Index Géant · Séfer Chémot
Parachat Trouma
Les 14 commentaires et histoires de Parachat Trouma dans La Paracha – Séfer Chémot de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.
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Pourquoi la Torah place Trouma (les offrandes) juste après Michpatim (les lois du vol) : une offrande d'argent malhonnête n'est jamais agréée
La Torah place la paracha des offrandes juste après les lois sur le vol pour enseigner qu'Hachem agrée le don tiré d'un argent acquis honnêtement, mais non celui qui provient d'un bien volé. Une histoire du livre en tire une exigence : un don ne peut pas se faire au détriment d'autrui, et l'on règle d'abord ses dettes.
p. 291
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« Cela lui appartiendra » : l'offrande donnée ici-bas revient en réalité à son donateur dans le monde futur
Le verset de Bamidbar (5,10) dit de l'offrande qu'elle « lui appartiendra », sans préciser à qui. Le Talmud (Baba Batra) l'éclaire par le roi Mounbaz, qui dépensa en Tsédaka la fortune héritée de ses pères : ce que l'on donne est amassé là où les voleurs n'ont pas accès, et revient au donateur dans le monde futur.
p. 292-293
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« Pour Moi » : ce n'est pas la matière du don qui compte mais l'intention qui l'accompagne — l'exemple du dévouement patient de Rabbi Amram Bloy envers les rescapés de la Shoah devenus vagabonds
Rachi lit « pour Moi » comme « à Mon intention » : Hachem demande, au-delà des matériaux, la volonté d'élever Sa Gloire. Tout Lui appartient déjà, et seule la crainte du Ciel dépend de l'homme ; c'est donc l'intention qui donne au don son mérite, car avec du matériel on ne construit que du matériel.
p. 294-298
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Pourquoi Hachem demande de l'or, de l'argent ET du cuivre plutôt que de l'or seul : pour que chacun, riche ou modeste, puisse donner de tout son cœur — les trois niveaux de donateurs selon Rabbi Chalom Chvadron
Si Hachem n'avait demandé que de l'or, seuls les riches auraient pu donner. En réclamant aussi de l'argent et du cuivre, Il permet à chacun d'offrir selon ses moyens et de tout son cœur. Rabbi Chalom Chvadron lit encore dans ces trois métaux trois attitudes de donateurs face à la Tsédaka.
p. 298-299
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« Ils Me feront un Sanctuaire » : pourquoi soutenir la construction d'une synagogue a le même mérite qu'une Mitsva de la Torah — l'histoire d'Imanouël et de la synagogue inachevée
Bien que la construction d'une synagogue ne figure pas littéralement parmi les 613 Mitsvot, le Sdé 'Hémed l'inclut dans le verset « ils Me feront un Sanctuaire ». Le Zohar (Nasso) enseigne en effet que toute synagogue est appelée « sanctuaire », comme la maison d'étude selon Yé'hézkiel (11,16) : la soutenir participe donc de cette Mitsva.
p. 300-303
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Agrandir la synagogue ou la maison d'étude, quand les fonds ne permettent que l'un des deux : la réponse du Rav Its'hak Zilbershtein
Lorsqu'une communauté ne peut agrandir que sa synagogue ou sa maison d'étude, le Rav Its'hak Zilbershtein donne la priorité à la maison d'étude, en s'appuyant sur le Biour Halakha. Le Choul'han Aroukh (153,1-6) précise qu'il est permis de transformer une synagogue en maison d'étude, mais jamais l'inverse.
p. 303-304
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La triple comparaison du Midrash sur le peuple juif et le Mishkan : troupeau et grange (les impies), vigne et cabane du gardien (les gens moyens), enfants et maison paternelle (les Tsadikim)
Le Midrash Rabba (34,3) compare Israël à un troupeau, à une vigne et à des enfants, et le Mishkan à une grange, à une cabane de gardien et à une maison paternelle. Ces trois images désignent trois types de fidèles : les impies égarés, les gens moyens exposés aux dangers extérieurs, et les Tsadikim qui vivent auprès de leur Père.
p. 304-306
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Pourquoi la Table (symbole de subsistance) est placée entre l'Arche et la Menora (symboles de la Torah) : sans farine pas de Torah, sans Torah pas de farine — la Messirout Néfèch de ceux qui ont porté l'étude à bout de bras
La Table, symbole de la subsistance, se trouve entre l'Arche et la Menora, qui symbolisent toutes deux la Torah. Rabbi Avraham Cohen y voit la Michna d'Avot (3,21) : sans farine pas de Torah, sans Torah pas de farine. L'Ayélet Ahavim en tire que l'étude et la subsistance dépendent l'une de l'autre.
p. 307-311
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Les chérubins au visage d'enfant sur le couvercle de l'Arche : ce sont les enfants qui étudient qui maintiennent le monde
Les chérubins du couvercle de l'Arche avaient un visage d'enfant, les ailes déployées au-dessus des Tables de la Loi. Ce sont en effet les enfants qui maintiennent le monde par leur étude : les adultes doivent travailler pour nourrir leur famille, tandis qu'eux seuls peuvent se consacrer à la Torah sans aucune restriction.
p. 311-312
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La Menora, lumière de la Torah : là où il y a la lumière, le Satan n'a aucune emprise
Le Baal Hatourim relève que la lettre Samekh, qui évoque le mal, n'apparaît pas une seule fois dans tout le texte consacré à la Menora. Là où brille la lumière de la Torah, ni le Satan ni les forces nuisibles n'ont d'emprise : la flamme de la Mitsva et l'étude musèlent sa bouche et l'empêchent de nous accuser.
p. 313
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Le manuscrit rédigé sur du papier à cigarettes dans le goulag sibérien
Exilé par le KGB en Sibérie, Rabbi Ye'hèzkiel Abrahamsky rédige l'un de ses livres sur du papier à cigarettes, obtenu en se privant de nourriture. Rabbi 'Haïm Ozer Groudgensky tire de l'aventure de ce manuscrit une leçon : les chiens savent sentir les hommes, mais ils sont incapables de sentir la Torah.
p. 313-315
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Pourquoi Yaacov planta des cèdres en Egypte pour ses descendants, mais ne prépara pas les autres matériaux du Mishkan : l'essentiel d'une maison, ce sont ses murs, et D. voulait que l'effort humain seul les bâtisse
Rachi enseigne que Yaacov planta en Egypte des cèdres pour le futur Mishkan. Le Lev Chalom explique qu'il ne prépara pas les autres matériaux, comme les pierres de Choam, parce que les planches forment les murs, qui séparent le saint du profane : D. voulut que cet essentiel vienne de l'effort humain, non d'un miracle.
p. 316-318
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Deux histoires providentielles : le modeste vendeur de Tel Aviv et la Rabbanite Kook
Le mérite d'avoir des enfants remarquables peut naître d'un don à la Torah. Un modeste vendeur de Tel Aviv, interrogé sur l'érudition de ses deux fils, se souvient d'une somme donnée jadis en Russie pour envoyer deux garçons inconnus à la Yeshiva de Slabodka. Le livre y joint l'histoire de la Rabbanite Kook.
p. 319-321
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Pourquoi la Bima doit rester au centre de la synagogue : l'avertissement du 'Hatam Sofer
Selon le 'Hatam Sofer, la place de l'autel d'or fonde l'usage de dresser la Bima au centre de la synagogue, usage qui a force de loi selon le Rama citant le Rambam. Il voyait dans son déplacement contre le mur le premier pas des précurseurs du mouvement réformiste, qui finirent par abolir le Chabbat.
p. 322-324