Index Géant · Séfer Dévarim

Parachat Ki Tétsé

Les 24 commentaires et histoires de Parachat Ki Tétsé dans La Paracha – Séfer Dévarim de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.

  1. Pourquoi la Torah permet la captive : parce qu'on supporte mieux la faim quand on a du pain dans son panier

    Selon Rachi, la Torah ne permet la captive qu'à cause du mauvais penchant. Le livre l'explique par l'émissaire du bouc de Yom Kippour, pour qui des cabanes garnies jalonnent la route : on supporte mieux la faim avec du pain dans son panier. Interdite, la captive serait prise par transgression ; permise après un mois, l'épreuve devient surmontable.

    p. 215-217

  2. Le mois d'enfer : le temps qu'il faut pour que l'homme voie clair tout seul

    La Torah ne permet la captive que pour laisser l'homme face à ses responsabilités. Le livre imagine le soldat pieux rentrant chez lui avec elle : regards du quartier, colère de son épouse, honte des enfants, un mois de remarques. Il finit par voir clair. Savoir concéder un peu au mauvais penchant aide à rester sur le bon chemin.

    p. 217-218

  3. « Encore cinq minutes ! » : le Steipeler de garde un Chabbat, par un froid glacial

    Pour surmonter une épreuve, mieux vaut parfois reporter que s'interdire tout à fait. Le Steipeler, enrôlé de force dans l'armée russe, monte la garde un Chabbat par un froid glacial ; le seul manteau, suspendu à un arbre, est Mouktsé. Le livre précise qu'il était peut-être permis de le prendre à cause du danger.

    p. 218

  4. « La Paracha de Yéfat Toar oblige chacun de nous à accomplir toute la Torah »

    Rabbi Yé'hezkel Abrahamsky enseigne que la loi de la Yéfat Toar, la belle captive, oblige chacun à accomplir toute la Torah. Ayant mesuré les capacités de l'homme, la Torah ne cède à son mauvais penchant qu'en ce seul cas. Puisque l'homme n'est obligé qu'à ce qu'il peut accomplir, il a la force de respecter tous les autres interdits.

    p. 219

  5. Pourquoi David écrit « Psaume » et non « Lamentation » en fuyant devant Avchalom

    David écrit « Psaume » parce que nul ne peut accuser D. d'injustice : chacun sait qu'Avchalom est le fils de Maakha, une Yéfat Toar, et Rachi lit dans la juxtaposition des versets qu'une telle union engendre un fils rebelle. Selon le Otsar Téhilot Israël, 'Houchaï l'Arkéen l'apaise ainsi, et le nom du fils désigne la cause.

    p. 219-222

  6. « D'après ta grande effronterie, tu dois être interdite à ton mari » : une phrase de Rabbi Moshé Maïmran

    Au Maroc, Rabbi Moshé Maïmran entend la femme d'un notable injurier une passante qui l'a éclaboussée sans le vouloir. Il lui demande de se taire ; devant son insolence, il déclare qu'une telle effronterie indique qu'elle doit être interdite à son mari. Le mari offensé cherche alors à porter plainte contre le Rav.

    p. 225-227

  7. Trois questions de Rabbi Moshé Maïmran au Sofer, le jour de l'intronisation d'un Sefer Torah

    Le parchemin d'un Sefer Torah doit être travaillé dans la seule intention d'en faire un Sefer Torah, et le Sofer doit dire « Léchem Kdouchat Sefer Torah » avant d'écrire et « Léchem Kdouchat Hachem » avant chaque Nom. Le livre le montre par les questions que Rabbi Moshé Maïmran pose à un Sofer le jour d'une fête d'intronisation.

    p. 227-228

  8. Amon et Moav exclus à perpétuité, non pour le mal qu'ils ont fait mais pour le bien qu'ils n'ont pas rendu

    Selon le Ramban, la Torah reproche à Amon et Moav leur ingratitude, défaut impardonnable aux yeux de D. Ces peuples descendent de Loth, épargné lors de la destruction de Sodome par le seul mérite d'Avraham : ils lui doivent leur existence, et pourtant ils refusent pain et eau à ses descendants traversant le désert.

    p. 229-230

  9. Un prophète assassiné dans le Temple à Yom Kippour, un Chabbat — et le verset ne retient que l'ingratitude du Roi

    Zékharia, prophète, Cohen et juge, est tué dans le parvis du Temple, un Yom Kippour qui tombe un Chabbat, sur l'ordre du Roi Yoach. Pourtant Divréi Hayamim ne reproche au Roi que son ingratitude envers Yéhoyada, qui l'avait sauvé. 'Hazal enseignent que renier les bontés d'autrui conduit à renier celles de Hachem.

    p. 230-231

  10. Trois cents bébés égorgés chaque jour : et tout a commencé par « un nouveau roi qui ne connaissait pas Yossef »

    Selon Rav Nissim Yaguen, la cruauté de Pharaon commence par l'ingratitude : « un nouveau roi qui ne connaissait pas Yossef » signifie qu'il fait comme s'il ne le connaissait pas, oubliant celui qui a sauvé l'Égypte de la famine et l'a enrichi. Le Roi Chlomo prévient que le malheur ne quitte pas l'ingrat, et Pharaon finit par renier Hachem.

    p. 231-232

  11. Il est plus facile de remercier un étranger que sa propre famille : le calcul où l'on se retrouve toujours créditeur

    Il est toujours plus facile de remercier des étrangers que ses proches, car on croit que leurs bienfaits nous reviennent de droit, et l'on fait des comptes où l'on se retrouve toujours créditeur. Or la reconnaissance réside d'abord dans le cœur : c'est un sentiment qui se développe en donnant soi-même à autrui.

    p. 232

  12. Le Steipeler reprend une lettre déjà écrite : la reconnaissance qui doit venir du cœur

    La reconnaissance ne se limite pas à répondre : elle doit s'exprimer de tout cœur. Le livre l'illustre par le Steipeler, qui, accablé par le joug du peuple juif, a cessé de répondre au courrier, mais écrit encore au fils d'un voisin qui avait longtemps vendu ses livres aux États-Unis, puis reprend sa lettre avant qu'elle ne parte.

    p. 232-234

  13. Trois mille trois cents ans plus tard, on rachète encore le premier-né de l'âne

    La reconnaissance concerne les animaux et les objets, car celui qui ne l'éveille pas envers eux risque de devenir ingrat envers les hommes, explique Rav Dessler. Ainsi la Torah ordonne de racheter le premier-né de l'âne, dont les ancêtres ont porté les richesses des enfants d'Israël à la sortie d'Égypte, et de donner la viande Tarèf au chien.

    p. 234-235

  14. « Et où est votre reconnaissance ? » : Rabbi Eliaou Lopian et le chat de la Yeshiva

    La reconnaissance est due même à un animal qui a rendu service, enseigne Rabbi Eliaou Lopian. Le livre l'illustre par un épisode de la Yeshiva de Kfar 'Hassidim, rapporté par Rabbi Chalom Chvadron : un chat, amené pour débarrasser le réfectoire des souris, a fini son travail, et les élèves veulent le chasser.

    p. 235-236

  15. Un Minyan réuni pour annuler une malédiction lancée contre une cour

    La reconnaissance s'étend jusqu'aux objets inertes. Rabbi 'Haïm Palagy rapporte le cas d'une femme pieuse qui maudit malgré elle sa propre cour : il réunit un Minyan pour annuler la malédiction et la transformer en bénédiction, puis lui fait demander pardon à Hachem et à la cour elle-même, en répétant une formule précise.

    p. 236

  16. « N'aie pas en horreur l'égyptien » : Rav Chakh et la fillette convertie

    Nul Juif ne peut offenser un converti, car tout Israël descend d'étrangers en Égypte : Rachi enseigne de ne pas reprocher à son prochain le défaut qu'on porte soi-même. Le livre l'illustre par Rav Chakh, que consultent des parents convertis installés en Erets Israël, dont la fille, blessée par des remarques à l'école, refuse d'y retourner.

    p. 237-238

  17. « Ton camp doit être saint » : pourquoi seule l'impudeur fait se retirer la Chekhina

    Selon le 'Hafets 'Haïm, Hachem réside parmi Son peuple même dans la faute, sauf en cas d'impudeur, seule faute qui fait se retirer la Chekhina. Rav Wolbe y voit la Providence individuelle, qui protège là où Il réside, et Rav Pinkous rappelle qu'une mesure de Bien est cinq cents fois supérieure à une mesure de Mal.

    p. 238-241

  18. « Même si elle n'a fait que brûler son plat » : la lecture du 'Hatam Sofer

    Selon le 'Hatam Sofer, le plat brûlé dont parle l'école de Hillel dans Guittin 90a désigne le fond de la casserole. La femme Kechera mange elle-même la part brûlée, la femme moyennement bonne partage ; seule celle qui garde la bonne part et laisse le brûlé à son mari est visée par la permission de divorcer.

    p. 242-244

  19. Qui est vraiment le plus strict, l'école de Hillel ou celle de Chamaï ?

    L'école de Hillel, qui permet de divorcer pour un simple plat brûlé, se montre la plus protectrice : un homme qui envisage d'épouser une divorcée pense au pire si le divorce n'est possible que pour une faute grave, comme le veut l'école de Chamaï. Avec Hillel, il imagine un motif anodin, et la femme risque moins de rester seule.

    p. 244

  20. Le jeune marié dispensé d'armée et d'impôts en pleine guerre : un foyer de paix protège tout le peuple

    Selon le Rav Friedlander, chaque foyer où règne la paix contribue à la protection de tout le peuple d'Israël, car la Présence Divine y descend. C'est pourquoi la Torah dispense le jeune marié de l'armée, même en temps de guerre, et le Ibn Ezra précise qu'il est aussi exempté d'impôts : son foyer exige un investissement total.

    p. 245

  21. Rav Chlomo Zalman Auerbach arrange son col sur le seuil de sa propre maison

    Là où règne la paix du foyer, la Présence Divine réside aussi. Le livre l'illustre par Rav Chlomo Zalman Auerbach, qu'un jeune érudit raccompagne jusque chez lui en observant chacun de ses gestes : parvenu au seuil de sa propre maison, le Rav arrange son col, essuie les pans de son manteau et réajuste son chapeau.

    p. 246

  22. Toute la réussite d'un couple dépend de la première année, et il n'est jamais trop tard pour la recommencer

    La réussite d'un couple dépend largement de sa première année de mariage, où l'on pose les fondations du foyer en donnant amour, attention et affection, et en apprenant à connaître son conjoint. Il n'est jamais trop tard : les Rabbanim conseillent souvent aux couples en difficulté de recommencer cette première année, même après dix ou vingt ans.

    p. 246

  23. Le cadeau d'un étudiant sans un sou pour leur premier anniversaire de mariage

    Le verset demande au jeune marié de rendre heureuse la femme qu'il a épousée pendant une année. Rav Its'hak Zilberstein raconte l'histoire d'un jeune étudiant en Torah aux moyens très restreints qui, faute d'avoir pu réunir assez d'argent, cherche malgré tout comment offrir un cadeau à sa femme pour leur premier anniversaire de mariage.

    p. 247

  24. Arrêté à onze heures du soir sans savoir pourquoi : la nuit en cellule d'un Avrekh de Bné Brak

    Tout ce qui arrive à l'homme est calculé par le Ciel : l'homme peut se tromper d'adresse, pas D. Le livre l'illustre par un Avrekh de Bné Brak arrêté chez lui à onze heures du soir, sans motif connu, qui passe la nuit en cellule auprès d'un homme décidé à épouser la veuve de son frère, mère d'un enfant.

    p. 248-249

Découvrir La Paracha – Séfer Dévarim

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