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Parachat Tsav
Les 23 commentaires et histoires de Parachat Tsav dans La Paracha – Séfer Vayikra de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.
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« Tsav » : la Torah insiste là où il y a une perte financière — même les Cohanim avaient besoin d'être motivés
Rachi enseigne que le mot Tsav exprime l'encouragement au zèle, et Rabbi Chimon ajoute que la Torah insiste là où existe une perte financière : les Cohanim ne recevaient rien du Korban Ola, entièrement consumé. Rabbi Eliaou Lopian en tire un fondement : la Torah de Vérité place chacun face à des épreuves proportionnelles à son niveau.
p. 53-58
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« N'aie pas confiance en toi jusqu'au jour de ta vieillesse » : le 'Hassid qui corrigeait la Michna, et ce que le Ciel lui envoya
Les Pirké Avot enseignent : « N'aie pas confiance en toi jusqu'au jour de ta mort. » Selon 'Hazal, dans le Talmud Yerouchalmi, l'homme n'est jamais à l'abri tant qu'il vit, car son mauvais penchant travaille à ses côtés jusqu'au bout ; il doit donc demander jusqu'à son dernier jour l'aide et la miséricorde du Saint béni soit-Il.
p. 58-59
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L'homme respectable que l'argent faisait perdre la raison, et ce qu'il révéla à ses amis au seuil de la mort
Un grand principe de la Torah veut que l'homme qui ne peine pas toute sa vie pour déraciner ses mauvaises inclinations les voie le poursuivre jusqu'à sa tombe. Le livre l'illustre par l'aveu d'un homme respectable mais dominé par l'argent, et rappelle l'avertissement des Sages : n'aie pas confiance en toi jusqu'au jour de ta mort.
p. 59
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Pourquoi ordonner « ne pas tuer, ne pas voler » à un peuple parvenu au niveau d'Adam avant la faute ?
Parce qu'un homme reste un homme : depuis la faute d'Adam et 'Hava, le Yetser Hara habite à l'intérieur de chacun et ne le quitte jamais. Même au Sinaï, parvenu selon 'Hazal à une pureté extraordinaire, le peuple avait donc besoin de la morale la plus élémentaire. Personne, quel que soit son niveau, n'est immunisé contre la faute.
p. 59-61
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Le Rav Israël Salanter, alité à l'hôpital, se dresse sur son lit pour faire rouvrir une porte
Les lois de Y'houd interdisent à une femme de s'isoler avec un homme autre que son mari, son père ou son fils. Si 'Hazal se montrent si stricts, c'est que la faute prend parfois racine dans les situations les moins suspectes, et qu'un homme reste un homme : le Rav Israël Salanter en donne l'exemple sur son lit d'hôpital.
p. 61-62
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Pourquoi le Korban Ola est-il en tête de tous les sacrifices : le brigand qui eut pitié du prince, et l'autel d'Aharon
Parce que le Korban Ola expie les fautes du cœur, et que le cœur est à l'origine des actions. Le Ben Ich 'Haï montre ainsi qu'Aharon, en fabriquant lui-même l'autel du veau d'or pour gagner du temps, n'agissait que pour le bien d'Israël. Seul D. sonde les intentions, mais un acte interdit reste à assumer.
p. 62-66
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Pourquoi entretenir un feu qui descendait du Ciel : il n'existe pas de miracle pur, sans part de naturel
Selon le Sefer Ha'Hinoukh (Mitsva 132), tout miracle accompli par D. a une face cachée et une face qui semble naturelle. Le feu descendait miraculeusement sur l'autel, mais il fallait l'entretenir pour dissimuler le miracle, de même que l'ouverture de la mer Rouge s'accompagne d'un vent d'est impétueux soufflant toute la nuit.
p. 66
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La supplication d'une Baalanit aux urgences de Tel Hachomer
Le livre rapporte le témoignage oculaire de Mme H. aux urgences de l'hôpital Tel Hachomer : une mère, Baalanit depuis près de vingt ans, plaide devant D. que celle qui s'est tant dévouée au Mikvé ne peut perdre son fils à cause de l'eau. Le récit met en lumière le mérite d'une Mitsva accomplie avec joie et dévotion.
p. 66-67
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Une Segoula contre les mauvaises pensées : dire le verset du feu perpétuel, avec force et ferveur comme un lion
Le Chla Hakadosh rapporte, au nom du Ramak, qu'un ancien lui enseigna à répéter le verset du feu continuel sur l'autel pour annuler une mauvaise pensée ; le Chla y ajoute trois fois « Je hais les chemins tortueux ». Le Rav Pinkous l'explique par le Ramban : chaque verset renferme le Nom Saint correspondant à son sujet.
p. 68-69
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« Sainteté des saintetés » : là où se tient le Baal Techouva, le Tsadik parfait ne peut se tenir
La Torah qualifie le 'Hatat et le Acham de « sainteté des saintetés », alors que ces deux sacrifices expient des fautes. Le Kli Yakar y lit une allusion : si le Juste parfait qui n'a jamais fauté est appelé saint, le fauteur qui se repent est appelé saint des saints, comme l'enseigne le Talmud (Sanhédrin 99a).
p. 70
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Pourquoi la Mar'hechet a un couvercle et la Ma'havat n'en a pas : les fautes qu'il faut cacher et celles qu'il faut dévoiler
Selon le Ben Ich 'Haï dans Benayahou, la Mar'hechet expiait les fautes envers D., qu'il faut couvrir, et la Ma'havat les fautes envers le prochain, qu'il est bon de dévoiler pour que l'entourage pousse la victime à pardonner. Il s'appuie sur le Talmud (Yoma 86b), qui concilie ainsi deux versets en apparence contradictoires.
p. 70-72
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Le Cohen Gadol apportait chaque jour l'oblation que le simple Cohen n'apportait qu'une fois : chaque jour est un jour nouveau
Le Mayana chel Torah relève qu'un simple Cohen n'apportait la Min'hat 'Hinoukh que le jour de son intronisation, alors que le Cohen Gadol l'offrait deux fois par jour. Pour qui veut s'élever dans le Service divin, aujourd'hui n'est plus hier : chaque journée s'aborde avec des forces neuves, comme une nouvelle intronisation.
p. 73-74
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Quarante pains à manger dans la journée : le Korban Toda oblige à inviter du monde, et donc à raconter le miracle
Selon le Natsiv de Vologin, la Torah impose de consommer le Korban Toda et ses quarante pains le jour même afin d'obliger son propriétaire à inviter de nombreux convives. Il leur raconte alors les bienfaits reçus et sanctifie le Nom divin : l'important n'est pas le miracle en soi, mais ce que l'on en fait ensuite.
p. 75-77
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Comment manger le miracle d'hier sur le compte du miracle d'aujourd'hui ?
L'Admour de Gour, le Imréi Emet, explique ainsi l'obligation de consommer le Korban Toda dans la journée : chaque jour, l'homme bénéficie de nouveaux miracles, souvent sans même en être conscient. Le remerciement apporté pour un bienfait de la veille ne peut donc pas se prolonger sur aujourd'hui, qui appelle sa propre reconnaissance.
p. 77
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Pourquoi les nations ne peuvent pas apporter de sacrifice expiatoire : la coupe de cristal brisée par l'épouse
Parce qu'Israël est lié à D. par l'Alliance de la Torah, qui fait de Sa relation avec lui celle d'un père avec son fils et lui donne, par les sacrifices, le moyen d'éveiller Sa clémence. Le Ben Ich 'Haï pose la question à partir du Midrash Tan'houma ; les nations, sans alliance, rendent compte de toutes leurs fautes.
p. 77-79
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Les habits sacrés « signes d'honneur et de majesté », mais ni pour son propre plaisir ni pour s'en enorgueillir
Le Midrash déduit des mots « comme Hachem l'avait enjoint à Moshé » que les habits sacrés ne se revêtaient que pour accomplir le décret du Roi, et non pour son propre plaisir. Le verset qui les dit « signes d'honneur et de majesté » enseigne alors que, bien qu'il aurait de quoi s'enorgueillir, Aharon ne doit pas le faire.
p. 80
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Pourquoi l'homme ne parvient pas à sentir que sa vie peut s'arrêter : c'est l'âme, éternelle, qui refuse de le concevoir
Selon Rabbi Yossef Chlomo Kahanman, Roch Yeshiva de Poniovitch, les sentiments logent dans l'âme, qui est éternelle et ne peut appréhender la fin d'une vie. D'où la formule du Rosh dans son Or'hot 'Haïm : se souvenir de la mort « tout le temps », car seule une réflexion répétée corrige ce que l'âme ne ressent pas.
p. 82-83
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Le 'Hafets 'Haïm jouait seul, dans son grenier, sa maladie, son enterrement et son jugement céleste
Pour faire son introspection, le 'Hafets 'Haïm s'isolait deux à trois heures dans son grenier et y jouait seul sa propre fin, de la maladie jusqu'au Tribunal céleste. Son petit-fils, Rabbi Tsvi Hirsh Zaks, rapporte cette pratique dans Meor Einé Israël : un moyen saisissant d'éveiller en lui le désir de Techouva.
p. 83-86
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Penser à la mort ne raccourcit pas la vie : le 'Hafets 'Haïm a vécu très longtemps malgré ses mises en scène
Penser à la mort et au Jugement divin n'est pas un mal lorsque cela aide à renoncer aux futilités : le cœur s'éveille à la Techouva, et D., voyant ce désir de mettre à profit son séjour sur terre, ajoute des années de vie. Le livre écarte la superstition, mais déconseille ces procédés s'ils font perdre la Sim'ha.
p. 86
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Les quatre langages de délivrance : quatre étapes, et pas seulement quatre synonymes
Selon les commentateurs, les quatre termes de Chemot 6,6-7 correspondent à quatre degrés de délivrance : la fin des souffrances, l'arrêt de l'esclavage, la sortie par de grands prodiges et le don de la Torah. L'exil d'Egypte étant aussi spirituel, chaque étape a un équivalent actuel pour qui vit dans son « Egypte intérieure ».
p. 87-88
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Premier langage : « Sivlot » vient de « Savlanout » — D. nous a sortis de notre patience
Rabbi Chalom Chvadron rapproche Sivlot, les fardeaux, de Savlanout, la patience. Précieuse contre la colère, la patience devient un poison quand elle tourne à l'indifférence et à l'insensibilité. En Egypte, le peuple s'était habitué à sa chute spirituelle ; D. commence donc par lui rendre sa vitalité spirituelle.
p. 88-90
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Deuxième langage : « quel est le dieu qui est en l'homme ? C'est le Yetser Hara » — et le convive qui court après le serveur
Moshé ordonne aux Béné Israël de « retirer leurs mains de l'idolâtrie ». Rabbi Avin (Chabbat 105b) en révèle une forme intérieure : servir son mauvais penchant. Rabbi Chalom Chvadron montre que c'est justifier ses envies par des Mitsvot, au lieu de se demander honnêtement si l'on agit selon la Halakha et pour satisfaire son Créateur.
p. 90-92
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Troisième langage : la foi vient après l'éloignement du mal, et non l'inverse
Selon 'Hazal, « Je vous libérerai » renvoie à l'ouverture de la mer Rouge, où le peuple atteignit le plus haut niveau de foi. Ce langage vient après l'éloignement du mal, comme le dit le verset « Fuis le mal et fais le bien » (Tehilim 34,15) : l'attachement aux passions empêche de croire.
p. 93
Les thèmes de cette paracha
- Yétser Hara & épreuves
- Yétser Hara, Humilité malgré la grandeur
- Attirance pour les richesses, Yétser Hara
- Emouna, Providence
- Émouna, Mérite
- Primauté de la Torah, Yétser Hara
- Téchouva
- Reconnaissance (Hodaa), Kidouch Hachem
- Reconnaissance (Hodaa), Émouna
- Humilité malgré la grandeur
- Téchouva, Yétser Hara
- Téchouva, Humilité malgré la grandeur
- Émouna, Téchouva