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Primauté de la Torah

  1. Avraham observait déjà la Torah, mille ans avant qu'elle ne soit donnée

    Avraham observa la Torah près de mille ans avant qu'elle soit donnée. Le Saba de Slabodka l'explique par 'Hazal : D. regarda dans la Torah pour créer le monde, comme un architecte suit un plan. Avraham fit le chemin inverse : il scruta le monde pour remonter jusqu'à la Torah, comme on relève les mesures d'un palais.

    Parachat Toledot · La Paracha – Séfer Béréchit, p. 266-267

  2. « Réfidim » : l'affaiblissement du soutien de la Torah, cause de l'attaque d'Amalèk

    'Hazal lisent dans Réfidim « rifou yadaïm », les mains affaiblies dans la Torah. Rabbi Moshé Ber Epstein, dans son livre Ber Moshé (Rabbi Moshé Yé'hiel Epstein, Beer Moshé), s'étonne que la Torah s'étudie avec les mains : il s'agit du soutien de la Torah, dont l'affaiblissement provoque l'attaque d'Amalèk.

    Parachat Bechala'h · La Paracha – Séfer Chémot, p. 192

  3. Agrandir la synagogue ou la maison d'étude, quand les fonds ne permettent que l'un des deux : la réponse du Rav Its'hak Zilbershtein

    Lorsqu'une communauté ne peut agrandir que sa synagogue ou sa maison d'étude, le Rav Its'hak Zilbershtein donne la priorité à la maison d'étude, en s'appuyant sur le Biour Halakha. Le Choul'han Aroukh (153,1-6) précise qu'il est permis de transformer une synagogue en maison d'étude, mais jamais l'inverse.

    Parachat Trouma · La Paracha – Séfer Chémot, p. 303-304

  4. La Menora, lumière de la Torah : là où il y a la lumière, le Satan n'a aucune emprise

    Le Baal Hatourim relève que la lettre Samekh, qui évoque le mal, n'apparaît pas une seule fois dans tout le texte consacré à la Menora. Là où brille la lumière de la Torah, ni le Satan ni les forces nuisibles n'ont d'emprise : la flamme de la Mitsva et l'étude musèlent sa bouche et l'empêchent de nous accuser.

    Parachat Trouma · La Paracha – Séfer Chémot, p. 313

  5. Pourquoi la Torah devait mentionner explicitement l'interdiction d'allumer le feu le Chabbat, alors qu'elle fait déjà partie des trente-neuf travaux

    Le Tiferet Yehonathan explique que, sur les premières Tables, le Chabbat est rattaché à la Création ; or le feu, créé après le Chabbat, d'où sa bénédiction à la Havdala, aurait pu sembler permis. Dans Devarim, où le Chabbat est aussi rattaché à la sortie d'Egypte, l'interdiction n'est plus mentionnée : nul ne songerait plus à la permettre.

    Parachat Ki Tissa · La Paracha – Séfer Chémot, p. 392-393

  6. Si'ha ne veut pas dire « parler » mais « bavarder » : la Michna et l'honneur dû à l'épouse

    La Michna ne demande pas de limiter le dialogue entre époux, que 'Hazal encouragent en ordonnant d'honorer sa femme : le mot employé, si'ha, désigne les discussions futiles, comme en Kidouchin 49b. Ces bavardages exposent au Lachone Hara, car en couple on se livre sans retenue, et ils conduisent à la légèreté.

    Chapitre I, Michna 5 · Pirké Avot — Tome I, p. 106-108

  7. Le salaire des Mitsvot, c'est nous qui le fixons : la question du Baal HaHafla

    Le salaire des Mitsvot, c'est l'homme qui le fixe : telle est la réponse à la question du Baal HaHafla, qui relève que la Michna déclare ce salaire inconnu puis demande d'en tenir compte. Plus on accorde de considération à une Mitsva, en résistant à la tentation d'y renoncer, plus sa valeur augmente.

    Chapitre II, Michna 1, partie 1 · Pirké Avot — Tome I, p. 233-234

  8. Rabbi Yaacov Kaminetsky : manger la veille de Kippour vaut plus que jeûner le 9 Av

    Hachem n'a aucun besoin de notre travail : la valeur d'une Mitsva ne se mesure donc pas à l'effort, mais à ce qu'elle apporte à l'homme pour le parfaire, explique Rabbi Yaacov Kaminetsky. Ainsi, manger la veille de Yom Kippour, ordonnance de la Torah, compte davantage que le jeûne du 9 Av, d'ordonnance rabbinique.

    Chapitre II, Michna 1, partie 2 · Pirké Avot — Tome I, p. 241-243

  9. Le Mikhtav MiEliahou : les générations comme une chaîne, et certaines n'existent que pour être le maillon

    Les générations forment une chaîne, explique Rav Eliahou Eliezer Dessler dans le Mikhtav MiEliahou : certaines ne sont que le lien entre les autres, tandis que celui qui sert Hachem sincèrement devient l'associé des Patriarches. Or la valeur d'une chose croît avec sa durée : s'associer à leur mérite éternel donne aux œuvrants un salaire entier.

    Chapitre II, Michna 2, partie 2 · Pirké Avot — Tome I, p. 260-261

  10. Le Midrash Chmouel : et si la Michna disait « faites attention à ce qui est PERMIS » ?

    Le Midrash Chmouel lit le mot rechout non comme « les autorités », mais comme « ce qui est permis » : il faut aussi faire attention aux choses permises. Le Yétser Hara séduit en disant « c'est permis, pourquoi s'en priver ? ». Le livre souligne qu'il s'agit d'un conseil, « faites attention », et non d'un interdit, valable pour tous.

    Chapitre II, Michna 3 · Pirké Avot — Tome I, p. 269-271

  11. Le 'Hassid Yaabets : la Michna ne dit pas « Ses Commandements », elle dit « Sa volonté »

    La Michna parle de la volonté d'Hachem et non de Ses Commandements, relève le 'Hassid Yaabets, car on peut respecter tous les interdits et rester loin de ce que veut le Créateur. Celui qui s'abstient des aliments interdits mais mange exagérément, sans se sanctifier, applique la Torah sans faire pour autant la volonté d'Hachem.

    Chapitre II, Michna 4, partie 1 · Pirké Avot — Tome I, p. 273-274

  12. Pourquoi le bon cœur prime : le Sforno en fait le Lechem Chamaïm

    Le bon cœur prime parce qu'il est, selon le Sforno, la vertu d'orienter tous ses actes vers la volonté de Hachem, Lechem Chamaïm : l'œil bon, le bon ami, le bon voisin et la prévoyance n'atteignent leur dimension qu'ainsi dirigés. Sans la Torah pour guide, le jugement lui-même confond qualités et défauts, le bien et le mal.

    Chapitre II, Michna 9 (première partie), partie 3 · Pirké Avot — Tome I, p. 398-400

  13. La prière « foulée aux pieds » : la parabole du roi venu déjeuner chez son serviteur

    La prière appartient aux hauteurs célestes, mais les hommes la foulent aux pieds, enseignent 'Hazal. Dans la parabole du 'Hovot Halevavot, le cœur et l'esprit sont l'homme lui-même, tandis que les mains, les jambes et les lèvres ne sont que sa délégation. Yéchayahou 29 vise ainsi le pratiquant qui honore D. des lèvres en tenant son cœur éloigné.

    Chapitre II, Michna 13 · Pirké Avot — Tome I, p. 445-448

  14. La Michna glosée : étudier avec précision, savoir répondre, et penser au salaire pour se motiver

    Une étude persévérante et précise permet de savoir répondre aux détracteurs, qui sinon trouvent des prétextes pour dénigrer la Torah, explique la glose de l'auteur. Bien qu'Antiguenos Ich Sokho interdise de servir pour un salaire, penser à la récompense promise par Rabbi Elazar reste permis pour se motiver face au mauvais penchant.

    Chapitre II, Michna 14 · Pirké Avot — Tome I, p. 450

  15. La Michna glosée : « il ne t'est pas imposé d'achever l'ouvrage », mais nul n'est libre de s'y soustraire

    Rabbi Tarphon interdit le désespoir face à l'immensité de la tâche, selon la glose de l'auteur : Hachem récompense les efforts même si l'ouvrage n'est pas achevé, mais nul n'est libre de s'y soustraire, car l'homme a été créé pour la Torah. Le salaire des Tsadikim est appelé un don, tant il dépasse un simple salaire.

    Chapitre II, Michna 16 · Pirké Avot — Tome I, p. 464

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