Index Géant · Pirké Avot — Tome I
Chapitre II, Michna 9 (deuxième partie)
Les 11 commentaires et histoires de « Chapitre II, Michna 9 (deuxième partie) » dans Pirké Avot — Tome I de Rav Eliaou Hassan : l'essentiel de chacun en quelques lignes, et la page du livre où le lire en entier.
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La Michna glosée : le mauvais chemin, et l'emprunteur devenu « le débiteur de Hachem Lui-même »
Le mauvais chemin n'est pas la simple absence du bon : ne pas posséder les qualités du bon chemin n'est pas forcément la faute absolue, précise la traduction glosée de l'auteur. Celui qui emprunte sans rembourser finira dans la misère et devra rendre compte devant Hachem : selon Tehilim 37, il devient le débiteur de Hachem Lui-même.
p. 401-402
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Pourquoi poser la question : le Sforno répond que le mal n'a pas besoin d'un cœur mauvais pour être mauvais
Le bien exige une source, le mal se suffit à lui-même : selon le Sforno, les disciples savaient qu'un bon cœur est indispensable au bon chemin, mais qu'aucun cœur mauvais n'est nécessaire au mauvais, ces défauts étant mauvais en soi. Chacun énonce donc sa propre proposition à l'envers, au lieu de dire simplement « un cœur mauvais ».
p. 402-403
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Pourquoi Rabbi Chimon ne dit pas « celui qui ne prévoit pas » : le Rambam, le R"I Chouchan, le Maguen Avot
Rabbi Chimon choisit un exemple aux conséquences irréparables : selon le Maguen Avot et Rabbi Ovadia MiBartenoura, ne pas prévoir n'est pas mauvais en soi, car on peut encore réagir quand l'épreuve arrive. Le Rambam voit dans l'emprunt non remboursé le vrai contraire de la prévoyance, et le R"I Chouchan y ajoute le tort fait aux autres nécessiteux.
p. 403-406
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« Une autre terrible anecdote dont j'ai été témoin » : la Yeshiva de Rav Ron Chaya, avant Soucot
Même un voleur doit prévoir ce que son acte fera naître, conclut l'auteur à partir d'un épisode dont il fut témoin, jeune Avrekh, à la Yeshiva Yechouot Yossef de Rav Ron Chaya. Ce qui ressemble à un simple vol d'argent peut, selon la personne visée et le moment choisi, entraîner des conséquences bien plus lourdes.
p. 408
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L'autre lecture : ne pas prévoir serait une qualité chez ceux qui servent « sans compter »
Ne pas prévoir n'est pas une vertu, même au service d'une Mitsva : contre ceux qui louent le fait de servir Hachem sans compter ni réfléchir, le Lé'hem Chamaïm rappelle qu'ignorer la valeur relative des Mitsvot et la portée de ses actes peut provoquer de véritables catastrophes. Il faut peser tout acte, même une Mitsva, avant de l'accomplir.
p. 409-410
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L'ordre des priorités : « qu'est-ce qui passe avant quoi ? »
Les façons de servir Hachem sont nombreuses dans notre génération, étude intensive, joie, Erets Israël, prière, Kabala ou rapprochement des éloignés, et toutes sont saintes ; mais il faut y mettre de l'ordre. Sans arbitrer entre elles, l'auteur renvoie au conseil « fais-toi un Rav et éloigne-toi du doute » et invite à peser les conséquences de chaque acte.
p. 411-412
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Celui qui a oublié qu'il a emprunté : ni témoin ni papier, le contraire de la prévoyance
Certains commentateurs voient dans l'emprunteur qui ne rembourse pas un homme sans mauvaise volonté, qui a simplement oublié sa dette faute de témoins ou de note écrite. Cette légèreté, résumée par « après moi, le déluge », est le contraire de la prévoyance : dans toute affaire ou association, il faut tout clarifier, tout noter et envisager le pire.
p. 412
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« Le méchant emprunte » : pourquoi le verset le nomme méchant avant qu'il refuse de payer
Selon Rav Yé'hezkel Levinstein, l'ordre du verset « le méchant emprunte mais ne paie pas » (Tehilim 37) est parfait : même s'il ne peut rembourser pour une bonne raison, l'emprunteur aurait dû prévoir, au moment d'emprunter, d'où et comment il rembourserait. Rétroactivement, il est donc appelé méchant dès l'emprunt.
p. 413
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« Un mauvais voisin » : le jeune Rav et sa communauté peu fidèle
Le mauvais voisin de Rabbi Yossé est illustré par un jeune Rav nommé dans une communauté peu fidèle. Son maître lui conseille de ne pas chercher à changer les gens et de se positionner de façon neutre. Un an plus tard, le jeune Rav affirme maîtriser la situation, et le maître perçoit quelque chose dans son discours.
p. 414
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« Bon voisin… mauvais voisin » : le journal disparu de la boîte aux lettres
Bon voisin et mauvais voisin : l'auteur met en scène les deux sentences de Rabbi Yossé sur un même homme, à deux jours d'écart, et montre avec quelle rapidité la colère accuse. Un abonné à un hebdomadaire religieux ne trouve pas son journal et conclut aussitôt qu'un de ses voisins l'a pris.
p. 415
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Conclusion de la Michna : « Tout dépend du cœur ! Le bien comme le mal »
Tout dépend du cœur, le bien comme le mal, conclut l'auteur : on peut prier, étudier et faire le bien toute sa vie sans que le cœur soit atteint. D'où l'adage Ra'hmana liba baé, Hachem veut notre cœur, l'introspection quotidienne, et la nécessité de s'éloigner de ce qui le refroidit, paroles inutiles, Lachon Hara, colère ou mensonge.
p. 416