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Téchouva

  1. « Ehié Acher Ehié » : un nom qui annonce déjà la Téchouva à venir d'Israël

    Selon le Maor Véchémèch, le Nom « Ehié », « Je serai », est une expression de Téchouva : « ce qui était était, et dorénavant j'améliorerai ma voie ». En Se nommant ainsi devant Moshé, D. annonce qu'Il ramènera Lui-même les enfants d'Israël à la Téchouva, pour les rendre aptes à être délivrés.

    Parachat Chémot · La Paracha – Séfer Chémot, p. 44

  2. On demanda à la sagesse, à la prophétie, à la Torah puis à D. : que doit faire celui qui a fauté ?

    Selon le Yalkout Chimoni, la sagesse, la prophétie, la Torah puis D. donnent quatre réponses différentes sur l'expiation, et seul D. répond « qu'il fasse Techouva ». Le Maguid de Douvno explique que D. dévoile là l'intention de Sa Torah : le sacrifice n'est qu'un moyen de se repentir et d'exprimer sa soumission au Créateur.

    Parachat Vayikra · La Paracha – Séfer Vayikra, p. 28-29

  3. « Sainteté des saintetés » : là où se tient le Baal Techouva, le Tsadik parfait ne peut se tenir

    La Torah qualifie le 'Hatat et le Acham de « sainteté des saintetés », alors que ces deux sacrifices expient des fautes. Le Kli Yakar y lit une allusion : si le Juste parfait qui n'a jamais fauté est appelé saint, le fauteur qui se repent est appelé saint des saints, comme l'enseigne le Talmud (Sanhédrin 99a).

    Parachat Tsav · La Paracha – Séfer Vayikra, p. 70

  4. Penser à la mort ne raccourcit pas la vie : le 'Hafets 'Haïm a vécu très longtemps malgré ses mises en scène

    Penser à la mort et au Jugement divin n'est pas un mal lorsque cela aide à renoncer aux futilités : le cœur s'éveille à la Techouva, et D., voyant ce désir de mettre à profit son séjour sur terre, ajoute des années de vie. Le livre écarte la superstition, mais déconseille ces procédés s'ils font perdre la Sim'ha.

    Parachat Tsav · La Paracha – Séfer Vayikra, p. 86

  5. Rabbenou Yoel de Satmar : les anges, les promesses de Yom Kippour et « l'année prochaine à Jérusalem »

    Selon Rabbenou Yoel de Satmar, Israël répond ainsi aux anges qui l'accusent de renouveler chaque Yom Kippour les mêmes promesses : chaque année, Israël prie « l'année prochaine à Jérusalem » avec une entière confiance, alors qu'il est encore en exil. Il demande donc qu'on continue à lui faire confiance, sens du verset de Tehilim 33 ; 22.

    Maguid · Les 'Haguim — La Hagada, p. 71

  6. « Le peuple craignit Hachem » : ce qui arrive au bout du monde nous concerne, et l'Imré Emet de Gour

    Les événements qui se déroulent autour de nous, même au bout du monde, ne doivent pas laisser indifférent : la juxtaposition de « Israël vit la main puissante » et de « le peuple craignit Hachem » enseigne que tout événement dramatique ou joyeux vise à faire prendre conscience de la colère divine ou de Sa miséricorde.

    Maguid · Les 'Haguim — La Hagada, p. 229

  7. « Non pour nous, Hachem, non pour nous » : un Talmid 'Hakham fêle le phare d'une voiture garée

    Agir sans profit ni honneur, uniquement pour la volonté de D., fait honneur à Son Nom, comme le dit le psaume « Non pour nous, mais pour Ton Nom ». Un récit tiré de Barekhi Nafchi montre un Talmid 'Hakham qui, après avoir endommagé une voiture garée, considère que D. Lui-même lui réclame la réparation.

    Hallel · Les 'Haguim — La Hagada, p. 323-325

  8. « E'had mi yodé'a » : les mérites qui valurent la délivrance

    Selon le Midrach, les anges plaident qu'Israël, qui servait les idoles d'Égypte, ne mérite pas d'être délivré. « E'had mi yodé'a » énumère alors les mérites de la délivrance : la foi en un D. unique, les Tables à venir, les Patriarches et les Matriarches, le Chabbat, la Mila, les prénoms gardés et la pureté des mœurs.

    Nirtsa · E'had Mi Yodé'a · Les 'Haguim — La Hagada, p. 393-395

  9. Le 'Hovot Halevavot : comment le mauvais penchant a fait perdre à l'humanité l'évidence de vivre pour le nécessaire

    Le 'Hovot Halevavot décrit comment le mauvais penchant a placé l'attrait des plaisirs au-dessus du bon sens. L'humanité, qui se contentait autrefois du nécessaire, s'épuise dans la course aux biens matériels, néglige sa famille et traite de parasite quiconque refuse cette course, jusqu'à confondre le bien et le mal.

    Introduction · Les 'Haguim — Yamim Noraïm, p. 4-5

  10. Le Sfat Emèt : si la Michna dit d'abord ce qu'il ne faut PAS être, c'est que le service intéressé n'est pas à jeter

    Selon le Sfat Emèt, la Michna dit d'abord ce qu'il ne faut pas être, puis ce qu'il faut être, pour signifier que le service motivé par la récompense n'est pas à rejeter entièrement. Il peut servir de carburant, car du service intéressé naît le service désintéressé, à condition de viser ce but.

    Chapitre I, Michna 3 · Pirké Avot — Tome I, p. 74

  11. Rabbéinou ha'Hida : l'avocat que tu ne dois pas être, c'est le tien

    Pour Rabbéinou ha'Hida, dans le Péta'h Eïnayim, chacun doit se garder d'être son propre avocat : justifier ses mauvais actes, transformer la vérité, amoindrir la faute ou la ridiculiser. Celui qui ne reconnaît ni ses torts ni ses mauvais traits de caractère ne peut jamais se corriger, puisqu'à ses yeux il n'a rien à réparer.

    Chapitre I, Michna 8 · Pirké Avot — Tome I, p. 147

  12. « 'Hakhamim, c'est nous tous » : ce qui retient de faire Techouva

    Les « 'Hakhamim » de la Michna, ce sont, selon l'explication du livre, nous tous qui transmettons la Torah. Ce qui retient beaucoup de faire une Techouva parfaite n'est pas seulement la fainéantise : ce sont de faux principes intégrés malgré nous, des « on dit » et des histoires, alors que la vérité de la Torah se recherche à sa source.

    Chapitre I, Michna 11 · Pirké Avot — Tome I, p. 164

  13. Le Midrach Chmouël : la jeunesse est le temps du mérite, et « si je ne suis pas » veut dire « si je ne suis plus »

    Selon le Midrach Chmouël, l'essentiel du Service divin se construit dans la jeunesse, à l'apogée des forces et des pulsions, et non dans la vieillesse, où le mérite est bien diminué. « Si je ne suis pas pour moi » signifie alors « si je ne suis plus », mais il n'est jamais trop tard, à condition de ne plus attendre.

    Chapitre I, Michna 14 · Pirké Avot — Tome I, p. 188-189

  14. « Quelle est la bonne voie » : Rabbénou Yona sur l'abandon du péché et le reptile à lâcher

    Selon Rabbénou Yona, dans le Chaaré Techouva, celui qui a fauté par un désir subit commence par regretter, et l'abandon suit ; celui qui persévère dans le mal doit d'abord abandonner sa voie, puis regretter. Le second ressemble à l'homme qui veut s'immerger un reptile impur à la main : qu'il le lâche d'abord, sinon l'immersion est vaine.

    Chapitre II, Michna 9 (première partie), partie 1 · Pirké Avot — Tome I, p. 364-366

  15. « Ce qui sort du cœur pénètre le cœur » : le 'Hafets 'Haïm et l'ancien Cantoniste de Vilna

    Ce qui sort du cœur pénètre le cœur : le 'Hafets 'Haïm, venu sermonner dans une auberge de Vilna un Juif qui mange sans bénédiction, apprend qu'il s'agit d'un ancien Cantoniste enrôlé à sept ans. Il entreprend pourtant de trouver les mots qui parleront à son cœur. Pour l'auteur, toute personne bonne peut ainsi rapprocher les autres.

    Chapitre II, Michna 9 (première partie), partie 3 · Pirké Avot — Tome I, p. 396

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