Index Géant · Pirké Avot — Tome I

Chapitre I, Michna 12

Les 11 commentaires et histoires de « Chapitre I, Michna 12 » dans Pirké Avot — Tome I de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.

  1. Pourquoi Hillel est nommé avant Chamaï : la règle des Zougot

    Hillel est cité avant Chamaï, contrairement à l'usage du Talmud, car parmi les Zougot le Nassi de la génération vient toujours en premier, comme le dit Pessa'him 66a. Hillel demande d'être un élève d'Aharon, et non comme ses élèves : c'est au Maître qu'il faut ressembler, lui qui aimait la paix et rapprochait chacun de la Torah.

    p. 167-168

  2. Une maxime, trois destinataires : le supérieur, le semblable, l'inférieur

    Selon les Commentateurs, la maxime de Hillel règle la conduite envers trois personnes. Envers un supérieur : être l'élève d'Aharon, qui céda avec joie la direction à Moché, son cadet. Envers son semblable : aimer la paix et la désirer ardemment. Envers un inférieur : aimer les créatures et les rapprocher de la Torah.

    p. 168

  3. Pourquoi commencer par Aharon ? Parce que chacun se croit un homme de paix

    Hillel commence par Aharon pour donner un référentiel de la paix : sans modèle, chacun déciderait seul de ce que signifie faire la paix, et même le plus malfaisant se croit un homme de paix. Le Tana précise donc quelle sorte d'homme de paix il faut être : comme Aharon. Certains Commentateurs y voient aussi un enseignement en soi.

    p. 169

  4. Le Maguèn Avot : la paix est un domaine réservé d'Aharon, et « Hévé » veut dire l'incarner

    Pour le Maguèn Avot, la vertu de la paix n'a été conférée qu'à Aharon HaCohen, et seul celui qui vient s'abriter sous ses ailes peut l'acquérir. Celui qui veut amener la paix doit donc penser qu'il agit par la force d'Aharon. C'est le sens du mot hébreu « Hévé », sois : incarne Aharon.

    p. 169-170

  5. La paix est une notion relative : Hillel place le curseur au maximum, et Aharon descend de son rang pour l'atteindre

    La paix étant une notion relative, Hillel indique comment la rechercher : au maximum, sans limites. Il ne s'agit ni de laisser chacun à ses disputes, ni de réconcilier sans y mettre toutes ses forces. Aharon HaCohen laissait son titre et son prestige pour régler les disputes de la vie courante de ses frères, même descendus très bas.

    p. 170

  6. Aharon réconcilie les couples, et quatre-vingt mille garçons portent son nom à son enterrement

    Aharon consacre beaucoup d'efforts et de temps à ramener la paix dans les foyers : il dit au mari combien sa femme regrette la dispute, puis à la femme combien son mari la regrette. 'Hazal rapportent, dans Cala, qu'à sa mort quatre-vingt mille garçons prénommés Aharon, nés de couples réconciliés, accompagnèrent sa dépouille.

    p. 171

  7. Le 'Hazon Ich demande au Rav de Kaydane une visite qui ne se fait pas

    Les Guédolé Israël sont prêts à beaucoup pour ramener la paix dans un foyer. Le livre l'illustre par le 'Hazon Ich, encore inconnu du public à Kaydane, qui demande au Nezer Hakodech, Rav de la ville, de l'accompagner chez un forgeron malade, alors que le Rav n'a pas l'habitude de se rendre chez qui que ce soit.

    p. 172

  8. Rabbi Zéilig Braverman, la prière et la paix d'un foyer

    Prier pour la paix d'un foyer ne suffit pas toujours, montre le livre. Rabbi Zéilig Braverman, Tsadik de la Jérusalem d'antan, étudie avec un homme malvoyant dont la femme s'irrite qu'il ne puisse assurer certaines tâches ménagères. Le Rav prie pour lui, mais il ne s'en tient pas là.

    p. 172-173

  9. Hillel patient, Chamaï rigoureux : le 'Hatam Sofèr retire à Chamaï sa rigueur et la rend simplement relative

    La rigueur de Chamaï n'est que relative, explique le 'Hatam Sofèr : Chamaï avait un comportement de juste, tandis que Hillel avait une patience extrême. Leurs écoles suivirent leurs Maîtres, Bet Hillel ayant en règle générale une approche plus conciliante de la Halakha, si bien que Chamaï ne paraît rigoureux qu'en comparaison avec Hillel.

    p. 173-174

  10. Le 'Hatam Sofèr : pourquoi Hillel met toutes ses forces dans la paix

    Hillel recherche la paix de toutes ses forces parce que Bet Hillel tient le lien conjugal pour fragile, explique le 'Hatam Sofèr à partir d'une discussion du traité Guitine. Un lien qui peut se rompre facilement doit être préservé par tous les moyens, de même qu'Hachem accepte que Son Nom soit effacé pour ramener la paix entre mari et femme.

    p. 174-176

  11. Neuf Commentateurs sur deux mots : ce que « aime la paix » ajoute à « poursuis la paix »

    « Aime la paix » et « poursuis la paix » ne sont pas redondants : de nombreux Commentateurs distinguent les deux. Pour Rabbénou Yona, l'un vise le cœur, l'autre les actes ; pour le Raavane et le Ma'hzor Vitry, ses propres régions puis les régions lointaines ; pour le Alchekh, il faut poursuivre la paix même sans être fautif.

    p. 176-178

Les thèmes de cette Michna

Découvrir Pirké Avot — Tome I

← Retour à l'accueil de l'Index Géant