Pharaon alors qu'on lui demandait seulement d'interpréter son rêve
Rabbi Ezra Attia répond que Yossef ne prend pas l'initiative : c'est Pharaon lui-même qui, après l'interprétation, demande « Et maintenant ? ». Selon le Hida, les vaches maigres qui se tiennent près des grasses avant de les dévorer indiquent qu'il faut penser à la famine dès l'abondance, donc nommer quelqu'un pour organiser les réserves.
p. 437-440
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Pourquoi un homme spécifiquement SAGE : profiter de l'abondance de la jeunesse avant la « famine » de la vieillesse
Rabbi Eliaou Lopian explique que seul un sage, « celui qui est capable de prévoir l'avenir » ('Hazal, Tamid 32), peut imaginer la famine en pleine prospérité. Ce monde est une période d'abondance de Mitsvot, le monde futur une famine où plus rien ne s'amasse ; de même, la jeunesse est l'abondance et la vieillesse la famine.
p. 441-443
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Trois indices que le rêve de Pharaon désignait Yossef : la Guémara, la guématria, et le Ramban
Le rêve de Pharaon visait la nomination de Yossef. La Guémara (Brakhot 55a) enseigne que D. annonce Lui-même la famine, l'abondance et un bon Parnasse ; selon le Yéled Eliaou, « une seule tige » vaut 156, la valeur numérique de Yossef ; et le Ramban lit dans les vaches qui mangent la nécessité d'un homme sage pour les réserves.
p. 443-444
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Pourquoi Pharaon répète tant de fois que Yossef sera à la tête de l'Egypte : l'ange qui ne revient jamais rappeler son bienfait
Celui qui a rendu service a toujours du mal à ne pas le rappeler. Le livre des Juges (13) le montre a contrario : Manoa'h et sa femme comprennent qu'ils ont vu un ange quand celui-ci cesse d'être visible sans revenir rappeler son annonce. Pharaon, lui, répète à Yossef que c'est à lui qu'il doit son élévation.
p. 445-447
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Qui était Osnath, la femme de Yossef : la providence qui referme le cercle familial
Selon les Pirké dé Rabbi Eliézer, Osnath était la fille de Dina, emportée par l'ange Michaël en Egypte et élevée par la femme stérile de Potiphéra. Lorsque Pharaon la donne pour épouse à Yossef, la providence divine se manifeste avec éclat : elle accompagne Yossef jusque dans le choix d'une épouse issue de sa propre famille.
p. 446-448
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Pourquoi la Torah signale le début de la famine mais pas celui de l'abondance : les nations ne retiennent jamais le bien des juifs
Selon le Ech Dat, la Torah rappelle ainsi que les nations ne retiennent jamais le bien venu des juifs mais dénoncent ce qu'elles jugent négatif. Le peuple juif, représentant de D., doit être irréprochable ; il subit les attaques qu'on ne peut adresser au Créateur, et il est la vraie cause de ce qui arrive au monde.
p. 449-450
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Yossef, gouverneur de toute l'Egypte, sert lui-même le blé jusqu'au dernier client : la miséricorde qui va jusqu'au bout
Bien que gouverneur de toute l'Egypte, Yossef ne délègue à aucun fonctionnaire la distribution des vivres, pour qu'aucun homme ne soit lésé et pour montrer lui-même l'exemple de la miséricorde due à autrui. Le Midrash rapporte qu'il ne prenait pas un morceau de pain tant que le dernier client n'avait pas été servi.
p. 450-452
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Pourquoi Yossef dissimule son identité à ses frères : préserver l'honneur d'autrui plutôt que se venger
Le Kédouchat Lévy explique que Yossef ne veut pas humilier ses frères, alors que l'accomplissement de ses rêves lui offre une revanche facile. Sachant que rien n'arrive sans décret céleste, il préfère préserver l'honneur de son prochain, la Torah considérant qu'humilier quelqu'un en public équivaut à verser son sang.
p. 451-454
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Pourquoi Yossef accuse ses frères d'espionnage : les empêcher de le découvrir par leurs propres questions
Selon le Midrash Léka'h Tov, les frères cherchaient Yossef dans les quartiers peu fréquentables d'Egypte. Craignant qu'en interrogeant les habitants ils n'apprennent qu'un esclave hébreu était devenu vice-roi, Yossef les accuse d'espionnage : toute question posée aurait alors semblé confirmer l'accusation, ce qui les empêche de rien demander.
p. 453-454
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Pourquoi Yossef retient Chimon plutôt que de renvoyer tous ses frères : se prémunir contre un faux Binyamin
Le Rav Chlomo Cohen de Vilna explique, au nom de son père, que Yossef, n'étant pas censé connaître Binyamin, craignait que ses frères ne fassent passer un étranger pour lui. En gardant Chimon, qui ignorait tout d'un tel projet, il s'assurait qu'un imposteur serait démasqué : face à un inconnu, Chimon aurait trahi malgré lui le subterfuge.
p. 455-456
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Pourquoi les frères ne comprirent leur faute qu'après 22 ans : les souffrances qui purifient le jugement
Rabbi Eliaou Lopian explique que le verdict des frères de Yossef, mûrement délibéré et jamais démenti par une révélation à Yaacov, était difficile à remettre en cause. Leur haine, faute si fine qu'elle faussait leur jugement, ne s'efface qu'à travers les souffrances qui purifient, selon la Guémara (Brakhot 5b), et leur ouvrent enfin les yeux.
p. 457-460
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La mère, le prétendant boiteux et le verre de thé
Une histoire, commentée par l'un des grands Rachéi Yeshivot de la génération, montre combien il est difficile de voir sa propre faute : une mère qui a refusé pour gendre un jeune homme remarquable, au seul motif qu'il boitait, cherche plus tard la cause de son infortune et passe entièrement à côté du rapprochement, mesure pour mesure, avec ce refus.
p. 460-461
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« Eux et leurs ânes » : l'âne pieux comme preuve que D. agréait le plan de Yossef
Par un raisonnement a fortiori tiré des ânes de Rabbi Pin'has ben Yaïr et de Rabbi Yossé dé Man Youkrat, qui refusaient tout bien interdit ou volé, les ânes des fils de Yaacov auraient dû s'immobiliser avec la coupe cachée dans le sac de Binyamin. En les voyant repartir, Yossef comprit que D. agréait son plan.
p. 462-463
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Pourquoi Yossef fait rattraper ses frères si vite : devancer la force de leur prière
Le livre explique que Yossef connaît la puissance de la prière de ses frères : il les fait intercepter avant qu'ils aient le temps de réciter la Téfilat Hadérekh, la prière du voyageur. Une fois dite, cette prière aurait risqué de faire échouer son plan.
p. 463-464