Index Géant · Séfer Vayikra
Parachat Tazria
Les 21 commentaires et histoires de Parachat Tazria dans La Paracha – Séfer Vayikra de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.
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Pourquoi tout le monde « décroche » à Tazria-Metsora, et pourquoi la Tsaraat n'a rien à voir avec la lèpre
Les lois de Tazria-Metsora semblent lointaines et beaucoup décrochent ; or la Tsaraat n'est pas la lèpre médicale mais une maladie spirituelle née des fautes, guérie par la Techouva. Le Rav Shimshon Raphaël Hirsh le prouve par le Sforno, médecin de profession : la Tsaraat blanchit la peau, n'est pas contagieuse et frappe d'abord la maison.
p. 153-154
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Les taches ne frappaient jamais le corps en premier : la maison, puis les ustensiles, puis les vêtements — un avertissement gradué contre le Lachone Hara
Les taches de Tsaraat avertissent par étapes celui qui dit du Lachone Hara : elles touchent d'abord les murs de sa maison, puis ses ustensiles en peau, ses vêtements, et son corps en dernier, s'il ne se repent pas. Le verset de Devarim 24 rappelle Myriam, frappée malgré son amour pour Moshé et son intention constructive.
p. 155-158
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Pourquoi Chemini, qui traite des aliments interdits, est juxtaposée à Tazria-Metsora : ce qui entre dans la bouche et ce qui en sort
Les deux parachiot se complètent, explique Rabbi Israël Salanter, rapporté par les Mayanot Hanétsa'h : Chemini enseigne ce qu'on peut faire entrer dans sa bouche, Tazria-Metsora ce qu'on peut en faire sortir. Beaucoup veillent scrupuleusement aux aliments interdits, bien moins au respect dû au prochain, que le Lachone Hara dévore.
p. 159
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Les voyageurs pieux qui interrogent l'aubergiste sur la Cacherout, puis médisent en attendant leurs plats
Dans un récit rapporté par les Mayanot Hanétsa'h, des voyageurs pieux examinent longuement la Cacherout d'une auberge, puis glissent peu à peu vers la médisance en attendant leur repas. Le contraste montre qu'on peut surveiller avec rigueur ce qui entre dans la bouche tout en négligeant ce qui en sort : le Lachone Hara.
p. 159-160
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Le nom contient l'essence de la personne : pour réveiller un Juif qui sommeille, il suffit de l'appeler par son nom juif
Selon le Talmud (Yoma 83b), Rabbi Méïr cerne une personne d'après son nom, car le nom porte son essence, Hachem inspirant les parents qui le choisissent. Le Rambam précise que ces tendances ne sont pas immuables. Pour réveiller un Juif éloigné, il suffit donc de l'appeler par son nom juif, sans le brusquer.
p. 163-164
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« Un militaire heureux » : le Sandak découvre que le bébé mesure deux mètres
Le livre rapporte une Brit Mila hors du commun : un militaire israélien de près de deux mètres, circoncis à l'âge adulte, refuse d'abord tout autre prénom que Boris. Pendant la circoncision, il ressent une sorte de délivrance et choisit finalement un nom juif, Aharon, lui qui s'y opposait quelques minutes plus tôt.
p. 164-165
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« Hachem prépare les pas de l'homme » : deux voyageurs manquent leur gare à l'approche de Chabbat
Rabbi Mordekhaï Progremansky rappelle à un compagnon de voyage abattu le verset « Hachem prépare les pas de l'homme » : un Juif ne se trompe jamais de chemin, ses pas sont toujours guidés par D. Les deux hommes ont manqué leur gare à l'approche de Chabbat et doivent descendre dans un village inconnu.
p. 165-166
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Le Cohen qui voulait partir à l'étranger, et l'argument que sa femme tire de sa propre leçon sur les taches de lèpre
Dans un Midrash (Tan'houma 7), un Cohen pauvre veut partir à l'étranger et enseigne d'abord à sa femme comment examiner les taches : chaque cheveu puise à une source que D. lui a créée. Sa femme en tire une leçon de confiance : celui qui nourrit chaque cheveu pourvoit à plus forte raison à la subsistance d'un père.
p. 168
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Rabbi Eliaou Lopian et l'étudiant qui veut quitter la Yeshiva pour apprendre un métier
Rabbi Eliaou Lopian, Machguia'h de la Yeshiva de Kfar 'Hassidim, montre à un étudiant qui veut quitter la Yeshiva pour apprendre un métier qu'il se contredit : il fait confiance à HaKadosh Baroukh Hou pour trouver son Zivoug, avoir des enfants et les voir grandir, mais pas pour gagner sa vie.
p. 168-169
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VéHaya est un langage de joie, et il introduit ici la lèpre : les souffrances sont un autel d'expiation
Le mot VéHaya, qui exprime toujours la joie selon 'Hazal, introduit pourtant la lèpre. Rabbi Pin'has-Mena'hem de Pilets explique que les souffrances sont un autel d'expiation, un Mizbéa'h Kapara : elles effacent les fautes dès ce monde. Les petits désagréments du quotidien, acceptés avec joie et confiance en D., ont la même vertu.
p. 170
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Pourquoi celui qui est couvert de lèpre de la tête aux pieds est déclaré pur : quand on ne peut plus rien cacher, le but est atteint
Selon 'Hazal, la lèpre frappe aussi l'orgueilleux ; pour le 'Hafets 'Haïm, l'impureté sert à l'humilier. Avec deux poils blancs, il peut cacher sa tache sous ses manches, et la Torah l'exclut du camp pour lui faire baisser la tête. Couvert de la tête aux pieds, il ne peut plus rien cacher : son orgueil tombe et l'exclusion devient inutile.
p. 171-173
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Des taches blanches sur des étoffes de luxe, et la remarque que le Dayan garde pour la fin, en privé
Face à une lourde perte d'argent, il faut chercher dans sa propre conduite passée la raison de l'épreuve. Dans un récit rapporté par Touvékha Yabiou, un Dayan relève que des taches blanches apparues sur des étoffes évoquent l'interdit de « faire blanchir » le visage de son prochain en public.
p. 174-175
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Pourquoi le lépreux, seul entre tous les impurs, doit demeurer isolé hors du camp — et pourquoi il doit crier lui-même « Impur ! »
Le lépreux est isolé hors du camp parce que son Lachone Hara a semé la désunion entre un homme et sa femme, entre un homme et son prochain (Arakhin 16b). Le 'Hafets 'Haïm ajoute, dans Chmirat Halachone, que son cri « Impur ! » est mesure pour mesure : il dévoile son déshonneur, comme il a dévoilé celui d'autrui.
p. 177-178
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Yossef récompensé organe par organe : la bouche qui n'a pas embrassé la faute, la main, le cou, le corps, le pied et l'esprit
Le Zohar (Berechit 196a) détaille comment chaque membre de Yossef qui ne s'est pas approché de la faute chez Potifar reçoit sa récompense : sa bouche gouverne le peuple, sa main reçoit l'anneau, son cou le collier d'or. Rabbi 'Haïm Chmoulevitch explique que D. agit mesure pour mesure pour aider l'homme à se redresser.
p. 178-179
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Pourquoi faire croire à Pharaon que le peuple ne sortait que pour trois jours, et pourquoi emprunter les biens des Égyptiens
Le Gaon de Vilna explique pourquoi Pharaon devait croire à une sortie de trois jours : le peuple comptait des délateurs, et garder le secret d'un départ définitif devait prouver son repentir. L'emprunt des biens égyptiens répond mesure pour mesure à la ruse de l'Égypte, qui avait asservi Israël par une voix douce, Pé-Rakh.
p. 179-180
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Les Sifré Torah de Presbourg sous les canons de Napoléon
Le 'Hatam Sofer, Rav de Presbourg, voit dans le siège de sa ville par les armées de Napoléon une leçon mesure pour mesure. Après l'incendie de Yirgan, Presbourg avait organisé une quête pour reconstruire les maisons mais refusé de prêter ses Sifré Torah ; elle doit maintenant mettre tous ses rouleaux à l'abri dans cette même ville.
p. 180-181
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Rabbi Yossef Presbourger paie les voyous une pièce par injure
Retenir sa langue laisse à la tête le temps de trouver la réponse adaptée, enseigne l'histoire de Rabbi Yossef Presbourger, Rav de Mattersdorf, face à des enfants qui l'injurient. Le Midrash (Yalkout Chimoni) rapporte au nom de Rabbi Yeoshoua ben Levy qu'un mot vaut une pièce et le silence deux.
p. 181-183
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D. ne souhaite pas la louange des impies : la bouche du lépreux et le récit de Gué'hazi
Selon Rabbi Levy dans le Midrash (Vayikra Rabba 16 ; 4), D. ne souhaite pas la louange des impies, ce que prouvent la Torah, les Neviim et les Ketouvim. Le lépreux doit couvrir sa bouche ; et lorsque Gué'hazi raconte au roi la résurrection opérée par Elicha, D. fait aussitôt survenir la mère et l'enfant.
p. 183-184
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Comment un nourrisson d'un jour peut-il être frappé de lèpre, lui qui n'a médit sur personne ? Ce n'est pas lui qui est visé
La Michna (Nida, chapitre 5, Michna 3) enseigne qu'un nourrisson d'un jour peut être atteint de lèpre. Rabbi Shimshon Raphaël Hirsh explique que l'enfant n'est pas visé : comme la tache sur un mur ou un vêtement avertit son propriétaire, celle du nouveau-né éveille ses parents au repentir, avec un message bien plus percutant.
p. 184-185
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Naaman refuse de se tremper dans le Jourdain : un orgueilleux ne peut pas consentir à être vaincu par une force qu'il juge inférieure à lui
Naaman, général de Aram frappé de lèpre, refuse d'abord de se tremper dans le Jourdain : un orgueilleux n'accepte pas d'être battu par ce qu'il croit plus petit que lui, et un remède banal blesse sa fierté plus qu'une cure difficile. le Rav 'Hassman ajoute que l'orgueil aveugle au point que ses serviteurs doivent lui ouvrir les yeux.
p. 186-190
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Gué'hazi court après les cadeaux que son maître avait refusés
Selon 'Hazal, la haine, l'envie et la recherche des honneurs excluent l'homme du monde. Gué'hazi, serviteur du prophète Elicha, voit les richesses que Naaman offrait et que son maître a refusées ; l'attrait de l'argent lui fait perdre la raison au point de courir les réclamer, alors qu'il sait qu'Elicha connaîtra son acte.
p. 190-191