Index Géant · Pirké Avot — Tome I
Chapitre I, Michna 8
Les 6 commentaires et histoires de « Chapitre I, Michna 8 » dans Pirké Avot — Tome I de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.
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La traduction annotée : voir les parties comme coupables, sans contredire le devoir de juger favorablement
Pendant le jugement, Yehouda ben Tabaï demande de voir les parties comme coupables : les tenir pour des Tsadikim obligerait à pencher en leur faveur, et l'on ne saurait plus qui est coupable. Dès qu'elles quittent le juge, il les considère comme innocentes, sans tenir pour un menteur « professionnel » celui qui a fait un faux serment.
p. 142
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Ce qu'est un Orkhéi haDayanim : celui qui dresse tout le jugement pour les juges
Les Orkhéi haDayanim sont, selon le Rambam, ceux qui enseignent aux parties quoi dire et comment attaquer l'adversaire. Le Midrach Chmouël se demande pourquoi on ne les appelle pas « dresseurs du jugement » : c'est qu'ils dressent tout le jugement aux juges, qui n'ont plus qu'à prononcer la sentence. 'Hazal leur appliquent « vos lèvres profèrent du mensonge ».
p. 143
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L'autre définition des Avot déRabbi Nathan : est Orkhéi haDayanim celui qui a déjà tranché avant d'avoir écouté
Selon les Avot déRabbi Nathan, celui qui entend un enseignement étrange ne doit pas bondir pour répondre, mais demander dans quel contexte il a été dit. Les Orkhéi haDayanim sont aussi ceux qui tranchent avant d'avoir examiné tous les aspects d'un problème. Le livre l'illustre par la patience de Rabbi Its'hak El'hanan Spector devant le cas d'une Agouna.
p. 144-145
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« Le beau-frère de la belle-sœur de mon cousin » : le Chidoukh refusé sans même être examiné
Chacun a tendance à juger autrui trop vite, et souvent à la baisse : on se ferme des portes. Le livre prend l'exemple d'un Chidoukh refusé à la seule mention des origines, de la situation familiale ou de l'âge du parti proposé. Mieux vaut étudier la proposition : si elle ne convient pas, on saura au moins pourquoi, sans regret.
p. 145-146
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Pourquoi le plaignant aussi est appelé « impie » : le Chou''t Halakhot Ketanot
Selon le Chou''t Halakhot Ketanot, même le plaignant dans son droit porte une part de responsabilité : un contrat conforme à la Halakha, ou le souci de ne pas pousser l'autre à s'emporter, lui aurait évité le tribunal. 'Hazal (Chvouot 39a) l'enseignent par le pluriel « ces pervers », dit par l'assistance lors d'un serment, qui inclut l'innocent.
p. 146-147
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Rabbéinou ha'Hida : l'avocat que tu ne dois pas être, c'est le tien
Pour Rabbéinou ha'Hida, dans le Péta'h Eïnayim, chacun doit se garder d'être son propre avocat : justifier ses mauvais actes, transformer la vérité, amoindrir la faute ou la ridiculiser. Celui qui ne reconnaît ni ses torts ni ses mauvais traits de caractère ne peut jamais se corriger, puisqu'à ses yeux il n'a rien à réparer.
p. 147