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Parachat Balak

Les 21 commentaires et histoires de Parachat Balak dans La Paracha – Séfer Bamidbar de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.

  1. « J'établis la paix et crée le Mal » : le Mal est une création divine, donc sans limite

    Rav Shimshon Pinkous lit dans le verset de Yéchayahou « J'établis la paix et crée le Mal » que le Mal, comme le Bien, est une création divine. Toute chose est créée à la mesure de son Créateur : le Mal n'a donc pas de limite humaine, et l'on ne doit sous-estimer ni sa force ni celle de la moindre Mitsva.

    p. 291-296

  2. Les disciples d'Avraham et ceux de Bil'am : le Roch Yeshiva asthmatique au balcon

    Selon les Pirké Avot (chapitre 5, Michna 19), le bon œil, l'esprit humble et l'âme modeste font les disciples d'Avraham, tandis que le mauvais œil, l'esprit hautain et l'âme avide font ceux de Bil'am. Le livre illustre le bon œil, cette joie sincère devant le bien d'autrui, par l'histoire d'un Roch Yeshiva de Jérusalem.

    p. 296-297

  3. Pourquoi la Torah nomme Tsipor, un parfait inconnu : la royauté comme « label de Cacherout » de la faute

    La Torah nomme Tsipor, père de Balak, parce qu'il était un inconnu : selon le Zohar, Balak, de la famille de Yitro, fut fait roi pour avoir seul refusé de se convertir. Le Torat Its'hak y voit une ruse du Yétser Hara : la couronne justifie la faute et empêche de la regretter. Or rien de bon ne naît d'une faute.

    p. 297-301

  4. La gaffe de Balak : « celui que tu bénis est béni, celui que tu maudiras sera maudit »

    Rabbi Yehouda Ftaya, dans le Min'hat Yéhouda, relève que Balak dit à Bil'am « celui que tu bénis est béni » mais « celui que tu maudiras sera maudit ». Sa bénédiction ne ferait que constater un état antérieur, alors que sa malédiction agirait : Balak le traite ainsi d'homme mauvais, incapable de bénir, dans la phrase même où il l'engage.

    p. 301-303

  5. Pourquoi interdire une malédiction sans pouvoir : pour que l'épreuve ne soit jamais mise sur le compte du sort

    Hachem interdit à Bil'am de maudire Israël non par crainte de sa malédiction, explique le 'Hida, mais pour qu'au jour d'une épreuve le peuple ne l'attribue pas à ce sort et fasse le lien avec sa propre faute. Les épreuves viennent de D. seul, pour aider l'homme à se corriger : avant d'accuser le mauvais œil, il faut s'examiner.

    p. 303-305

  6. « Ni de ton miel, ni de ton dard » : Bil'am n'est jamais passé d'un extrême à l'autre

    La parabole de Rachi, « ni de ton miel, ni de ton dard », ne vise que la malédiction : Bil'am ne voulait bénir qu'avec l'intention que cela ne se réalise jamais. Le Ech Dat s'appuie sur le Or Ha'Haïm, pour qui Rivka resta sans enfant près de vingt ans afin que nul n'attribue sa descendance à la bénédiction de Lavan.

    p. 305-307

  7. La crête du coq qui blanchit : Rabbi Yehochou'a ben Lévi et Bil'am guettent l'instant de colère

    Le verset dit que la colère de D. s'enflamma « parce qu'il marche ». Selon le Ech Dat, Bil'am guette, comme Rabbi Yehochou'a ben Lévi dans le Talmud (Brakhot 7a), le bref instant propice à la malédiction, et marche pour ne pas céder au sommeil : c'est son zèle à accomplir le mal qui déclenche la colère divine.

    p. 308-309

  8. Pourquoi l'ânesse n'en dit pas davantage : le miracle n'est qu'un coup de pouce

    Hachem ne laisse pas l'ânesse en dire davantage parce qu'Il veut que le repentir de Bil'am vienne de son libre arbitre : trop d'arguments l'y auraient contraint. Le livre l'éclaire par le cœur endurci de Pharaon et, avec le Ramban et Rav Desler, par la révélation du Sinaï. Le miracle n'est qu'un coup de pouce ; le mérite naît de la réflexion.

    p. 309-311

  9. Le second miracle, plus grand que le premier : Bil'am ne s'aperçoit même pas que son ânesse lui parle

    Bil'am converse avec son ânesse sans la moindre stupéfaction : sa haine d'Israël, plus grande encore que celle de Balak, l'aveugle au point qu'il ne remarque pas qu'elle parle, second miracle peut-être plus grand que le premier. Le Maharcha ajoute que toute pensée crée un ange, qui conduit l'homme sur le chemin qu'il veut emprunter.

    p. 311-313

  10. L'âne qui demande à Hachem le don de la parole : la leçon d'un Rav aux notables de sa ville

    Un Rav réunit les notables de sa ville pour secourir les pauvres, mais ceux-ci se vantent de leurs lignées et de leurs biens. Pour les reprendre sans les nommer, il leur raconte la plainte d'un âne à Hachem, en s'appuyant sur les paroles de l'ânesse de Bil'am : « Ne suis-je pas ton ânesse, moi que tu as toujours montée ? »

    p. 314

  11. « Avraham t'a précédé » : la haine détraque la hiérarchie, et l'Akéda n'a pas abouti

    Rachi déduit du fait que Bil'am sangle lui-même son ânesse que la haine détraque la hiérarchie, et D. lui dit : « Avraham t'a précédé ». L'Admor de Kotsk explique qu'Avraham, levé tôt pour faire la volonté divine, n'a pas sacrifié son fils, car cette volonté était autre : comment Bil'am, qui va contre elle, espère-t-il réussir ?

    p. 315-316

  12. Pourquoi l'ange fit mourir l'ânesse : deux réprimandes, dont une qui expose Bil'am devant les serviteurs de Balak

    L'ange fait mourir l'ânesse, explique Rachi, parce qu'elle a couvert Bil'am de honte en le réprimandant ; le Malbim détaille ce reproche adressé à un prophète qui aurait dû chercher la cause de ses écarts. D. ne veut pas qu'on puisse la montrer du doigt en disant : voilà l'ânesse qui a fait honte à Bil'am, si mauvais soit-il.

    p. 316-317

  13. L'honneur de Bil'am pesé contre un Kidouch Hachem — et c'est l'honneur de Bil'am qui l'emporte

    Si l'ânesse avait vécu, beaucoup auraient fait Techouva en l'entendant parler ; D. préfère pourtant épargner l'honneur de Bil'am. Selon les Si'hoth Moussar du Rav Chmoulevitch, il faut respecter l'honneur de son prochain, fût-il Bil'am, même au prix d'un Kidouch Hachem, car l'homme, créé à l'image de D., peut s'élever au-dessus des anges.

    p. 317-319

  14. « Je les vois comme des rochers » : les patriarches comparés à des montagnes

    Bil'am ne peut maudire Israël, protégé par le mérite des patriarches et des matriarches, que le verset compare à des rochers et à des collines. Le Midrash Tan'houma, rapporté par Rachi, l'explique par la parabole d'un roi qui cherche un sol rocheux pour bâtir : D. ne trouve qu'en Avraham un fondement assez solide pour le monde.

    p. 320-321

  15. « Ce peuple vit solitaire » : pourquoi Rabbi Né'hounia ben Hakana remercie D. en sortant de la maison d'étude

    Rabbi Né'hounia ben Hakana remercie D. en sortant de la maison d'étude parce que la prière seule ne suffit pas pour affronter la rue, explique Rav Chakh. Il faut se rappeler, avant de franchir la porte, que l'on peine pour un salaire éternel quand d'autres peinent sans salaire : cette comparaison consciente protège des influences extérieures.

    p. 322-323

  16. « Il n'aperçoit point d'iniquité en Yaacov » : Rabbi Its'hak Izik Rot et le déserteur soupçonné de vol

    Selon Rabbi 'Haïm de Tsanz, seul celui qui ne regarde pas les fautes de ses frères et les juge favorablement peut espérer que D. soit avec lui, comme le dit le verset « Il n'aperçoit point d'iniquité en Yaacov ». Le livre l'illustre par l'histoire de Rabbi Its'hak Izik Rot, pressé de dénoncer un hôte soupçonné de vol.

    p. 324-328

  17. « Qu'a donc fait D. » : le sourire de Rabbi Itsalé de Vologine devant le Tsar

    Dans la prophétie de Bil'am, la question « Qu'a donc fait Hachem ? » est suivie de « le peuple se lèvera comme une lionne ». Le livre l'illustre par Rabbi Itsalé de Vologine, seul à rester serein lorsqu'un Tsar convoque les dirigeants juifs et déclare ne pas comprendre pourquoi D. a créé un tel peuple.

    p. 329

  18. L'œil crevé de Bil'am, seul organe resté pur, et le défi de l'œil de verre d'un officier SS

    L'expression Chtoum Ha'ayin se traduit « à l'œil clairvoyant » ou « à l'œil crevé » ; Rachi et Onkelos y lisent que Bil'am était borgne. Selon le Baal Chem Tov, un seul de ses membres restait pur, cet œil crevé, que D. préserva pour qu'un homme si impur puisse malgré tout accéder à la vision prophétique.

    p. 330-332

  19. Comment un homme peut-il avoir la plus haute prophétie et rester le plus dépravé des êtres ?

    Bil'am atteint une prophétie inégalée parmi les nations tout en restant dépravé : selon Rabbi 'Haïm Chmoulevitch, ce qui s'acquiert sans effort ne transforme pas l'être. À la mer Rouge, la plus simple servante voit plus que le prophète Ye'hezkiel, puis redevient servante, tandis que Ye'hezkiel s'élève par la peine toute sa vie.

    p. 333-334

  20. Attention à ce qui sort de la bouche : la malédiction de Balak se retourne contre lui

    Le Chla Hakadosh met en garde sur ce qui sort de la bouche : la formule « maudis-moi ce peuple » prononcée par Balak se retourne contre lui dans l'oracle final de Bil'am. Lever la main contre les enfants de D., surtout contre ceux qui étudient la Torah, expose à un châtiment dont nul ne mesure la gravité.

    p. 335-336

  21. Pin'has et les forces de toute la création : ce que « Faisons l'homme » signifie selon le Zohar

    Selon le Zohar, « Faisons l'homme » est un appel de D. à toute la création : le lion cède son courage, le tigre son effronterie, le renard sa ruse, le singe son imitation. Dirigées par la crainte du Ciel, comme l'enseigne Kohélet, ces forces font l'homme accompli ; tournées vers le mal, elles le rendent pire qu'un animal.

    p. 337-338

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