Index Géant · Pirké Avot — Tome I

Chapitre II, Michna 3

Les 5 commentaires et histoires de « Chapitre II, Michna 3 » dans Pirké Avot — Tome I de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.

  1. Prenez garde aux autorités : et le verset qui semblait dire le contraire est désamorcé dans la glose même

    La faveur des autorités n'est pas un signe de faveur céleste, explique la glose du 'Hida : si leur bienveillance venait d'Hachem, elles soutiendraient aussi dans les moments difficiles. Le verset « Le cœur des rois est dans les mains de Hachem » devient ainsi un critère de discernement, et Rabban Gamliel prolonge sa parole sur ceux qui œuvrent pour le public.

    p. 267

  2. Le 'Hida : le mérite des pères ne dispense pas de la prudence, et il ne couvre pas ce qui est trop fréquent

    Compter sur le mérite des pères ne suffit pas, explique le 'Hida : ceux qui œuvrent pour la communauté pourraient s'en croire protégés de tout mal. Or il est interdit de s'appuyer sur un miracle, et les dommages causés par les autorités sont si fréquents qu'on ne peut s'appuyer ni sur le mérite des pères ni sur celui du public.

    p. 268

  3. Le Yalkout Haguirchoni : se méfier aussi de ceux qui vous ont nommé — et le livre la nuance aussitôt

    Le Yalkout Haguirchoni, au nom du Tikoun Moché, lit dans la Michna une mise en garde envers ceux qui nomment un Rav ou un responsable communautaire, dont les intentions ne sont pas toujours pures. Le livre juge lui-même ce discours un peu exagéré et retient le vrai danger : l'absence de soutien en cas de conflit, jusqu'au 'Hiloul Hachem.

    p. 268-269

  4. Le Midrash Chmouel : et si la Michna disait « faites attention à ce qui est PERMIS » ?

    Le Midrash Chmouel lit le mot rechout non comme « les autorités », mais comme « ce qui est permis » : il faut aussi faire attention aux choses permises. Le Yétser Hara séduit en disant « c'est permis, pourquoi s'en priver ? ». Le livre souligne qu'il s'agit d'un conseil, « faites attention », et non d'un interdit, valable pour tous.

    p. 269-271

  5. Et l'application aux enfants : « on blesse parfois beaucoup plus un enfant en lui donnant qu'en le privant »

    Mettre une distance même avec ce qui est permis vaut aussi en éducation, selon le commentaire de l'auteur : donner sans mesure peut nuire davantage à un enfant que le priver. Sans faire du « non » l'unique langage, il faut penser à long terme, car faire plaisir ne signifie pas éduquer. Et ce qui vaut pour les enfants vaut pour nous.

    p. 269-271

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