Index Géant · Thème
Honneur d'autrui
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« Ne maudis pas un sourd » : l'interdit est énoncé sur celui-là même qui n'en saura rien
Selon 'Hazal, le verset « Ne maudis pas un sourd » interdit de maudire tout homme, toute femme et tout enfant du peuple juif. La Torah formule l'interdit au sujet du sourd pour enseigner qu'il s'applique même à celui qui n'entend pas la malédiction et n'en éprouve donc aucune peine.
Parachat Kedochim · La Paracha – Séfer Vayikra, p. 282-283
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Les franges déchirées en pleine rue : quand les Sages annulent une Halakha pour ne pas humilier
Selon 'Hazal, la suite du verset « tu n'assumeras pas de faute à cause de lui » interdit de faire honte à celui que l'on reprend. Nos Sages ont même écarté certaines Halakhot pour préserver la dignité humaine : celui dont les franges du Talit se déchirent dans le domaine public peut garder son vêtement jusqu'à chez lui.
Parachat Kedochim · La Paracha – Séfer Vayikra, p. 301
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« Vous n'êtes peut-être pas Rabbin, mais vous avez beaucoup d'élèves »
Chacun a des élèves, même sans être Rabbin : ses enfants, mais aussi tous ceux qui l'entourent et l'observent. Le premier à adopter une mauvaise conduite portera donc la faute de tous ceux qui l'imitent, et celui qui donne un bon exemple en récolte tout le bénéfice. Il faut se conduire en exemple, car on nous regarde.
Chapitre I, Michna 1 · Pirké Avot — Tome I, p. 47-48
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Cinq serveurs sans kipa à un Chabbat 'Hatan : la bienfaisance de deux familles
La bienfaisance ne se limite pas à un don d'argent : réjouir, consoler, encourager ou rapprocher autrui en font partie, et il n'existe pas autant de verbes que de façons de faire le bien. Le livre l'illustre par deux familles réunies pour un Chabbat 'Hatan, servies par cinq jeunes gens éloignés de la Torah.
Chapitre I, Michna 2 · Pirké Avot — Tome I, p. 70-72
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La traduction annotée : deux façons d'être un mauvais voisin, et le devoir de ne pas l'être soi-même
Le mauvais voisin l'est envers le Ciel, comme celui qui ne mange pas cachère, ou envers les hommes, comme le voleur : on risque d'apprendre de ses actes et d'être puni avec lui. Une autre explication en tire l'obligation de ne pas être soi-même un mauvais voisin, car il faut se garder de nuire plus encore que d'être lésé.
Chapitre I, Michna 7 · Pirké Avot — Tome I, p. 129-130
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Les deux derniers membres : le passible de mort, et la couronne dont on se sert
Celui qui n'étudie pas est passible de mort, car la Torah est source de vie : sans elle, l'homme ne peut vivre. Une autre explication vise celui qui n'enseigne pas ce qu'il a appris. Quant à celui qui utilise la couronne de la Torah pour ses besoins personnels, comme on se sert d'un ustensile, il disparaît.
Chapitre I, Michna 13 · Pirké Avot — Tome I, p. 179
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Le conseil des Commentateurs : ne pas se soucier du public, précisément parce qu'on œuvre pour lui
Œuvrer pour la communauté au nom des Cieux protège aussi de la critique, selon certains Commentateurs : il ne faut pas dépendre du jugement du public, car seul Hachem est témoin des efforts et de la pureté du cœur, et c'est Lui seul qu'il faut chercher à satisfaire. On se blinde ainsi contre les attaques injustifiées.
Chapitre II, Michna 2, partie 2 · Pirké Avot — Tome I, p. 263
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Le Yalkout Haguirchoni : se méfier aussi de ceux qui vous ont nommé — et le livre la nuance aussitôt
Le Yalkout Haguirchoni, au nom du Tikoun Moché, lit dans la Michna une mise en garde envers ceux qui nomment un Rav ou un responsable communautaire, dont les intentions ne sont pas toujours pures. Le livre juge lui-même ce discours un peu exagéré et retient le vrai danger : l'absence de soutien en cas de conflit, jusqu'au 'Hiloul Hachem.
Chapitre II, Michna 3 · Pirké Avot — Tome I, p. 268-269
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Rabbi Eliahou Bloch : « comprendre, c'est pardonner » — mais comprendre n'est pas disculper
Ne pas juger son prochain avant d'être à sa place ne signifie pas renoncer à tout jugement, explique Rabbi Eliahou Bloch, citant son père dans son éloge funèbre : il faut d'abord méditer sa situation et pénétrer son être. Comprendre ne veut pas dire disculper, mais permet de saisir ses motivations et de découvrir aussi ses bons côtés.
Chapitre II, Michna 4, partie 2 · Pirké Avot — Tome I, p. 286-287
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« Bon voisin… mauvais voisin » : le journal disparu de la boîte aux lettres
Bon voisin et mauvais voisin : l'auteur met en scène les deux sentences de Rabbi Yossé sur un même homme, à deux jours d'écart, et montre avec quelle rapidité la colère accuse. Un abonné à un hebdomadaire religieux ne trouve pas son journal et conclut aussitôt qu'un de ses voisins l'a pris.
Chapitre II, Michna 9 (deuxième partie) · Pirké Avot — Tome I, p. 415
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« La haine des créatures » retournée : l'amour des créatures fait hériter deux mondes
Si la haine des créatures expulse l'homme du monde, l'amour des créatures fait hériter les deux mondes, car selon 'Hazal la force du bien est cinq cents fois supérieure à celle du mal. Plutôt qu'une histoire de haine, l'auteur rapporte un geste de Rav Na'hman Galinsky, fils de Rabbi Yaacov Galinsky, alors jeune élève de Yeshiva.
Chapitre II, Michna 11 · Pirké Avot — Tome I, p. 430