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Éducation et transmission aux enfants

  1. Pourquoi le Karpas : la question des enfants, le labeur des soixante myriades et la tunique de Yossef

    Le Karpas, légume trempé dans l'eau salée avant le repas, a pour but d'éveiller les questions des enfants, car seul celui qui est intrigué s'intéresse vraiment à la réponse. Le Aboudaram y lit le labeur des soixante myriades d'Hébreux, et une autre raison y voit la tunique à rayures de Yossef.

    Karpas · Les 'Haguim — La Hagada, p. 55

  2. On coupe la Matsa en deux parce qu'elle est « Lé'hem 'Oni », pain de misère

    La Matsa est appelée Lé'hem 'Oni, pain de misère : on la brise comme le pauvre, qui ne reçoit que des bouts de pain, pour rappeler la pauvreté des ancêtres en Égypte. Et comme le pauvre garde une part pour le repas suivant, on réserve la plus grande partie pour l'Afikoman.

    Ya'hats · Les 'Haguim — La Hagada, p. 57

  3. Ha La'hma 'Ania : pourquoi après Ya'hats, et pourquoi en araméen

    Ha La'hma 'Ania est dit en araméen, explique le Ritva, parce qu'il a été ajouté à Babel, où cette langue était usuelle : toute l'assemblée, surtout les enfants, doit comprendre l'invitation. Autres raisons données : les anges, qui ne comprennent pas l'araméen, ne peuvent accuser Israël, et les Chedim ne sont pas attirés.

    Maguid · Les 'Haguim — La Hagada, p. 62-63

  4. Ma Nichtana : les quatre questions et l'ordonnance de raconter « lorsque ton fils te questionnera »

    Selon certains décisionnaires, l'ordonnance de raconter la Sortie d'Égypte ne s'impose que « lorsque ton fils te questionnera » (Chemot 13 ; 14 ; Devarim 6 ; 20) : 'Hazal ont donc instauré le Ma Nichtana, et le père accomplit la Mitsva en répondant. Selon certaines opinions, si l'enfant récite sans s'intéresser aux réponses, le père pourrait ne pas être quitte.

    Maguid · Les 'Haguim — La Hagada, p. 72-74

  5. « Quiconque s'étend sur ce récit est digne de louanges » : la parabole du prince et du vagabond (Mikhtav Sofer)

    La manière de raconter révèle celui qui a réellement vécu la libération, enseigne le Mikhtav Sofer par la parabole d'un prince et d'un imposteur. Au Seder, certains expédient le récit comme une formalité, d'autres en font le tournant de leur vie et le transmettent avec ardeur : à chacun de choisir entre vagabond et fils de roi.

    Maguid · Les 'Haguim — La Hagada, p. 86-88

  6. « Avec des signes » : le bâton de Moché, et la question posée à Rabbi Mordekhaï Pragamansky enfant

    Les Richonim rapportent qu'une sorcellerie ne dure pas plus de six jours : quand Rabbi Mordekhaï Pragamansky a six ans, son Rébé demande donc à la classe pourquoi Pharaon ne laisse pas le bâton de Moché six jours en serpent pour le démasquer. Ce bâton, gravé du Nom d'Hachem, sert à la plupart des prodiges.

    Maguid · Les 'Haguim — La Hagada, p. 206-207

  7. Choul'han 'Orekh et Tsafoun : le repas de fête et l'Afikoman

    L'Afikoman, souvenir de l'agneau mangé en fin de repas au temps du Temple, est un morceau de Matsa et non de viande, pour qu'on ne pense pas que le Korban Pessa'h peut être consommé hors de son lieu. Il se mange avant minuit, et le repas qui précède ne doit pas rassasier.

    Ro'htsa · Motsi Matsa · Maror · Korekh · Choul'han 'Orekh · Tsafoun · Les 'Haguim — La Hagada, p. 300

  8. Glossaire : les termes du livre et leurs acrostiches

    Le glossaire du livre définit une soixantaine de termes hébreux et araméens et explique les acrostiches : Admour pour Adonénou, Morénou, Rabbénou, Chass pour Chicha Sidré Michna, 'Hazal pour 'Hakhaménou Zikhronam Livrakha. Il précise aussi des notions comme Bita'hon, la confiance en D., Messirout Néfech, le don de soi, ou Tsniout, la pudeur.

    'Had Gadya · Chir Hachirim · Les 'Haguim — La Hagada, p. 420

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