Index Géant · Yamim Noraïm
Les dix jours de Téchouva
Les 20 commentaires et histoires de « Les dix jours de Téchouva » dans Les 'Haguim — Yamim Noraïm de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.
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« Recherchez Hachem tant qu'Il est proche » : Rav et le boucher, et les dix jours de repentance
Rabbi Its'hak Blazer explique que Rav, en entrant chez le boucher qui l'avait peiné pour lui donner l'occasion de s'excuser, imitait Hakadoch Baroukh Hou. Durant les dix jours de repentance, que Rabba bar Avouha lit dans le verset de Yéchayahou « Recherchez Hachem tant qu'Il est là », Hachem Se présente Lui-même à Israël pour qu'on Lui demande pardon.
p. 288-289
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Rabbénou Yona sur la proximité d'Hachem pendant les dix jours, et le récit d'un chanteur au chevet des malades
Rabbénou Yona écrit dans les Chaaré Techouva que les Sages encouragent à profiter de la grande proximité d'Hachem durant les dix jours de pénitence : Hachem est alors tout près, à l'écoute, prêt à accueillir aussitôt le repentir. Le livre l'illustre par le témoignage d'un homme qui visite les malades pour les distraire en chantant.
p. 289-291
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« Urgent ? » : la réponse du Sfat Emet à un 'Hassid pendant les jours redoutables
Pendant les jours redoutables, rien n'est urgent pour un Juif, sinon faire Techouva : c'est la réponse du Sfat Emet à l'un de ses 'Hassidim venu le consulter sur des doutes concernant son commerce. Le mot « urgent », employé par le disciple pour presser son maître, se retourne ainsi vers la seule priorité de cette période.
p. 292
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Pourquoi deux jours de jugement à dix jours d'écart ? La parabole des deux paysans sur la route de la grande ville
Le jugement est écrit à Roch Hachana mais scellé seulement à Yom Kippour, car on ne peut savoir d'emblée si l'homme qui fait Techouva tiendra ses nouveaux engagements. Une parabole tirée d'Elé Hem Moadéi l'explique : les dix jours servent d'essai, pour voir s'il poursuit vraiment le bon chemin et mérite d'être scellé dans le livre de la vie.
p. 292-293
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Tout recommencer durant les dix jours : Rav Vakhtfoïgel
Rav Nathan Meïr Vakhtfoïgel enseigne que, durant les dix jours de pénitence, il faut tout recommencer sans aucun rapport avec le passé, ni le mauvais ni le bien. On se comporte comme une nouvelle créature, sans mérites ni démérites, et l'on sert Hachem comme pour la première fois, en mettant les Tefilin comme au jour de sa Bar-Mitsva.
p. 293
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Sept jours entre Roch Hachana et Yom Kippour, face aux sept jours de la semaine : le Yéarot Dvach
Le Yéarot Dvach relève qu'il y a exactement sept jours entre Roch Hachana et Yom Kippour, face aux sept jours de la semaine. Chacun permet de réparer le même jour de toute l'année : faire Techouva le Chabbat sur les fautes commises un Chabbat répare tous les Chabbat de l'année, et ainsi pour le dimanche, le lundi.
p. 293
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La peur de retomber dans la faute : le Yetser Hara le chuchote, le Mabit et le 'Hida répondent
La pensée « je retomberai, ma Techouva est inutile » est un conseil du Yetser Hara. Le Mabit, dans le Beit Elokim, compare le repenti qui rechute à celui qui, purifié au Mikvé, ressaisit un Cherets : sa pureté passée n'est pas annulée. Le 'Hida, au nom du Mahara 'Hayoun, précise le cas de celui qui regrette sa Techouva.
p. 293-295
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La lettre de Rav Chakh à propos d'une femme accablée par ses fautes : sa peine prouve la vérité de sa Techouva
Pour Rav Chakh, la peine qu'éprouve une femme accablée par ses fautes prouve que sa Techouva est véritable. Il écrit que la Techouva est accessible à tous, qu'elle consiste d'abord à cesser la faute puis à décider de ne plus la commettre, et que le repenti est aimé d'Hachem comme s'il n'avait jamais fauté.
p. 295-296
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Yom Kippour n'expie pas les fautes envers autrui tant qu'on ne s'est pas réconcilié : Rabbi Eleazar ben Azaria
Selon Rabbi Eleazar ben Azaria, Yom Kippour expie les fautes de l'homme envers Hachem, mais non celles envers son prochain tant qu'il ne s'est pas réconcilié avec lui. Même convaincu d'avoir raison après une dispute, on a certainement causé de la peine ; les cas où l'on n'a pas à demander pardon relèvent d'une autorité rabbinique.
p. 297
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Demander pardon avant Yom Kippour : le Rambam, et deux commerçantes concurrentes
Le Rambam enseigne qu'une faute envers le prochain n'est pas pardonnée tant qu'on ne l'a pas apaisé, même après lui avoir rendu son dû ; il interdit aussi d'être cruel : on doit accepter facilement de pardonner. Le livre l'illustre par l'histoire de deux commerçantes concurrentes, dans la semaine qui précède Yom Kippour.
p. 301-304
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Accepter de pardonner : Rabbi Moché Feinstein et la demande de l'Avrekh insolent
La personne lésée a elle aussi une obligation : pardonner sincèrement, et se faire aider si la rancune demeure. Rabbi Moché Feinstein en donne l'exemple : un Avrekh qui l'avait gravement offensé vient, quelque temps plus tard, lui demander un service, et le Rav lui répond en homme qui a pardonné de tout cœur.
p. 304-306
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Quatre fois « vie » dans un seul verset de l'Amida : quelle vie demandons-nous ? (Rabbi Baroukh Rosenblum)
Au début de l'Amida des dix jours, le mot « vie » revient quatre fois dans un seul verset. Rabbi Baroukh Rosenblum explique qu'on y demande seulement le minimum vital, sans oser davantage à l'approche du jugement. Une réponse de Rav Moché Feinstein à un malade montre pourtant que la vie, même difficile, reste le plus grand trésor.
p. 306-307
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Pourquoi les demandes de l'Amida s'élargissent après « Modim »
Les demandes de l'Amida des dix jours s'élargissent après Modim parce qu'on a enfin dit merci : sans reconnaissance, de quel droit demander plus que le minimum vital ? La reconnaissance étant, selon les Sages, le but de la création de l'homme, on ose ensuite demander bénédiction, paix, Parnassa, délivrance et consolation, pour soi et pour tout Israël.
p. 307-309
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« Le Roi (Qui est) le jugement » : pourquoi pas « le Roi Qui est juge » ? Rav Wolbe et l'attribut acquis
Parce qu'aucun attribut de D. n'est acquis, explique Rav Wolbe, l'Amida des dix jours dit « le Roi (Qui est) le jugement » et non « le Roi Qui est juge ». Cette seconde formule laisserait croire qu'Hachem a acquis de quelqu'un d'autre la faculté de juger, alors qu'Il est à l'origine de tout et qu'Il est Lui-même le jugement.
p. 309-310
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Avinou Malkénou : « Père » et « Roi », l'appartenance et l'exigence (Kitvé Ha-Saba Mikelem)
En disant Avinou Malkénou, « Notre Père, notre Roi », on évoque deux liens à la fois, selon les écrits du Saba de Kelem : comme enfants d'Hachem, on espère trouver grâce malgré les égarements passés ; comme Ses serviteurs, on sait que ce Roi est exigeant et qu'Il scrutera tous nos actes.
p. 310
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« La vie et la mort entre les mains de la langue » : la lettre humiliante et le pardon refusé (récit anonyme, Ktifa)
Humilier autrui est d'une gravité extrême : un Rav de la communauté dit qu'une telle humiliation peut être qualifiée de meurtre. Un récit anonyme tiré de Ktifa illustre la puissance de la langue et l'importance de demander pardon, à travers un conflit familial où l'auteur d'une lettre humiliante refuse pendant des années de présenter ses excuses.
p. 311-319
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Chabbat Chouva : le dernier discours de Rabbi Yaacov Yozif, élève de Rav Israël Salanter
Pendant son discours du Chabbat Chouva, Rabbi Yaacov Yozif, élève de Rav Israël Salanter, ne retrouve plus ce que dit le Rambam sur les lois de Techouva. Il fait alors de cet oubli un appel : se corriger tant qu'il reste des forces, avant les jours où l'on voudra se souvenir sans plus le pouvoir.
p. 320-321
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La balance de Tichri : les Mitsvot se pèsent en qualité, et le mérite de celui qui éduque ses enfants
Le jour du jugement, Hachem pèse les Mitsvot non en quantité mais en qualité : plus elles sont accomplies avec effort, cœur et bonne intention, plus elles pèsent, et l'ange qu'elles créent est parfait ou imparfait selon leur accomplissement. Celui qui éduque ses enfants dans la Torah voit en outre leurs Mitsvot se placer de son côté.
p. 321-322
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Chabbat vaut mille fois plus : le calcul du livre, du mot de Torah au Chéma Israël
Selon les Sages, le Chabbat équivaut à toutes les Mitsvot, et le Ben Ich 'Haï rapporte qu'une heure de Torah le Chabbat vaut mille heures de la semaine. Le livre en tire un calcul : un mot de Torah le Chabbat vaudrait 613 000 Mitsvot, d'où l'appel à profiter du Chabbat Chouva pour accumuler des mérites avant Yom Kippour.
p. 322-323
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Bien garder le Chabbat Chouva : le pardon attaché au Chabbat
Selon Rabbi Yo'hanan (Chabbat 118b), celui qui garde le Chabbat selon ses lois est pardonné, même s'il sert les idoles comme la génération d'Enoch. Mar Oukba ajoute que deux anges accompagnent celui qui dit Vaïékhoulou la veille de Chabbat. D'où l'appel à garder pleinement le Chabbat Chouva, sans paroles futiles ni profanes.
p. 324