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Parachat Yitro

Les 19 commentaires et histoires de Parachat Yitro dans La Paracha – Séfer Chémot de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.

  1. Pourquoi Yitro se convertit en entendant l'ouverture de la mer ET la guerre contre Amalèk : la preuve que sans la foi en D., l'homme peut sombrer plus bas que la bête

    La guerre contre Amalèk montre à Yitro jusqu'où l'homme peut tomber sans D., explique le Rav Eliaou Lopian à propos du commentaire de Rachi. Comprenant que seule la Torah est l'antidote au Yétser Hara, Yitro ne se contente pas des sept lois Noa'hides : il choisit une conversion complète pour accéder à son étude.

    p. 201-203

  2. Pourquoi la Torah rappelle que Yitro fut prêtre idolâtre : non une critique, mais la preuve que sa conversion fut sincère

    Préciser que Yitro était prêtre de Midiane prouve, selon Rabbi Yonathan Eybeshits, qu'il n'avait rien à gagner en rejoignant Israël au sommet de sa gloire : occupant déjà un poste honorable et un grand confort matériel, il ne cherchait que le rapprochement de D. Loin de rappeler une faute passée, la Torah fait ainsi son éloge.

    p. 203-205

  3. Pourquoi Moshé nomma son premier fils Gershom (« étranger ») avant Eliézer : il se considérait un étranger sur cette terre bien avant d'être sauvé

    Moshé se considère comme un étranger dans ce monde bien avant d'être secouru : c'est pourquoi il nomme son premier fils Gershom, « étranger », et le second Eliézer, « D. m'a secouru » : la chronologie est en fait respectée. Sa vie, faite de bascules d'un extrême à l'autre, enseigne que rien n'est jamais acquis ici-bas.

    p. 205-207

  4. Pourquoi Moshé, plutôt que de déléguer, servit personnellement son beau-père Yitro : la beauté d'une Mitsva, pas son salaire

    La Torah s'intéresse à la beauté et à la perfection d'une Mitsva plus qu'à la mesure de son salaire : personne ne pouvait mieux accueillir Yitro que Moshé lui-même. Rachi relève qu'il se tenait devant ses hôtes pour les servir, comme Avraham avec les anges, au prix même d'une interruption de son étude.

    p. 207-210

  5. Le conseil de Yitro sur les juges : une « grande affaire » se définit par sa complexité, jamais par la richesse ou le prestige des parties

    Lorsque Yitro conseille à Moshé de ne garder que les grandes affaires, la Torah mesure leur importance à leur complexité, et non à la somme en jeu ni au prestige des parties. Un litige modeste entre gens ordinaires peut présenter une difficulté hors du commun et mérite alors exactement la même attention.

    p. 211-213

  6. Les limites autour du Mont Sinaï : si une montagne inanimée mérite un tel respect, à plus forte raison les Sages vivants

    D. impose des limites autour du Mont Sinaï, montagne sans sentiment ni conscience, simplement parce qu'elle devait recevoir la Torah. Le 'Hafets 'Haïm en tire un raisonnement a fortiori : le respect dû aux Talmidé 'Hakhamim, hommes vivants voués à l'étude, est bien plus grand. Les Pirké Avot les comparent à des braises au feu caché.

    p. 213-215

  7. L'aveugle et son guide à la frontière : sans les Talmidé 'Hakhamim, la Torah écrite reste incompréhensible

    Pour le Maguid de Douvno, la Torah écrite est inséparable de la Torah orale : sans les Talmidé 'Hakhamim qui l'expliquent, elle resterait incompréhensible. Gardiens d'un héritage transmis intact depuis le Sinaï à travers toute l'histoire juive, ils méritent donc tous les honneurs, tel un Séfer Torah vivant.

    p. 215-216

  8. Premier commandement (« Je Suis l'Eternel ton D. ») : pourquoi un homme sage a-t-il besoin d'un ordre de croire ? Le professeur qui ne voit dans le cœur qu'« une pompe perfectionnée »

    Même un homme sage a besoin d'un ordre de croire, car l'intelligence ne suffit pas à reconnaître D. Le Rambam fait de cette foi une Mitsva, et le Rav Chakh, qui chercha six ans la raison de cette obligation, conclut qu'on peut contempler chaque jour la perfection de la Création et refuser d'y voir un Créateur.

    p. 217-219

  9. Deuxième commandement (interdiction d'idolâtrie) : la famille accablée d'épreuves et le conseil d'un grand Rav

    Le deuxième commandement interdit de croire en un autre dieu, de fabriquer une idole ou de la servir de quelque façon que ce soit. Ces interdits fondent toute la foi : plutôt que de les transgresser, l'homme doit donner sa vie. Le livre montre combien un simple symbole d'idolâtrie peut peser sur une maison.

    p. 219-222

  10. Troisième commandement (ne pas jurer en vain) : pourquoi cette faute est plus grave qu'un meurtre, selon Ibn Ezra

    Celui qui prend l'habitude de jurer en vain le fait d'innombrables fois par jour sans s'en apercevoir, alors que le meurtrier, craignant d'être découvert, faute rarement. C'est pourquoi Rabbi Avraham Ibn Ezra juge cette faute plus lourde, au point qu'elle suffirait à elle seule à prolonger l'exil du peuple juif.

    p. 222-224

  11. Quatrième commandement (le Chabbat) : garder un seul Chabbat comme il se doit ferait venir le Machia'h

    Selon 'Hazal, garder le Chabbat équivaut à toute la Torah, et si Israël gardait comme il faut un seul Chabbat, le Machia'h viendrait ; Rabbi Yo'hanan parle de deux Chabbatot. Le Kiddouch et la Havdala fixent dans le cœur la foi que D. a créé le monde en six jours et S'est reposé le septième.

    p. 224-227

  12. Cinquième commandement (honorer ses parents) : le seul commandement expliqué et récompensé — car D. savait qu'un jour les parents eux-mêmes y renonceraient

    D. savait qu'un jour les parents eux-mêmes renonceraient à l'honneur qui leur est dû, explique le 'Hida : c'est pourquoi, seul parmi les Dix Commandements, celui d'honorer ses parents porte une explication et une promesse de récompense. Un érudit, qui représente la Torah, ne peut au contraire renoncer à son honneur.

    p. 227-232

  13. Sixième commandement (ne pas tuer) : le marchand juif qui prend un oiseau à témoin

    L'interdit de tuer figure sur les Tables face à l'interdit de renier D., signe que l'homicide est la faute la plus grave envers autrui : il empêche la victime d'achever sa mission en ce monde. Le Ben Ich 'Haï rapporte à ce sujet l'histoire d'un riche marchand juif assassiné pour son or.

    p. 232-236

  14. Septième commandement (ne pas commettre l'adultère) : la rupture d'un lien qui chasse la Présence divine

    Les liens du mariage permettent à la Chékhina de résider entre l'homme et la femme ; l'adultère rompt ce lien et chasse la Présence divine. Placé sur les Tables face à l'interdit de l'idolâtrie, ce septième commandement enseigne qu'une relation avec une femme mariée équivaut à servir des idoles.

    p. 236-237

  15. Huitième commandement (ne pas kidnapper) : l'enfant enlevé un soir de Kol Nidré

    Le huitième commandement, « tu ne voleras pas », vise ici le rapt d'une personne, faute passible de mort par strangulation. Le livre l'illustre par un épisode de l'enfance du Rav Elazar Ména'hèm Chakh, enlevé à cinq ans par des bandits, que le futur Gadol Hador racontait chaque année à l'issue de Yom Kippour.

    p. 237-240

  16. Rabbi Zouché de Anipolie cache dix roubles dans un 'Houmach à la Parachat Yitro

    Bloqué un Chabbat loin de chez lui, Rabbi Zouché de Anipolie cache ses dix roubles dans un 'Houmach, à la page où est écrit « Tu ne voleras pas ». Il n'en retrouve que cinq, et comprend que celui qui les a pris, en lui laissant la moitié, ne l'a pas oublié.

    p. 240-241

  17. Neuvième commandement (ne pas porter de faux témoignage) : posé en face du Chabbat, comme un déni de la Création elle-même

    Selon le Sefer Ha'hinoukh, le faux témoignage détruit les fondements du jugement sur lesquels s'appuient les juges. Placé face au Chabbat sur les Tables, il équivaut, enseignent 'Hazal, à témoigner faussement contre D. en niant qu'Il a créé le monde en six jours et S'est reposé le septième.

    p. 240-242

  18. Dixième commandement (ne pas convoiter) : l'apprenti menuisier dont la convoitise scella la destruction du Temple

    Le Rambam distingue l'envie, où l'on cherche par quels moyens obtenir le bien d'autrui, de la convoitise, où l'on agit pour l'obtenir : c'est cette dernière que vise le dixième commandement. Née de la jalousie, elle prive l'homme de sa tranquillité d'esprit et trahit un manque de foi, car D. pourvoit chacun selon ses besoins.

    p. 242-245

  19. « Le peuple voit les voix » : pourquoi il fallait VOIR les commandements, pas seulement les entendre

    Seules les lettres écrites levaient toute ambiguïté, répond le 'Hidouchéi Harim au Rav Ezriel Hildseïmer : à l'oral, « Lo tignov » peut signifier « ne vole pas » ou « vole-le ». Rabbi 'Haïm de Vologzine ajoute qu'au Sinaï, la perception spirituelle du peuple rendait immédiatement évidentes des réalités spirituelles d'ordinaire longues à expliquer.

    p. 246-248

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