Index Géant · Pirké Avot — Tome I

Chapitre I, Michna 16

Les 8 commentaires et histoires de « Chapitre I, Michna 16 » dans Pirké Avot — Tome I de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.

  1. Les trois maximes de Rabban Gamliel, et une dîme qui doit être juste dans les deux sens

    Selon les gloses, se faire un Rav sert à l'instruction de la pratique et permet de s'écarter du doute sans trancher seul. Prélever la dîme par estimation est à éviter : donner trop peu rend les fruits inconsommables, et prélever trop peut rendre le surplus interdit, comme l'explique Rachi sur Erouvine 50a.

    p. 200

  2. Rabbenou David Hanaguid et le Midrach Chmouël : « Fais-toi un Rav », un reproche devenu consolation

    Rabban Gamliel demande de se faire un Rav à l'époque de Bet Hillel et Bet Chamaï, où les discussions se multiplient, expliquent Rabbenou David Hanaguid et le Midrach Chmouël. Pour nous, c'est une consolation : selon la voix céleste, « ces propos et ces propos sont les paroles du D. vivant », et le débutant suit son Rav sans souci.

    p. 201

  3. Le Milé déAvot : le Rav est un miroir, et faute de miroir c'est la police et le fisc qui font la remontrance

    Pour le Milé déAvot, le Rav est un miroir : celui qui accepte ses remontrances sait quoi corriger et n'a besoin de rien d'autre pour se redresser. Celui qui n'a pas de Rav ne peut être réveillé que par Hachem Lui-même, au moyen d'épreuves qu'il ne sait souvent pas interpréter. D'où le conseil : fais-toi un Rav.

    p. 202-203

  4. Le 'Hazon Ich devant une question théorique

    Ce qui distingue d'abord le Rav, c'est l'aide divine, la Si'ata Dichmaya. Le 'Hazon Ich l'illustre devant une question épineuse : apprenant qu'il s'agit d'un cas théorique, il demande qu'on revienne le jour où le cas se présentera, et s'en explique lorsque l'homme ose l'interroger.

    p. 204-205

  5. Un divorce « à l'amiable », un chien, et un Rav que quelque chose dérange

    L'aide divine permet au Rav de percevoir ce qu'aucun manuel n'enseigne. Le livre l'illustre par un Rav de la Rabbanout, dont il dit ne plus se rappeler le nom, devant un couple venu divorcer à l'amiable avec son chien : un détail le dérange, et il reporte deux fois le rendez-vous.

    p. 205-206

  6. « Écarte-toi du doute » comme injonction autonome : vivre a priori, et neuf précautions concrètes

    « Écarte-toi du doute » est aussi une injonction en soi : ne pas entrer dans des situations douteuses, mais vivre a priori. Le livre en donne neuf exemples, du Chéma récité avant l'heure limite à l'éducation des enfants, car un peu d'énergie au début évite d'en dépenser beaucoup après coup, idée que résume une parole du Gaon de Vilna.

    p. 206-208

  7. « Je n'ai qu'à être toujours rigoureux » : le livre répond que c'est de la fainéantise et non de la piété

    Se montrer toujours rigoureux pour se passer d'un Rav peut convenir dans certaines situations d'ignorance, mais cette conduite permanente est épuisante et contraire aux règles de la Torah : c'est souvent de la fainéantise, non de la piété, avec renvoi au Midrach Chmouël et au Roua'h 'Haïm. La dîme exige précisément une mesure juste.

    p. 208-209

  8. Rabbi Mordekhaï Banèt et le chien qui tranchait la Halakha

    Interdire systématiquement en cas de doute, faute de connaître la Halakha, mène à l'absurde. Rabbi Mordekhaï Banèt le fait comprendre, à Karlsberg, à un rabbin réformiste qui, très ignorant en Halakha, interdit toute bête dès qu'il a un doute de Trefot : il lui répond par l'histoire d'un villageois qui consulte son chien.

    p. 209-211

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