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Transmission

  1. Pourquoi cette Michna est en araméen, et les deux premiers membres : perdre son nom, oublier ce qu'on n'augmente pas

    Cette Michna est en araméen parce que Hillel, originaire de Babel, ne monta en Erets Israël que plus tard dans sa vie. Selon les gloses, celui qui étudie pour qu'on l'appelle « Rabbi » perd son nom, oublié à cause de sa recherche des honneurs, et l'érudit qui cesse d'ajouter à ses connaissances finit par les oublier.

    Chapitre I, Michna 13 · Pirké Avot — Tome I, p. 179

  2. Trois noms pour un seul homme, trois couronnes, et pourquoi il n'a pas voulu qu'on l'appelle « Rabban »

    Rabbi ne porte pas le titre de « Rabban », pourtant donné aux princes avant lui, parce que c'est lui qui compile la Michna : il peut s'abaisser lui-même, mais non diminuer l'honneur de son père. C'est la réponse du 'Hida à la question de Mahari 'Haguiz ; le Milé déAvot rattache ses trois noms aux trois couronnes.

    Chapitre II, Michna 1, partie 1 · Pirké Avot — Tome I, p. 229-231

  3. Rabbenou Bé'hayé : le livre est « le lien de la vie », et c'est ce que disent les initiales gravées sur les tombes

    Pour Rabbenou Bé'hayé, le livre où tout s'inscrit est celui du Saint Béni soit-Il, appelé « le lien de la vie » : le Tsadik qui le mérite y est inscrit, l'impie en est effacé. Les initiales gravées sur les tombes expriment ce souhait : que l'âme du défunt soit liée au lien de la vie.

    Chapitre II, Michna 1, partie 2 · Pirké Avot — Tome I, p. 246-248

  4. Bartenoura réserve l'injonction à ceux qui peuvent enseigner, et le livre l'ouvre aussitôt à tout un chacun

    Bartenoura comprend la dernière injonction de la Michna comme visant celui qui peut enseigner la Torah et redresser sa génération. Le livre l'étend à chacun : être l'homme de la situation dépend parfois de notre courage, de notre intelligence et de notre humilité, et celui qui agit en retire plus de bénéfice que ceux qu'il sert.

    Chapitre II, Michna 5, partie 2, bloc 6 · Pirké Avot — Tome I, p. 302

  5. Le Rambam rapporté intégralement : l'acte revient à son auteur, et le principe joue aussi dans le bien

    Selon le Rambam, les mauvaises actions reviennent toujours à leurs auteurs, car celui qui introduit un acte dans le monde le verra reproduit contre lui ou contre d'autres. Le principe vaut aussi dans le bien : qui enseigne une bonne conduite en bénéficie lui-même. Il l'appuie sur des versets de Michlé, de Tehilim et de Iyov.

    Chapitre II, Michna 6 · Pirké Avot — Tome I, p. 312

  6. La Michna glosée : l'argent d'autrui, la Torah qui ne s'hérite pas, et des actes Lechem Chamaïm

    La glose de l'auteur étend l'argent du prochain à sa réputation : protéger ses biens, c'est aussi ne pas laisser dire qu'ils viennent d'une source interdite. La Torah ne s'hérite pas, même si des ascendants érudits donnent des prédispositions, et tous les actes, même manger ou dormir, doivent viser les forces nécessaires à la Torah et aux Mitsvot.

    Chapitre II, Michna 12 · Pirké Avot — Tome I, p. 432

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