Index Géant · Pirké Avot — Tome I
Chapitre II, Michna 8, partie 2
Les 6 commentaires et histoires de « Chapitre II, Michna 8, partie 2 » dans Pirké Avot — Tome I de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.
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« Heureuse qui l'a enfanté » : pourquoi l'éloge de Rabbi Yéhoushou'a va à sa mère
L'éloge de Rabbi Yéhoushou'a, « heureuse qui l'a enfanté », vise sa mère, car c'est d'elle qu'il hérite ses vertus, comme une terre fertile donne de beaux fruits, explique le R"I Toledo. Selon le Milé DéAvot, le caractère vient du côté matériel, issu de la mère : un fils Tsadik prouve donc qu'elle-même est juste.
p. 346-347
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Douvrocha, mère du 'Hafets 'Haïm, et l'éloge « heureuse qui l'a enfanté »
La mère du 'Hafets 'Haïm, Douvrocha, illustre l'éloge « heureuse qui l'a enfanté » : femme pieuse et réservée, qui ne quitte ni son Sidour ni ses Tehilim, elle prie longuement pour son fils unique. Le 'Hafets 'Haïm attribue sa propre maîtrise du temps aux larmes que sa mère verse sur ses psaumes pour sa réussite.
p. 348-349
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Autre lecture de « heureuse qui l'a enfanté » : le fils qui a honoré ses parents à la perfection
Selon le Midrash Chmouel et le Midrash David, l'éloge « heureuse qui l'a enfanté » loue Rabbi Yéhoushou'a d'avoir honoré ses parents à la perfection : heureuse celle qui a reçu tant d'honneurs et ce Na'hat. L'auteur invite tous ceux qui ont encore leurs parents à leur offrir ce Na'hat de leur vivant.
p. 349
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Le Pit'hé Ka : « heureuse est sa naissance », ou le Tsadik qui a bien fait de naître
Le Pit'hé Ka part de l'accord de Bet Chamaï et Bet Hillel : mieux vaudrait pour l'homme ne pas avoir été créé, car nul n'est sans faute, dit Kohelet. Les Tossafot limitent ce verset à la majorité, et le Pit'hé Ka range Rabbi Yéhoushou'a, Tsadik parfait, parmi les exceptions : il a bien fait de naître.
p. 350
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« Pieux » : le 'Hassid dépasse le Tsadik, mais la seule rigueur ne suffit pas à mériter ce titre
Le 'Hassid dépasse le Tsadik en s'éloignant le plus possible de l'interdit, s'accordent les commentateurs ; le Rambam exige en outre les plus hauts degrés intellectuels et moraux. Le Maguen Avot ajoute, d'après le Midrach Tehilim, que Hachem et David sont appelés 'Hassid, et que celui qui est injurié et garde le silence mérite ce nom.
p. 351-352
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« Il craint la faute » : l'objection du Mééri, et ce qui distingue ce titre de celui de 'Hassid
Rabbi Chimon ben Netanel « craint la faute » non comme le premier ignorant venu, objection du Mééri, mais en s'interdisant même le permis, répondent Rabbénou Yona et le Bartenoura. Pour le distinguer du 'Hassid, Rabbi Avraham Pritsol oppose commandements négatifs et positifs, le Ra"m Itshari le calcul, et 'Hazal, peut-être, le renoncement à ce qui lui revient.
p. 353