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Épreuves

  1. Yehouda écoute ses cousins parler d'argent : le poison des paroles inquiètes sur la subsistance

    Chaque Juif qui étudie la Torah est un pilier du monde, et ce pilier est fragile : des paroles inquiètes sur la subsistance, entendues sans y prendre garde, peuvent éloigner un jeune homme de son étude bien après avoir été prononcées. Le livre l'illustre par le récit de Yehouda, un Ba'hour Yeshiva.

    Chapitre I, Michna 2 · Pirké Avot — Tome I, p. 64-66

  2. « Es-tu venu ici pour rappeler mes fautes ? » : la veuve de Tsarfat et la présence d'un Tsadik

    La présence d'un Tsadik parfait fait ressortir les fautes de son entourage. Le livre explique ainsi la protestation de la veuve de Tsarfat au Prophète Eliahou, rapportée dans Mélakhim I, lorsque son fils meurt : « Es-tu venu ici pour rappeler mes fautes ? » Avant sa venue, sa piété paraissait grande au regard de ses voisins.

    Chapitre I, Michna 4 · Pirké Avot — Tome I, p. 93-95

  3. Les témoins à interroger sans relâche, ce sont le ciel et la terre : l'abondance comme déposition à vérifier

    Selon le Arougot haBossèm, les témoins à interroger sont le ciel et la terre (Devarim 4 ; 26), c'est-à-dire la pluie et les fruits : l'abondance. Car la richesse peut être un salaire versé dans ce monde au prix du Monde Futur, ou une épreuve : il faut donc vérifier ses intentions et ses actes.

    Chapitre I, Michna 9 · Pirké Avot — Tome I, p. 149

  4. Le Dibouk de Kelem : le jeune marié qui quitte peu à peu l'étude pour le commerce

    Se détacher de l'étude de la Torah est grave, montre une histoire transmise par Rabbi Chalom Chvadron, d'après Rabbi Eliahou Douchintser et Rabbi Eleazar Moché Horovits. À Kelem, un brillant élève de Yeshiva quitte peu à peu son étude pour le commerce ouvert avec la dot, jusqu'au soir où sa femme perd la voix dans des souffrances peu communes.

    Chapitre I, Michna 13 · Pirké Avot — Tome I, p. 181-184

  5. Rabbi Na'hman de Breslev : kéva veut aussi dire « voler », et il faut donc voler du temps pour la Torah

    Le mot « kéva », fixe, signifie aussi « voler » en araméen, rapporte Rabbi Na'hman de Breslev, comme Rachi l'explique sur un verset de Michléi. Chamaï demanderait donc de voler du temps à nos occupations, à nos obligations et à nos soucis pour le consacrer à la Torah, alors que la fixer est une véritable épreuve de force.

    Chapitre I, Michna 15 · Pirké Avot — Tome I, p. 191

  6. Un Talmid 'Hakham refuse de mentir sur son âge lors de la sélection

    Chérir la vérité toute sa vie, c'est refuser de mentir même au moment le plus dangereux. Le livre l'illustre par un Talmid 'Hakham de renom, dont il dit ne pas se rappeler le nom, déporté dans un camp : lors de la sélection, son épouse affirme qu'il a moins de quarante ans, mais lui refuse de se rajeunir.

    Chapitre I, Michna 18 · Pirké Avot — Tome I, p. 225

  7. Le R"I Chouchane : « multiplier la vie » ne désigne pas la durée mais le contentement

    Pour le R"I Chouchane, la vie que multiplie l'étude de la Torah n'est pas une durée mais une qualité : celui qui étudie perd le goût des plaisirs de ce monde, n'envie plus le riche, se réjouit de son lot, et accepte l'épreuve et la souffrance avec joie et abnégation.

    Chapitre II, Michna 7, partie 2 · Pirké Avot — Tome I, p. 328

  8. « Une autre terrible anecdote dont j'ai été témoin » : la Yeshiva de Rav Ron Chaya, avant Soucot

    Même un voleur doit prévoir ce que son acte fera naître, conclut l'auteur à partir d'un épisode dont il fut témoin, jeune Avrekh, à la Yeshiva Yechouot Yossef de Rav Ron Chaya. Ce qui ressemble à un simple vol d'argent peut, selon la personne visée et le moment choisi, entraîner des conséquences bien plus lourdes.

    Chapitre II, Michna 9 (deuxième partie) · Pirké Avot — Tome I, p. 408

  9. La colère jusqu'au dernier souffle, ou le pardon : un récit de Rav Eliaou Lopian et un jeune Israélien

    Faut-il entretenir toute sa vie une colère, même lorsqu'on a été victime d'autrui ? L'auteur oppose un récit que Rav Eliaou Lopian certifie véridique, celui de deux sœurs liées par une haine sans limites, au témoignage d'un jeune Israélien rayonnant malgré une enfance douloureuse, et en tire un appel au pardon.

    Chapitre II, Michna 10 · Pirké Avot — Tome I, p. 424

  10. Le Rambam sur la fin de Makot : une seule Mitsva parfaite suffit pour le monde futur

    Selon le Rambam, à la fin de Makot, celui qui accomplit une seule des 613 Mitsvot comme il se doit, sans aucune intention de ce monde, mérite par elle le monde futur. Il l'illustre par Rabbi 'Hanania ben Tardion, qui, malgré une vie de Torah vécue dans le danger, ne comptait que sur une petite Mitsva dont il était certain.

    Chapitre II, Michna 12 · Pirké Avot — Tome I, p. 435-437

  11. « La journée est courte » : Rabbi Avraham Azoulay lit le jour et la nuit comme les périodes d'une vie

    Selon Rabbi Avraham Azoulay, le jour et la nuit désignent les périodes d'une vie : la nuit, les épreuves et les moments troublés ; le jour, les moments où l'esprit est clair et libre. Ces périodes tranquilles étant rares, il faut en profiter, et le message s'adresse surtout à la jeunesse, encore libre de toute responsabilité.

    Chapitre II, Michna 15 · Pirké Avot — Tome I, p. 458-459

  12. Les soucis comme des piqûres de moustique : Rav Galinsky et le récit de Rabba bar Avouha

    Les soucis de la vie ressemblent à de simples piqûres de moustique, explique Rabbi Yaacov Galinsky, et la conscience du Jardin d'Éden qui nous attend suffit à les apaiser. Il le tire du récit talmudique de Rabba bar Avouha, conduit par Eliaou au Jardin d'Éden pour apprendre à traverser les épreuves sans en souffrir.

    Chapitre II, Michna 16 · Pirké Avot — Tome I, p. 465-467

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