Index Géant · Pirké Avot — Tome I

Chapitre I, Michna 14

Les 5 commentaires et histoires de « Chapitre I, Michna 14 » dans Pirké Avot — Tome I de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.

  1. « Si je ne suis pas pour moi, qui le sera ? » : les trois membres de la maxime de Hillel

    Ce que dit Hillel, un homme doit se le dire constamment, selon les gloses : personne ne s'appliquera à sa place à acquérir la Torah et les Mitsvot pour hériter du Monde Futur ; même ses efforts restent peu de chose face à ce qui lui est demandé ; et s'il n'agit pas maintenant, jeune et en bonne santé, alors quand ?

    p. 185

  2. Le Rambam : rien d'extérieur ne pousse jamais un homme à s'éveiller

    Pour le Rambam, rien d'extérieur ne pousse jamais un homme à s'éveiller : c'est pourquoi Hillel dit « si je ne suis pas pour moi, qui le sera ? ». Le livre transpose cette idée à une société qui décide presque tout à notre place, et recommande de suivre non le courant imposé par la pression, mais celui choisi après réflexion.

    p. 185-187

  3. Rav Yssakhar Dov HaCohen Chpiler : le monde se divise entre ceux qui réfléchissent et ceux qui ne réfléchissent pas

    Le monde se divise entre ceux qui réfléchissent et ceux qui ne réfléchissent pas, enseigne Rav Yssakhar Dov HaCohen Chpiler. Celui qui réfléchit, croyant ou non, peut un jour lever les yeux et se demander qui a créé tout cela ; celui qui ne réfléchit pas ne pourra jamais accomplir le conseil des Sages : venons et réfléchissons.

    p. 187-188

  4. Le Abarbanel retourne le deuxième membre : « que suis-je » devient « ô combien je serai ! »

    Le deuxième membre de la maxime de Hillel n'est pas négatif, expliquent certains Commentateurs, dont le Abarbanel : il dévoile le niveau que l'on peut atteindre en se prenant en main. « Lorsque je suis pour moi » devient alors « ô combien je serai ! », car un potentiel extraordinaire et illimité est enfoui en chacun de nous.

    p. 188

  5. Le Midrach Chmouël : la jeunesse est le temps du mérite, et « si je ne suis pas » veut dire « si je ne suis plus »

    Selon le Midrach Chmouël, l'essentiel du Service divin se construit dans la jeunesse, à l'apogée des forces et des pulsions, et non dans la vieillesse, où le mérite est bien diminué. « Si je ne suis pas pour moi » signifie alors « si je ne suis plus », mais il n'est jamais trop tard, à condition de ne plus attendre.

    p. 188-189

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