Index Géant · Séfer Bamidbar
Parachat Nasso
Les 22 commentaires et histoires de Parachat Nasso dans La Paracha – Séfer Bamidbar de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.
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Pourquoi Kehat le cadet est recensé avant Guershon l'aîné : ce que l'ordre du texte rend visible
Kehat, le cadet, est recensé avant Guershon, l'aîné, parce qu'il porte l'Arche sainte. Le Kli Yakar ajoute que D. a confié l'Arche au cadet à dessein : confiée à l'aîné, sa préséance serait passée pour un droit d'aînesse. L'honneur revient ainsi à la Torah et à ceux qui l'étudient, et chacun peut recevoir sa couronne.
p. 49-51
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Le paysan qui vend tout pour un manteau de fourrure, et pourquoi l'intérieur passe avant l'extérieur
Kehat, qui porte l'Arche, représente l'intériorité et la Torah ; Guershon, qui porte les tentures, l'extérieur du Mishkan. On n'embellit l'extérieur qu'après avoir rempli l'intérieur, comme un boîtier de Mezouza en or ne vaut rien sans son parchemin. La Présence divine ne réside dans un foyer que si la Torah y occupe la place centrale.
p. 51-52
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Ce qu'une colère aurait coûté : l'honneur atteint aveugle, et l'on perd bien plus qu'une âme
Lorsque son honneur est atteint, un homme agit comme aveuglé et sans réfléchir. Face à l'insolence d'un élève, un éducateur qui se met en colère risque de le perdre, et avec lui ses enfants et petits-enfants. Tenir à son image est humain et légitime, mais il faut peser les conséquences de ses actes avant de réagir.
p. 54-55
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Ce que ce récit ne promet surtout pas : si la Téchouva guérissait, le libre arbitre n'existerait plus
Si la Téchouva faisait disparaître à coup sûr les malheurs, les pratiquants seraient ceux qui n'ont jamais de problèmes, chacun serait religieux par intérêt et le libre arbitre, rôle même de l'homme, n'existerait plus. Un récit de guérison n'est donc pas une promesse : il montre que D. dirige le monde et que tout Lui est possible.
p. 59
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« Sera à lui » : au Cohen, ou au donateur ? Le Rachbam lit les deux
Le Rachbam lit de deux façons, toutes deux obligatoires, le « sera à lui » du verset sur les dons aux Cohanim : l'offrande devient la propriété du Cohen, et, selon Rav Na'hman bar Its'hak (Brakhot 63a), elle enrichit le donateur. Seul l'argent donné pour une Mitsva reste à jamais à son propriétaire, quand tout le reste passera à d'autres.
p. 59-60
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Le fils qui cesse de prélever les Ma'assrot sur le champ de son père
Rachi, d'après le Midrash Tan'houma, enseigne que celui qui retient les prélèvements de dix pour cent verra son champ ne plus produire qu'un dixième de sa récolte habituelle. Les Baalé Hatossafot, dans Taanit 9a, rapportent à ce sujet l'histoire d'un fils qui cesse de prélever la part que son père lui avait recommandé de donner.
p. 62-63
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Les pièces de bronze dans le chapeau : la parabole du paysan qui vend son blé
Les dix pour cent du Ma'asser n'appartiennent pas à celui qui les garde : en refusant de les donner, il gagne quelques sous et perd l'essentiel. Le système des Mitsvot sert à acquérir la confiance en D., et une parabole sur un paysan qui vend son blé montre que tricher avec ce décompte ne lèse que le tricheur.
p. 63-64
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Pourquoi la paracha de la Sota ne visait que les générations futures : au désert, il y avait la Manne
Rabbi Yonathan Eïbchits, dans Tiférèt Yonathan, explique que la génération du désert n'avait pas besoin des eaux de la Sota pour savoir si une femme avait été infidèle : la Manne révélait ce qui se cachait dans les trous et les fissures. D'où le Midrash, qui lit « en disant » comme une loi pour les générations à venir.
p. 66
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La marche recouverte d'or : le 'Hida tranche sans témoin
Un Sage peut-il trancher sans témoin ? Le 'Hida ordonne le divorce à un mari qui soupçonne sa femme d'infidélité ; des juges de la ville, parents de la femme, lui objectent que la Torah n'est pas dans les cieux et qu'il faut juger selon ce que voient les yeux. Le 'Hida ne répond rien, et une controverse éclate.
p. 67-68
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Hachem accepte que Son Nom soit effacé pour la paix d'un foyer
Pour rétablir la paix entre un mari et sa femme, D. accepte que Son Nom, écrit sur le parchemin de la Sota, soit effacé dans l'eau. Or, selon la fin des Pirké Avot, D. n'a créé le monde que pour Son honneur : cette mise en balance montre la place du Chlom Baït dans la vie juive.
p. 68-69
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La soupe salée deux fois, servie au 'Hafets 'Haïm
Une simple remarque sur un plat peut déclencher une chaîne de peines et de disputes dans un foyer. Le 'Hafets 'Haïm, reçu chez le Rav d'une ville, le montre par sa conduite à table : il comprend aussitôt l'origine d'une maladresse en cuisine et veille à ce que personne n'en soit blessé.
p. 69-70
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La soupe de toute une vie : Rav Koubalsky et la paix du foyer
Pour la paix du foyer, Rav Chmouël Tsvi Koubalsky accepte de manger pendant des années un plat qu'il déteste, plutôt que de décevoir sa mère puis son épouse. Il raconte cette expérience à un vieil ami qui se dispute sans cesse avec sa femme parce qu'elle ne cuisine pas selon ses goûts.
p. 70-71
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Pourquoi la Sota innocentée mérite une postérité : le pouvoir expiatoire de l'humiliation
Le 'Hatam Sofer explique que l'humiliation a un pouvoir expiatoire : la femme soupçonnée, qui s'était isolée malgré l'avertissement de son mari, subit devant tous une épreuve si humiliante qu'innocentée, elle mérite une postérité. Rabbi Avraham David ajoute que, s'il fallait choisir une réparation, chacun préférerait l'humiliation à la maladie, au deuil ou à la ruine.
p. 72-73
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Le sirop qu'on ne secoue pas : le Chalom est le principe actif de toute bénédiction
Rav Nissim Yaguen compare la bénédiction des Cohanim à un sirop dont le principe actif repose au fond du flacon : tout son effet dépend de son dernier mot, Chalom, la paix. La Amida s'achève de même sur Sim Chalom, et Rabbi Chimon ben 'Halafta enseigne qu'aucun ustensile ne maintient la bénédiction comme la paix.
p. 73-74
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« Et te protège » : pourquoi une bénédiction a besoin d'une garde
Rabbi Yaacov MiLissa, auteur du Netivot Hamichpat, explique que la bénédiction de la Parnassa est suivie de « et te protège » parce que l'abondance elle-même peut conduire à fauter, comme Yechouroun qui s'engraisse et se révolte. Ce qui vient de D. n'abîme pas celui qui le reçoit : une réussite nourrie par la faute n'est pas une bénédiction.
p. 75-76
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Le Pourim de Saragosse : les étuis vides présentés au roi
Toute communauté sauvée par un miracle est appelée à en faire un jour de fête, à la manière de Pourim : ces Pourim locaux suivent tous le même schéma, le danger puis le salut. Les descendants des Juifs de Saragosse célèbrent ainsi chaque 18 Chevat un tel événement, raconté dans une Meguila dont le livre donne la traduction intégrale.
p. 77-82
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Pourquoi la Torah répète douze fois la même offrande : ce qu'un raccourci aurait coûté
Abréger le récit des offrandes aurait porté atteinte à l'honneur des princes venus après le premier : c'est pourquoi la Torah, avare de mots, décrit douze fois la même offrande. Le Ramban et Rabbi Ye'hezkel Levinstein y lisent l'importance du respect dû au prochain, chacun devant recevoir l'honneur qui lui revient.
p. 82-83
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Le billet oublié dans le traité : le Rachach et l'emprunteur accusé à tort
Celui qui a causé du tort à son prochain, même sans le vouloir, doit le réhabiliter par tous les moyens, et chacun doit juger autrui favorablement. Le Rachach, l'un des grands de Vilna, en fait l'expérience lorsqu'un emprunteur de bonne foi est accusé de ne pas avoir remboursé le Gma'h qu'il dirige.
p. 83-85
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L'aubergiste et le Rav incognito
Chaque Juif, quel qu'il soit, a droit au plus grand respect. Rabbi Chmelké de Sélich, arrivé incognito dans la ville dont il devient le Rav, est traité avec dédain par un aubergiste ; quand celui-ci vient s'excuser, le Rav lui répond en envisageant deux hypothèses sur ce que l'aubergiste savait de son client.
p. 85-86
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Le bouc du doute, la nuée qui portait, et pourquoi la Souca n'a pas de Skhakh au sol
Rachi, d'après le Sifri, explique que le bouc des princes expiait une impureté possible, causée par une tombe inconnue. Or la nuée qui portait Israël empêchait tout contact avec le sol : elle n'agissait en fait que pendant la marche. Rabbi Eliaou Mizra'hi en déduit pourquoi la Souca, souvenir des stationnements, n'a pas de Skhakh au sol.
p. 87-88
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Les vaches qui n'ont jamais vieilli, et le salaire différé d'un bon conseil
Le mérite d'un bon conseil est gardé par D. et récompensé au moment le plus approprié, parfois des années plus tard. Nethanel ben Tsouar, qui suggère aux princes d'offrir des chariots pour le Mishkan, apporte ainsi son offrande en deuxième position, selon Rachi ; Rabbi Méïr enseigne que les vaches offertes ne vieillirent jamais.
p. 89-90
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Le soldat de 'Hévron et le sauveteur disparu
Un bon conseil peut porter ses fruits des années plus tard, d'une manière que personne ne soupçonne. Le livre l'illustre par l'histoire d'un soldat grièvement blessé à 'Hévron, secouru par un autre soldat qui disparaît sans laisser de trace, et par la longue recherche des parents du blessé pour retrouver son sauveteur.
p. 90-91