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Roch Hachana

Les 56 commentaires et histoires de « Roch Hachana » dans Les 'Haguim — Yamim Noraïm de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.

  1. Hatarat Nédarim : Rabbi Chlomo Kahanman et l'invitation de Roch Hachana à Chicago

    Les Tsadikim assument pleinement chaque parole sortie de leur bouche, même prononcée par simple politesse. Le livre l'enseigne par l'exemple de Rabbi Chlomo Kahanman, à propos de la Hatarat Nédarim, cette annulation des vœux faite devant un Minyan avant Roch Hachana et Yom Kippour, car nous ne prêtons pas toujours attention à ce que nous disons.

    p. 196-197

  2. Le Ma'hzor n'a pas changé depuis l'an dernier : Rabbi Mordekhaï de Nadvorna et le 'Hassid pressé

    Le Ma'hzor reste identique d'une année à l'autre, tandis que l'homme, lui, change au fil des mois : c'est donc lui-même qu'il faut mettre en ordre avant le jour du jugement. Rabbi Mordekhaï de Nadvorna l'enseigne à un 'Hassid, officiant de sa synagogue, pressé de rentrer chez lui pour réviser les prières de Roch Hachana.

    p. 197

  3. Un instant vaut un jour, un jour vaut une année : le 'Hidouchéi Harim la veille de Roch Hachana

    Selon nos Sages, un jour de l'année vaut une année entière et une partie du jour vaut un jour entier. Le 'Hidouchéi Harim en déduit qu'un instant de Techouva sincère, la veille de Roch Hachana, peut compter au Ciel comme une année entière passée à se repentir, et il applique aussitôt ce calcul avant Min'ha.

    p. 197-198

  4. L'invitation au jugement est déjà arrivée : le Saba de Kelem au soir de Roch Hachana

    Pour le Saba de Kelem, Rabbi Sim'ha Zissel, le début de Roch Hachana marque l'ouverture réelle du jugement céleste. Un geste ordinaire, l'appel du bedeau pour la prière d'Arvit, prend ce soir-là le sens d'une convocation au tribunal d'en haut et suffit à faire naître en lui une profonde crainte du jugement.

    p. 198

  5. Les Simanim, la grenade : comment demander à Hachem de « multiplier nos mérites » ?

    Pour le Torat 'Haïm, demander à Hachem de multiplier nos mérites revient à solliciter Son aide pour une Techouva par amour, qui transforme les fautes en mérites. Le 'Hafets 'Haïm y voit plutôt une demande d'indulgence pour des Mitsvot imparfaites, et d'autres une demande d'occasions de Mitsvot, déjà exaucée chaque année.

    p. 198-201

  6. Pauvres et indigents nous frappons à Ta porte : la parabole du mendiant et du manteau

    Notre génération ne manque pas de Mitsvot en nombre, mais de Mitsvot de valeur : prière sans cœur, étude sans intensité, 'Hessed accompli à moitié. C'est ainsi que Rabbi Yossef Machach, Rav de Tlemsen, explique pourquoi les Sli'hot nous font frapper à la porte de Hachem « comme des pauvres et des indigents ».

    p. 201-203

  7. Pourquoi Roch Hachana précède-t-il Yom Kippour ? Rabbi 'Haïm de Vologhin et l'aubergiste

    L'homme faute toute l'année parce qu'il oublie qu'un Roi dirige le monde : Roch Hachana sert d'abord à retrouver cette connaissance, avant même le pardon de Yom Kippour. Le livre l'illustre par un récit rapporté par Rabbi Aharon Kotler, où tout dépend de ce qu'un aubergiste sait du jeune Rabbi 'Haïm de Vologhin.

    p. 204-208

  8. « La vie ? Mais pour quoi faire ? » : Rav Avigdor Miller et l'amour de la vie à Roch Hachana

    On ne peut demander la vie au Roi sans l'aimer, explique Rav Avigdor Miller : le premier sentiment de Roch Hachana consiste à montrer à Hachem combien on est heureux de vivre. Cette reconnaissance, nourrie par la réflexion sur Ses bontés que recommande le 'Hovot Halevavot, se prouve en utilisant sa vie à bon escient.

    p. 208-211

  9. Il faut l'unité pour faire régner le Roi, et pourquoi Roch Hachana précède Yom Kippour selon Rabbi Israël Salanter

    Rabbi Israël Salanter explique que Roch Hachana précède Yom Kippour parce que le cœur a du mal à s'éveiller : réaliser au jour du jugement que sa vie, sa Parnassa et sa santé sont en jeu prépare une Techouva totale. Le livre ajoute qu'on ne peut faire régner Hachem sans l'union et l'amour entre les enfants d'Israël.

    p. 211-212

  10. Ne pas dormir à Roch Hachana : le sommeil d'Adam, les Bikourim et l'ingratitude qu'il faut réparer

    Le sommeil d'Adam est à l'origine de la faute commise le jour de Roch Hachana, une faute d'ingratitude selon Rabbi Elimelekh de Lizensk. Ne pas dormir ce jour-là, loi issue du Yérouchalmi, répare donc cette ingratitude. Le livre répond ainsi à Rabbi Baroukh Rosenblum, qui demande pourquoi seul le sommeil se prolongerait sur toute l'année.

    p. 212-214

  11. Le bouclier de la reconnaissance : pourquoi Hachem est « Nossé Panim » envers celui qui Le remercie

    Hachem se montre indulgent envers Israël au jour du jugement parce qu'Israël est pointilleux dans sa reconnaissance : la Torah demande de bénir après s'être rassasié, et les Juifs bénissent même après un Kabétsa. Selon cet enseignement de 'Hazal, remercier pour chaque bienfait de l'année devient un bouclier face aux anges accusateurs.

    p. 214-215

  12. La bouteille brisée, l'huile renversée, la soupe répandue : un repas de Roch Hachana chez Rabbi Yehouda Ftaya

    Il faut être extrêmement vigilant à ne pas se mettre en colère à Roch Hachana, car l'abondance de toute l'année en dépend. Rav Wolbe conseille une vigilance de tous les instants pendant ces deux jours de jugement, et le livre l'illustre par un repas de fête de Rabbi Yehouda Ftaya, marqué par une suite d'accidents.

    p. 216-217

  13. Le Griz de Brisk lit des Tehilim à chaque instant libre de Roch Hachana : pourquoi pas la Guemara ?

    Une étude approfondie soulève des questions qui obligent à se lever, chercher un livre et le feuilleter, autant de temps perdu le jour du jugement. C'est pourquoi le Griz de Brisk, Rabbi Its'hak Zéev Soloveytchik, lit des Tehilim à chaque instant libre de Roch Hachana plutôt que d'étudier la Guemara.

    p. 218-219

  14. « Comme des Bné Maron » : trois images et trois sortes de Juifs devant le Tribunal

    Selon Rav Chabtaï Youdlevits, les trois images du Talmud pour décrire le défilé « comme des Bné Maron » correspondent à trois sortes de personnes : celles qui tremblent dès Eloul, comme des soldats entraînés, celles qui tremblent le jour venu, comme des grimpeurs, et celles qui passent sans conscience, comme des bêtes comptées.

    p. 219-221

  15. Pourquoi un ordre de jugement, et par quel mérite passe-t-on parmi les premiers ?

    Hachem instaure un ordre de jugement par miséricorde : si tous comparaissaient ensemble, la colère suscitée par les impies risquerait de s'étendre aux justes. Passent en premier les Tsadikim, ceux qui ont un mérite comme une bonne préparation, et ceux qu'Hachem place parmi les premiers pour une raison que Lui seul connaît.

    p. 221-223

  16. Le Mechekh 'Hokhma : au tribunal, personne des générations passées ne se tient avec nous

    Au tribunal céleste, chacun est jugé par rapport à sa propre génération et non par rapport à ses pères, explique le Mechekh 'Hokhma. Il le tire de l'enclos du Maasser Béhémot, où toutes les bêtes sont réunies, grosses ou maigres, sauf celles de l'année précédente, qu'il est interdit d'y mêler.

    p. 223-225

  17. Trois lectures des trois images du jugement : le Maharcha, l'Avodat David et le Nefech Ha'haïm

    Le Maharcha rapporte les trois images du jugement aux Rechaïm, aux Tsadikim et aux Beïnonim. L'Avodat David y voit trois degrés de conscience du jugement, et Rabbi 'Haïm de Vologine, dans le Nefech Ha'haïm, trois critères : la parole, le niveau de chacun et la portée de ses actes, d'où l'importance de la moindre Mitsva.

    p. 225-227

  18. L'employé de poste qui sauva des centaines de Juifs : la portée d'une « petite » Mitsva

    Une Mitsva qui semble petite peut avoir une portée immense. Le livre l'illustre par l'histoire d'un employé de poste qui, pendant la Deuxième Guerre mondiale, aide des centaines de Juifs à passer la frontière vers la zone libre, et par deux restitutions honnêtes où intervient Rabbi Yaacov Kaminetsky.

    p. 227-229

  19. « Ils sont tous scrutés d'un seul regard » : Rabbi Sim'ha Zissel de Kelem et la précision du jugement

    Hachem ne fait souffrir que celui qui le mérite, et dans la juste mesure, à la différence d'un juge humain qui ne peut épargner la famille d'un condamné. C'est ainsi que Rabbi Sim'ha Zissel de Kelem, s'appuyant sur Rabbi Israël Salanter, explique que tous soient scrutés d'un seul regard : chacun est jugé selon sa place parmi les autres.

    p. 229-230

  20. Reb Elimelekh de Lyzensk et Reb Zouché : celui qui change de place change-t-il de Mazal ?

    Le dicton selon lequel celui qui change de place change de Mazal est mis à l'épreuve par une nuit d'auberge des frères saints, Reb Elimelekh de Lyzensk et Reb Zouché. Les deux frères acceptent les coups qu'ils reçoivent comme une expiation de leurs fautes et ne se considèrent pas comme des victimes.

    p. 231-232

  21. Trois livres ouverts à Roch Hachana : ce que « vie » et « mort » veulent dire, de Nedarim 64b à Beitsa 32b

    Les mots « vie » et « mort » du jugement de Roch Hachana ne se prennent pas au sens littéral : la « mort » englobe toutes les punitions, blessures, maladies ou pauvreté, et la « vie » toutes les récompenses. Le livre s'appuie sur l'enseignement des trois livres ouverts, rapporté par Rabbi Krouspedaï au nom de Rabbi Yo'hanan.

    p. 232-234

  22. Le Raavad et Rabbi Hailer : une année de vie soutirée à chaque Roch Hachana, et le jugement des morts

    Selon le Raavad, l'impie inscrit pour la mort vit parfois longtemps parce que sa condamnation se compte en années soutirées à chaque Roch Hachana. Rabbi Hailer explique que les morts passent eux aussi en jugement, car certaines Mitsvot et certaines fautes continuent de porter du fruit après la disparition de leur auteur.

    p. 234-235

  23. Les Baalé HaTossafot et Rabbi Eliaou Lopian : être inscrit pour le monde futur

    Selon Rabbi Eliaou Lopian, l'inscription pour le monde futur évoquée par les Baalé HaTossafot n'est pas un verdict définitif mais une aide ou des entraves. Il s'appuie sur Yoma 39a : qui se sanctifie un peu, on le sanctifie beaucoup, et qui se rend impur un peu, on le laisse se rendre impur beaucoup. La Techouva reste toujours possible.

    p. 235-237

  24. Le condamné sur la potence : les « moyens » sont réellement « pendus » jusqu'à Yom Kippour (Maharcha, douze mois)

    Les « moyens » sont véritablement « pendus » jusqu'à Yom Kippour, le même mot hébreu signifiant « suspendu » et « pendu » : leur décret tend plutôt vers la mort. Le Maharcha explique ainsi la bénédiction « qui fait revivre les morts » dite en revoyant un ami après douze mois : il a traversé Roch Hachana et Yom Kippour sans être condamné.

    p. 237-238

  25. Un mérite de plus, un Tsadik : le Saba de Kelem sur le chemin qui détermine le statut de l'homme

    La Torah juge la direction prise par l'homme plus que son point d'arrivée, explique le Saba de Kelem : celui dont les mérites dépassent les fautes, même d'une seule Mitsva, s'est engagé sur le chemin de la perfection et il est jugé selon sa fin. Consacrer chaque jour un temps au Moussar suffit à s'y placer, selon le Léka'h Tov.

    p. 238-239

  26. « Désespoir ? » : la réponse de Rabbi Nathan Meïr Vakhtfoïgel avant Roch Hachana

    Le désespoir n'a pas lieu d'être à l'approche de Roch Hachana, répond Rabbi Nathan Meïr Vakhtfoïgel, car l'homme n'est jugé que sur ses actes du moment présent. Celui qui est Tsadik à cet instant mérite tout le Bien du monde. Le Rav s'étonne de l'emploi même de ce mot.

    p. 239

  27. « La joie en Hachem est votre force » : pourquoi Né'hémia interdit les larmes d'une Techouva sincère (Rav Wolbe)

    La Techouva de Roch Hachana n'est pas un regret des fautes personnelles mais l'acceptation du joug divin, qui se fait dans une joie véritable, explique Rav Wolbe. C'est pourquoi Né'hémia, Ezra et les Léviim interdisent au peuple revenu de Babel de pleurer en entendant la Torah : « la joie en Hachem est votre force ».

    p. 240-241

  28. Le sacrifice d'Adam, la poule et l'œuf : le taureau dont les cornes ont précédé les sabots

    La prière de chaque Juif vaut davantage que le sacrifice le plus exceptionnel de l'histoire, celui qu'Adam apporte après sa faute. Le roi David la dit plus agréable qu'un taureau dont les cornes ont précédé les sabots, et Rav Chlomo Levinstein imagine ce premier taureau, sorti adulte de terre, mis aux enchères pour des millions d'euros.

    p. 242-244

  29. Étudier le sens du Ma'hzor avant la fête : l'avertissement de Rabbi Nathan Meïr Vakhtfoïgel

    Il ne faut pas se plonger brutalement dans la prière en arrivant à la synagogue à Roch Hachana, avertit Rabbi Nathan Meïr Vakhtfoïgel. Il conseille de prendre un Ma'hzor avant la fête, d'étudier le sens des mots, d'y réfléchir et de s'en imprégner, afin de ressentir en priant un lien profond avec leur signification.

    p. 244

  30. La vie au pouvoir de la bouche : les étudiants de Mir face aux soldats russes un Roch Hachana

    La vie et la mort sont au pouvoir de la bouche, enseignent 'Hazal : la parole de la prière, qui éveille sincèrement le cœur, est source de vie, surtout à Roch Hachana, quand les livres de la vie et de la mort sont ouverts. Le livre l'illustre par une décision de Reb Yérou'ham à la Yeshiva de Mir.

    p. 244-245

  31. La Parnassa fixée à Roch Hachana : la quantité de nourriture, pas la somme d'argent

    À Roch Hachana est fixée la quantité de nourriture que chacun recevra, et non la somme d'argent, répond le Griz de Brisk à sa fille inquiète de la hausse des prix. 'Hazal ajoutent une exception : les dépenses de Chabbat, de Yom Tov et du Talmud Torah des enfants augmentent avec ce que l'on y consacre.

    p. 246

  32. Extraits du Moussaf : « Pour Toi, D. vivant » et « Rappelle-toi le sacrifice d'Its'hak »

    Ce n'est pas à Hachem, qui n'oublie rien, que s'adresse la demande « Rappelle-Toi le sacrifice d'Its'hak », mais à nous-mêmes, explique le Yalkout HaGuerchononi : se souvenir de cet ancêtre saint qui s'est dévoué sans calcul. De même, la Parnassa et la santé se demandent « pour Toi, D. vivant », afin d'accomplir la Torah sans entrave.

    p. 247

  33. « À cause de la main qui a été jetée contre Ton Temple » : la lecture de Rabbi Zalman Sorotskin

    Rabbi Zalman Sorotskin explique la phrase du Moussaf « à cause de la main qui a été jetée contre Ton Temple » à partir du verset dit au sujet d'Ichmaël, « Sa main est contre tous », qu'il applique au monument bâti à l'emplacement du Saint des Saints. Certains Rabbanim y ajoutent des nuances sur la préservation du lieu.

    p. 248

  34. Le grand Chofar du Machia'h : Rav Wolbe et la demande de Rabbi Lévy Its'hak de Berditchev

    Toute la prière de Roch Hachana tourne autour du dévoilement universel de la royauté d'Hachem au temps du Machia'h, explique Rav Wolbe, qui invite à faire jaillir du cœur le désir de ce dévoilement. Rabbi Lévy Its'hak de Berditchev compte les millions de sonneries offertes à travers les générations avant de formuler sa demande.

    p. 249

  35. Le Gaon de Vilna et l'homme qui avait rejeté le joug : « sur chacun de tes actes tu rendras des comptes »

    Chaque acte de l'homme lui sera compté, qu'il se dise religieux ou non : c'est ce que le Gaon de Vilna répond à un Juif qui, ayant rejeté le joug divin, s'apprête à boire un verre d'alcool sans bénédiction. Bénir lui vaudra une récompense, et ne pas bénir lui sera reproché.

    p. 249-250

  36. « Aujourd'hui le monde est né » : les deux jours de Roch Hachana comme grossesse de l'année (Rav Eliachiv)

    Les deux jours de Roch Hachana sont comme une grossesse qui prépare et détermine l'année à venir, explique Rav Yossef Chalom Eliachiv à propos de l'expression du Moussaf « Aujourd'hui le monde est né ». Comme l'état de la mère influe sur le fœtus, l'éveil au Bien durant ces deux jours influence positivement toute l'année.

    p. 250-251

  37. « Heureux l'homme qui ne T'oublie pas » : pourquoi un verset joyeux au cœur des Zikhronot (Rav Vakhtfoïgel)

    La crainte et la joie doivent se tenir ensemble à Roch Hachana, explique Rav Nathan Meïr Vakhtfoïgel. Au milieu des Zikhronot, on tremble en pensant que le sort de tous se décide, puis on se souvient d'être chez le Roi et l'on dit « Heureux l'homme qui ne T'oublie pas », pour ne pas tomber dans la tristesse.

    p. 251

  38. « Pourquoi Ben Ichaï n'est pas venu hier et aujourd'hui au pain ? » : la parole de Rabbi Yaacov Moutsafi

    Le Machia'h tarde parce que notre espérance se limite au pain, c'est-à-dire à la Parnassa, explique Rabbi Yaacov Moutsafi en jouant sur le verset de Chmouël I (20 ; 27) où Shaül demande pourquoi Ben Ichaï n'est pas venu au repas. Il en voit la preuve dans la ferveur inégale des « Amen » à la synagogue.

    p. 252-253

  39. « Souviens-Toi que nous sommes poussière » : le discours du « je et je et je » et les derniers mots du ministre

    Supplier Hachem de se souvenir que nous ne sommes que poussière n'a de sens que si nous le ressentons nous-mêmes sincèrement. Rabbi Yo'hanan Salomon l'illustre par l'histoire d'un ministre assassiné, dont le livre ne donne pas le nom, et qui avait ponctué son discours d'élection de « je déciderai, je guiderai, je dirai ».

    p. 253-254

  40. Quatre jours à vivre : le 'Hazon Ich et les quatre jours de la Création

    Hachem, qui a créé d'innombrables choses en quatre jours, peut créer en quatre jours le remède d'une maladie. C'est ce que le 'Hazon Ich fait comprendre à un malade désespéré, à qui les médecins ne laissent plus que quatre jours à vivre, en lui faisant énumérer les œuvres des quatre premiers jours de la Création.

    p. 254

  41. Pourquoi ne dit-on pas le Viddouy à Roch Hachana ? La réponse du 'Hatam Sofer

    On ne dit pas le Viddouy à Roch Hachana de peur que l'attribut de justice l'entende et vienne accuser, explique le 'Hatam Sofer. Les Malkhouyot en tiennent lieu, car faire régner Hachem suppose qu'on s'était révolté contre Sa royauté. Et les Zikhronot renvoient à la pensée, que les anges ne connaissent pas.

    p. 255

  42. La lecture de la Torah à Roch Hachana : pourquoi ces passages ?

    Le premier jour de Roch Hachana, on lit la naissance d'Its'hak, car c'est ce jour-là qu'Hachem exauça Sarah et qu'Il entend alors la prière des femmes stériles. Le second jour, on lit le sacrifice d'Its'hak, qui eut lieu à Roch Hachana selon certains avis.

    p. 255-256

  43. Avraham discute avec l'ange, puis avec Hachem : le Midrach Tan'houma au moment de l'Akéda

    Selon le Midrach Tan'houma, le Chofar de Roch Hachana trouve son origine dans l'Akéda : Avraham, qui a retenu toute objection devant l'ordre de sacrifier Its'hak, demande à Hachem de se souvenir de ce sacrifice lorsque ses enfants fauteront et seront jugés à Roch Hachana. La réponse divine lie ce pardon au Chofar.

    p. 256-257

  44. Pourquoi rappelons-nous toujours l'Akéda d'Avraham ? Rav Maïzlich et la question d'un père, un Roch Hachana 1943

    Tous les Juifs qui ont donné leur vie pour sanctifier le Nom tiennent cette force d'Avraham : sans son effort pour maîtriser sa pitié paternelle lors de l'Akéda, aucun de ses descendants n'aurait trouvé ce courage. C'est pourquoi l'on invoque toujours son sacrifice. Le livre l'illustre par un récit de la Shoah rapporté par Rav Maïzlich.

    p. 258-259

  45. Pourquoi le Chofar de bélier plutôt qu'un couteau ou une bûche ? Rabbi Hirch de Vadislav

    Le bélier rappelle à Hachem non seulement l'Akéda, mais le principe qu'Il ne souhaite pas la mort des hommes et a demandé à Avraham un bélier à la place de son fils, explique Rabbi Hirch de Vadislav. En sonnant de sa corne, nous Lui demandons de remplacer de même notre punition par une autre expiation.

    p. 260

  46. Les dix raisons de sonner du Chofar, selon Rabbénou Saadia Gaon

    Rabbénou Saadia Gaon donne dix raisons de sonner du Chofar à Roch Hachana : proclamer le règne du Créateur, appeler à la Techouva, rappeler le Sinaï, les prophètes, la destruction du Temple et le sacrifice d'Its'hak, briser le cœur, évoquer le Jugement dernier, le rassemblement des dispersés et la résurrection des morts.

    p. 261-263

  47. Une heure de béatitude du monde futur, ou une heure de Techouva ici-bas ? La Michna d'Avot 4 ; 17

    Mieux vaut une heure de Techouva et de bonnes actions dans ce monde que toute la vie future, enseigne Rabbi Yaacov dans la Michna d'Avot 4 ; 17, car le repentir et les Mitsvot ne sont possibles qu'ici-bas. La même Michna affirme pourtant qu'une heure de béatitude du monde futur surpasse tous les plaisirs de celui-ci.

    p. 263-264

  48. Une heure pour les morts d'une petite ville d'Europe : la parabole du Maguid de Kelem (Zekenekha Vyomrou Lekha)

    Une heure de vie rendue aux morts révèle la valeur de chaque heure : c'est l'enseignement d'une parabole du Maguid de Kelem, rapportée dans Zekenekha Vyomrou Lekha. Le livre la rattache au Chofar, qui éveille au repentir, et à la méditation sur la résurrection des morts au moment de la sonnerie, pour profiter du temps tant qu'on est vivant.

    p. 265-270

  49. Le Chofar, un 'Hok : Rav Israël Salanter — le Chofar d'Eloul éveille la volonté, et la volonté meut le reste

    À l'origine de toute action humaine se trouve la volonté, explique Rabbi Israël Salanter : l'homme comprend son devoir mais manque de volonté pour lutter contre son penchant. Le Chofar d'Eloul, loi dont la raison profonde reste un 'Hok, a la force d'éveiller cette volonté, mais cet éveil faible doit être entretenu par nos efforts.

    p. 270-272

  50. Pourquoi le Satan panique-t-il à chaque Chofar ? Rabbi Its'hak Blazer et Rabbi 'Haïm Chmoulevitch

    Le Satan panique à chaque Chofar parce qu'une seule Techouva sincère par amour, à Roch Hachana, transformerait en mérites toutes les fautes qu'il a provoquées. Rabbi Its'hak Blazer en conclut que celui qui désespère est plus à plaindre que le Satan, et le 'Hazon Ich enseigne qu'Hachem aime le renforcement même d'un seul instant.

    p. 272-274

  51. Le Chofar qui éveille le Chofar d'en haut, et le Chofar introuvable d'une petite ville

    Selon le Zohar, le son du Chofar éveille le Chofar d'en haut et la miséricorde : Hachem quitte Son trône de sévérité pour Son trône de miséricorde, et l'accusateur ne peut plus accuser. Le livre montre, par un récit lié au Baal Chem Tov, que des prières ferventes peuvent elles aussi faire trembler les cieux.

    p. 274-275

  52. Tachlikh : pourquoi fait-on une action « Dimiyonit », vider ses poches au bord de l'eau ? (Torah Lichma)

    Selon le Torah Lichma, un geste symbolique accompli ici-bas renforce la même chose dans le monde d'en haut. C'est la raison du Tachlikh, où la communauté se rend près d'une source d'eau, récite le verset de Mikha et vide ses poches, à l'image des prophètes, tel Yirmiyahou envoyant Siraya jeter un livre dans l'Euphrate.

    p. 276-277

  53. Le serpent qui a mangé la grenouille (Baba Batra 73b) : Chlomo, les rois impies et Eliahou, selon le 'Hatam Sofer

    Selon le 'Hatam Sofer, le récit de Rabba bar bar 'Hana en Baba Batra 73b retrace l'histoire des rois d'Israël : la grenouille est le roi Chlomo, d'après une guématria du Yaabets, le serpent figure les rois impies comme Yerava'am, A'hav et A'haz, et le corbeau le prophète Eliahou, cruel envers le peuple comme cet oiseau envers ses petits.

    p. 277-279

  54. « Que fais-tu là, Eliahou ? » : le prophète qui accuse Israël et que Hachem renvoie à Damas

    Hachem répète Sa question à Eliahou dans l'espoir qu'il dise du bien du peuple ; devant ses paroles accusatrices, Il lui ordonne de former Elicha ben Chafat et l'envoie à Damas. Le livre en tire qu'il faut toujours défendre le peuple juif sans jamais le critiquer, en précisant qu'Hachem n'est pas en colère contre le prophète.

    p. 279-282

  55. L'arbre (« Ilan », 91) : Hachem supporte la charge d'accusation d'Israël, et Tachlikh comme décharge

    L'arbre du récit de Rabba bar bar 'Hana, Ilan, vaut 91, comme les deux Noms divins réunis : sa branche qui ne fléchit pas figure la patience d'Hachem, qui supporte la charge des accusations créées par chaque faute en attendant la Techouva. C'est pourquoi, au Tachlikh, on se décharge de ses fautes en évoquant Sa miséricorde.

    p. 282-283

  56. Tachlikh et le Chofar : Miami, 5771, le cousin éloigné et le nom de Moshé Katz

    Un geste de Tachlikh et une sonnerie de Chofar peuvent ramener un Juif éloigné vers la Torah. Le livre le montre par un témoignage tiré de Barekhi Nafchi : un narrateur retrouve à Miami, en 5771, un cousin âgé très éloigné du Créateur, et découvre chez lui une Mezouza, un chandelier de Chabbat et des livres saints.

    p. 283-286

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