Index Géant · Séfer Chémot
Parachat Pekoudé
Les 15 commentaires et histoires de Parachat Pekoudé dans La Paracha – Séfer Chémot de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.
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« Regarde comme le cou du fils de Amram est gras ! » : les comptes du Mishkan rendus publics à cause des médisants — et l'ironie de Rabbi Zalman Sorotskin sur ceux qui exigent des comptes
Le Midrash rapporte que des médisants accusaient Moshé de s'enrichir des dons faits au Mishkan ; Moshé promit d'en rendre tous les comptes, d'où le verset « Tels sont les comptes du tabernacle ». Rabbi Zalman Sorotskin note avec ironie qu'on exige des comptes au centime près pour une Yeshiva, jamais pour un veau d'or.
p. 441-442
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« Ce livre n'a pas été volé, je l'ai emprunté et il est chez moi ! » : le Machguia'h de 'Hevron et la liste des livres perdus lors du pogrom de 1929
Après le pogrom de 1929 à 'Hevron, le Machguia'h Rabbi Yehouda Leib 'Hasman refuse qu'on réclame au gouverneur anglais l'indemnisation d'un livre qu'il avait emprunté, malgré les dettes de la Yeshiva et le risque de faire suspecter toute la liste. Le Rav Yossef Boksboïm en fait un exemple d'exigence sur le bien d'autrui.
p. 442-443
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Une virgule placée par la cantillation : « tout l'or fait pour le travail, dans tous les travaux » — mais « de l'œuvre sainte »
L'accent Tar'ha placé sur le mot Bakol marque un arrêt : le verset se lit « tout l'or fait pour le travail dans tous les travaux, de l'œuvre sainte ». L'argent peut servir à tous les besoins habituels, nourriture, voiture ou maison, à condition de servir à faire plaisir à Hachem ; Rabbenou Hakadosh honorait les riches pour ce mérite.
p. 444-445
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« À la place des cadeaux, rapporte-moi un Chass » : le vœu d'une femme de Vologzine
Rabbi Its'hak de Vologzine, à la demande de sa femme, rapporta un Chass complet ; elle épargna au Chaagat Arié tout déplacement en lui faisant porter chaque jour les volumes. Pour ce mérite, le Chaagat Arié les bénit de deux fils : naquirent Rabbi 'Haïm de Vologzine et Rabbi Zalmalé, qui connaissait tout le Chass par cœur.
p. 445-446
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Un demi-sicle par tête pour fondre les socles : pourquoi c'est l'offrande la plus égalitaire qui porte tout l'édifice
Le 'Hafets 'Haïm enseigne que Hachem ordonne d'employer le Beka, versé à l'identique par chacun, pour fondre les Adanim, socles sur lesquels reposent les poutres du Mishkan, afin que tout le peuple ait part à son soutien. Chacun doit de même soutenir la Torah et ceux qui l'étudient, qui maintiennent le monde.
p. 446-447
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Le paysan qui ne voulait plus donner : Rabbi 'Haïm de Vologzine et l'intention du donateur
Rabbi 'Haïm de Vologzine explique qu'au Mishkan, Betsalel recevait une intuition divine pour affecter chaque don selon l'intention du donateur, et qu'une aide du Ciel oriente encore l'argent de la même façon. Donné pour la Torah, il profite aux Talmidé 'Hakhamim ; donné pour les honneurs, il part aux écuries nourrir le cheval.
p. 447-448
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Pourquoi la Torah décrit le Mishkan avec une telle minutie : parce que c'est de soi-même qu'il faut faire un Mishkan
Le 'Hida, dans Péné David, explique que la Torah décrit le Mishkan en détail pour toutes les générations, car l'homme doit faire de lui-même un Mishkan où réside la Chekhina. Chaque ustensile enseigne : le feu permanent pour l'enthousiasme, les treize coudées de l'autel pour l'unicité de D., les cendres retirées chaque jour pour l'introspection.
p. 449-452
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Ce n'étaient pas les porteurs qui portaient l'Arche, c'était l'Arche qui portait ses porteurs
'Hazal enseignent que les Cohanim ne portaient pas l'Arche : ils se tenaient à ses barres, jamais retirées, et c'était elle qui les transportait. Preuve en est la traversée du Jourdain : le fleuve ayant repris son cours derrière le peuple, les Cohanim revenus chercher l'Arche furent portés par ses barres au-dessus de l'eau.
p. 454
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« La Torah a besoin de se maintenir de façon miraculeuse » : pourquoi le 'Hafets 'Haïm n'a jamais voulu d'un fonds de dotation pour les Yeshivot
Selon Rabbi 'Haïm Ozer Grodgensky, la Torah doit se maintenir de façon miraculeuse, sans base naturelle dans ce monde : c'est pourquoi l'absence de fonds pour les Yeshivot ne doit pas inquiéter. Il rappelle que le 'Hafets 'Haïm n'a jamais soutenu l'idée d'en créer un, préférant utiliser tout de suite l'argent à propager la Torah.
p. 455
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Yissakhar et Zévouloun : celui que l'on croit soutenu est en réalité celui qui soutient
Les barres de l'Arche, qui semblaient servir aux porteurs, les portaient en réalité. De même, par contrat, Zévouloun, qui se consacrait au commerce, assurait la subsistance de Yissakhar, voué à l'étude, et partageait son mérite : il semble le soutenir, mais c'est Yissakhar qui soutient Zévouloun, en lui apportant la Kédoucha et l'accès au Gan Eden.
p. 455-456
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« Je ne sais pas qui retient qui ! » : le beau-père de Rabbi Eliezer de Telz
Le beau-père de Rabbi Eliezer de Telz, qui le soutenait pour qu'il étudie, refusa de le laisser partir ; à sa femme qui insistait, il répondit ne pas savoir qui retenait qui. Il mourut le jour même où son gendre quittait la ville, et sa veuve lui demanda pardon, aux Hespédim, de ne pas avoir compris ces paroles.
p. 456-457
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Pourquoi la Torah dit « TU en parleras » et non « il en parlera » : la question du 'Hatam Sofer sur le Chema
Dans le Chema, le 'Hatam Sofer montre que « tu en parleras » se rapporte au fils, puisque l'ordre d'étudier aurait dû précéder celui d'enseigner. La Torah dit pourtant « tu » : pour que l'enfant parle de Torah à son tour, le père doit étudier lui-même et être un exemple vivant. Il en va ainsi de toutes les Mitsvot.
p. 460-461
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« La sagesse du misérable est dédaignée » : le pauvre dont parle Kohelet n'est pas celui qui n'a pas d'argent
Selon 'Hazal, le « misérable » de Kohelet (9,16) dont la sagesse est dédaignée n'est pas le pauvre, puisque la sagesse de Rabbi Akiva, homme pauvre, ne l'a jamais été. C'est celui que ses propres paroles condamnent, comme l'ancien qui enseigne de ne pas fausser le jugement et le fausse lui-même : celui qui vit dans la contradiction.
p. 461-462
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« Je suis le roi de celui de qui tu es l'esclave » : la réponse du sage au roi furieux
Dans les 'Hovot Halevavot, Rabbenou Bé'hayé ibn Pakouda rapporte qu'un sage se présenta à un roi comme le roi de celui dont le roi était l'esclave : lui-même domine son mauvais penchant, tandis que le roi est tout entier sous l'emprise du sien. Il règne donc sur ce qui domine le roi.
p. 462
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Sept fois « vanité » dans le premier verset de Kohelet : les sept cartes d'identité de l'homme, de l'ange au singe — et pourquoi ces sept étapes ne sont pas une fatalité
Le premier verset de Kohelet compte sept fois le mot vanité, allusion, selon le Midrash, aux sept âges où l'homme change d'identité, de l'ange au singe. Ces étapes ne concernent que l'impie, dominé par son cœur ; la Torah, antidote du Yetser Hara, permet de garder toute sa vie une seule carte d'identité, celle de roi.
p. 462-464
Les thèmes de cette paracha
- Lachone Hara (médisance), Objectivité (intérêts personnels)
- Primauté de la Torah, Yétser Hara
- Primauté de la Torah, Mérite
- Tsédaka, Primauté de la Torah
- Tsédaka, Objectivité (intérêts personnels)
- Primauté de la Torah, Émouna
- Émouna, Primauté de la Torah
- Tsédaka, Mérite
- Éducation des enfants, Primauté de la Torah
- Yétser Hara, Humilité malgré la grandeur