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Parachat Metsora

Les 20 commentaires et histoires de Parachat Metsora dans La Paracha – Séfer Vayikra de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.

  1. Metsora est la contraction de Motsi Ra, « qui sort le mal » : celui qui médit voit ses mérites transférés à celui dont il a médit

    Selon 'Hazal, le Metsora était frappé surtout pour le Lachone Hara, Metsor'a se lisant Motsi Ra, « qui sort le mal ». Le 'Hovot Halévavot, rapporté par le 'Hafets 'Haïm dans son Chmirat Halachone, enseigne que les mérites de celui qui médit passent à celui dont il a médit ; on les regagne en se repentant.

    p. 196-197

  2. Pourquoi le roi David se plaint que ses détracteurs soient des oisifs et des ivrognes : ils n'ont aucun mérite à lui transférer

    David se plaint de ses détracteurs oisifs et ivrognes parce que, selon le Ech Dat, ces gens vides n'ont aucun mérite à leur actif, alors que celui qui médit transfère ses mérites à sa victime. Le verset des Tehilim (69 ; 13) ne regrette donc pas la médisance elle-même, mais qu'elle ne lui rapporte rien.

    p. 197

  3. 'Hedva, vingt-sept ans : « la seule chose qui me reste est de me retenir de dire de la médisance »

    'Hedva, enseignante dans un Bet Yaacov, morte à vingt-sept ans, ne pouvait plus servir D. avec ses jambes ni avec ses bras : il lui restait la Chmirat Halachone, se retenir de médire. Elle s'y consacra totalement et raviva cette Mitsva chez des milliers de femmes et de jeunes filles, malgré la maladie qui atteignait ses poumons.

    p. 198-199

  4. Le livre de 'Hedva, découvert au cours d'une opération de Tsahal

    Après la mort de 'Hedva, un livre relatant sa vie parut. Une femme juive, qui vivait loin des siens depuis son mariage, l'avait trouvé dans un lieu public et l'avait lu en secret, touchée par la Messirout Nefech de 'Hedva. Ce livre la ramena au Judaïsme et l'aida à retrouver les siens.

    p. 200

  5. Des oiseaux qui passent leur temps à caqueter : pourquoi le remède est de même nature que la faute — et la seule occasion où il est permis d'être antipathique

    Rachi explique que le lépreux apporte des oiseaux pour sa purification parce que la lèpre vient du Lachone Hara, fruit du bavardage, et que les oiseaux passent leur temps à caqueter. Le livre en tire une règle d'or, « l'autre n'est pas un sujet de conversation », et refuse l'excuse selon laquelle ce sont les autres qui poussent à médire.

    p. 201-202

  6. Le 'Hafets 'Haïm en calèche avec deux marchands de bestiaux

    Le 'Hafets 'Haïm, voyageant en calèche avec deux marchands, les réprimande dès que leur conversation passe des bêtes aux hommes. Lorsque deux réprimandes restent sans effet, il fait arrêter la voiture et descend en pleine route, car il est préférable de s'arrêter en chemin plutôt que de rester en compagnie de railleurs.

    p. 202

  7. Le cèdre et l'hysope apportés ensemble, alors qu'il est déjà guéri : « humble dans son cœur et non pas dans ses pieds »

    Rabbi Yaacov Yossef de Polana, au nom de son maître le Baal Chem Tov, explique que le lépreux guéri apporte le cèdre, symbole d'orgueil, et l'hysope, symbole d'humilité : il doit se conduire extérieurement comme un roi tout en se sentant intérieurement la plus petite des créatures. Retenir son orgueil ne suffit pas, l'humilité doit devenir une nature.

    p. 203-204

  8. Rabbi Zouché, les 500 roubles de la dot de sa fille et l'orpheline abandonnée par son fiancé

    Rabbi Zouché, très pauvre, reçoit de son maître le Maguid de Mizritch 500 roubles pour marier sa fille. Sur le chemin du retour, il voit une orpheline abandonnée par son fiancé parce que sa dot de 500 roubles a disparu. Le récit montre jusqu'où un Tsadik est prêt à aller pour ne pas tomber dans l'orgueil.

    p. 204-207

  9. Ra'hits : « se baigner » en hébreu, « avoir confiance » en araméen — la Emouna est la plus grande source de pureté qui existe

    L'Admour de Moguilintsa relève que, dans le Berikh Chémé lu à l'ouverture de l'Arche, le mot Ra'hits signifie « avoir confiance » en araméen et « se baigner » en hébreu. Le peuple juif puise ainsi sa sainteté et sa pureté dans la confiance qu'il porte à son Créateur : la Emouna est la plus grande source de pureté.

    p. 207-208

  10. Pourquoi le surplus d'huile est versé sur la tête du lépreux — seul endroit de la Torah où cela est ordonné : sa bouche n'a pas fauté seule

    Le surplus d'huile est versé sur la tête du lépreux, explique le 'Hafets 'Haïm, parce qu'avant de médire il a pensé son Lachone Hara : toute sa tête a participé à la faute et a besoin d'expiation. Ne pas juger son prochain favorablement, LéKaf Zkhout, en lui accordant le bénéfice du doute, revient déjà à penser du Lachone Hara.

    p. 208

  11. Rabbi Arié Lévin voit le meilleur ami du défunt quitter le convoi funéraire pour choisir un pot de fleurs

    Rabbi Arié Lévin, au cours d'un convoi funéraire à Jérusalem, voit le meilleur ami du défunt s'en écarter pour examiner des pots de terre chez un fleuriste, et va lui reprocher ce comportement. Le récit illustre l'obligation de juger son prochain favorablement, LéKaf Zkhout, en lui accordant le bénéfice du doute.

    p. 209

  12. Le couple russe qui hèle un taxi en plein Chabbat sous les yeux de ses hôtes — et ce que madame Lévy apprend des mois plus tard, chez la veuve

    Le récit de la famille Lévy illustre la nécessité de juger son prochain favorablement : après un repas de Chabbat réussi, les Lévy voient un couple d'émigrants russes, qu'ils aidaient à se rapprocher du Judaïsme, héler un taxi en plein Chabbat. Se sentant trahis, ils rompent tout contact, sans connaître la raison de ce geste.

    p. 209-210

  13. Les quatre fautes qui font apparaître des taches sur les murs d'une maison : médisance, avarice, orgueil du décor, biens mal acquis

    Selon 'Hazal, des taches de lèpre apparaissaient sur les murs d'une maison d'Erets Israël pour quatre fautes : le Lachone Hara, l'avarice de qui refusait de prêter, l'orgueil de qui embellissait trop sa demeure et s'en glorifiait, et les biens mal acquis. En faisant vider la maison, le Cohen exposait à tous ce qu'elle contenait.

    p. 211-213

  14. « Mais où sont vos meubles ? » — « Et vous, où sont les vôtres ? » : le 'Hafets 'Haïm et le voyageur américain

    Le 'Hafets 'Haïm, interrogé par un voyageur américain sur l'absence de meubles dans sa maison, lui retourne la question, et sa réponse montre où le Juif doit placer ses véritables biens. Le récit illustre l'une des causes de la lèpre des maisons : l'orgueil de ceux qui s'appliquent trop à embellir leur demeure.

    p. 212

  15. Pourquoi l'annonce que leurs maisons seraient frappées de lèpre est une bonne nouvelle : le Sfat Emet va au-delà de la réponse du trésor

    Pour le Sfat Emet, la lèpre des maisons annoncée aux Béné Israël est une bonne nouvelle parce qu'elle témoigne de leur sainteté : seul ce qui est pur peut devenir impur, et les nations, neutres, n'y sont pas soumises. Elle montrait qu'ils pourraient élever et sanctifier les maisons héritées des peuples de Canaan.

    p. 213-215

  16. La parabole des fouets accrochés aux murs du palais : « ceux-là sont destinés aux esclaves, toi tu n'es là que pour te réjouir »

    Le Midrash Rabba compare la lèpre aux fouets accrochés aux murs d'un palais, destinés aux esclaves et non à la reine. Selon 'Hazal, le Miséricordieux n'atteint pas d'abord la vie : D. frappe les murs et les vêtements avant le corps, et ces signes sont une sirène d'alarme qui appelle au repentir.

    p. 215-216

  17. La digue effondrée en Chine, et l'homme qui parle yiddish sur une caisse au centre de Varsovie

    Le 'Hafets 'Haïm enseigne que les catastrophes mondiales sont des signes divins adressés à ceux qui en comprennent la langue, c'est-à-dire au peuple juif, afin qu'il se repente. Il l'explique par la parabole d'un homme qui parle yiddish en public au centre de Varsovie : il ne peut s'adresser qu'aux Juifs.

    p. 216-218

  18. La maison construite pendant Chabbat et l'avertissement de Rabbi Akiva Eiger

    Rabbi Akiva Eiger, Rav de Friedland, avait annoncé que la maison bâtie pendant Chabbat par l'homme le plus riche de la ville ne subsisterait pas. Après l'achèvement, tous ses murs se révèlent pourris, alors que les maisons voisines, construites du même bois, restent en excellent état : le récit illustre la gravité de la profanation du Chabbat.

    p. 218-220

  19. Le siège de Chomron, les deux femmes qui ont mangé un enfant, et le messager qui verra l'abondance sans en jouir

    Dans la Haftara de Metsora, tirée du livre des Rois, le prophète Elicha annonce une abondance soudaine pendant le siège de Chomron. Le messager du roi, qui s'en moque en doutant du pouvoir de D. Lui-même, entend la sentence « tu le verras de tes yeux, mais tu n'en jouiras point », parce qu'il s'est moqué de la parole d'Hachem.

    p. 221-223

  20. Gué'hazi parvint-il à réparer sa faute ? Le retard du Ari zal à une Brit Mila de Tsfat

    Selon le récit du Ari zal, l'âme de Gué'hazi, réincarnée en chien pour avoir gâché le pouvoir du bâton d'Elicha en ressuscitant un chien mort, répara sa faute en faisant don de soi pour le peuple juif : le jour d'une Brit Mila à Tsfat, le chien se jeta dans un chaudron empoisonné et sauva les convives.

    p. 223-228

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