Index Géant · Séfer Chémot
Parachat Tétsavé
Les 13 commentaires et histoires de Parachat Tétsavé dans La Paracha – Séfer Chémot de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.
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Pourquoi le verset place « Maor » (luminaire) avant « Ner » (flambeau), à l'inverse du verset de Michlé : sans l'étude de la Torah, la Mitsva n'a ni goût ni portée
Michlé place le flambeau avant la lumière ; le verset de Tétsavé place le luminaire, Maor, avant le flambeau, Ner. Selon le Lev Chalom, il faut d'abord « concasser pour le luminaire », c'est-à-dire s'attacher à l'étude : sans lien étroit avec la Torah, l'homme ne trouve ni goût ni portée aux Mitsvot qu'il accomplit.
p. 329-333
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Le Chaagat Arié, son cocher et cinq brigands dans la forêt : la force des Tefillin de la tête
Selon 'Hazal, le verset « tous les peuples de la terre verront que le nom de D. est sur toi, et ils te craindront » (Devarim 28,10) désigne les Tefillin de la tête. Le Chaagat Arié en tire que leur force dépend de la ferveur et de l'intention du cœur, et non d'un geste accompli par habitude.
p. 333-334
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« Concassées pour le luminaire » : se briser soi-même pour l'étude — la parabole du Rav de Kotsk sur les trois prisonniers du trou obscur
Rabbi Chalom Chvadron rapproche le verset du Talmud Meguila (16a), qui identifie à la Torah la « lumière » du livre d'Esther (8,15). Pour être éclairé par cette lumière, il faut « se concasser pour le luminaire », c'est-à-dire s'adonner de toutes ses forces à l'étude, car là où il y a la Torah, il y a la lumière.
p. 334-336
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Pourquoi le 'Hazon Ich exigea que la Yeshiva soit construite à Bné Brak, déjà remplie de Yeshivot, plutôt que dans une ville qui n'en avait aucune
Le 'Hazon Ich compare la Torah à la lumière : un peu de lumière ici et un peu là ne valent pas une seule lumière puissante. Il veut donc que la Yeshiva « 'Hokhméi Loublin » soit bâtie à Bné Brak, déjà riche en Yeshivot, pour former un centre de Torah qui serve de phare au monde entier.
p. 336-337
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Le détail méconnu de l'histoire de Dama ben Netina : la pierre qu'il refusa de vendre était précisément celle de Binyamin, le seul frère à n'avoir jamais causé de peine à son père
Le Baal Hatourim relève que Yachfé, le Jaspe du pectoral, a, avec le collel, la même valeur numérique que « Binyamin Ben Yaacov ». Or Binyamin, seul fils à n'avoir jamais causé de peine à son père, honora parfaitement ses parents, et c'est précisément cette pierre qui est au cœur de l'histoire de Dama ben Netina.
p. 338-339
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Rabbi Zoundel de Salant surpris en pleine nuit d'hiver à creuser la terre
Rabbi Zoundel de Salant creuse la terre en pleine nuit d'hiver pour dégager le chemin que sa mère emprunte chaque matin vers la synagogue, rendu difficile par la pluie et la neige. Le geste illustre l'honneur dû aux parents : le Tsadik veut qu'elle puisse marcher tranquillement, sans rentrer couverte de boue.
p. 339
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Les clochettes du Mé'il expient la médisance : « viendra la chose qui avait une voix et expiera la faute de la voix » — la requête d'un Ba'hour ivre un jour de Pourim
Selon 'Hazal, que rapporte le 'Hafets 'Haïm dans son Chmirat Halachon, le Mé'il expie la médisance : ses clochettes faisaient du bruit, et « viendra la chose qui avait une voix et expiera la faute de la voix ». Ces versets rappellent le devoir d'empêcher sa bouche de dire du Lachone Hara.
p. 340-341
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Pourquoi la robe du Cohen Gadol devait être entièrement azur : la couleur du fil des Tsitsit, qui rappelle le Trône Divin — là même où monte le Lachone Hara
Selon 'Hazal (Mena'hot 89a), l'azur rappelle la mer, la mer le ciel et le ciel le Trône Divin. Or, enseigne le Tana Débé Eliaou, le Lachone Hara monte jusqu'à ce Trône. Vêtu d'azur, le Cohen Gadol prend ainsi conscience de la portée de ses paroles et garde sa bouche de la médisance.
p. 341-342
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« Son ouverture (littéralement : sa bouche) sera repliée en dedans » : le monde tient suspendu sur celui qui retient sa langue au moment d'une dispute — la bénédiction de « l'offensé qui n'offense pas »
Le verset dit littéralement de la robe : « sa bouche sera repliée en dedans ». 'Hazal, commentant « Il suspend la terre sur le néant » (Yov 26,7), lisent Blima comme le frein mis à sa bouche : le monde tient suspendu sur celui qui retient sa langue au moment d'une dispute.
p. 343-345
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Pourquoi imposer des clochettes à un Cohen Gadol qui se présente devant Celui qui sait déjà tout : la Torah enseigne ici une règle de savoir-vivre
Hachem sait tout et n'a nul besoin d'un signal pour connaître l'arrivée d'Aharon. Selon le Tsror Hamor, les clochettes du Cohen Gadol enseignent une règle de savoir-vivre : se conduire devant Hachem au moins aussi respectueusement que devant un simple homme, en se rappelant qu'Il est présent partout et à tout moment.
p. 345
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Comment de simples habits peuvent-ils expier des fautes ? Parce que Noa'h seul pouvait imprégner des poutres de bois d'une sainteté qui résiste au déluge, et D. n'appela Moshé que du nom que lui donna Batia
Le Talmud (Arakhin 16a) enseigne que les vêtements du Cohen Gadol expient les fautes, comme les sacrifices. Rabbi 'Haïm Chmoulevitz montre que la Messirout Néfèch d'un Tsadik imprègne la matière de sainteté ; le Cohen Gadol, que le Sefer Ha'hinoukh décrit attaché en permanence à son Créateur, transmet ainsi à ses habits le pouvoir d'expier pour tout le peuple.
p. 346-349
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L'odeur du Gan Eden dans la maison de Rabbi Pessa'h, le Gabaï Tsedaka
Rabbi 'Haïm de Tsanz sent un jour l'odeur du Gan Eden sortir de la maison de Rabbi Pessa'h, le Gabaï Tsedaka d'une petite ville. Elle provient d'une soutane de curé, que Rabbi Pessa'h avait accepté de porter à travers toute la ville, devenu la risée de tous, pour sauver un juif en danger.
p. 349-353
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Pourquoi l'encens est brûlé exactement au moment de l'allumage de la Menora : le sage doit associer à sa Torah le « don de l'odorat »
Selon Rabbi Moshé Feinstein, la Menora symbolise la Torah et son allumage sa propagation dans le monde. L'encens, brûlé au même moment, enseigne que le sage doit joindre à sa Torah le « don de l'odorat » : une perception assez fine pour démasquer les imposteurs et les escrocs en tous genres.
p. 355